Le nombre des enfants exposés en 1625-1627 est en moyenne de 29, dont 22 envoyés par les jurats en effet, si le lieu d'exposition principal est l'hital Saint-James, l'hital Saint-André vient en second. Les enfants exposés sont issus surtout de clercs, d'artisans et de domestiques. Ils sont confiés à des nourrices appartenant au petit peuple de Bordeaux (artisans, vignerons, manœuvres et men
diants). L'hital perdit de son importance au milieu du XVIle siècle (prise en charge des enfants exposés par les jurats, ralentissement des pèlerinages) et disparut complètement avec la suppression des Jésuites en 1762.
Les pauvres et les causes de la pauvreté.
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A l'époque des guerres de religion et de la Ligue, les Nantais se doivent de secourir les pauvresalors très nombreux, qu'il s'agisse des pauvres mendiants des paroisses de Nantes ou de ceux qui, venant de l'évêché ou étrangers à celui-ci, viennent demander l'aume à Pâques. Hommes, femmes et enfants de tous âges, qu'ils soient valides ou malades, bénéficient de cette assistance.
les charges fiscales et les ravages des gens de guerre.L'assistance aux pauvres.
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Les Nantais secourent les pauvres par charité et pour enrayer ou prévenir la contagion. Les mendiantsvivent donc de
la charité publique. En ce qui concerne les contagieux et les autres malades, ils sont soignés dans les hitaux et
aumeries de la ville et des faubourgs. Le sanitat de
l'Anerie reçoit les pestiférés malades, il est géré par des gouverneurs et des administrateursdes pauvres, tandis que
médecins et chirurgiens y sont chargés des soins. La municipalité contre l'administration de ces hitaux et organise
les secours en faisant distribuer l'aume à ces pauvres et en les faisant travailler aux fortifications (ils portent la hotte).
En temps ordinaire, les aumes et dons recueillis dans les paroisses suffisent à leur entretien, mais quand ils sont très
nombreux, la municipalité lève une taxe sur tous les habitants. Pour accélérer la distribution des secours, elle
emprunte à des particuliers et affecte même aux pauvres certaines taxes municipales, au détriment des travaux
publics. Lorsque des décisions importantes sont à prendre en faveur des pauvres, la municipalité réunit les habitants
en assemblée générale.
Les difficultés rencontrées.
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Envoulantsecourirlespauvres,lamunicipalitéseheurteàdesérieuses difficultés. Eneffet, les habitants refusent parfois
d'assister aux assemblées générales. Le nombre des pauvres est tel (6 à 7 000 en 1597) qu'elle ne peut tous les
nourrir nis empêcher les «abus et confusions» au cours des distributions d'aumes. Certains pauvres, surtout les
étrangers, risquent d'apporter la contagion ou, déguisés en mendiants, de surprendre la ville. Des mesures
d'expulsion sont donc parfois nécessaires.
Les aumes données par les Nantais et les taxes perçues suffisent rarement à couvrir les
frais. Enfin, certaines années, il ya une forte mortalité des pauvres. En définitive, Nantes a tout de même fourni un
très gros effort pour venir en aide à ses pau
vres, et la municipalitéa joué un re essentiel en organisant et en coordonnant les secours.
Fassistance à Châtelleraultavant 1610.
De 936 à 1610, les gestes en faveur de l'aide sociale sont peu nombreux à Châtellerault, mais parfois importants. On
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création d'un asile de pèlerins par les moines de Noyers (1080)
-
-octroide rentes ou d'avantagesen naturedes léproseriesde Naintré (1120)etde Fontenay
(1234)
-
qui subsiste jusqu'en 1538
fondation par Charles d'Anjou d'un collège (1467) à l'entretien duquel est affectée une prébende dans chaque
église
charitables
-distributionsdepainsurordredeFrançois 1erlorsdesdisettesde1531-1532.
Dieu de Nantes (1537-1539).
Les Archives municipales de Nantes conservent sous la cote GG 708 un registre des comptes de l'hel-Dieu de Nantes
particulièrement intéressant. Ce document fait état non seulement des dépenses usuelles mais encore des entrées et
des sorties après guérison ainsi que des décès survenus à l'hel-Dieu pendant la période de dix-huit mois (12
décembre 1537-28 juillet 1539).
permet l'étude statistique de l'hospitalisation par sexe, du lieu d'origine des patients, de la
Il
durée moyenne de l'hospitalisation,enfin une approche du niveau de fortune des gens hospitalisés à travers
l'inventaire des vêtements laissés après le décès.
MARDI 28 MARS, à 15 heures
Présidence de M. J. BOUSSARD SALLE 1
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (IVe section), membre du Comité des travaux historiqueset
scientifiques,
etdeMlleR.FOREVILLE,
professeur à l'Université de Caen, directeur de recherches à l'Institut de recherche et d'histoire des textes, C.N.R.S.,
Paris.
Hagiographieet thaumaturgie
SaintAntoinede Kan,lePèredesmoines, lecélèbreanachorètede laThébaideestdevenu le guérisseur du «mal des ardents» ou «feu sacré» (ignis sacer) depuis que ses restes ont été déposés en 1090 dans le modeste prieuré de la Motte-aux-Boisdevenu par la suite la puissante abbayedeSaint-AntoinedeViennois. Lepieuxermiteaalorséclipsétouslessaints,ycomprisla Vierge Marie qui, avant lui, était invoqué pour guérir le feu sacré.
L'auteur a recherché dans les chroniquesdu Moyen Age les noms de ces thaumaturgeset donne des précisions sur chacun d'eux. Parmi les plus connus figurent Genulfe de Cahors, Goeric de Metz, Martial de Limoges et Geneviève de Paris.
Avant l'établissementd'un véritable procès de canonisation par Innocent III, les recueils de miracula n'eurent qu'un caractère officieux. Au XIle siècle, certains cependant offrent quelques garanties de sérieux. C'est le cas des Miracula S. Thomae Cantuariensis recueillis par Benoît de Peterborough et par Guillaume de Canterbury, l'un et l'autre moines de Christchurch. L'intérêt de ces deux recueils est accru du fait que Benoit a relaté les tout premiers miracles survenus dans la semaine qui a suivi le martyre de l'archevêque (29 décembre 1170) et noté le moment précis ol'on a commencé d'utiliser «l'eau de saint Thomas» en faveur des malades. L'un et l'autre recueils donnent du pèlerinage, entre 1171 et 1174, l'image d'un mouvement spontané, non encore institutionnalisé comme ce sera le cas dans la suite.
L'étudedupèlerinagespontanéetdesguérisonsmiraculeusesa étéentreprisesousladirection
médecine incompétente et d'un co élevé. Le saint thaumaturge ne guérit pas seulement les corps mais aussi les âmes, la maladie apparaissant comme le signe du péché. Enfin, malgré l'ignorance de toutenosologie,leshagiographesdonnent, non pourtoutesles maladies(29nettementreconnues), maispouruncertainnombre,unedescriptiondessymptesextrêmement préciseetréaliste,de telle sorte que l'historien de la médecine, comme celui des mentalités, y trouve un réel intérêt.
Thomas de Cantimpré (mort vers 1272), successivementchanoine régulier de Cantimpré (près de Cambrai), puis religieux dominicain attaché au couvent de Louvain, parcourut en tous sens les Pays-Bas pour s'acquitter du ministère de la confession et de la prédication. Il s'intéressa aussi au mouvement mystique qui se manifestait alors dans les milieux laïques et écrivit la vie de plusieurs de ces pieuses femmes (saint Christine l'Admirable, saint Lutgarde, Marguerited'Ypres).
Si un certain nombre de caractères sont restés semblables du IXe siècle au XVIle siècle, en particulier la
La Bretagne, ou tout au moins une partie de cette province, est l'une des régions de France qui a conservé le plus de témoignages du culte des saints Ce et Damien.
Des trois départements, le Finistère est celui oleur culte semble avoir été le plus répandu. Partout, ce culte est non point corporatif (en relation avec le patronage par les deux anargyres de la profession médicale), mais de nature populaire. Si le caractère professionnel -médical ou pharmaceutique -qui fait l'originalité de leurs représentations y est constamment marqué, l'iconographie recen
sée présente une extrême variété, avec quelques éléments rarement ou jamais rencontrés ailleurs en France.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
Présidence de M. J. GLÉNISSON, SALLE 1
directeur de l'Institut de recherche et d'histoires des textes, C.N.R.S., Paris, membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
et de M. M. LE MENÉ,
maitre-assistant à l'Universitéde Nantes, U.E.R. Sciences historiques.
Hitaux et pèlerinages
La communication se compose de deux parties distinctes.
D'une part, une brève mise au point sur les hitaux qui dépendirent du chapitre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Cette institution, qui n'avait pas à l'origine de vocation hospitalière, reçut en don des maisons susceptibles de recevoir pèlerins, pauvres et malades, et administra des hospices ou des hitaux. Ainsi en Espagne, le long du chemin de Saint-Jacques, le Saint-Sépulcre posséda des établissementshospitaliers à Léon, Mansilla de las Mulas et Villaroya près de Najera. En outre, on connart d'autres hospices à Pérouse, Annecy, Rolle (Suisse),Worms, Neisse (Silésie) et enfin à Warwick et Thetford en Angleterre.
D'autre part, une étude sur les hitaux placés sous le vocable du Saint-Sépulcre, la date de leur apparition, leur répartition, géographique, le lien éventuel avec le vocable de Saint-Nicolas et leur fonction (lien avec une abbaye, administration par un ordre hospitalier, par des séculiers, par des laies). On trouve des xenodochia monastiques, des hitaux et des hospices sous le vocable étudié en France à Abbeville, Cambrai, Le Mans, Le Puy, Marseille, Paris, Salins, Valence
Etat 1972 de la recension des établissementhospitaliers en rapport avec le pèlerinagede Compostelle et des confréries de pélerins de Saint-Jacquesentre Loire et Dordogne.
Pour le 94e Congrès national des sociétés savantes (Pau, 1969), un premier état d'établissements hospitaliers en rapport avec le pèlerinagede Saint-Jacques et des confréries de pèlerins avait été dressé sous laformed'unecarte,enannexeà notrecommunicationsurl'importanceréelledescheminsdits de Saint-Jacques. Cette carte, qui intéressait toutes les régions de la France actuelle, n'avait pu être pourvue de références.
Les travaux qui se sont poursuivis depuis lors dans cette direction au Centre d'études compostel
lanes permettent de la commenter ou de la compléter pour plusieurs régions et diverses communication rendent compte ici de ces investigations conjuguées. La présente fournira, pour la région comprise entre Loire et Dordogne, l'état en 1972 de la recension entreprise, avec commentaires et références, pour les établissements et organismes inventoriés tant avant que depuis 1969.
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A partir de la fin du Xe siècle, des foules sans cesse plus nombreuses se pressent sur les chemins européens pour aller visiter le tombeau de l'apre Jacques le Majeur, en Galice. Dès lors, se pose le problème de leur hébergement. Des établissements spécialisés s'édifient pour leur donner accueil, les réconforter physiquement et moralement, éventuellement les protéger contre les brigands.
Ce problème prend un relief tout particulier en Navarre. Ce royaume n'est-il pas situé, de part et d'autre des Pyrénées, dans le secteur oconvergent les quatre chemins français de Saint-Jacques?
Cette communication se présente sous l'aspect d'une recension des hitaux de pèlerins, travail en cours actuellement au Centre d'études compostellanes, les pèlerins de cette région du Sud-Ouest étant essentiellement des pèlerins de Compostelle.
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ge de ceux-ci
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hital situé sur un chemin reconnu du pèlerinage compostellan.
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Etant donné le nombre important de chemins empruntés par les pèlerins de Compostelle dans le Sud-Ouest de la France, le caractère de chemin reconnu du pèlerinage sera fondé sur de sévères critères (toponymie officiellement consacrée, testaments). Ces chemins, au nombre de deux, seront donc tout d'abord clairement tracés avant d'être parcourus.
Pour chaque hital énuméré, sont mises en évidence toutes les preuves ou présomptionsd'hébergement ou de soins donnés aux pèlerins avec mention de dates précises et de documents à l'appui. Les hitaux répondant aux deux premiers critères ne se trouvent guère que sur ces deux voies, ce qui constitue une démonstrationsupplémentaire de leur réàlité historique.
L'origine et la date de fondation de cet établissement hospitalier, sur la «route» du Puy à Saint-Jacques-de-Compostelle,ne sont probablement pas celles qu'on lui a toujours assignées, dans les publications régionales, en reproduisant de l'une à l'autre les inventions d'un faussaire. Pour la première fois sont étudiés les seuls actes authentiques, dont le plus ancien -une donation consentie par l'évêque de Mende au maître de l'hel-Dieu du Puy - remonte à 1216 (original).
L'hospitalet était situé au lieu dit Saint-Roch sur les cartes actuelles, à la limite des départements de la Haute-Loireet de la Lozère (route nationale 587). La chapelle, dédiée à saint Jacques et saint Roch, disparut après 1650.
Le culte de l'Apre, dont témoignent les documents du XIVe et XVe siècles (rassemblement de pèlerins, messe solennelle et proclamation des édits pénaux ou édits relatifs au port d'armes, le 25 juillet), avait d'ailleurs été supplanté, semble-t-il, par celui de saint Roch, devenu plus populaire lors des épidémies de peste.
De toute façon, c'est un pèlerinage à saint Roch, oviennent encore de foules, le dimanche après le 16 ao (données satistiques), qui a suscité, à une époque relativement récente, l'érection aux mêmes lieux d'un oratoire et d'une nouvelle chapelle Saint-Roch, marquant encore ainsi d'un jalon parmi les plus ss l'ancienne «route» du Puy à Compostelle.
JEUDI 30 MARS, à 14 heures
Présidence de M. P.WOLFF, SALLE 1
professeur à l'Universitéde Toulouse Le Mirail (Toulouse-II),
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membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. J. BREJON DE LAVERGNÉE, professeur à l'Universitéde Haute-Bretagne (Rennes-ll).
Assistance et médecine du XlVe au XVIe siècle.
Le re joué par les Mendiants en ce domaine est extrêmement réduit. Cependant quatre communautés de Trinitaires, celles de Chateaubriant, Rieux, Sarreau et Dinan entretinrent des hitaux. Les actes de fondation de Sarreau et de Dinan précisent la part qui sera faite aux pauvres et aux pèlerins dans la rente annuelle allouée aux religieux. En outre, quelques documents du XVe et du XVIe
siècle nous renseignent sur l'abandon progressif de l'hital de Sarreau.
Le cas de Bourgnueuf est très particulier. Aux termes de l'acte de fondation de 1332, un hital devait être associé au couvent des Franciscains. Sa construction fut différée jusqu'en 1427. L'aumerie fut finalement édifiée avant 1450 et
fonctionna quelques décennies avant d'être à nouveau livrée à l'abandon au début du XVIe siècle. Parailleurs,l'étudedestestamentscontenantdes legsenfaveurdescommunautésmendiantes permet d'analyser certaines orientationsde la charité dans la Bretagne de la fin du Moyen Age.
1) à établir une liste des médecins connus à Toulouse du milieu du XIVe environ au milieu du XVe siècle. A cet égard, le dictionnaire de Wickersheimer est très incomplet, et on ne saurait le lui reprocher. Le but essentiel de la question est de tenter de mesurer les services médicaux dont disposait alors une ville de 20 000 habitants.
2) à essayer de connaître un peu certains de ces médecins, à situer leur place dans la société, à préciser de quels privilèges et exemptions ils pouvaient bénéficier.
3) à étudier enfin les conditions techniques de leur formation, et d'exercice de leur métier.
Avant la création de la maison de la Couche, au Port Saint-Landry à Paris, en 1570, les enfants trouvés n'ont droit qu'à des secours occasionnels. Le chapitre de Notre-Dames'en préoccupe tout au long de ses registres de délibérations. Dès 1398, il est fait mention d'un lit dans Notre-Dame,destiné à susciter la pitié des fidèles.
Aux XVIe siècle, le custos puerorum peut avoir à s'occuper d'une soixantaine d'enfants par an. Le chapitre veut se décharger en partie sur les autres seigneurs hauts justiciers de la fourniture d'une aide
régulière aux enfants trouvés quisemultiplient. Une enquête dejuillet 1531 révèle que la mortalité est de 80 parmi les enfants (trouvés, orphelins, abandonnés) recueillis à l'Hel-Dieu. En comparaison, la situation des orphelins parisiens parart enviable.
En 1363, les bourgeois de Paris ont fondé l'Hital du Saint-Esprit-en-Grève,pour recueillir les enfants légitimes, nés à Paris ou dans les faubourgs. Certains de ses deux cents orphelins y resteront jusqu'à leur apprentissage.
En 1599, le Parlement de Dijon ordonna, dans chaque bailliage de Bourgogne, une enquête sur touslesétablissementshospitaliers. Leprocès-verbaldel'enquêtefaitedanslebailliaged'Arnay-le-Duc nous est parvenu. Ce bailliage du sud de l'Auxois comprenait 63 paroisses. Il comptait trois hitaux, deux mai-sons-Dieu, six maladreries, onze maisons de confréries, une aume d'abbaye bénédictine et une maison des hospitabliers de Saint-Jean de Jérusalem, répartis dans vingt paroisses. Si le réseau hospitalier était apparemment dense (un établissement pour trois paroisses), les hitaux n'étaient que des asiles
délabrés, ravagés par la guerre et sans ressources.
Règlant un long conflit entre les religieux de l'hital Saint-Jean-l'Evangéliste et le reste de la ville d'Angers, le Parlement de Paris, par plusieurs arrêts de 1548 à 1559, a remis la gestion de l'hital à quatre administrateurs laïques. En confiant au Corps de ville le soin de les désigner, il lui reconnaît implicitement,dans l'administrationde l'établissement,un droit de regard qui ne lui sera guère contesté.
La municipalité intervient chaque fois que desintérêts financiers importants sont en cause, ou lors-
qu'il s'agit d'affermer, d'arrenter ou d'aliéner des biens appartenant à l'hel-Dieu. Le corps de ville ar
Parmi des pièces relatives à l'exécution testamentaire de Jacques Fouquier, chanoine de Troyes, mort en 1493, figure un long mémoire de l'apothicaire Philippe Renault.
Ce document comporte cent cinquante articles et nous livre le nom d'une quarantaine de produits, intéressants échantillonsde ce que pouvaient alors vendre à leurs clients les «apothicaires, espiciers et ouvriers de cire». Pour chaque article, mention est faite du poids ou de la quantité et du prix.
VENDREDI 31 MARS, à 9 heures
Présidence de M. L. CAROLUS-BARRÉ, SALLE 1
conservateurdesbibliothèquesetarchivesdu LouvreetdesMuséesnationaux, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. L. ROUSSEAU,
conservateur en chef de la bibliothèque municipale de Rennes.
Folie, exorcisme, médecine populaire
La folie de Jean de Mouy et ses conséquences juridiques.
Présentationetpublicationdedocumentsde1287à1306,relatifs à lagestiondesbiensde Jean, chevalier, seigneurde Mouy et de Sains en Beauvaisis, par les «curateurs de sa personne» et «gardiensetgouverneursdesaterre»,leditJeanayantperdu laraison.Commentairedes passagesdes Coutumes de Beauvaisis de Philippe de Beaumanoir concernant ceux qui «n'ont pas sens».
M. P. LEFRANCQ,conservateurhonorairede labibliothèqueetdesarchives deValenciennes,président du Cercle archéologique et historique de Valenciennes. L'histoired'Oria,jeune possédéeasturienne,racontéeauxconfrèreséloignésduSaint-Sauveur.
Une correspondance reçue par les bénédictins de Saint-Amand-en-Pevèlementionne des saints ibériques sans doute peu connus à saint-Amand, et sainte Eulalie de Mérida. Il n'en est plus fait mention dans une seconde lettre faisant état de reliques prestigieuses.
La première lettre a été transcrite vers le Xe siècle sur le feuillet 2 verso disponible, et la margedufolio3rectode lacélèbreApocalipsisfiguratadeSaint-Amand (Bibl.deValenciennes, ms.99). La seconde est dans le manuscrit 30 (fin XIle siècle) de la même bibliothèque. Commentaire des quatre livres des Rois, par Angele, moine de Luxeuil. Six feuillets in-folio sur deux colonnes retracent d'abord l'histoire de l'invasion arabe, les débuts de la reconquêteet l'arrivée miraculeusede l'«arche» du trésor d'Oviedo.
Cettesecondelettre transcritesansdoutedèssa réception setermineparl'histoired'uneenfant vouée au diable par sa mère dès la conception. Volée au berceau elle fut retrouvée dix-sept ans après, abandonnée, près de Jaca. Elle était assez «dérangée» pour qu'on la jugeât possédée du démon. Le récit, lent mais réaliste montre qu'elle était bien originaire d'Oviedo.
Après trois jours d'exorcisme, elle fut enfin baptisée.
Quelles raisons ont motivé l'interdiction? Est-ce parce que l'auteur, utilisant les connaissances médicales de son époque et les notions d'une nouvelle branche de la médecine, de la psycho-pathologie, remet en question la «mélancolie érotique»? Est-ce parce qu'il rouvre un débat qui oppose, dans le traitementdecestroubles,exorcistesetmédecins? Est-ceencoreparcequ'ilévoquecertainespratiques peu orthodoxes? Pourquoi alors l'autorité religieuse ne s'est-elle pas manifestée dès 1610 ?
On a tenté de répondre à ces questions en invoquant les évènements qui se sont déroulés dans la région, entre 1610 et 1623 et y ont installé, peu â peu, une véritable psychose.
II. AUTRES COMMUNICATIONS
MARDI 28 MARS, à 15 heures
Présidence de MM. BAUDOT, SALLE 2
inspecteur général des Archives de France,
président de la section d'histoire moderne et contemporaine,
du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. B.HENRY,
chargé de cours à l'Universitéd'Angers, U.E.R. Langues anciennes.
Toponymie, onomastique,philologie
L'archéologiea démontrédepuislongtempsque l'habitaten Vendéeremontebien au-delà de l'époque celtique, et ce avec un peuplement dont la densité parait avoir varié selon les lieux et les époques.
La toponymie pré-celtique et pré-indoeuropéenne confirme de son cé l'existence d'anciens substrats, attestés avec une particulière netteté, le long du littoral et des rivières. Si, il y a quelques années, les éléments archaïques de la toponymie de la Vendée se limitaient à «Challans» et à «Auzance», il n'en va plus de même aujourd'hui. De nombreux toponymes apparaissent devoir être rattachés à des bases archaïques,telles que *kal, *kar, *tal.
Les formations toponymiquespréceltiques permettent ainsi de saisir à leur manière l'existence de substrats ethniques
anciens en terre vendéenne.
destoponymesd'origineoud'influencebretonne.Seule larégiond'Aigrefeuilleausud-estcontient des formations avec chez suivi d'un anthroponyme
Les concordances sont plus fréquentes avec les appellatifs usités en Bretagne «gallo» dans le Maine, l'Anjou et la Basse-Normandie qu'avec ceux de la région poitevine.
11 existe aux Archives nationales un re des sommes rendues à l'hital de Clisson à Pâques 1382.
Il a paru intéressant de signaler à l'attention des historiens locaux ce document un peu isolé dans la série L des Archives nationales parmi quelques pièces disparates concernant le diocèse de Nantes.
Aux Archives nationales, dans le Trésor des chartes, layette J 192a, § 64 se trouve un cahier de douze feuillets énumérant les cens et rentes dus au comte de Poitiers à Niort, Mougon et Vouillé. Ce censier n'est pas daté, mais il paraît être de la fin du XIIle siècle. Une édition partielle de ce document a été donnée par H. Clouzot en 1903 dans les Mémoiresde la Société des antiquaires de l'Ouest.
On a pensé qu'il serait utile d'en avoir une édition complète. Le texte sera précédé d'une étude des noms de personne et des toponymes de ce censier. Du point de vue de la langue, le dialecte poitevinoccupeuneplace à partdans lesparlersdel'Ouest. Eneffet,certainstraitsphonétiquesetcertains termes du vocabulaire annoncent les dialectes d'oc voisins.
A partir de 1144, on trouve à Nice un consulat issu de l'alliance de la noblesse locale et de la bourgeoisiemarchande. Lacommuneici,à ladifférencedelaProvencearlésienne oudelaToscane,n'< pas issue d'une sédition, mais est un pouvoir seigneurial des deux classes alliées et non rivales. D'oori ginalité des statuts.
Nice, incluse dans le comté de Provence, garde donc une forte liberté de mouvement
Ce document rédigé en latin fort correct par le juge Reliane Giraud et le vicaire urbain R. Requist comporte environ une trentaine de mots ou expressions vernaculaires en provençal (dont quelques-uns sont répétés). La grosse majorité de ces termes est composée de noms communs que nous étudions en détail,aprèsavoirfourni lesdétailsindispensablespourlestoponymesoupatronymesfortclairsemés.
Notre conclusion tentera de trouver les explicationsparticulières à la région pour un tel usage, ei égard en particulier, à l'enquête financière de Charles 1er dans la viguerie de Nice, en 1252.
Si les deux impressions originales de son Voyage d'Outremer furent sans dédicace, Jean Thenaud en a adressé une
demi-douzaine à ses deux «patrons», Louise de Savoie et François d'Angoulême. Elles sont pour la plupart inédites. Citons la dédicace de la Margarite de France récemment retrouvée
Ces dédicaces sont rédigées dans un style d'«écolier limousin» qui fait contraste avec la prose d'ordinaire sobre et alerte du cordelier. Tout en présentant les éléments traditionnellementpropres au genrelittéraire que sont les préfaces et les prologues, les dédicaces de Jean Thenaud reflètent les faits contemporains
JEUDI30MARS,à9heures,
PrésidencedeM.J.-F. LEMARIGNIER, SALLE2
professeur à l'Université de Paris-IV, U.E.R. Histoire, membredu Comitédestravauxhistoriquesetscientifiques, et de M. J. LAFAURIE,
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, conservateurau département des médailles de la Bibliothèquenationale.
Haut Moyen Age jusqu'au milieu du XIIe siècle
Des découvertesde nouvelles monnaies, des précisions sur les dates d'enfouissementsde trésors monétaires
mérovingiens, permettent de mieux situer dans le temps des émissions monétairesde Nantes pendant les Vie et VIle siècles.
Parmi les monnaies du Vie siècle imitant les tremisses impériaux, certaines ont été émises en Bretagne, peut-être à Nantes, et ont été attribuées à tort aux Visigots.
Destrouvaillesde monnaiesmérovingiennes deNantesfaitesàAbbaretz,Vertou (Loire-Atlantique), Saint-Servan (IIle-et-Vilaine),Saint-Brieuc (Ces-du-Nord),Javron (Mayenne), Moëlan-sur-Mer (Finistère),Angoulême(Charente),Wiltz(Luxembourg),Velsen (Pays-Bas),permettentdecirconscrire l'aire de circulation des monnaies émises à Nantes aux Vie et VIle siècles.
Dès 820, Arles possède une cella en Roussillon, au sud de Perpignan. Avant 844 elle en acquiert une seconde, Saint-Martin-de-Fenollar, au nord du Perthus. Entre 844 et 869 elle reçoit l'ensemble des domainesdu monastèrede Saint-Pierre-d'Albanyà,au sud des Albères. »
Lespréceptesde 878et881 fournissentquelques renseignementsplusprécissurl'extensionterritoriale de l'abbaye, sans permettre pour autant de dater exactement les acquisitions. j
L'étudedesrelationsentrel'abbayede Saint-FlorentdeSaumur et lesmonastèresvoisinsduVal de Loire (Marmoutier, Micy, Fleury) éclaire un aspect de la reconstruction monastiquedans l'ouest api les invasions normandes.
Fondée primitivementau Mont-Glonne, aujourd'hui Saint-Florent-le-Vieil, à la limitedesactuels
département de Maine-et-Loireet de Loire-Atlantique, le monastère de Saint-Florentfut reconstruitvt 950 au château de Saumur, sous la protection des comtes de Blois, qui y installèrent une petite colonid de moines venus de Fleurv. Le second abbé du château de Saumur, Amalbert (956 986) fut choisi parmi eux. Il devint
-
bient abbé de Fleury en 979, gouvernant les deux monastères. Son successeur, Robert, natif de Blois, eut lui aussi à diriger deux monastères puisqu'il était en même temps abbé de SatnfeMssmin de Micy près d'Orléans. Après deux abbatiats médiocres, le comte de Blois Eudes 11 fit appel aux moinesde Marmoutierpour restaurer la vie monastique à Saumur. Après la prise de Saumur par le comte d'Anjou Foulque Nerra (1026), le monastère de Saint-Florentfut arraché au domaineet à l'influence des comtes de Blois.
Le destin de l'abbaye a donc été lié durant toute la seconde moitié du Xe siècle et le début du Xiesiècleàceluidesgrandesabbayes voisinesduValdeLoire. Ilfautyavoirl'interventiondirecte du pouvoir comtal, tant dans la reconstructiondes abbayes que dans leur gouvernement. Partie intégrante des possessions des comtes de Blois dont il constituait un avant-poste, le monastère de Saint-Florent joua un re dans la politique comtale et subit le contre-coupde la lutte entre les maisons de Blois et d'Anjou, la victoire de cette dernière remettant en cause l'expansion vers le Val de Loire, amorcée au Xe siècle.
aspect de la réforme ecclésiastiqueen Bretagnedans la seconde moitié du XIe siècle.
Après la déposition de l'évêque de Nantes, Budic, au concile de Reims en 1049, le choix par le pape Léon IX d'Airard, abbé du monastère de Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome, pour le remplacer marque un changement dans la politique de restauration ecclésiastique dans le diocèse de Nantes.
Jusque-là lesrestitutionsd'églises,debiens ecclésiastiquesétaientfaitesparleslaiessansinter
vention de l'évêque du lieu. Airard renouvelle les concessions faites au temps de son prédécesseur en exigeant que l'abbaye de Marmoutier, le principal bénéficiaire, s'acquitte d'un cens récognitif,
M. J. MICHAUD,documentalisteprincipal au C.N.R.S. Un chanoinede Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers,évêque d'Orense(Galice),d'aprèsune inscription du 29 ao 1162.
Sitoutau longdenotrehistoirel'Espagneet la Franceontentretenu d'étroitesrelations,cer
taines époques ont, au gré des événements, marqué des temps forts. Ce fut le cas notamment entre lemilieuduXIesiècleetlafindu XIle,olesalliancesfranco-espagnolesetlesdifférentescroisades
au-delà des Pyrénéesservirent efficacement la Reconquista. Les liens qui rapprochèrent la France de
l'Espagne chrétienne furent, certes, multiples et divers, mais nombre d'entre eux se nouèrent à partir de l'Aquitaine et autour de ses princes. Cependant, si l'on connaît le re que joua le duc Gui-Geoffroi-Guillaumedans un tel contexte, on ignore davantage celui, plus obscur, que menèrent les religieux des grands sanctuaires aquitains. C'est un exemple de ces liens que nous permet de mettre en évidence une inscription du 29 ao 1162, trouvée dans un autel de la collégiale de Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers.
Lesdonnéespaléographiques,linguistiquesou historiquescontenuesdansl'épigramme confirment bien la date gravée sur la lame de plomb dont il ne reste plus aujourd'hui qu'un facrsimilé.
Lepersonnagequi consacracettechapelle,PierreSeguin, évêqued'Orense, futchanoinede Saint-Hilaireet peut-êtreoriginairedu Poitou.Homme degrand renom,fondateuret réformateuractif, ilbénéficiadeprivilègesroyauximportantsetsepartagealesfaveursdesroisAlphonseet Rodrigue.
Ce nom, aujourd'hui quelque peu oublié, mérite d'être redécouvert car il.illustre parfaitement l'œuvre de conquête spirituelle à laquelle s'adonnèrent plusieurs de nos prélats ou de nos religieux, œuvre moins éclatante et fracassante que celle des guerriers, mais qui n'en contribua pas moins à la création des deux grands états chrétiens d'Aragon et de Catalogne.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
SALLE 2Présidence de M. R.-H. BAUTIER,
professeur à l'Ecole nationale des Chartes, secrétaire de la section de philologie et d'histoire jusqu-'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. L. DESGRAVES,
inspecteur général des Bibliothèques.
Histoire économique et sociale
Grâce aux registres de contre de la vicomté de Rouen concernant lestabellionnages, il est possible, du moins de 1380 au début de l'occupation anglaise, de déceler des contrats de manieurs d'argent avec des particuliers. Deux frères, Anthoine et Blaise Madée, qualifiés de Lombards, ont été les principaux marchands d'argent, si l'on s'en tient au nombre d'actes contenus dans ces volumes. Il s'agit de résumés, mais suffisamment explicites pour donner une idée de la manière dont se faisaient ces contrats, leur durée et le taux élevé de ces «montes». Les Lombards disparaissent ensuite et on ne les retrouve plus après la guerre de Cent-Ans.
Dans cet ouvrage l'arithmétique occupe les folios 3 à 96 et est suivie d'une géométrie
Cette arithmétique n'est pas une œuvre isolée. On peut la considérer comme une des plus complètes du genre et y
voir l'influence d'arithmétiques parisiennes ou normandes plus anciennes et peut-être aussi d'œuvres méridionales. La question de la diffusion de ce type d'arithmétique dans les milieux marchands français à la fin du Moyen Age reste encore à résoudre.
Si Noirmoutier a une petite place dans l'histoire, c'est par le sel de ses marais salants, objet pendant plus d'un millénaire d'un commerce international. Sans aller jusqu'à prétendre que des établissements religieux s'y installèrent uniquement dans le but d'y faire le commerce de cette denrée indispensable, il faut reconnaftre qu'ils ne purent s'en désintéresser car les revenus du commerce du sel constituaient une notable part de leur richesse.
Par la force des choses, ils prirent une part active aux activités traditionnelles des habitants de l'île, d'autant plus qu'un grand nombre des religieux venait du milieu des négociants de l'ile ou ducontinent proche. L'examen de la carrière de certains d'entre eux est révélateur de l'influence de leurs traditions familiales sur leur comportement quotidien. On note quand même une assez nettedifférence entre l'Abbaye Blanche et le prieuré de Saint-Philbert
La deuxième moitié du XVIe siècle en tarissant progessivement le recrutement local de qua lité des établissementsconstituera un tournant dans leur histoire. L'affermage deviendra la règle, la commande aussi, et les religieux cesseront de se livrer au commerce pour se tourner vers des tâches plus contemplatives.
Le re de fouage de la paroisse Saint-Rémy de Dieppe en 1479, prend sa valeur dans le contexte plus large d'une étude sociale sur Dieppe au XVe siècle, tirée des registres de la comptabilité du port.
Ce document permet de connaître l'importance relative des feux fiscaux, des exempts et des pauvres. Tous les feux (soumis au fouage ou non) sont inscrits sur ce re, précisant ainsi certains aspects des milieux dieppois. Une part importante des individus soumis au fouage et des exempts sont connus par ailleurs, car ils exercent des activités sur lesquelles pèsent la fiscalité vicomtale
(commerçants, artisans, patrons de navire et marchands), tandis que les pauvres sont pour la plupart des inconnus (valets, servantes, travailleurs dépendants ou instables)
De quelques dames qui ont servi la reine Isabeau de Bavière.
Il dresse enfin, dans la mesure oles documents nous en offrent la possibilité, une sorte d'historique de cette maison, soumise aux caprices de la reine, aux péripéties de la guerre civile, aux intrigues des clans. On voit ainsi apparaître assez tardivement et disparaître assez vite une coterie de Vavaroises, qui eurent, pendant les années les plus troubles du règne, toutes les faveurs de la reine désemparée. Cette communication est suivie d'une table, ol'on tente de restituer la biographie des principales commensales d'Isabeau de Bavière.
Cette association a été fondée en 1969 par l'auteur, le comte G. de Maupeau, le baron A. de Wismeset Mme A. Lubineau-Grandjouan.
L'associationcomprend, en 1972,373 membres répartis dans toute la France. La Loire-Atlantique apporte à elle seule plus de cent adhérents. Des réunions hebdomadaires, des conférences sont régulièrement suivies au Château des Ducs, à Nantes. Le Centre édite un Annuaire à l'intention de ses membres, qui contient les noms des familles auxquelles ils s'intéressent. Cette liste comporte plus de 6 000 noms de familles de l'Ouest avec références.
Les recherches individuelles ou effectuées en commun intéressent, outre l'histoire des familles et des provinces, les structures sociales de tout l'Ouest, breton
Présidence de M. P. MAROT, SALLE 1
membre de l'Institut, directeur honoraire de l'Ecole nationale des Chartes, président de la section de philologie et d'histoire jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
etdeM.J. ENGELS,
professeur de latin médiéval à l'Universitéd'Utrecht, directeur de l'instituutvoor Laat Latijn.
Divers
L'auteur avait, en 1971, présenté une communication portant sur la géographie historique du comté de Bar qui représentait autrefois le tiers de la Lorraine. Cette étude devait être complétée par une communication sur le duché de Lorraine pour que toute la province, s'étendant sur quatredépartements actuels, f cartographiée.
René de Maulde avait préparé un Itinéraire de Louis XII, auquel il fait allusion dans une note de son édition des Cronicques de frèreJehand'Auton (Paris, 1889-1895). Il l'aurait sans doute publié s'il n'avait été enlevé prématurément en 1902.
En rapprochant le vidimus du duc Pierre 11 inventoriant les biens du Temple (1451) de la charte de Conan IV en faveur des Hospitaliers (1181), La Borderie avait déjà souligné la diversité d'origine des deux patrimoines. La graphie de certains toponymes et leur localisation prêtant parfois à conjoncture, il est bon de recourir à d'autres chartes ducales ou seigneuriales.
Dans les archives des commanderies hospitalières (Arch. dép. Ille-et-Vilaine, 19 H 1-20), on retrouvetracedeventesoud'aliénationsplusou moinsanciennes debiensayantappartenuaux Templiers. L'ancienne commanderie templière de La Guerche paraît avoir conservé, entre les mainsdesHospitaliers, laquasi-totalitédesesbiensdispersés. CelledeCarentoirsedessaisitdès la fin du XVIe siècle du membre de Guillac. L'ancienne commanderie de La Nouée, très dispersée, subit de très nombreuses pertes.
On relève également trace de diverses usurpations seigneuriales, antérieuresau XVIIe siècle, dont il est parfois difficile de préciser la date.
Plusieurs terres isolées tombèrent dans le patrimoine de divers établissements religieux. Par contre, certaine aumeries de fondation templière passèrent, par l'intermédiaire des Hospitaliers, entre les mains des fabriques ecclésiastiques, puis des communes (hels-Dieu). Plusieurs ont ainsi retrouvé, après bien des vicissitudes, leur affectation hospitalière primitive.
SECTION D'HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE ET COMMISSION D'HISTOIRE ECONOMIQUE
ET SOCIALE DE LA REVOLUTION FRANÇAISE
MARDI 28 MARS, à 8 heures
Présidence de M.E.LABROUSSE, SALLE
1
professeur honoraire de la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, vice-présidentde la Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française, deM.P.BOIS,
directeur de l'U.E.R. des sciences historiques de l'Université de Nantes, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.M.BOULOISEAU,
maître-assistant retraité de la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris, secrétaire de la Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française.
L'éclat des principes ou le temps des promessesrCondamnationmorale et politique du paupérisme. Danger public de la mendicité. Les secours publics proclamés dette nationale. Le droit du pauvre à la subsistance. Nécessité d'une organisation nationale et lai'que des secours publics. L'obligation prend place en 1791 dans les textes constitutionnels. Rien n'est fait encore au 10 ao.
Le temps des actes, ou l'application limitée des principes.-Principeset application. Les grandes lois d'assistance sociale votées par la Convention. L'importance de l'effort. La Déclaration des Droits de 1793 et la dette nationale du secours-subsistance. La législation révolutionnaire anticipe sur le législation sociale du XXe siècle. Les textes législatifs en recul sur les principes. Faut-il déporter les mendiants? Structure sociale de l'indigence.
La dérision des résultats.-L'inflation. Dérision des secours monétaires. La vente des bienshospitaliers
-
Dès ses débuts, la Révolution proclama que l'assistance aux malheureux constituait un des devoirs «les plus sacrés» de la Nation. On l'inscrivit dans la constitution de 1793et la Convention s'efforça de l'organiser. Dans quelle mesure y parvint-elle? En fait, la situation varia selon les municipalités.
Il importede distinguerlesdispositionscatégoriellesconcernantlesfamillesdesvolontaires, lesfilles-mères,lesenfantstrouvés, lesmendiantsetcellesqui devaients'étendreàtouslesindi gents.Onaccordapratiquement lesallocationset lesdonsauxparentsdesdéfenseursde lapatrie, des pensions aux militaires blessés et aux veuves des combattantsdécédés, en choisssant parmi les plus nécessiteux. Ainsi une première confusion apparaît entre les droits acquis par les victimes de la guerre et les revendications socialesdes patriotes indigents. La solidariténationalejoua le re très limité d'un bureau de bienfaisance.
Pour une ville comme Saumur qui comptait à l'époque plus de 15000 habitants et une importante garnison, le nombre des ayants droit ne dépassa pas 300. Il comprenait une majorité de femmes et d'enfants. Les décrets leur allouaient respectivement 100 et 50 livres par an, tandis que les soldats infirmes et les réfugiés vendéens recevaient 30 sous par jour. On possède à partir de germinal an II les états de répartition et le trimestre de messidor ne s'élève qu'à 6701 livres.
L'élection a deux degrés permit une sélection qualitative, et le nombre des grands électeurs passa, sans objection majeure, de 300 à 377. Ceux-ci ne pensaient pas encore à mettre en cause la royauté
de la Bastille, faisant suite à des attaques de bourgeois. préséance aux Etats généraux, puis
création de la Commune.
Baillyenprittrèstlatête,cequi leconduisittoutnaturellementàdevenirprésidentdes' Etats généraux et maire de Paris.
Par la loi du 9 septembre 1793, réglementant le fonctionnementdes assembléesde section, la Convention décidait que tout citoyen peu fortuné ne vivant que du produit de son travail recevrait,encompensationdutempsqu'ilconsacreraitauxassembléesgénérales desasectionetde la perte de salaire en résultant, une indemnité fixée à 40 sous par séance.
Deux listes de bénéficiairesde l'indemnité ont pu être découvertes. Elles concernent la section de la République durant la période allant du vote de la loi à germinal an 11 et comportant respectivement 209 à 235 noms.
De l'étude statistique de ces documents, il ressort que, dans cette section, une faible proportion des indigents officiellement recensés a en fait bénéficiée de l'indemnité, que le taux d'assiduitédesbénéficiairesest trèsélevé (3séancessur 4), qu'il existeentreeux unegrandehomogénéité socio-professionnelle.On peut difficilement mettre en doute que ce groupe des «citoyens à 40 sous», dont quelques-uns sont par ailleurs connus pour leur extrémisme, n'ait contribué au triomphe de la politique montagnarde dans leur section.
MARDI 28 MARS, à 9 heures
Présidence de M. A. CORVISIER SALLE 2
professeur à l'Université de Rouen,U.E.R. lettres et sciences humaines.
et du Colonel P. LE GOYET,
Chef de la section «Etudes», au Service historique de l'Armée de terre.
A en croire ces sources différentes, ces malheureux viendraient surtout de la moitié septen
trionale du royaume. On ne peut affirmer qu'ils évoquent une image fidèle du recrutement de l'armée, mais bien plut des difficultés de la rentrée dans la vie civile, problème dont on semble se soucier beaucoup plus, non sans raison peut-être dans cette partie de la France.
Dès le début du XVIIIe siècle, le logement effectif des gens de guerre disparut dans les faubourgs de Paris. Le régiment des Gardes françaises percevait la taxe correspondante par les soins de son maréchal des logis. Jusqu'en 1777, le colonel présida à la répartition
Les Archives de la Guerre fournissent de précieuses indications sur le recouvrement de la taxe, sur l'évolution de son produit et de la charge individuelle. Celle-ci fut évaluée librement jusqu'en 1770
Cette étude porte principalement sur l'œuvre gravé de L. de Chastillon, N. et R. Bonnart,
F. Baudoin, S. Leclerc, D. Marot, N. Cochin, Van Hogenbergh. Ces artistes, hormis Chastillon et D. Marot, ont travaillé, d'après Van der Meulen, en particulier pour les tomes XVI et XVII du Cabinet du Roi.
Une sorte de bilan se trouve dressé, puis mis en parallèle avec le genre de vie de l'époque.
De cette comparaison, les éléments pénibles de misère, lot courant du soldat de Louis XIV, en campagne, ressortent, avec diverses variantes suivant les armes et selon qu'il s'agit du début ou de la fin du règne.
Le tableau, se termine sur quelques contentements, ils sont d'ordre très matériel, qui illuminaient les jours du militaire au temps du roi Soleil et lui rendaient la vie supportable, sinon parfois agréable.
Lesgendarmesd'ordonnancedansl'arméeaprès la réformede 1788
Louis XVI supprima la gendarmerie de France en 1788, pour des raisons d'économie et les gendarmespurentreprendreduservicedanslestroupesà desconditionsassezavantageusesdont certains profitère. Les guerres de la Révolution apportèrent à la plupart l'occasion de réaliser une vocation militaire souvent contrariée dans l'ancienne société par le défaut de naissance
en éclat et en durée. D'autres, parmi ceux qui reprirent du service en 1788 ou en 1791, restèrent fidèles à l'esprit de leur ancien corps et servirent l'émigration, leur proportion est d'environ un tiers de l'ensemble. Quel que f le parti choisi, tous étaient redevables à la gendarmerie de leur initiation au métier des armes.
MARDI 28 MARS, à ,_heures¡
Présidence de M. P. LEUILLrOT, SALLE3
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Vie section) membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
conservateurde la Bibliothèque municipale de Nantes.
En parcourant deux siècles d'enseignementau Conservatoire national des arts et métiers, «haute école d'application de la science au commerce et à l'industrie», l'auteur propose un essai d'analyse de l'évolution de l'enseignement au XIXe siècle, de son re dans l'adaptation de l'homme au travail, et son insertion dans la société de notre temps. De l'information à la formation et au perfectionnement professionnel permanent progression dans l'acquistion de la connaissance, on observe le déphasage entre la mise au point et la mise en œuvredestechniques,commelescarencessignificativesde larecherche,spécialement de larechercheappliquéeetde larechercheinterdisciplinaire,intéressant l'ensemble«éducation,scienceet culture» (selon les termes même de l'acte constitutif de l'UNESCO).
Ainsi, un univers sépare le chercheur et le praticien
Organiser scientifiquement l'enseignement, comme l'économie, l'emploi, le chage
Aprèsuncourthistoriqued'unétablissementd'enseignementprimairecrééà Parisen 1827 sous le nom de Saint-Nicolas, l'auteur s'efforce de montrer ce qu'étaient devenues les méthodes de cet établissementà la fin et au début du XIXe siècle sous la direction des frères de la doctrine lassalienne.
-
lettres) de la fin du XVIe siècle au milieu du XIXe siècle.
La présente note signale le re du citoyen Mazet. Elle étudie la collection d'études ecclésiastiques de l'ancien fonds (257 volumes, complétés par une soixantaine d'ouvrages au XIxe siècle), puis résume l'état et l'évolution des collections d'études de réthorique et de philosophie durant cette période.
Ce dernier, en effet, est bien le modèle proposé à l'admiration des adolescents, le professeur qui doit être écouté docilement, puisqu'il est un résumé vivant du savoir et qu'il parle comme un livre. Quand il ne l'écrit pas sous la forme de mémoires rédigés au terme de ses explorations.
Ainsi, s'inscrivant dans un véritable culte du livre, paru dans une publication encyclopédique, le roman vernien offre au lecteur l'acquis d'une vulgarisation scientifique, sinon l'invitation courtoise, pour plus amples informé, de consulter dictionnaires, atlas, monuments de science, d'ol'œuvre est issue.
MARDI 28 MARS, à 9 heures
Présidence du Colonnel H. DE BUTTET, SALLE 4
conservateur au Musée de l'Armée,
président de la Fédération des sociétés historiques
et archéologiques de l'Aisne,
etdeM.L.HARMAND,
doyen honoraire de la Faculté des lettres de Rouen, professeur à l'Université de Rouen.
Le registre des entrées permet de mesurer l'afflux qui résulte de la misère du temps. Dans celui des décès apparaît l'augmentation sensible de la mortalité tant dans l'Hel lui-même quedans les compagnies détachéesqui en dépendent. Il en résultera une révision de l'institution et une nouvelle réglementationqui, en 1710, rendit l'admission plus difficile.
Entre le 16 ao (le jour même de la bataille de Rezonville) et le début de décembre 1870, des notes personnelles, extrêmement précises, portées sur un agenda en notre possession, tiennent au courant, jour après jour, de la création, de l'organisation, du fonctionnement et de la dissolution d'une ambulance militaire installée dans la paroisse Saint-Simon de Metz par le curé.
alors de création récente. Les relations entre l'abbé, administrateur de l'ambulance, et les autorités officielles, sont notées de façon brève, mais circonstanciée. Le point de vue financier est abordé et traité avec un grand luxe de données chiffrées, condensées en tableaux (l'abbé a le go des
statistiques) achats et dépenses sont énumérés ainsi que les subsides reçus. Bref, les comptes de
l'ambulance sont tenus de manière parfaite.
Au total, c'est entre 2 000 et un peu plus de 3 000 blessés qui ont été hébergés et pourvus de soins nécessairesdans les différents locaux ouverts à cet effet sous la direction de l'abbé Humbert,tantdans lepresbytèrelui-
mêmequedanslescasernesetmagasinsmilitairesduvoisi
nage.
Unepartiedel'assistance auxsoldatsetofficiersblessésoudevenusvieuximcombatrèst 1 au clergé qui manifesta toujours une grande réticence dans l'acquittement de cette tâche.
Au XVIle siècle le «droit d'oblat» se transforma. L'oblat put recevoir une pension en argent dont Louis XI11 augmenta le montant en 1624
Louis XIV trouva la solution définitive avec la fondation de l'Hel royal des Invalidesgrâce à un ensemble de mesures mettant le clergé à contribution (1670 -1674). En dépit de nouvelles et collectivesprisesdeposition hostiles, le premierordredu royaumedutexécuterlesordresdu roi, NéanmoinslescalculsdescomptesdesoblatsconservésauxArchivesde laGuerreàVincennes permettent de constater que les abbés et prieurs ont longuement essayé d'échapper à la taxe d'oblatpardes rusesetdesdéloyautésdetoutessortes. Un arrêt du Conseil d'Etat du 6 mai 1715 porte encore règlement pour,le paiement des pensions d'oblats dont les deniers «ne sont pas exactement fournis».
Cette communication a pour but d'éclairer la conception particulière que le clergé du Grand siècle semblait avoir de son devoir de charité à l'égard de ceux que la guerre avait rendus incapables de subvenir à leurs besoins.
Un arrêt du Conseil du 6 mai 1732 décide de la construction d'un hital militaire à Barèges. Un procès-verbal de 1782 en donne la description et conclut à la nécessité de faire un nouveau bâtiment pour 200 lits. Le Comité de Salut public par arrêté du 3 pluviean 11 charge Lomet, ingénieurdes Ponts et chaussées, de faire un bâtiment de 3000 lits. Mais les réalisations se bornent àl'aménagementdesbâtimentsexistantsolesmaladessonttraités.
Danslanuitdu 18février1802uneavalanchedétruit27maisonsetfait 12morts
ment pour l'établissement thermal de Barèges, en précisant les heures réservées aux militaires et aux indigents. Les bains sont améliorésdans l'établissement thermal dès 1808. Le nombre de militairestraitésà l'hospicedeBarègesquadrupleentre1808et 1812,maislegrandhitalprévu par Lomet (dont le projet est toujours retenu) reste à construire. L'excédentdes blessés de l'armée d'Espagneestrépartieentre lesdifférentshospicescivilsdesdépartementsdu Midi.
MARDI 28 MARS, à 15 heures
Présidence de M. L.TRENARD, SALLE
1
professeur à l'Universitéde Lille-III,
U.E.R. Histoire, histoire de l'art et archéologie, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, et de M.X. DU BOISROUVRAY,
A Lille et, d'une manière générale, dans les Pays-Bas français, une longue tradition, liée à la situation économique, à la ferveur religieuse, à la psychologie collective, témoigne de la prise de conscience précoce de cette grave question. Du fameux hiver de 1708 à l'enquête sur la mendicité en 1790, elle révèle un changementd'attitude en rapport avec les mutationsdu Siècle des Lumières.
Une typologie du pauvre se dégage des documents les plus divers. On parle de pauvre, de mendiant, de vagabond, d'errant, d'invalide, de délinquant. Tout un vocabulaire reflète des images mentales, en rapport avec des conceptions
générales de la vie, de la société, de la morale. Des débats s'engagent
Les remèdes sont divers. Les plus anciens, caractéristiquesdes Pays-Bas, consistent en l'existence de «tables des pauvres», d'une Bourse commune des pauvres. Des monts-de-piété viennent en aide dans les moments difficiles. Une législation du magistrat tend à exclure les vagabonds des mesures charitables. Les pauvres de la ville sont traités dans des hitaux, des fondations pieuses. Au seuil de la Révolution, les secours se municipalisent. Le Bureau de charité générale prend en mains cette assistance, en attendant le Comité de bienfaisance.
Le pauvre demeure, après la Révolution comme avant, après l'industrialisation comme dans l'économie d'ancien type, dans une société de classes comme dans une société d'ordres, le personnage central de l'histoire de l'inégalité entre les hommes.
Dans la coutume de Normandie il se fit toujours une distinction entre les enfants abandonnés et les enfants trouvés. Les hauts justiciers acceptèrent de secourir les premiers mais les seconds
étaientà lachargedelaparoisseoilsétaientexposés.Onlesexpédiaitalors aussitàParispar
messagers. Neuf sur dix de ces enfants décédaient en cours de route.
Dans la généralité de Rouen on décida de les mettre en nourrice jusqu'à l'âge de sept ans. Il s'avéra alors très difficile de trouver des nourrices car ces enfants étaient suspectés d'avoir, dans l'avenir, de mauvais penchants ou d'avoiren eux desgermesde maladiesvénériennes. Pourencourager on décida d'exempter du tirage au sort de la milice, les enfants légitimes, frères et neveux des parents nourriciers, l'enfant trouvé tirant à leur place. Puis on tenta l'expérience d'élever à l'Hospice général de Rouen une douzaine d'enfants en les nourrissant avec du lait de vache. Cette expérience échouant on se contenta d'augmenter le prix des pensions.
En 1777 on procéda à une enquête qui révéla qu'Eu, Criel, Blangy expédiaient encore ouvertement des enfants à Paris
Au XVIIIesiècle,danslecomtédeNice,lapriseenchargedes enfantsabandonnésrelèvedes municipalités. La mendicité menace, par ailleurs, de larges fractions du menu peuple, en particulier les artisans et journaliers.
Par l'édit du 19 mai 1717, Victor-Amédée II, roi deSicile et duc de Savoie,entend bannir de ses états ce fléau social. Il crée, à cet effet, les hospices de charité et les bureaux de bienfaisance qui secourent les indigents et mettent au travail ceux qui en sont capable
La déclaration du 18 juillet 1724 n'est que l'un des très nombreux textes qui jalonnent l'histoire de la répression de la mendicité et du vagabondagedans la France de l'Ancien Régime. Mais elle présente l'originalité d'avoir tenté l'organisation, dans tout le royaume, d'un véritable «casier
judiciaire» des mendiants et des vagabonds. Chaque semaine, les hitaux devaient envoyer à un «Bureau général de correspondance», installé dans l'hital général de Paris, une copie de leur registre d'entrée. De cette manière, des listes de tous les mendiants arrêtés pouvaient être constituées et diffusées aux hitaux, aux officiers de police et de maréchausséequi seraient ainsi en mesure de démasquer les récidivistes.
Cette intéressante initiative n'eut qu'une application très éphémère. Mais pendant quelquesmois au moins les hitaux tinrent des registres conformes à un modèle très précis diffusé parle Contre général. Chaque mendiant est enregistré avec l'indication de son âge, de sa profession, de son signalement et des circonstances de son arrestation, De tels
registres subsistent assez souvent dans les archives hospitalières. Ce ne sont pas forcément des documents
Présidence de Mgr J. LEFLON, SALLE 2
membre de l'Institut, directeur de recherche honoraire du C.N.R.S., membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M. V.-L. TAPIË,
membre de l'Institut,
professeurhonoraire de l'Universitéde Paris-IV,
et de l'Université de Lille,
etdeM.J.MEYER,
On a procédé à une enquête sur 24 villes bretonnes (échantillonnage de petites et grandes villes, maritimes et de l'intérieur) en utilisant les res de la capitation de 1788. La nature de ces documents réduit la portée de l'enquête au Tiers Etat, et à la seule population fiscale, les privilégiés et la population la plus pauvre étant exclus.
Dans une seule ville (Saint-Malo) la part populaire descend au-dessous de 25 du poids fiscal. Cette part représente de 25 à 50 dans quatre villes, de 50 à 75 dans la majorité des cas (14 villes), et dépasse 75 dans cinq villes ole sort du populaire apparaît particulièrement difficile.
Le haut Tiers, abondant dans certaines villes, est quasi inexistant dans d'autres. La richesse urbaine paraft donc très contrastée, avec d'énormes écarts, et très concentrée. En conséquence, l'assistance privée à la pauvreté manque précisément là ole besoin est le plus pressant.
L'enquête est actuellement étendue à l'ensemble des villes bretonnes, avec une tentive de comparaison entre 1788 et 1720.
Tours, chef-lieu d'une grande généralité, était, au XVIIe siècle une ville très peuplée, à l'activité économique importante
étaient recueillis à l'Hel-Dieu, un des deux principaux hitaux de la ville, Dans l'autre hital, la Madeleine, étaient élevés les enfants trouvés.
Les rues de la ville étaient remplies de nombreux mendiants valides qui troublaient sans cesse l'ordre et inquiétaient fort les habitants. Aussi, à la demande de ceux-ci, le 20 mars 1641
Les intendants veillant à l'application des déclarationset édits royaux, le Parlement de Normandie soucieux du maintien de ses attributionset de la tranquillité dans les villes et les bailliages, le clergé obéissant à sa doctrine charitable, les maires et échevins des villes redoutant les disettes de blé ou de bois créatrices de mouvements populaires ou d'extension des épidémies, les curés et les syndics des paroisses redoutant les groupes de pauvres de jour et de nuit, bien davantage que ceux de leurs villages, qu'ils secourent le mieux possible, ont tous, chacun de leur cé et parfois conjointement, essayé au XVIIIe siècle et beaucoup plus qu'auparavant de réduire la mendicité
professionnelle et le vagabondage.
Des méthodes diverses, des initiatives heureuses, surtout au niveau des paroisses et des hitaux, de nouvelles congrégations ecclésiastiques féminines chargées du soin des malades et des petites écoles pour les filles virent le jour sans résultats définitifs. Malgré tout, à cause de la faiblesse numérique de la maréchaussée, de mauvaises récoltes consécutives, de paroisses sans revenus ayant trop de pauvres à secourir, la mendicité a continué tout au cours du siècle. Elle semble pourtant moins importante à sa fin qu'au début,sans doute à cause de la filature du coton et du lin à domicile qui s'est développée au cours du siècle, en haute Normandie, fournissant aux vieillards, aux femmes et enfants, un appoint de salaire.
C'est en 1770 que les Filles de la Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), congrégation
fondée au début du XVIIIe siècle par Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), s'installent à Nantes, dans le quartier du pont de Pirmil, en un établissement fondé par Mme Bontant. Elles doivent «procurer l'instruction aux petites filles pauvres du faubourg Saint-Jacques».
Le 9 juin 1791, les sept religieuses refusent de prêter serment. Un officer municipal effectue l'inventaire de leur maison le 15 octobre 1792. Expulsées le 28 mars 1793, elles sont emprisonnées au Sanitat, sur le quai de la Fosse, pendant plus d'un an. Plus heureuses que deux autres filles de
la Sagesse elles ne seront pas guillotinées. Libérées après Thermidor à la demande deJean Bon-Saint-André, elles se rendent à l'hital de Brest pour y aider leurs sœurs.
Dans les premiers jours de l'année 1801, les Fillesde la Sagesse reprennent leur activité à
Ainsi se présente, dans le diocèse de Nantes, à travers vents et marées, l'activité d'une vigoureuse vendéenne, hospitalière et enseignante.
L'étude de l'organisation de l'hital civil et militaire des frères de Saint-Jean-de-Dieudans une petite ville comme Niort permet de saisir quelques aspects de la fonction hospitalière à une époque (1750-1793) oles événements locaux (économiques et sociaux) et des guerres étrangères accrurent son importance.
L'hital civil, issu des vieilles aumeries médiévales, avait «modernisé» ses bâtiments, spécialisé son personnel, perfectionné ses méthodes, si bien que des malades payants y sollicitaient parfois une admission primitivement réservée aux indigents.
Une telle variété de provenances posait quelques problèmes. L'un d'eux résultait de la
MARDI 28 MARS, à 15 heures
Présidence de M. D. LIGOU SALLE 3
professeur à l'Université de Dijon, U.E.R. sciences humaines, membrede
laCommissiond'histoireéconomiqueetsocialede laRévolutionfrançaise,
et du Dr L. MERLE,
présidentde la Sociétéhistoriqueet scientifiquedes Deux-Sèvres.
Grand port de mer, en relations étroitesavec ce grand foyer que furent, au XVIIIe siècle, les «Isles»onaquirentpeut-êtrelestrente-troisdegrésde l'écossismeancienetaccepté, Nantesa connu évidemment une vie maçonnique assez intense, puisque nous y connaissons douze loges. Certaines, il est vrai, furent éphémères.
Comme dans tous les ports de la France atlantique, la maçonnerie nantaise est essentielle
mentlachosedes commerçants,etcesonteuxquidominentlaplusimportanteet laplusoriginales des loges nantaises, «La Parfaite». On a cependant l'impression que le mouvement maçonnique arrive à Nantes (1744 ? , sement 1750 et 1758) un peu «à bout de course». Elle est introduire sous l'influence de Bordeaux, mais n'essaime guère. Il y a eu quelque temps une loge à Machecoul que nous ne connaissons que par allusion une autre au Croisic qui n'a duré quede 1775 à 1783, une ou peut être deux, également très provisoire, à Redon.
Le touriste connaît Joseph Sec par l'étrange monument funéraire qu'il s'est fait élever sous la Révolution française dans un faubourg d'Aix-en-Provence. Replacé dans son milieu et dans ses origines, le personnage se présente comme le cas type de ces enrichis de la fin de
l'Ancien Régime qui ont acheté aux portes des villes les terrains promis à une proche extension urbaine, et qui ont largement profité ensuite de la vente des biens nationaux urbains. Quitte, pour ce bourgeois conquérant mais philanthrope, à faire don d'une partie de ses acquisitions en y rappelant son souvenir par ce monument qui est en même temps une profession de foi.
Cetteétudeaétéfaiteàpartirde cinqcentsaveuxdesarchives de laseigneuriede Largouët (Arch. dép. Morbihan, série E). Les «héritages» relevant de la juridiction de Largouët-sous-Aurayétaient situés dans les paroisses de Baden et de Carnac pour la plupart, ainsi que dans celles de Mendon, Ploeren, Plougoumelenet Plumergat.
Les terres étaient pauvres, et les rendementsen froment ne dépassaient pas trois perréesmesure d'Auray au journal de terre labourable, soit à peu près huit quintaux à l'hectare.
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Lesmétairiesétaientaffermées.Lestenuesétaientsouslerégimedu «domainecongéable à l'usementduBrouërec»depuis ledébutduXVIesiècleaumoins.Fermesetconvenantscomportaient des prestations en nature surtout, quelques sols et des corvées. De l'ordre de la «quarte
cependant «seigneur, homme-lige, vassal.» et astreint aux devoirs du fief. Au XVIIe siècle, dans la seigneurie de Largouët-sous-Auray,les «rentes et convenants» représentaient une forte ponction sur le revenu, tandis que la «cheff-rente» caractérisait un système de dépendance sociale.
Successivement imaginés par les possesseurs du sol de la Gâtine poitevine dans le dessein de le rendre plus productif et d'en accroître la rentabilité, l'accensement, puis la métairie, ont connudes fortunes inégales aussi bien dans le temps que dans l'espace.
Alors que, dans la plupart des cas, la substitution de la métairie à la tenure a permis aux seigneurs fonciers
d'atteindre les buts qu'ils s'étaient fixés, certains terroirs, particulièrement ingrats, se sont révélés rebelles à cette substitution, pour des raisons qui se sont prolongéesjusqu'au milieu du XIXe siècle.
L'auteur en apporte un exemple particulièrementtypique, d'autant plus instructif qu'il concerne un territoire s'étendant sur 10 000 hectares, dont l'évolution agraire peut être rigoureusement suivie pendant cinq siècles.
MARDI 28 MARS, à 15 heures
PrésidencedeM.G.DUBOSCQ, SALLE 4
directeur général des Archives de France,
membre de la Commission d'histoire économique et sociale
de la Révolution française,
et de M. M. ÉMERIT,
professeur honoraire de la Faculté des lettres de Lille.
En 1832, après le schisme de Bazard, l'église est visitée par deux apres, Simon et Olivier, qui stimulent l'activité du groupe. A Gérardin succède le teneur de livres Euler.
Euler est un homme actif et dévoué. 11 a longtemps vécu en Autriche et parle l'allemand comme le français. Après 17 ans de vie laborieuse il a quelques économies, qu'il met à la disposition des saint-simoniens. Il veut être le «prêtre des prolétaires». Avec lui le saint-simonisme s'adresse surtout aux ouvriers, qui pour la plupart ne savent pas le français. Ce sont les idées sur «l'amélioration du sort de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre» qu'il répand surtout.
L'étude de l'important dossier M 565 des Archives départementalesde Loire-Atlantique permet de mieux approcher la personnalité des hommes qui ont participé activement aux dernières tentatives légitimistes de soulèvement armé en juin 1832.
Les 432 pièces du dossier donnent des éléments précis et précieux sur au moins quatre séries de problèmes.
D'abord des rapports manuscrits fournissent la liste de tous les participants des événements de juin — 1832 et permettent de reconstituer le récit de ce qui s'est réellement passé dans un cadre géographiquetrès bien délimité. Ensuite grâce à ces documents nous pouvons nous rendre compte des efforts menés par
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l'administration pour rechercher la cachette de la duchesse de Berry. En même temps, la crainte d'undébarquementespagnoletportugaisse prolongejusqu'enfévrier 1833. En troisième lieu la multitude des fiches de renseignements montre que la répression
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exercée par le gouvernementde Louis-Philippeatteignit une certaine ampleur. Rien qu'à Nantes des centaines d'individus furent sous la surveillance constante de la police. Durant l'année 1832 trenteetunecondamnationsfurent prononcéesdontuncertain nombrecontrelejournalde Merson.Parmi lespersonnesjugéesetcondamnéespourcomplotcontrelasetéintérieurede l'Etat les représentants des classes populaires
et laborieuses sont en nombre considérable, ce sont des laboureurs, des tisserands, des tonneliers, des cabaretiers, des portefaix, des domestiques.
Enfin la surveillance des «suspects» semble se prolonger longtemps après l'arrestation de la —duchesse de Berry. Les «bandes» continuent une agitation qui se rapproche du brigandage jusqu'en 1834, tandis que les anciens organisateurs du mouvement de 1832 sont poursuivis ouétroitement surveillésdans leursnombreuxdéplacements.Cettesurveillanceporteaussibien sur des nobles et des religieux que sur des colporteurs et des réfractaires. Au début de 1834 l'administration craint particulièrement le retour dans l'Ouest des officiers français qui revenaient de défendre la cause miguéliste au Portugal.
Ainsi cette étude permet de préciser l'origine sociale et géographique des derniers partisans armés des Bourbons afnés et de mettre en relief le re important joué par les anciens militaires et les conscrits réfractaires.
En outre le problème est de savoir si cette agitation légitimiste de 1832 peut être considérée comme une des dernières «émotions populaires» de l'Ancien Régime ou comme une des premières«guérillas»de l'époquecontemporaine.Lesméthodesd'action etdedissimulationdes opposants et la sévère répression menée par le gouvernementcentral de Louis Philippe montrent que la seconde hypothèse peut être retenus d'une façon vraisemblable.
En avril 1814la partie cisalpine de la province revient au roi de Sardaigne. Le ressentiment contre les Français est vif. Néanmoins les relations maritimes entre Gênes et Marseille reprennent leur courant traditionnel. Dès novembre 1814, le gouvernement de la Restauration ouvre un .consulat de première classe à Nice. L'anciennetédu trafic justifie ce rétablissement rapide.
L'activité du consulat est grande en matière de contentieux de 1827 à 1847, période d'étiolement de la marine à voile concurrencée par la marine à vapeur. Cinq consuls appliquent avec de plus en plus d'exactitude le Code du commerce, les instructions du département des Affaires étrangères et du ministère de la Marine et des colonies. Ils exercent leurs attributions sur l'expédition des navires, les manifestes, le re des équipages, la nomination d'experts en cas d'avarie.
Le consul a la juridiction des inscrits maritimes
concernent l'assistance donnée aux mousses, aux matelots malades, pour les funérailles des décédés. On connaft la hiérarchie des oboles selon la condition sociale, et le rapprochement avec la mercuriale permet d'en estimer la valeur. Des factures de tailleurs et de chapeliers donne le prix des vêtements fournis aux marins.
JEUDI 30MARS, à 9 heures
Présidence de M. M. BAUDOT, SALLE
1
inspecteur général des Archives de France,
président de la section d'histoire moderne et contemporaine
du Comité des travaux historiques et scientifiques.
La situation financière des monts-de-piété français nous est connue pour cette période de notre histoire par les bilans annuels, établis par les directeurs, conservésdans une liasse de la série F20 des Archives nationales. Il est remarquable que pour les années 1847, 1848, 1849 et 1852 nous puissions disposer du bilan des quarante et un monts-de-piété existant alors en France. L'importancedes opérationseffectuéesn'estpasproportionnelleauchiffrede populationdesvilles,cesontsurtout les monts-de-piété du Nord de la France et ceux de l'Est qui font le plus gros chiffre d'affaires. La carte des opérations réalisées n'est pas conforme à celle du paupérisme établie à l'aide des distributions de secours par les hospices et bureaux de bienfaisance, les prêts faits au petit commerce ne sont pas comptabilisés à part, ce qui ne rend guère possible la comparaison. Le volume des ventes de gages est un meilleur
baromètre de la pression économique.
L'examen des récapitulationsdécennales fourniespour les monts-de.-piété de Rouen et de Strasbourg permettent de mieux comprendre le fonctionnement de l'institution et de préciser l'ampleur de la crise intervenue entre 1847 et 1852.
Pour la présente étude, l'auteur disposait de trois états faisant partie apparemmentd'une enquête officielle mais dont il n'a pas été possible de trouver des cas similaires aux archives départementales.
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soit 2,04 de la population (2 747 habitants)
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A l'opposé, l'auteur disposait des listes électorales pour la même année basées sur l'imp
Cette liste permet d'établir une stratification de la population parmi laquelle les meuniers et les aubergistes apparaissent comme les plus fortunés.
Avant la Révolution, lesévêques champenois (Langres 1759, Châlons 1774, Reims 1779) avaient organisé des caisses charitables pour secourir les victimes des incendies. La Révolution amena leur disparition. Cédant aux vœux des populations, le préfet de la Marne Bourgeois de Jessaint (1800-1838) décidait en 1804 de créer une caisse départementale. Le Bureau, composé
de notables locaux, habilités à constater les pertes causées par les incendies, et d'une commission
permanente à Châlons, fut présidé de 1804 à 1824 par l'abbé Becquey, vicairegénéral à Châlons de l'évêque de Meaux. Sous l'Empire les quêtes produisent environ 30000 F par an. Leur mon tant s'élèvera à 80 000 F en 1830. La générosité est fonction de la richesse des secteurs.
A l'aide des minutes des notaires alençonnais et des registres de l'enregistrement, il est permis d'apprécier les opérations immobilièreseffectuées par Petithomme, qui, sans aucun doute, ont changé l'aspect de la ville d'Alençon, plus spécialement dans les quartiers de la Sénatorerie et de Lancrel. Grâce à ces mêmes sources, il est possible d'en connaître l'aspect financier et social.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures Présidence de M. R. GANDILHON, SALLE 2 inspecteur général des Archives de France,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
du Dr L. MERLE,
président de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres,
et de M. de MAUPEOU,
On accorde à la noblesse un re politique et militaire dans la guerre de Vendée, mais peut-on juger de son emprise économique et sociale? Pour ce faire on étudie ses bien-fonds source principale de sa fortune. Ce sondage porte sur 22 communes du pays insurgé, réparties uniformé-j
ment en troisgroupes.j
Propriété nobilaire avant la Révolution.
au Propriété nobiliaire après la Révolution. Matrices, états de section et plans cadastraux apportent une information complète (série P d
Arch.dép.)., Au cœur des bocages vendéens les pertes ont été sévères, moins fortes en pays de F Bâtiments incendiés et domaines démembrés parfois diparaissent. Un tiers des métairies, presque t les moulins et les borderies sont achetés
Les avatars de la propriété nobiliaire dans l'intervalle Révolution Restauration.
Peu-de familles qui n'ait compté au moins un émigré. Or ses biens-n'apparaissent pas toujo Quelles vérifications les révolutionnaires isolés pouvaient-ils faire? Les dénonciations ont été rar dans ce pays hostile. De 1793 à 1796 la guerre civile interdit les ventes. Après les partages avec République, les soumissions des conjoints et ascendants d'émigrés se multiplient. Leurs disponibili financières paraissent importantes mais pas plus que celles des concurrents. Des «hommes de pail régisseurs, fermiers, hommes de loi achètent avec l'argent du «martre» absent. Les forêts sont r
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tituées et le «milliard» intervient mais trop tard
Jean-François Jauzion est né en 1769 au château de La Razine, paroisse de de Damialle dans le Tarn. Il est issu d'une vieille famille bourgeoise terrienne. On ignore quand et dans quelles conditions J.-F Jauzion rallia les hussards de Chamborant devenu le 12e hussards. Les archives de la Guerre ne conservent aucun dossier le concernant. Une tradition de famille veut que J.-F.Jauzion ait été secrétaire ou aide de camp de Hoche.
En application du décret du 8 ao 1808, il a été attribué au département de la Vendée la somme totale de 700 000 francs, par huit ordonnances du ministre de l'Intérieur, échelonnées entre le 1er mars 1810 et le 19 septembre 1812. Sur ces fonds, le 30 décembre 1813, 683759,60 francs avaient été dépensés. Les paiements effectués correspondent à 2 413 mandats adressés aux propriétaires, le dernier mandat repré sentantunesommeverséeà titredegratificationau fonctionnairechargédevérifier l'étatdes constructions, ce qui semble mettre fin à l'application du décret.
Les documents provenant des Archives de la Vendée sont assez incomplets, les tableaux des maisons incendiéesde
l'arrondissement de Montaigu nous étant seuls parvenus
primes accordées aux propriétaires sont intacts.
Les tableaux adressés par les maires au sous-préfet de Montaigu dans l'été 1809, ainsi qu'un document de 1810
provenant de la sous-préfecture des Sables-d'Olonne permettent de se faire
uneidéeassezprécisedel'ampleurdesdestructionsdans lebocagevendéenetdel'étatde la reconstruction quinze ans après
la guerre.
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Le problème de la participation des tisserands des bocages de l'Ouest aux insurrections contrerévolutionnairesest
ardemment débattu. Etudiant la chouannerie mancelle, le doyen P. Bois afort clairement montré la concordance entre
lagéographie du tissage de la toile et celle des opinions pro-révolutionnaires.Par contre, en ce qui concerne la
Vendéeangevine, Ch. Tilly affirme, sanstoutefoiss'appuyersurdesdocumentssuffisants,laparticipationdestisserandsà
larebellion.Les recherchesde l'auteur sont fondées sur le dépouillement de quelques 5 500 dossiers d'anciens
Vendéenssollicitant un secourssous la Restauration (Arch. dép. Maine-et-Loire, 33 M 1 à 33 M 48).
L'organisationsocio-économiquede la manufacture de Cholet.
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Remontant au moins au XVe siècle, l'industrie textile choletaise connut un brillant essor au XVlie siècle. Elle était
organisée suivant le système de la manufacture dispersée. Les «n.égociants»maftres du marché, notamment du
marché colonial, dominaient la hiérarchie des «fabricants» et
des «tessiers».
La participationdes tisserands à la Vendée.
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15,44 des demandes de secours émanant d'anciens Vendéens d'Anjou concernent des travailleurs du textile. La
place de ces derniers dans l'Armée catholique est très semblable à celle qu'ils occupent dans l'ensemble de la
population, du moins en ce qui concerne le cœur des régions soulevées.
Quelques raisons spécifiques de l'engagement des tisserans
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A la veille de l'insurrection, le textile choletais est en pleine crise. Les tisserands en chage n'avaient rien à perdre
dans une révolte contre le régime soutenu, au premier rang, par les négociants de la manufacturequ'ils rendaient
responsablesde leur misère.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
Présidence de Mgr J. LEFLON, SALLE 3
membre de l'Institut, directeur de recherche honoraire au C.N.R.S., <
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. X. DU BOISROUVRAY,
directeur des Services d'archives de la Loire-Atlantique, conservateur en chef de la région des Pays-de-la-Loire.
M. J. MELLOT, professeur au Lycée Paul-Valéry de Paris, secrétaire général de l'Institut international
d'archéocivi1isation. Sur quelques aspects originaux du culte rendu à saint Roch dans l'ancien arrondissement de
Sancerre (Cher), entre 1870 et 1939.
Il s'agit de l'étude du culte d'un saint guérisseur dans un cadre historiée-géographique étroit.
Marquant les débuts de deux guerres qui ébranlèrent profondément la mentalité traditionnelle «sancerroise», ces
dates permettent de délimiter une période o paradoxalement, le culte de saint Roch ne subit pas de régression, bien
au contraire. Tout comme dans le reste de la France et par
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ticulièrement dans le reste du Berry on continue à remercier Roch de la protection obtenue jadis
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au cours d'épidémies. On continue aussi à lui demander de protéger les animaux par des cérémonies collectives ou
des pratiques individuelles, périodiques ou non, prenant parfois, en Sancerrois, une allure originale. Surtout, en
bordure de cette région oRoch est phénomène presque unique en
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France le patron des mariniers (de Loire), son culte, toujours associé à l'évocation du fleuve, con
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naît un regain de succès (sinon de ferveur), malgré la disparition à peu près totale de la navigation
ligérienne, ce qui constitue l'aspect le plus frappant du paradoxe énoncé ci-dessus.
Enfin, un rapide coup d'œil jeté sur la période 1939-1972 permet de mieux expliquer et de compléter, en conclusion,
le tableau brossé pour celle qui forme le cadre historique principal de cet exposé.
Les rebouteux s'occupaient à mettre en place les membres démis et à réduire les fractures. Ils utilisaient parfois des procédés étranges. Ils étaient également guérisseurs. A cet effet, ils prétendaient avoir raison des affections diverses par des pratiques bizarres et des médications dont
quelques-unes paraissent invraisemblables. Leur ignorance était telle qu'ils confondaient les orga nes entre eux. Ils affichaient notamment une curieuse conception du cœur.
Il y avait aussi des guérisseurs qui effectuaient des actes de sorcellerie et utilisaient des formules cabalistiques ou incantatoires. La mauvaise foi de ces empiriques était souvent évidente. Cel ne nuisait pas à leur succès.
On rencontre aussi en Bretagne une forte croyance aux sources miraculeuses dont les vertus sont attribuées aux fées et aux saints. Ces sources étaient salutaires pour les garçons et les filles en bas âge.
Cela donnait lieu à des manifestations insolites et à l'exploitation professionnelle de la crédulité publique dont une belle illustration était «les tireurs de serviette». A signaler que l'historien Renan, lors de sa naissance, fut soumi à l'une de ces expérimentations.
ces intellectuel assez médiocre. Autre aspect de la vie paroissiale, son mouvement démographique, dont l'évolution n'est pas
naturelle reste la règle générale, le catholicisme imprime toujours au mouvement saisonnier des mj riages des minima pendant le carême et l'avent, la mortalité générale ne diminue guère. La situatii démographique de Saint-Hélier de Rennes au XVIIIe siècle se caractérise finalement par une stagra tion d'ensemble.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
Présidence de M. F. BOUDOT, SALLE 4
professeur au Lycée Michelet de Vanves,
secrétaire de la section d'histoire moderne et contemporaine du Comité des travaux historiques et scientifiques, et de M. B. LERAT,
conseiller général
professeur au Lycée Jules-Verne de Nantes.
M. J.-J.HËMARDINQUER,chef de travaux à l'Ecole pratique des hautes études (Vie section)
La prise et le pillage du château de Kergoat représentent un sommet de la révolte bretonne de 1675 et des «fureurs paysannes» (Roland Mousnier). Un arrêt du Conseil privé du roi, apparemment inédit, apporte quelques compléments de détail à la connaissance de cet épisode dont il reste à savoir s'il fut caractéristique d'un microclimat comme le pensaient des érudits du XIXe siècle.
Peut-on analyser ce qu'était le marché dans l'économie pré-industrielle? Les états de foires .constituent l'une des sources les plus importantes pour tenter de répondre à cette question. A partir des états fragmentaires des foires de Niort et de Fontenay-le-Comte, conservés pour les années 1775-1779, on voulu, sur un exemple limité, montrer le parti qu'on pouvait tirer de cette source.
a
chevaux de selle, de trait, mules et mulets, bovins). Le rapport «coefficient de ventes», permet de mesurer la préférence sur le marché de tel tel produit. Mais les états de foires ne donnent aucu ou ne indication sur les termes des échanges, ni sur le nombre de partenaires mis en présence lors des foires. C'est pourquoi par exemple on recouru pour une meilleure connaissance du marché des bes a tiaux aux bilans des marchands de bestiaux poitevins faillis. Cette étude du marché des foires de Poitou à la fin de l'Ancien Régime montre le re limité
des foires, sauf pour la commercialisation des étoffes du Poitou
Lorsde la fondation de la Ille république, Nantes était l'une des villes qui au XIXe siècle avaient le plus perdu de leur notoriété nationale et de leur importance économique par rapport ausiècle précédent.
La cité, et les familles qui avaient fait son importance au XVIIIe siècle semblaient être «tombées en léthargie». Aujourd'hui Nantes est devenue l'une des métropoles d'équilibre de la France moderne.
Quel a été le re dans cette renaissance des «vieilles» familles nantaises? Les structures sociales de la ville ont-elles été profondément modifiées, ou contraire ont-elles conservé
au une
certaine stabilité? Quel a été l'apport de «l'immigration» et de familles nantaises nouvelles dans l'évolution économique de la ville?
A travers l'étude de quelques familles typiques de différentes classes sociales, on s'efforce non point de répondre intégralement à ces question et à d'autres qui peuvent se poser, mais de montrer quelles peuvent être les directions de recherches et les réponses envisageables.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures
Présidence de M.J. VIDALENC SALLE 1
professeur à l'Université de Rouen, U.E.R. lettres et sciences humaines, secrétaire de la section d'histoire moderne et contemporaine du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.A.THUILLIER,
professeur honoraire,
secrétaire de la Société académique du Nivernais.
Grâce aux tableaux d'organisation des bureaux, et aux registres des comptes ouverts au personnel, ilaétépossibled'entreprendrelareconstitutiondescarrièresdesquelque240personnesrecrutées de 1790 à la fin de 1818. 19 seulement d'entre elles se prolongent au-delà de 1818.
Licenciements, départs volontaires, recrutements, coïncident pour une grande part avec les mutations politiques. Le milieu des commis est d'ailleurs pendant la Révolution très lié au milieu politique, auquel il sert selon les cas de vivier ou de refuge. Mais il faut également tenir compte des impératifs techniques dus aux tâches imposées à l'administration par la situation générale, et la crise des subsistances peut expliquer l'exceptionnelle instabilité constatée en 1796.
Sans témérité, on peut affirmer que jusqu'au milieu du XIXe siècle l'assistanceaux indigents n'a jamaiscesséd'êtreassortiedemesurespolicièresplusou moinsrigoureuses, maisparticipanttoujoursdu système de «renfermement des pauvres» adopté par Louis XIV pour lutter contre la mendicité et dont les hitaux généraux constituaient la pièce maîtresse.
Battu en brèche par les assemblées révolutionnaires, qui omirent toutefois de lui substituer une législation plus humaine, ce système devait retrouver un éphémère regain de faveur sous l'Empire avec les Déps de mendicité issus du décret dejuillet 1808.
Dans la renaissance d'un système qu'on aurait pu croire périmé, l'exemple du Dép de mendicité implantéà Saint-Maixent,dans ledépartementdesDeux-Sèvres,a sembléconstitueruntestsusceptibled'être signalé.
L'assistance ne s'est développée en Nivernais que sous le Second Empire. Certes, il y avait eu tout un mouvement d'idées en ce sens vers 1840 un Bourgoing, un Avril en portent témoignage
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mais il fallut attendre un préfet «social», Lerat de -Magnitot, qui, à la tête du département pendantneuf ans (1854 -1863), réussit à mettre en place un système d'assistance complexe, financé pardes cotisations annuelles et volontaires des propriétaires. La répression de la mendicité est conjuguée avec la gratuité des soins médicaux aux indigentes, les secours aux invalides, et la scolarisation obligatoire.
Lerat de Magnitot, malgré les réticences de l'évêché et l'opposition des grands propriétaires légitimistes, arriva à créer presque de toutes pièces un système d'aide sociale efficace qui dura jusqu'en 1875 et préfigura, en un sens, les premières lois sur l'assistancede la 11le République. Nous nous proposons d'étudier ici la personnalité, l'action et les écrits de Magnitot, ainsi que les résistances qu'il put rencontrer chez les notables nivernais.
Les mendiants étaient nombreux, aussi le décret du 15juillet 1808 institua des Déps de mendicité. Celui du département de Sae-et-Loire était placé à Tournus. Il pouvait contenir 250 à 300 individus occupés à fabriquer des couvertures.
Le 28 juin 1810, une Société maternellefut créée sous le patronage de l'Impératrice.
Les régimes politiques qui se succédèrent de 1789 à 1810 donnèrent le nom d'Enfants de la Patrie aux enfants abandonnés. Leur entretien posait un difficileproblème au préfet, et leur nombre était malheureusement élevé. Il s'efforça de faire payer régulièrement les nourrices
Après la crise des Cent-Jours, attribuée à une conspiration militaire, et après.la dissolution de
l'armée de la Loire, la monarchie restaurée pour la seconde fois chercha à se donner le soutien de forces nouvelles, rompant avec les traditions impériales, et loyales. Les légions départementales et les régimentsde cavalerieoud'artillerievisaientau premierbut,laGarderoyaleessentiellementausecond.
L'abolition de la conscription limitait en principe le recrutement aux seuls engagements volontaires, mais en fait on associa cette méthode à une sorte de répartition des engagements dans la garde proportionnellementà la population de tous les départements.
En dépit de la discordance des chiffres fournis par les préfets ou retenus par le ministère, un décompte des engagements avant septembre 1816 permet de dresser une sorte de carte d'une atti
tudedes Françaisenfacedel'armée.Seulsunedizainededépartementsontintégralementatteint les chiffres attendus-en général ceux qu'avait marqué une forte action royaliste, comme le Morbihan ou le Rhe ou le Vaucluse, et ceux du Nord et de l'est oles vocations militaires avaient toujours été nombreuses autour des abondantes garnisons. Par contre les réticences des anciens militaires ou des jeunes gens de bonne famille auxquels on avait songé pour constituer le premier noyau de la Garde furent sensibles aussi bien dans des régions traditionnellementpeu attirées par la carrière des armes que dans les contrées périphériques.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures
Présidence de M. P. LEUILLIOT SALLE2
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Vie section), membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.J.-P.GUTTON,
martre de conférences à l'Université de Lyon-II.
En 1676, le roi avait ordonné aux évêques et aux intendants de se concerter pour la création dans les villes d'hitaux oles mendiants seraient enfermés et astreints à y exercer un métier. L'auteur s'est efforcé de découvrir dans quelle mesure ces instructions royales furent appliquées dans les huit diocèsescomposant la provinceecclésiastique de Toulouse.
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loyaux sujets du roi.
Prenant enfin l'exemple de Montauban, l'auteur analyse dans le détail l'organisation administrative du nouvel hital général, oles mendiants regroupés travaillaient dans une manufacture de laine concédée à un artisan. Le trait le plus significatif de cette réglementation locale est l'exclusion des consuls de la ville de toute responsabilité dans cette nouvelle forme d'assistance publique
Parmi les enfants dont la Charité avait la charge, on distinguait les orphelins lyonnais légitimes qui étaient adoptés par les recteurs de l'hital et les enfants illégitimes ou trouvés. L'instruction était différente suivant la catégorie et le sexe de l'enfant. Le catéchisme était le seul enseignement qui leur
f commun. Théoriquement les enfants trouvés, durant leur séjour à l'hospice, auraient dapprendre, comme l'es autres pauvres, à lire, écrire et chiffrer. Mais les garçons seuls apprenaient quelques rudiments, les filles recevant seulement une formation de domestique.
Les enfants légitimes et les «adoptifs»
heurtés à l'opposition des bourgeois. Diverses fondations permirent cependant à quelques uns de le fréquenter normalement et d'accéder à la prêtrise. Des ordres religieux (Cordeliers surtout, mais aussi Jacobins et Minimes) recrutaient des novices parmi ces enfants.
A la fin du XVIIle siècle, garçons et filles apprenaient le plain chant.
pauvresmaladesdescampagnesen BourgogneauXVIIIesiècle.
Dans cette communication, l'auteur essaie de dresser la carte des secours médicaux aux campagnes enseservantdesgrandes enquêtesordonnées parlesintendantsenquêtesquicouvrent lapériodequi s'étend de 1752 à 1790. Il tente aussi de discerner les besoins médicaux de ces campagnes à partir des enquêtes sur lesépidémies,ordonnéesaussipar lesintendantsen relationavec lasociétéroyaledemédecine.
L'hital général de Rouen, administré par le Bureau des pauvres valides de la ville, eut à faire face très t aux problèmes sociaux soulevés par la présence, dans les rues, d'un grand nombre d'enfants indigentsappliquésà mendierpoursubsister.Autoritésciviles,municipaleset parlementaires,etautoritésre ligieuses, paroissiales et
diocésaines, intervinrent, tant pour compléter ou encourager des initiatives
privées,tantpourréglementer.Apprentissageprofessionnelet écoles publiquesgratuites aux «quatre, quartiers de la ville» en résultèrent sous la dépendance générale de l'économe de l'hital.
A Lyon, ce fut Charles Démia qui devint directeur général des écoles gratuites de la ville. Cette responsabilitéluifutconfiéepar l'archevêque,mais la «subsistance»desmartres etdesmaîtressesdes pauvres fut assurée à la fois par le Conseil de ville et par la charité privée. Les règlementseurent besoin de la tripleapprobationépiscopale,municipale etparlementairedanslecadrede prescriptions plusgénérales émanant de
l'autorité royale.
A Nantes, une polémique s'éleva pour empêcher l'implantationdes écoles gratuites que dirigeaient Jes Frères des
Ecoles chrétiennes dans une ville ola municipalité et les notables trouvaient les charges publiques suffisamment
lourdes.
JEUDI 20 MARS, à 15 heures
Présidence de M. R. GANDILHON, SALLE 3
inspecteur général des Archives de France,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
deM.G.DEBIEN,
professeur retraité de l'Université de Nantes,
etdeM.M.DELAFOSSE,
directeur des Services d'archives des Yvelines.
Brossard à Saint-Domingue à la veille de la Révolution.
(Résumé non communiqué)
Si l'activité du port de La Rochelle au XVIle siècle commence a être connue, avec le maintien des trafics
traditionnels (exportation du vin et du sel) et l'essor remarquable des trafics coloniaux il reste beaucoup à dire sur les
négociants, appelés encore «marchands». La disparition de leurs archives privées peut en partie être compensée par
l'utilisation des minutes notariales qui, après critique justifiée de ce
genrededocumentation,apportentdesrenseignementssignificatifsparleurcontenuet leurnombre.
Ainsi, pour la période 1640 1680 environ, 120 contrats de mariage de marchands pratiquant le
-
commerce de mer permettent de déterminer les lignées familiales dont les liens sont si importants pour les affaires,
d'établir l'échelle des dots, donc, en les complétant par les inventaires après décès, les partages, etc. de situer le
groupe des marchands dans la société urbaine.
Cette liste d'engagés partis par Nantes et par La Rochelle pour la Louisiane se place dans l'ensemble des recherches
entreprises en ce moment sur l'émigration coloniale. MM. Poussou et Huetz de Lempï ont commencé l'étude des
départs par Bordeaux et par Bayonne au XVIIle siècle. Mlle Bourrachot des Archives du Lot-et-Garonne, a entrepris
un travail sur les Agenais passés aux Iles. Avec MM. Poussou et Huetzde Lemps elle a fait connaître ce qu'ils ont
trouvé sur l'émigration des hommes de Sainte-Foy-la-Grande, du Bazadais, du Quercy et du pays de Comminges. M.
Tardy, de l'ne de Ré, se préoccupe des «actes de service» passés au XVIle siècle devant les notaires de Saint-Martin-
de-Ré. A Nantes, c'est tous les embarquementspour les Antilles aux XVIle et XVIIle siècles qui ont été relevés dans
Le mouvement vers la Louisiane restait en marge des recherches. Il n'y a pas d'engagés pour le Canada.
Toutennuyeusequ'ellesoit,cettelistemoninativeestlabaseindispensableàl'étudede lasociété coloniale. Avec la date des
départs, avec l'âge, la paroisse d'origine, le métier, le nom des parents, on
re cueillelesprécisionsquidonnentchancedesituerlesémigrantsdanslesregistresparoissiaux avant leur départ, puis de
les retrouver en Amérique.
Lorient, Saint-Malo et les ports normands attendent leurs chercheurs.
Partant de l'hypothèse qu'un lien entre la population et les quantités consommées individuellement par jour serait
probable, l'auteur a essayé à l'aide de corrélations linéaires d'en prouver l'existence. Puis par cette méthode il tenté de
trouver de nouveaux liens (population-quantité, population-prix, prix-
a quantité). D'autre part il a recherché si la corrélation existait uniquement sur une partie de la période. Les
Dans une première phase (1818-1880) la consommation individuelle et journalière de l'aliment fon
damental, le pain, est liée à son prix
tre 1880 et 1914 ce lien va disparaPtre complètement.
Par contre pour les deux autres aliments étudiés, la viande et le beurre, c'est l'influence de la population et non pas
celle des prix qui fait varier les consommations. Quant à l'influence du prix d'un aliment sur les consommationsdes
consommation
Dans la seconde phase (1880-1914) la ration alimentaire se dégage de l'influence des facteurs prix et population pour
devenir réellement indépendante.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures
Présidencede M.F. BOUDOT SALLE 4
professeur au Lycée Michelet de Vanves, secrétaire de la section d'histoire moderne et contemporaine du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M. H.RUBNER,
professeur à l'Université de Ratisbonne,
etdeM.P.ZIND,
professeur à l'Universitéde Lyon-ll.
Les Bataillonsscolairessont un organismed'enseignement, né des lois scolaires de la 11le République et de l'esprit de revanche qui animait la population française d'alors. Les instituteurs ont adopté, avec enthousiasme, les bataillons scolaires qui intéressaient les écoles primaires et les établissements d'enseignement secondaire public.
Il s'agissait, selon les législateurs, de donner aux élèves, âgés de plus de 12 ans, un début de formationmilitaire dansles«Bataillonsscolaires», constituéssous laresponsabilitédespréfets,enaccord avec l'Education publique et l'autorité militaire. Ces bataillons scolaires se livraient à des exercices hebdomadaires et participaient aux revues du 14 juillet. Les «républicains» ont adopté les Bataillons scolairesavecferveur, les «conservateurs»yontvu,avanttout,unemesuredeconsolidationdu régime républicain et une main-mise supplémentaire de l'enseignement laïque sur les enfants. D'ailleurs, lesbataillonsscolaires,aprèsdesdébutsprometteurs,sont entrésrapidementendécadenceet ila fallu se résoudre à les supprimer.
Il convient d'examiner comment les bataillons scolaires ont été accueillis en Haute-Normandieet dans l'Académie de Rennes dont Nantes dépendait alors.
Dans le cadre des lois de 1796, les enfants abandonnés sont confiés à l'Etat, qui en assume la chargeetl'entretienparlescommissionsadministrativesdeshitaux.Ilexistaitune légiondeVélites hollandais que Napoléon 1er transforma en mars 1811 en régiment des Pupillesde la garde. Il décréta le30mars 1811 quececorpsseraitrecrutéparmi lesenfantsabandonnésentretenusdansleshospices de l'empire, agés de quinze ans au moins et n'ayant pas atteint leur majorité, ainsi que parmi les orphe lins pauvres. L'organisation et l'instruction d'un tel corps d'élite fit l'objet des soins particuliers de l'empereur. Il participa aux batailles de 1813 et 1814. La chute de l'Empire entrafna sa dissolution. tout en maintenant le principe du recrutement pour les nouvelles unités. A la suite de désertions et de séditions deux cents hommes environ auraient été incorporés dans le 25e de ligne.
Tel fut le sort des enfants assistés sous l'Empire, résultat de la tutelle de l'Etat, considération morale et procédé de recrutementdans la pensée de Napoléon.
Le Bureau chargé de la mutualité (au ministère du Travail, puis au ministère de la Santé) a effectué aux Archives nationales plusieurs versements importants, portant sur les sociétés dissoutes ou sur les sociétés fusionnées. Récemment, à la suite de mesures de décentralisation remettant aux préfets le contre des sociétés mutualistesjusqu'alorsexercé par le ministre, ledit Bureau a versé à la Cité interministérielledes archives la totalité des dossiers des sociétés existantes.
Le fonds Mutualité conservé aux Archives nationales (tant à Paris qu'à Fontainebleau) constitue donc un ensemble homogène, quasi complet, qui constitue une source de premier ordre pour l'histoire dessociétésmutualistesdepuislepremiertiers du XIXesiècle.
a)d'étudierlaplacedubureauMutualitédans lesdiversministèresauxquels il aétérattaché
b)
de décrire les instruments de travail permettant de se retrouver dans la masse considérable (30 000 ) des dossiers
conservés
c)
d'analyser les dossiers de quelques sociétés prises comme témoins en raison de caractéristiques faisant de ces
Sociétés des exemples représentatifs
d)
de comparer à partir de quelques cas, la complémentarité des sources conservées dans certains déps départementaux
avec celles conservées aux Archives nationales.
Il ya cent ans que les «Socialistes de la chaire» (Kathedersozialisten) se sont unis dans le Verein fur Socialpolitik voulant éviter une deuxième commune. Il n'est pas étonnant que l'aile conservatrice du groupe ait pu former la base théorique du socialisme d'Etat bismarckien, tandis que l'aile progressiste a gagne l'Allemagne républicaine après 1918. Cependant les relations entre socialistes universitaires allemands et socialistes universitaires français sont mal connus.
Selon Henri Sée le groupe conservateur des «Kathedersozialisten» a influencé l'école du protestantCharles Gide. En effet fœuvre principale du grand théoricien Adolph Wagner fut traduite en français après 1905. D'autre part, les recherchesde l'auteur dans les papiersde la famille Wagner ont prouvéque le savant n'a pas montré d'intérêt visible pour ses collègues français. Sa correspondance étrangère s'adresse presqueexclusivementaux universitaires italiens, et les Mélanges en honneur de son 70e anniversaire ont été écrits à moitié par des Allemands, à moitié par des élèves italiens. Il semble donc que l'éclectisme italien ait mieux su s'adapter à la situation berlinoise que les objectifs des universitairesfrançais.
C'est pourquoi la législation sociale des pays du Marché commun reflète encore les divergences nationales de la Belle Epoque.
Frappé par la misère ouvrière des canuts après l'insurrection lyonnaire de 1834, l'abbé Joseph Rey(1798-1874) entreprend l'année suivante la fondation d'une société religieuse, dite de Saint-Joseph, comprenant des frères et des sœurs, ainsi que quelques pères.
Il créait ainsi le refuge pénitentiaire d'OuiIins(1835, Rhe), puis la colonie agricole de Cfteaux (Ce-d'Or) qui comptait jusqu'à plus de 900 enfants détenus, et enfin Saint-Genest-Lerpt (Loire).
Les difficultés ne manquèrent point, soit d'origine politique comme l'incendie du refuge d'Oullins en février 1848, soit surtout d'origine pédagogique de la part d'enfants pervertis. Pour redresser cette jeunesse dévoyée, l'abbé Rey et ses disciples développèrent une pédagogie active fondée sur l'ergothérapie et l'activité en groupes. Si cette œuvre importante et pionnière n'existe plus, elle n'en a pas moins rendu de grands services à la société en général et aux enfants et adolescents délaissés ou révoltés en particulier.
VENDREDI 31 MARS, à 9 heures
Présidence de M.M. BAUDOT, SALLE 1
inspecteur général des Archives de France, président de la section d'histoire moderne et contemporaine, du Comité des travaux historiques et scientifiques,
du Général d'armée F. GAMBIEZ,
président de la Commissionfrançaised'histoire militaire,
et de M. A.MARTEL,
vice-présidentde l'Université Paul-Valéry (Montpellier-lII).
-
pratique de l'assistance
-
liers, et leur patronage progressif par les chefs d'armée, le roi, l'Etat
-
lacréationet laprogressiondel'aide auxfamillesetauxcombattants,delaprévoyanceen ma
-
-
l'armée française dans le cadre de l'aide internationale.
Dans la nuit du 29 février au 1er mars 1960, à 23 h 40, dans un grondement terrifiant, un tremblement de terre d'une durée de 10 secondes dévaste Agadir. Un raz de marée s'abat sur la place du Front de mer. Toutes les communications sont coupées, les trois quarts de la ville sont détruits, le chiffre des victimes est évalué initialement à un millier. Le sultant Mohammed V se rend sur les lieux dans les premières heures de la matinée, M. Parodi ambassadeur de France quitte également Rabat afin d'organiser sur place la participationfrançaiseaux secoursd'urgence.
Comme la récente catastrophe de Fréjus, celle d'Agadir suscite un vaste mouvement de solidaritéj internationale. Lestroupesfrançaisesdesenvirons immédiats,notammentles marinsde l'aéronavaleet ledétachementautonomedu1erzouaves,seportentaussitausecoursdessinistrés. LeCommandement supérieur des forces françaisesau Maroc établit un pont aérien à partir des bases de Rabat, Salé, Meknès, Fès, Casablanca, Marrakech et fait diriger sur Agadir personnel et matériel. Malgré le climat engendré par la guerre d'Algérie et l'équivoque qui règne dans les relations franco-marocaines, l'élan de laFrancerestegénéreux. Lescréditsaccordésetl'aideapportéeparl'arméeenportenttémoignage.
Toute polémique mise à part, l'objet de cette communication est de mettre en évidence le re essentiel joué par l'armée après la catastrophe d'Agadir et de tirer les enseignementstendant à développer la coopération entre l'Armée et la Protection civile.
Comme dans bon nombre de jeune pays à unité sociale insuffisante, l'Armée nationale populaire, héritière de l'Armée de libération nationale, joue, en Algérie, un re extramilitaire assez important.
A ses tâches de dépenses, s'ajoutent des missions politiques et de multiples interventions dans le domainesocio-économique.Plusieursanciensofficiersse sont vu confierdes postesde responsabilité dans l'activité économique de la nation, tandis que, réformant, modernisant et adaptant ses structures, l'armée elle-même ne cesse de contribuer à l'émancipation économique du pays. Ses écoles accueillent essentiellementdes élèves issus des classes pauvres, le service national, institué par le colonel Chabou, fournit une importante main-d'œuvre ainsi qu'un gros matériel pour la réalisation des programmesde développementsocio-économique
Fortede 70000hommes,l'Arméenationalepopulaireseconsacreessentiellementà latâcheque lui a assignée le président Boumediène
Hormissesinterventionsdansdesconflitsfrontaliers etsaprésencesur lecanaldeSuezen1967, l'A.N.P. représente surtout, pour l'Algérie, un puissant instrument de développement économique et social.
-
affectéepardesévénementsextérieursdéfavorables(désorganisationcroissantede la Russie,échecde l'offensiveBroussilof,chutede Riga)que par lesconséquenceséconomiques et socialesduconflit mon dial.L'année1917aétémarquéepar lachertégrandissantede lavie, lesrestrictionsalimentaires, des
De la bourgeoisie aux milieux populaires, la grande majorité de la population a condamné la révo
-
-
transformationde lasociété,«lapeursociale»,n'ontjouéqu'aprèsl'armisticeetnotammenten 1920.
VENDREDI 31 MARS, à 9 heures
Présidence de M. L.TRENARD, SALLE 2
professeur à l'Universitéde Lille-lll, U.E.R. Histoire, histoire de l'art et archéologie, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. R. LE BLANT, magistrat honoraire,
délits relatifs à la chair. L'étude traite des difficultés du mariage, de l'adultère, du concubinage, de la prostitution, du problème des enfants naturels, du viol, de l'infanticide, de la bigamie, de la polyandrie et de la sodomie.
A travers cette analyse, il apparart que les auteurs de la fin du XVe siècle (Geyler, Brandt, .) quanils vitupèrent contre les mœurs de leur époque n'exagèrent en rien, mais au contraire ne font qu'approch d'une réalité peu reluisante.
Fils de Claude Dollier et de Françoised'Escaillion, appartenant à une famille de Vitré considérée comme très ancienne, François Dollier, dit de Casson, dont l'origine a été maltraitée/entra à Saint-Sulpic après avoir été officier et fut envoyé au Canada avec un autre sulpicien breton, René de Bréhant, dit de Galinée. Arrivé à Québec, le 7 septembre 1666 pour marcher contre les Iroquois, il devint supérieur du séminairede Montréal et joua un re importantjusqu'à sa mort, le 27 septembre 1701.
Il avait écrit, vers 1672 une Histoire de Montréal publiée à plusieurs reprises d'après un manuscrit ressemblant fort à une copie faite pour Margry. Le style et surtout l'orthographe en sont plus élégants queceuxd'unelettreécrite àMontréal àl'occasiond'unprocèscausépar ladéconfituredesonbeau-frè Gabriel Peschart contre qui il faisait valoir ses droits pour sauver son château. Par contre l'extrait d'une autre lettre reproduit dans un factum par lequel il exhortait sa nière Pétronille Peschart au pardon des meurtriers de son père est d'une belle élévation charitable. L'oncle et la nièce moururent avant la fin des instances.
Plusieurs musées en Europe (ceux de Paris, Londres, Bruxelles.) possèdent quelques rares spécimei des armes de chasse de ces arquebusiers parisiens. Pendant un siècle, de 1730 à 1840, les Lepage honorèrent des commandes royales impériales et princières, françaises et étrangères.
Quels furent l'importance de leur négoce, et le re de leur mécénat artistique et scientifique? Cette biographie, fondée sur des archives privées inédites, précisera ces vues et tentera de dégager l'interaction de l'arquebuserie de luxe et des arts décoratifs, à cette époque.
SECTION D'ARCHEOLOGIE ET D'HISTOIRE DE L'ART ET COMMISSION DE PUBLICATION DES DOCUMENTS ARCHEOLOGIQUES DE L'AFRIQUE DU NORD
LUNDI 27 MARS, à 15 heures,
Présidence de M. F. SALET, SALLE 1
conservateuren chef des Musées nationaux, membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques, deM.J.THIRION,
conservateurau département des sculpturesdu Muséedu Louvre,
secrétaire de la section d'archéologie et d'histoire de l'art
du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.A.GUILLOU,
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Vie section).
M. M. DI LLANGE, architecte D.P.L.G., diplé d'histoire de la construction et de conservation des monuments anciens. Le premier art roman de la vallée de la Loire.
«Précédant l'école romane, on trouve dans une grande partie de l'Europe occidentale une école quej'ai proposé d'appeler le premier art roman.» Ainsi commence le livre de Puig y Cadafalch, La géographie et les origines du premier art roman. Si certaines de ses conclusions ne sont plus suivies aujourd'hui,il n'en demeure pas moins que l'on reconnaît l'existence d'une architecture originale qui se serait développée principalement en Catalogne, en Lombardie et dans la vallée du Rhe, à la fin du Xe siècle et surtout au XIe.
Il a paru invraisemblable que l'Ouest de la France, n'ait pas bénéficié d'une architecture similaire.
M. Jean Hubert et l'abbé Plat ont souligné le caractère particulier des premiers édifices romans de l'Ouest
La notion de crypte est à retenir pour quatre églises romanes du Roussilion
Raresexemplesde voed'abside surarcatureset de baiesaveugles constatésdans l'architecturedes
églises romanes du Roussillon.
Dans une étude portant sur deux cents églises on a constaté quatre cas de voe d'abside sur arcatures. Il s'agit des églises de Taxo, de Vilar-Milar,de Canohès et de Pollestres. De même deux églises (Notre-Dame de Vilar-Milar en Roussillon et Saint-Martin d'Ur en Cerdagne) présentent sur la face extérieure de leur abside des baies aveugles tandis que Notre-Dame d'Arssus dans les Aspres possède cette même décoration sur son mur façade. Aussi a-t-on jugé bon de publier ces exemples rares en Roussillon en les situant dans le temps.
A l'intérieur des murailles du château élevé sur l'ordre de Frédéric Il au XIIIe siècle et agrandi au siècle suivant à Oria (sur la route antique unissant Tarente et Brindisi dans les Pouilles), dans l'angle nord-est, en sous-sol, se trouve une église à plan central en pierres recouverte de cinq coupoles, précédée d'un transept voé à abside, considérée comme une basilique «ouverte» à portique, exemple du passage du plan occidental longitudinal au plan central. L'étude architecturale démontre qu'il s'agit d'une église appliquée sur le chevet d'un temple antique et comportant cinq nefs, deux voées en plein cintre, trois recouvertes de deux files de coupoles sur pendentifs, contrebutées par quatre voes en plein cintre. Le plan et l'importance de ce monument, inattendu par sa localisation, sont rendus tout à fait notables par la date que le décor sculpté indique (deuxième moitié du IXe siècle) et l'exacte ressemblancede celui-ci avec des exemples de Constantinopleet de Béotie dans le thème byzantin d'Hellade.
LUNDI 27 MARS, à 15 heures
PrésidencedeM.M.BRÉZILLON, SALLE 2
maître de conférences à l'Université de Paris-IV,
directeur de la circonscription des Antiquités préhistoriques de la région parisienne,
membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
La transgression glacio-eustatiqueflandrienne a été affectée d'oscillations nombreuses du niveau de la mer. Au moins huit régressions notables ont pu être décelées entre 10000 et 2000 ans B.P., grâce à l'étude des déps marins et des tourbes littorales de la ce atlantique française.
Au Néolithiqueancien, le niveau de la mer descendit à 12 mètres au moins au-dessous du niveau actuel
—
de 5000 B.P., le niveau se maintint aux environs de — 6 m jusque vers 3 700 B.P. Après la courte transgression du Bronze moyen, l'Halstatt est caractérisé par une nouvelle régression au-dessous de 6m.
—
Des corrélations peuvent être établies entre les oscillations régressives de la mer et les avancées glaciaires holocènes, en Europe et en Amérique du Nord.
Les lignes des anciens rivages charentais sont jalonnées de sites préhistoriques ou protohistoriques. Le colmatage des anciens golfes qui a abouti à la formation des marais actuels a permis laconservationde nombreuxgisementsouvestigesarchéologiquesensevelisplus ou moinsprofondément dans les sédiments marins. Outre leur intérêt archéologique ces précieux témoins apportent des précisions chronologiques et altimétriques sur les variations du niveau moyen de la mer au cours de l'Holocène récent. Ils renforcent nos connaissances sur la géographie ancienne du littoral du pays des Santons.
Après un rapide examen des différents modes de production du sel dans les salines primitives actuelles, les auteurs définissent la place que prennent parmi celles-ci les vestiges connus des salines protohistoriques. A la lumière des connaissances les plus anciennes, mais aussi en s'aidant de découvertes inédites et de théories récentes, ils situent en particulier les briquetages européens dans ce contexte technologique, et tentent de retracer les grandes lignes de l'évolution de ces méthodes d'extraction du sel, et de retrouver les grands courants qui ont permis leur extension à toute l'Europe occidentale, entre le Néolithique et la période gallo-romaine.
Lesbriquetagesdes cesoccidentalesde l'Europesontanalysésentenantcomptede ces considérationsgénérales,de
leurscaractéristiquestechnologiques etdeleurrépartitiongéographique. Plut qu'à une explication unique, comme
celles qui avaient jusqu'ici été proposées, les auteurs présentent un faisceau de possibilités qui, étant donné les
connaissances actuellement acquises dans ce domaine, paraissent irréductibles.
M.A. VARAGNAC, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Vie section), conservateur en chef
Les mégalithesde l'estuaire de la Loire. Leur relation avec les groupes mégalithiqueseuropéens. Recherche des
origines de certaines traditions vendéennes.
La Vendée a été l'un des centres importants de la religion mégalithique. Par comparaison avec d'autres régions à
mégalithes, il est permis de rechercher, parmi ses traditions populaires, celles dont on peut présumer une aussi
lointaine origine.
Analyse du mégalithisme. On sait aujourd'hui que les mégalithes représentaient des
—
réceptacles d'âmes, dont dépendaient fertilité et fécondité. Les naissances étaient attribuées à
des réincarnations
en résultait vraisemblablement la liberté sexuelle des filles nubiles, et le matrilignage, lequel se
constate encore dans les régions mégalithiquesdu Sud-Est asiatique.
Traditions vendéennes. On peut se demander si les usages traditionnels de «maraichinage»
—
n'en sont pas un vestige sociologique. D'autre part les traditions guerrières de la Vendée sont à rapprocher de celles
ce furent les seules régions ayant constitué de véritables armées «blanches».
M.G.BELLANCOURT,correspondantde ladirectiondesAntiquitéspréhistoriques,déléguédépartemental de la Société
milieu chasséen.
Le vaste marais connu sous le nom de Grande Brière était au Mésolithique une forêt au relief ondulé, traversée par
de petits cours d'eaux. Conséquencede la transgressionflandrienne le paysfut peu à peu submergé à l'exception des
sommets. Les habitats et les sépultures recouverts par les alluvions sont restés intacts du fait de l'impossibilité de
cultiver le sol. L'auteur en a découvert un grand nombre. Au cours de sept années de fouilles un vaste habitat et une
importante sépulture collective ont été étudiés. C'est par dizaine de milliers que furent recueillis les pièces de silex et
les tessons de poteries, l'épaisseur des couches atteignant environ un mètre.
Il apparaît que même dans le niveau supérieur, ole décor des poteries est typiquement chasséen, l'usagedes
microlithesconsidéré autrefoiscommel'apanagedespopulationstardenoisiennes ignorant la poterie, s'est
conserverconcurrementà l'emploi de l'arsenal néolithique. L'étude stratigraphique a permis d'apporter sur le
comblement de la dépression à la faveur des inondations successives, de nombreux renseignements.
MARDI 28 MARS, à 9 heures
SALLE 1Présidence de M. J. HUBERT,
membre de l'Institut,
professeur à l'Ecole nationale des Chartes,
président de la section d'archéologie et d'histoire de l'art
du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. D. COSTA,
conservateurdu Musée Dobrée de Nantes.
le sud de la Loire.
Saint Félix, évêque de Nantes (549-582), a réalisé dans sa cité de grands travaux d'utilité publique. Ils ne sont
connus que par un poème de Venance Fortunat (111,10) et des traditions sans origine précise. L'analyse du poème
utiliser la force de l'eau, récupérer des terres agricoles, faciliter la circulation terrestre. «Opassaient les navires
cheminent à présent les chariots».
Ce dernier point n'a jamais été mis en valeur jusqu'à présent. Pourtant c'est à l'initiative de saint Félix que
l'évangélisation du pays d'Herbauges a été entreprise, alors que cette région était précédemment poitevine. Elle
n'apparaît plus désormais que rattachée à Nantes.
Il doit y avoir là plus qu'une coïncidence. Depuis le XVIe siècle les travaux sur la Loire ont été multiples, ce qui
rend la recherche des traces de ceux du Vie à peu près impossible
la Loire, qui font de Nantes un point de passage assez aisé, a établi ou amélioré, à l'aide d'une digue, une route
joignant le nord et le sud du fleuve.
Nouvellescomparaisonsdetroissarcophagesmérovingiensde Nantesavecceuxde la Nièvre.
Deux sarcophages du musée de Nantes provenant l'un de Saint-Similien (1922), l'autre des Saints-Donatien-et-Rogatien (217) et un troisième trouvé dans le cimetière qui s'étendait derrière la cathédrale de Nantes, se rattachent, d'après le beau catalogue du musée Dobrée de M. Costa, au groupedes sarcophages mérovingiens de la Loire et de la Seine.
On peut les dater de la fin du Vie siècle d'après la ressemblance du sarcophage de Saint-Similien à la tête décorée de trois croix, avec celui de saint Calétric (+ 573) conservé dans la crypte de la cathédrale de Chartres, et vu celle du sarcophage de la cathédrale de Nantes à la tête décorée de septcroix avec le sarcophage de l'évêque de Nevers, saint Arigle (+ 594).
Ce dernier n'est connu que par un dessin de l'abbé Lebeuf, mais fait partie d'un groupe bien caractérisé dont il subsiste à Nevers et dans la Nièvre dix-sept exemples aux têtes décorées de croix multiples.
On présente ici, les photographies prises au cours d'une mission dans la Nièvre pour le Recueil des monumentssculptésdu haut Moyen Age (IV Xe siècles),entreprissous la direction du Comité des travaux historiques (section d'archéologie), et-plus spécialement sous celle de M. Jean Hubert.
Cet important foyer nivernais, aux carrières abondantes, a dprofiter du voisinage de la Loire pour exporter ses produits, aussi en retrouve-t-on à Saint-Benoît-sur-Loire, à Orléans et à Nantes.
Les collections archéologiques du Musée Carnavalet renterment un lot de plaques-bouclesde bronze d'époque mérovingiennedont les plaques rondes portent, outre un décor géométrique, un masque humain. Ces boucles de provenance parisienne (fouilles du XIXe siècle) sont pratiquement inédites et complètent une série de pièces identiques récemment répertoriées et étudiées par l'archéologue allemand R. Koch.
On s'efforce de dater ces boucles de ceinture et d'en déterminer le lieu de production (la répar
tition des lieux de trouvaille dans le Bassin parisien indique-t-elle une fabrication en Gaule du Nord? ). On tente ensuite d'analyser le décor géométrique et surtout humain de ces garnitures de ceinture.
Deux abbayes de Saint-Florent ont existé au haut Moyen Age, la première au Mont-Glonne (aujourd'hui Saint-Florent-Ie-Vieilen Maine-et-Loire) la seconde au château de Saumur. Seuls les textes permettent d'étudier leurs bâtiments.
Le Mont-Glonne. L'habitat du Mont-Glonneest bien antérieur à la création de l'abbaye. Au Ville siècle existaient deux églises, Saint-Pierre, la paroisse, et Saint-Sauveur, l'abbatiale. Le corps de saint Florent avait été transporté à cette époque de la première dans la seconde, ol'on avait placé son tombeau entre l'autel matutinal et le martre-autel, dans une crypte à demi enterrée pourvue d'ouvertures permettant de vénérer le saint. L'abbatiale actuelle occupe, selon toute vraisemblance, l'emplacement de l'ancienne. Différents châteaux et enceintes se sont succédés sur le Mont-Glonne,qui permettent de localiser l'ancienne abbaye.
Le château de Saumur. L'histoire du monastère castrai de Saumur est liée à celle de la ville, à
partir du Xe siècle, date à laquelle elle prend son nom de Salmurus. Mais les origines de l'agglomération remontent à un oppidum gaulois auquel a succédé un castrum gallo-romain. Au Xe siècle les comtes de Blois élevèrent une enceinte autour du castrum. L'abbaye était située à l'est de cette enceinte. On possède des descriptions des différents bâtiments composant le monastère.
M. J. MALLET, martre-assistantà l'Universitéde Haute-Bretagne(Rennes-II) L'église Saint-Pierre d'Angers, d'après les textes et les fouilles.
L'emplacement de l'église Saint-Pierred'Angers a fait l'objet en juin 1971 de fouilles rapides et incomplètes,renduesdeplusaléatoiresparlesnivellementsetrecherchesdu XIXesièclesurlesquels on a peu d'informations.
Située au centre du cimetière chrétien du haut Moyen Age, réputée la plus ancienne d'Angers, et même par quelques érudits des XVIle et XVIIle siècles, cathédrale primitive de la ville, liée dès le XIle siècle à l'Université, l'église laissait espérer bien des découvertes, au moins une riche moisson de renseiqnements.
Aucun élément caractéristique n'a pu être attribué avec certitude aux époques mérovingienne et carolingienne. La grande découverte est celle des substructions d'un édifice que l'on peut mettre en rapport avec l'établissement au Xle siècle d'un chapitre de chanoines. Une reconstruction de la fin du XIle siècle a dprécéder un profond remaniement du
XVe siècle.
nom.
L'intérêt de l'étude monumentale de cette église réside dans l'exceptionnel accord entre une histoire besogneuse, qui montre ses clercs perpétuellement à la recherche de raisons de vivre et de s'imposer, et d'une évolution architecturale complexe qui tient compte de la nécessité de préserver et rendre accessibles les lieux de miracles tout en permettant l'édification des bâtiments correspondant aux prétentions de la communauté.
MARDI 28 MARS, à 9 heures,
Présidencede M. M. BRÉZILLON, SALLE 2
martre de conférences à l'Université de Paris-IVé
directeur de la circonscription des Antiquités préhistoriques de la région parisienne,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. J. L'HELGOUACH,
directeur de la circonscription des Antiquités préhistoriques des Pays-de-la-Loire.
Les dolmens angevins constituent un type propre à la région saumuroise du Val de Loire. Toutefois, si leur concentration est maxima dans la région Saumur-Loudun, on les retrouve dispersés beaucoup plus au sud. Ces monuments, assez facilement identifiables sur le plan architectural sont plus mal connus quant à leur mobilier. Le dolmen B d'Arlait, bien qu'appartenant au groupe architectural de la vallée de la Loire est au contact d'une autre variété de dolmens à couloir, les dolmens angoumoisins. L'étude du mobilier de cette sépulture permet de préciser l'occupation de ce type de mégalithes.
Il est difficile de le dire.
Etude de la gemme appelée callais par le minéralogiste M. Damour, par comparaison avec un terme de Pline signifiant probablement turquoise. Cette appellation a été une cause de confusion dans l'espritdespréhistoriens.Onpeutaffirmeractuellementquec'estun phosphated'alumine plus ou moins ferrifère, se rapprochant, tant de la vraie turquoise, tant de la variscite que l'on
rencontre en France, en Espagne et au Portugal et qui a été recherchée depuis le Néolithique moyen jusqu'à l'apparition des métaux. Nous donnons la composition chimique de quelques nouvelles perles de cette matière et quelques déductions que l'on peut en tirer.
Coïncidences,on lesrelèvetoutesdeuxsurdessupportsanalogueset leursauteurssontétrangers à notre peuple. Mais la première date très certainement de la Gaule romaine et la seconde vraisemblablementde la Gaule indépendante. La première, avec ses données si particulières, répond en effet comme un écho à des événements parfaitement recensés. Elle s'insère en outre, avec une utilité psychologiqueévidente, dans une campagne de christianisation des
lieux de culte du paganisme inaugurée quelques années plus t en Touraine. Il s'ensuit une datation relativement précise et l'attribution à l'un des plus grands évangélisateurs mondiaux. L'on remarquera au passage, l'influence exercée sur la toponymie locale.
Une étude morphologiquede la phrase constituant la seconde aura pour corollaire une proposition de traduction. Dès lors, cette invocation à une puissance naturelle pourrait conduire à une meilleure appréciation du peuplement de notre pays avant la Gaule et, peut-être même, à une identification des peuples connus de l'Antiquité sous le nom de «Peuples de la Mer».
MARDI 28 MARS, à 15 heures.
Présidencede M. A. CHASTEL, SALLE
1
professeur au Collège de France, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M. C.SOUVIRON,
conservateur du Musée des Beaux-Artsde Nantes,
et de M. J. LE BOUTEUX,
architecte en chef des Monuments historiques.
Ces deux dessinateurs sont connus grâce au Journal laissé par leur fils et petit-fils, Henri Lebert (1796 1862), lui-même dessinateur industriel à Munster (Haut-Rhin) et chroniqueur de
-
plusieurs voyages au Havre, ainsi que l'on verra dans la seconde communication. Jean-Pierre Lebert, né et mort à Paris, maître de dessin, homme fort cultivé, était en relation avec plusieurs dessinateurs et graveurs de son époque. On possède de lui un portrait et un seul croquis. Ses deux fils, Bonaventure-Marieet Jean-Baptiste, à leur tour, suivaient la vocation paternelle.
DeuxAlsaciens sur lelittoralatlantique.AproposdelacorrespondancedeJean-Daniel Scheurer, Nantaisd'adoption,avecsesparentsdeMunster. HenriLebert,dessinateurdeMunster,au Havre.
Enquêtesur l'orfèvreriedans le départementdu Morbihan.
Faisant suite à des répertoires sur les Ces-du-Nord et le Finistère, cette enquête donne une description détaillée des objets qui sont groupés par périodes, par jurandes et par orfèvres. Leur antiquité est assez grande puisqu'il se trouve des pièces du XIIe et du XIIIe siècle. On
dénote une influence angevine, au XVIIe siècle, et parisiennedu début jusqu'au XVIIIe siècle. Il y a cependant un style local qui se traduit dans la technique et dans la composition. Les jurandes de l'évêché de Vannes ne sont ni nombreuses ni très anciennes, mais il existait, avant leur création, des orfèvres relevant de la jurande de Nantes. Il est possible d'avoir une idée exacte de ce que fut la richesse de l'orfèvrerie en compulsant les anciens inventaires d'églises. Ce patrimoine fut amoindri pendant la Révolution par l'application des décrets édictés de 1790 à 1792. Mais la résistance aux mesures autoritaires s'organisa et beaucoup d'objets furent cachés chez des particuliers. On peut chiffrer, approximativement, le pourcentage des pertes à 62 Les 400 pièces encore existantes mettent le Morbihan en bon rang, de pair avec le Finistère.
Due à l'initiative de négociants installés à Bordeaux, la Galerie bordelaise fut construite de 1831 à 1834 sur les plans
de l'architectedu département Gabriel-Joseph Durand (1792-1858), membre de la dynastie des Durand qui dirigèrent les chantiers bordelais de Victor Louis. La Galerie, située dans un immeuble à la sobre façade néo-classique, présente la structure traditionnelle du passage ouvert à chaque extrémité par une voe en plein cintre formant un arc appuyé sur des colonnes et prenant le jour par une verrière à charpente métallique.
LesArchivesdépartementalesde laGirondeontacquisrécemmentlesportefeuillesdel'architecte Durand qui contiennent une documentationinédite et complète, véritable catalogue d'un vocabulaire décoratif néo-classique, qui permet en outre de se faire une idée de l'aspect brillant et très coloré que la Galerie a aujourd'hui perdu.
—
légende surréaliste malgré lui. Il n'avait que 23 ans lorsqu'il mourut à Nantes d'une trop grande absorption d'opium dans la nuit du 6 au 7 Janvier 1919. André Breton l'avait connu en 1916 à Nantes, à l'hital de la rue du Boccage. Il fut pour lui une révélation tant par son «Umour» que par sa façon déconcertante de vivre. Cette rencontre a joué un re déterminantdans la naissance du surréalisme.
MARDI 28 MARS, à 15 heures
PrésidencedeM.M.ROBLIN, SALLE 2
directeur de recherche au C.N.R.S.,
secrétaire de la section d'archéologieet d'histoire de l'art
du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.A.GRABAR,
membre de l'Institut,
professeur honoraire du Collège de France,
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques.
Une voie antique allait droit de Rennes au Mont-Saint-Michel, et de l'autre cé de la baie repartait de Genêts vers Coutances. Une autre voie ajoutait seulement une lieue gallo-romaine (environ 2210 mètres) en se détournant par Avranches. L'état de la baie et la possibilité de la traverser, suivant l'heure, par terre ou par mer, apparaît comme aujourd'hui dès les premiers siècles de notre ère, et sans doute bien avant.
Les textes médiévaux parlent de submersions, mais celle de la baie semble bien antérieure
Rezé avec le Poitou.
Après un examen des recherches effectuées par les archéologues locaux, l'auteur expose le résultat de travaux combinant l'étude de la cartographie ancienne, de la photographie aérienne et des cadastres.
11 en résulte la découverte d'une voie joignant directement Rezé à Poitiers par Vallet et Cholet, sur laquelle s'est superposé partiellement la voie romaine de Portus Namnetum à Segora représentée sur la Table de Peutinger. L'auteur étudie pas à pas ce dernier trajet, à la suite de la découverte dans les archives de la Société des antiquaires de l'Ouest, de travaux non publiés dus au commandant D.-M. Marié. Ces travaux contestent à l'aide d'arguments controuvés le trajet réel repéré sur le terrain par les divers auteurs. L'auteur estime que le tracé seul d'une voie antique est insuffisant à la caractériser et que les travaux publiés doivent indiquer si l'analyse cadastrale a été ou non effectuée.
L'auteur étudie ensuite le trajet du chemin quittant, près de Vallet, la voie romaine de Portus Namnetum à Segora. Ce chemin descendait à Cholet en suivant sensiblement le trajet du «Chemin de Nantes» de la carte de Cassini et arrivait à la porte Bertonaise de Cholet. L'auteur constate la présence de microtoponymestels «Chemin Berteau» et «Chemin Berti» confirmant la continuité du chemin issu de Rezé. L'auteur expose les arguments militant en faveur de l'antériorité de ce chemin par rapport à celui venant de Nantes, à la réunion desquels il croit trouver les preuves d'une rupture volontaire du chemin primitif, similaire à celle constatée à Fay-l'Abbesse (Deux-Sèvres) sur la voie de Poitiers au profit de la station des Cranières, station située à XXXIII lieues de Segora et à XX1X de Poitiers. Cette mesure aurait, avec d'autres, contribué à la décadence de Rezé et à l'essor de Nantes.
Après quelques précisions minéralogiques et géologiques sur les gisements stannifères de l'Ancien Monde, et en particulier de la Bretagne, on envisage les possibilités de découverte du vrai bronze, c'est-à-dire de l'alliage du cuivre et de l'étain, de son monopole et de son commerce. Lesanalyseschimiquesetspectrographiquesmontrentuneévolutionde sa compositionsuivant les possibilités des différentes régions au cours des âges et le remplacement plus ou moins important de l'étain dans le bronze par le plomb, le zinc et même l'antimoine. Les fluctuations de la composition des pièces de monnaie suivent quelque peu cette évolution et fournissent des indicationsprécieuses sur l'histoire de la numismatique.
Fabrication et utilisation de l'étain métallique souvent mêlé de plomb.
Se fondant sur les données de la minéralogie, de l'archéologieet sur les rares témoignages textuels, l'auteur tente de dessiner l'évolution de la production d'étain de l'âge du Bronze jusqu'à l'aube du Bas Empire.
L'exploitation des gisements étudiés, Abbaretz (Loire Atlantique) et La Villeder (Morbihan) semble cesser vers les débuts de l'âge du Feret ne reprendre que beaucoup plus tard, vers les débuts de notre ère. Quelles ont pu être les causes de ces fluctuations, ont-elles affecté le grand commerce armoricain à l'époque antique?
L'auteur se propose, non pas de répondre à ces questions, mais de faire le départ entre les hypothèses et les certitudes et de définir quelques directions de recherches
JEUDI 30 MARS, à 9 heures.
Présidence de M. P. LELIÈVRE, SALLE
1
professeur à l'Université de Tours, professeur à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M. X.du BOISROUVRAY,
directeur des Services d'archives de la Loire-Atlantique, conservateur en chef pour la région des Pays-de-la-Loire, et de M. PRUNET,
architecte en chef des Monuments historiques.
Le tombeau de François 11 à Nantes montre la survivance du vieux thème médiéval des «pleurants» auprès de l'iconographie nouvelle et du décor de la Renaissance. Les personnagesrevêtus du grand manteau de deuil, la tête couverte du chaperon sont empruntés aux imagiers des ducs de Bourgogne, Claus Sluter et Antoine Le Moiturier, que Michel Colombe qualifiait, à propos des tombeaux de la famille de Savoie pour le prieuré de Brou, de «souverains tailleurs d'images». Cet exemple devait être imité au tombeau des cardinaux d'Amboise ainsi qu'au tombeau de Marguerite de Bourbon.
M.J. de LA ROBRIE, membre de la Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-
Atlantique. Nantes en 1646 d'après les maîtres hollandais Lambert Doomer et Guillaume Schellinks.
Fils d'Hermann Doomer, ébéniste illustre qui encadrait les tableaux de Rembrandt, Lambert Doomer vient séjourner
à Nantes en 1645. Il est rejoint le 17 mai 1646 par son camarade Guillaume Schellinks. Les deux artistes, très jeunes alors, dessinent de compagnie de nombreux sites et monuments de Nantes, avant de repartir ensemble le 3 juillet 1646 pour remonter la Loire et faire un tour d'Europe. Leurs dessins sont répartis de nos jours entre les grands musées de l'Eu
rope. La communication rassemble et coordonne ces images dispersées et les commente en s'aidant
duJournaldevoyagequetinttoutesavieGuillaumeSchellinksetdont lemanuscritappartientà la Bibliothèque royale de Copenhague.
Quatre actes passés par ce sculpteur (l'engagement comme apprenti de Clément Métezeau, deux associations dont une avec Salomon de Brosse et un marché de cheminées pour le château de Liancourt) ont été retrouvés ainsi que beaucoup d'autres de ses trois fils comme lui sculpteurs et auteurs de nombreuses épitaphes.
Germain, l'aîné, principal collaborateur de son père et son successeur dans ses charges passa d'importants marchés pour les tombeaux de Robert de La Vieuville et de son épouse, d'Antoine de Chastelux et de Charles de Ficte. Nicolas, le second, aussi garde des antiquités du roi, réalisa
avec Antoine Fournier, son cousin germain, la tombe de Louis Hesselin dans l'église Marie-Madeleine de la Cité. Le troisième, Pierre n'est connu que par des épitaphes plus ou moins importantes.
Un ami de Mathieu Jacquet, Thomas Thourin, collaborateur aussi de Jean Séjourné, sculpta au moins de 1586 à 1628, fit aussi des épitaphes et des statues pour le couvent des Célestins à Paris, avec son frère Nicolas auteur de statues en papier mouillé de deux pieds de haut.
L'auteur, membre de l'équipe de chercheurs chargée sous la direction de M. Mollat, de l'inventaire des ex-voto maritimes sur le territoire Français, se propose de présenter, dans l'article, les raisons, les buts, et l'état d'avancement de cette enquête qui a débuté en 1970.
L'accent est d'abord porté sur l'urgence d'un tel inventaire face à la recrudescencedes vols et des destructions affectant le mobilier des édifices cultuelset les objets votifs, en particulier
L'auteur, après avoir défini le type d'objets à inventorier, et tenté un essai de catégorisation, aborde les problèmes relatifs à la réalisation de l'enquête. Il présente la méthode suivie pour la prospectionsur leterrain,etpourl'établissementdesdossiersde description
son propos est éclairé par des exemples. Par la suite, l'auteur dresse le bilan de l'inventaire
En conclusion, est présenté le programme pour l'année 1972 de l'enquête sur les ex-voto maritimes.
Parmi les formes produites se trouve un vase caréné, à rebord droit, manifestement inspiréd'une forme plus ancienne, à lèvre évasée (fm. 29). Les décors sont composés de guirlandes, de panneaux, de médaillons, de rinceaux. Les motifs sont identiques à ceux des vases hémisphériques
contemporains (fm. 37).
Les productionsde l'atelier attestent l'influence de l'art indigène, et la présence de cette forme carénée, plus fréquente qu'à Lezoux, peut être comprise comme un retard sur les grands ateliers qui inspirent la sigillée de Toulon-sur-Allier.
Remarques sur les oscilla gallo-romains en argile des ateliers du centre de la Gaule
Les ateliers de céramistes gallo-romains du centre de la Gaule ont produit non seulement des vases en sigillée lisse et
moulée, mais toute sorte de produits céramiques. Parmi ceux-ci, des oscilla.
Ils se présentent comme des plaques d'argile circulaires, percées de trous de suspension,avec un décor moulé
la reconstitution des décors.
L'art de ces oscilla est assez original, dans la production gauloise. Quels sont leurs prototypes? Ont-ils exercé une influencesur les autres productionscéramiques? Combien de temps les a-t-on fabriqué? Beaucoup de questions restent pendantes encore.
Cent vingt lampes ont été inventoriées. Le bec a été retenu comme critère de classement. On a tenté de compléter la typologie de Michel Ponsich par quelques remarques sur le disque supérieur, et plus particulièrement, sur le bandeau. L'ornementation est répartie en fonction de l'organisation de l'espace. Elle s'inspire des thèmes iconographiques chers à la société du haut et bas-empire romain.
La Maurétanieoccidentale a connu, au cours du 1er siècle avant notre ère, un développement urbainconsidérable, avec lafondationdetroiscolonies parOctaveetl'embellissementdeplusieurs villes par le roi Juba II. Or, de nombreux vestiges datés du premier état de ces cités, ont traversé les siècles et ont subsisté jusqu'à l'abandon du pays par les Romains. C'est ainsi qu'avant l'épanouissement du style corinthien sous les Antonins et les Sévères, l'ordre toscan, particulier à la Rome républicaine,s'estrépandudansl'architecturedu Marocantique. Nombrede chapiteauxetde bases d'ordre toscan se reconnaissent dans les ruines de Lixus, Volubilis, Sala, Mogador, Banasa, et ces éléments furent souvent réemployés deux ou trois siècles après leur fabrication.
Bien que la bibliographie sur le sujet soit rare et dispersée, M. Lézine a particulièrement étudié les chapiteaux toscans de Tunisie. On retrouve des éléments de ce style en Algérie, mais aussi en Espagne, oils abondent, ainsi qu'en Norbonnaise. Cet «ordre dorique romain», (comme on l'appelle parfois), qui se distingue cependant par la variété de ses profils et de sa modénature de l'ordre dorique grec, caractérise l'architecture de la fin de la République romaine et du début de l'Empire, en sa période julio-claudienne. La mise en évidence de ces vestiges est donc d'une importance certaine pour l'étude de l'urbanisation en Maurétanie tingitane.
* ,
JEUDI 30 MARS, à9 heures SALLE 2Présidence de M. L. FOUCHER,
directeur de la Faculté de sciences de l'homme de l'Universitéde Tours, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques.
Un essai de synthèse peut être réalisé en se basant sur les collections des musées de Nantes, Vannes, Carnac, Rennes, Quimper, et sur la céramique livrée par le site de Rézé-les-Nantes (Ratiatum). A la lumière de ces documents, les régions concernées des Pays de Loire et d'Armorique présententledoubleintérêtd'avoirété, aucoursdespremierssièclesdenotreère,à lafoisdes zones de peuplement sédentaire et des régions de passage et de transit pour des courants économiques importants, conditionnés par leur situation géographiqueexceptionnelle (grande voie navigable du Liger) et par le développement routier important dès le règne de Claude.
Laproductiondesvasessigillésde LaGraufesenqueapourcaractéristiquedefournirdes séries normalisées, à l'intérieur desquelles on peut observer des milliers d'exemplaires, sans changement notable dans la forme. Mais, à cé de ces séries «fortes», il existe des produits fabriqués en petite quantité, qui sont, le plus souvent, le résultat d'une contamination secondaire de deux formes principales. Ces vases, dont on ne retrouve que quelques dizaines
d'exemples, ont l'avantage d'être mieux datés que leurs illustres concurrents, précisément parce qu'ils n'ont pas
connu de longues périodesde production.
Ainsi, entre les calices «en cloche», de forme Dragendorff 11,et les vases cylindriques de forme Dragendorff 30,
apparaissentdes sériessecondaires,partiellementcataloguées par
F. Hermet et beaucoup mieux connues depuis la reprise des fouilles à La Graufesenque. Ces découvertesrécentes,qui
apportentdes profils complets,permettentd'identifieret dedater uncertainnombrede
trouvaillesantérieures,signaléesçàetlà,en France,enAngleterre,en Allemagne ou en Espagne, et qui deviennent de
précieux jalons dans l'étude de la commercialisation des céramiquessigillées.
Toulon-sur-Allier. L'atelier de Toulon-sur-Allier est surtout connu pour ses statuettes et terre blanche, mais il
a aussi missur lemarchégallo-romaindessigillées lisseset moulées,venduesjusqu'en Normandie et en Grande-
Bretagne. Les fouilles de ces dernières années nous ont donné un abondant matériel archéologiquedu milieu du XIe
siècle, la grande période de l'atelier.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures
Présidence de M. P. VERLET, SALLE
1
conservateur en Chef du département des objets d'art
du Musée du Louvre,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M.M. BAUDOT,
inspecteur général des Archives de France,
président de la section d'histoire moderne
du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. D. COSTA,
conservateur du Musée Dobrée de Nantes.
Les collections de céramique médiévale des musées de Bourges proviennent en majeure partie des séries réunies
autrefois par les membres des sociétés savantes locales, notamment par Alfred de Lachaussée, Charles de
Laugardière, Julien de Saint-Venant et le lieutenant-colonel Dervieu. Récemment, d'intéressantséléments ont été
recueillis à l'occasion de travaux et de fouilles dans la ville. Leur confrontation permet de présenter l'esquisse d'un
tableau typologique en dépit de l'incertitude de la chronologie et des centres de production.
Enquête et perspectives.
1. Enquête.
— Réalisation de cette enquête. Problèmesde méthode.
—
— Constitutionde dossiers épigraphiques. Réalisation d'un dossier général test pour les inscriptions de Saint-Hilaire-
Ie-Grand de Poitiers.
—
II. Perspectives. Epigraphies et paléographie.
—
Epigraphie et langue. Latin et langue vulgaire
—
Epigraphie et sources. Bible
—
formulaires.
La thèse de R. Vaultier a révélé la richesse et la nécessité de l'étude du «folklore historique». Mais,enraisonde
l'inégalitéde ladocumentationetdesdifficultésd'interprétation,méthodeset résultats du «folklore historique» et du
«folklore contemporain» ne peuvent-ils pas être associés?
L'étude de la géographie, de la genèse et de l'évolution de la pratique des «clefs de saint-Pierre» montre l'intérêt mais
aussi les difficultés de ce genre de recherches. Cette pratique superstitieuse est attestée dès la fin du Moyen Age
jusqu'au début de l'époque contemporaine dans le Midi de la France. Son apparition peut s'expliquer en grande
partie, par le
«potentiel folklorique» de saint Pierre en milieu rural. Mais elle est peut-être née aussi d'initiatives pontificalesdu
haut Moyen Age. Malgré sa diffusion sociale, elle a connu, semble-t-il, depuis la fin du Moyen Age un recul
géographiquequi a fait du Midi un bastion des «Clefs de saint Pierre».
L'auteur se propose de présenter un inventaire et une analyse des traces iconographiquesdu culte de saint Sébastien, encore visibles de nos jours dans la région de Bretagne correspondant à l'ancien diocèse de Cornouaille.
L'auteur, dans un premier temps, présente les motivations de la vénération des populations cornouaillaises du XVe au XVIIIe siècle envers saint Sébastien. Puis il donne la liste de 150 représentations iconographiquesde ce saint (pour leur immense majorité des statues) qui subsistent dans les églises, les chapelles et les musées de Cornouaille. Par la suite l'auteur présente, avec documents photographiques à l'appui, les résultats de l'analyse iconographique d'une cinquantaine de statues de saint Sébastien se trouvant dans les édifices culturels de Cornouaille du sud. Cette analyse permettra de montrer les fluctuations importantes et l'évolution intervenues, au cours des siècles, dans une même unité géographiquedu type de représentation de saint Sébastien. Un essai d'explication de cette évolution est tenté
En conclusion, l'accent est mis sur l'apport notable que peut constituer, pour l'histoire des mentalitésreligieuses, l'utilisationd'uneanalyseiconographiquedetypescientifique.
SECTION DE GEOGRAPHIE
LUNDI 27 MARS,à15heures
Présidence de M.P.GEORGE,
professeurà l'Université de Paris-l,
président de la section de géographie
du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
et de M. J. GRAS,
directeur de l'U.E.R. Institut de géographie et d'aménagement régional de l'Université de Nantes.
l'aval de Saumur.
Le tracé de la basse vallée de la Loire, comme celui des vallées du littoral atlantique du Centre-Ouest, a une très
grande ancienneté (il est probablement prêcrétacé). Il longe une zone d'effondrementquiprolonge,auSud-Est,
lasériedes dépressionssublittoralessud-armoricaines. Des facteurs isostatiquessont en relation étroite avec l'instabilité
tectoniquede cette zone.
M.A.CLOS-ARCEDUC,professeur à l'Ecole nationale des sciences géographiques, membre du Comité des travaux
historiques et scientifiques, Iles et ponts de la Loire maritime.
2°sur celle à 1/80 000 (env 1860)
On constate que celles figurant sur la carte de Cassini sont généralement restées en place, maisenrobéesdans
desalluvions nouvelles,qui sesontdéposéesà l'avalou àl'amont,parfoisaux deux simultanément. L'estuaire, à
l'exception du cours navigable, a été comblé entre Couëron et Donges.
L'examendescouverturesaériennesrécentesa permisd'expliquerune partiedesphénomènes observés.
M.B. BOMER, chargé d'enseignement à l'Université de Tours
-
Évolution du lit mineur de la Loire entre les confluents de la Vienne et de la Maine.
Dans le cadre d'études visant à améliorer la navigabilité de la Loire, les services des Ponts et Chausséesont levé à
deux reprises, en 1899 et 1900, à dix-huit mois d'intervalle, une carte détaillée du lit de la Loire entre Candes et La
Pointe. L'étude de ce document, conservé à la bibliothèque d'Orléans (fonds Guillon), permet de suivre sur une
brève période l'évolution des topographies de fond du lit et d'en apprécier la mobilité.
(satellite ERTS-A).
Le programme de télédétection FRALIT (French Atlantic Littoral) associe l'Institut géographique national et
l'Université de Poitiers à l'Ecole pratique des hautes études, 3e section
national d'études spatiales à la NASA qui l'a accepté dans le programme du satellite ERTS-A. Ce satellite, qui doit
être lancé en mai 1972 sur une orbite presque polaire sans excentricité, survolera la Terre à une altitude d'environ
930 kilomètres
il renouvelleralacouvertureduglobetousles 18jours.Cesatellite,spécialementconçupour êtreutilisé par les sciences de
la Terre, fournira, pour le projet FRALIT, des données par le système de télévi
sion RBV (Return Beam Vidicon) d'une part et par le spectromètre multispectral MSS (Multispec
tral Scanner) d'autre part.
Le domaine concerné s'étend entre 44° 19' et 51°30' de latitude nord. 11 couvre la plupart des marais littoraux français
COLLOQUE DE GÉOGRAPHIE ET HISTOIRE DES PAYSAGES AGRAIRES
DANS L'OUEST DE LA FRANCE
organisé par MM. Jean RENARD et J. M. PALIERNE,
U.E.R.Institut de géographie et d'aménagement régional de l'Université de NANTES
Colloque commun aux sections de géographie, de philologie et d'histoire jusqu'à 1610, d'histoire moderne et contemporaine
MARDI 28 MARS, à 9 heures
Présidence de M. A. CLOS-ARCEDUC,
professeur à l'Ecole nationale des sciences géographiques, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.J. RENARD
martre-assistant à l'Université de Nantes, U.E. R.Institut de géographie et d'aménagement régional.
Ces derniers îlots d'openfield dont l'existence est encore attestée vers 1840 ont été progressivement submergés par le bocage, tandis que l'habitat se dispersait. Dès le XVIIIe siècle l'embocagement était très avancé.
Il faut en chercher les causes d'abord dans la crise du bois qui a sévi gravement dans le Maine à causedesindustriesgrossesconsommatricesdecharbon de boisqui sesontdéveloppéesà partirdu XVIe siècle. Dès le XVIle siècle on perçoit à divers indices l'intérêt nouveau porté au bois des haies, au XVIIIe siècle on plante à tour de bras des «hayes neuves». Cette crise s'est prolongée très avant dans le XIXe siècle puisque les dernières forges ont fermé sous le Second Empire et que la guerre de 1914 a fait disparaître la dernière verrerie.
Mais bien avant cette date, l'élevage avait pris le relais, les ormeaux ont longtemps fourni dans les champagnes un précieux supplément de fourrage et la haie, c'est aussi la clure de la prairie, la protection du champ contre les animaux, plus nombreux à partir de la fin du XIXe siècle dans ces régions primitivementcéréalières.
Aujourd'hui le progrès de la culture mécanisée, le retour récent à une agriculture céréalière sont entrain de rendre aux champagnes leur physionomiedécouverte, mais avec un dessin parcellaire aux mailles élargies, tout différent de l'openfield laniéré primitif.
L'auteur tente de dégager les caractères agraires essentiels des exploitations angevines des riches vallées de la Sarthe et du Loir au XVIIle siècle.
Il esquisse ensuite une typologie des exploitationsagricoles de ces deux vallées à partir des descriptions détaillées d'une centaine d'entre elles, soulignant l'opposition entre la structure équilibrée des métairies et l'anarchie apparente des «directes» seigneuriales dont les parcelles cultivées constituent une simple «massede manœuvre»,tandisque, localement,les closeriespeuventparaîtreplus avantageuses si elles possèdent un petit vignoble comme c'est la règle sur les coteaux.
En 1969, entre Loire et Sarthe, dans le Nord-Est angevin, 28,3 des terres appartiennentà des citadins. L'emprise foncière citadine oppose vigoureusement la vallée d'Anjou, monde libre de petits propriétaires-exploitants, au
Plateau baugeois ola propriété de la ville reste un élément fondamental desstructuresagraires. Maisl'auteurs'attache surtoutà montrerl'originalitéducomportementdes propriétaires angevins et parisiens.
Il recherche la puissance foncière d'Angers mais découvre celle de Paris. La capitale française possède, grâce à la grande propriété et à la propriété noble, plus du tiers de l'emprise foncière citadine et un hectare sur dix appartient à un Parisien.
Pourtant, sous la Restauration, Angers étalait un puissant rayon foncier jusqu'aux portes mêmes des petites villes locales
La forture foncière parisienne actuelle, dans le nord-est de l'Anjou, ne doit pratiquement rien à
l'investissementvolontaire,maisrésulted'unemigrationangevine,accéléréeaprès 1920,véritableponction sur la forture d'Angers.
Pour la première fois en 1970 le département des Ce-du-Nord a été déficitaire en céréales. Dans son revenu brut, la production végétale n'atteint pas 10 %, alors que la production animale monte à 90
Pendant longtemps, pour des raisons physiques et humaines complexes, le bon pays a été celui de la ce (Armor) opousse le blé, surtout sur la branche orientale de la baie, la culture du blé y va de pair avec l'aisance générale, tandis que l'intérieur (Argoat) est voué aux céréales pauvres et au sarrasin, selondescombinaisonsotrouveplaceunélevageplusou moinsimportantdu cheval. Au cours du XIXe siècle, la culture du blé gagne par rapport à celle des autres céréales et
1933. Ce raz de marée du blé se maintient jusqu'en 1955 ose produit la révolution
culmine en fourragère avec la culture de l'herbe qui permet l'accroissement du cheptel, notamment laitier. A partir de 1965, la recherche du rendement par tête fait retrouver l'habitude céréalière aux cul
tivateurs qui alimentent alors le bétail porcin, puis bovin, en mais hybride. Cette nouvelle révolution production intensive de viande à partir de céréales fait redémarrer les cultures céréalières, et tout-spécialement à l'est de la baie.
MARDI 28 MARS, à 15 heures,
Présidence de M. F. FÉNELON,
professeur à l'Université de Tours, Faculté d'aménagement, géographie, informatique, vice-présidentde la section de géographie du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.J.MI ÈGE,
professeur à l'Université de Nice,
directeur du Laboratoire de géographie Raoul-Blanchard.
Les variations de l'espace boisé en Touraine.
En Touraine l'arbre est partout présent
Les implantations gallo-romainesparaissent plus importantes, en particulier le long des vallées de la Loire, du Cher, de l'Indre et de la Vienne
mérovingiens, les paroisses apparues avec saint Martin, permettent de reconstituer les étapes de l'occupation
humaine postérieure au monde romain. La carte des prieurés créés du IXe au XlVe siècles, des textes, suggèrent les progrès des déboisements, qui furent essentiellement monastiques
A cette date, la partie centrale du Bocage angevin est toujours dominée par un assolement biennal extensif etpeu rigoureux. Sans maintenir l'élevage dans une position mineure, il souffre à la foisde la carence des capitaux et del'isolement. Cependant, alors quese confirme le retour vers lesbauxàcolonagepartiaire,lestypesd'exploitationsagricolesrestentvariés
Le Pont-Long, plateau situé au nord de Pau, est une portion d'un glacis alluvial construit, à la fin du Tertiaire et au début du Quaternaire, par un fleuve issu des Pyrénées. A l'état naturel c'était un terrain marécageux couvert de maigres bois et landes.
Pendant des siècles, le Pont-Long fut occupé par les montagnards de la vallée d'Ossau qui le maintenaient à l'état de terrain de parcours pour leurs troupeaux transhumants. Ils se sont violemment opposésauxdéfrichementsdescultivateursdescommunesavoisinantes,etcen'estqu'au XIXesiècle qu'eut lieu un partage qui laissa à la vallée d'Ossau la moitié de la superficie de la lande et partagea le reste entre les trente et une communes riveraines.
Avec les techniques anciennes, la mise en valeur de ces terre, acides et pauvres, était difficile et surtouttrès
lente.Quelqueséchecsde cultureengrand,dont celuid'unesociétéaprès 1870,n'encouragèrent pas à abandonner le mode d'exploitation traditionnel, qui consistait simplement à couper la tuie pour l'utiliser comme litière puis fumier de ferme.
Il fallut, pour faire disparaître cette antique forme de mise en valeur, attendre le milieu du XXe siècle, avec l'adoption des variétés de mais hybrides, la généralisation de l'emploi du tracteur et les progrès de la pédagogie et de la biologie végétale.
Lalandedu Pont-Longaétéaujourd'huientièrementdéfrichéeetportedebellesculturesde mais
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
Présidence de M. A. CHARTON,
inspecteur général honoraire de l'Education nationale, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, et de M.M. GAUTIER,
professeur à l'Université de Haute-Bretagne (Rennes-II).
Au nord de Nantes, la commune d'Orvault connaît depuis une dizaine d'année une croissance accélérée. Mais l'urbanisation a été longtemps étroitement circonscrite au sud de la vallée du Cens, entre la route de Vannes et la route de Rennes, et cela sans aucune altération du paysage ni même des fonctions sur le reste du territoire de la commune, le centre communal lui-même conservant l'aspect étriqué et vieillot d'un petit bourg rural.
il fautespérerquecettechancenesera pas perdue.
Produit de haute qualité, le cognac a toujours nécessité des structures de commercialisation originales et les maisons de cognac, en dépit de leur taille médiocre (moins de 6 000 personnes employées) représentent un poids économique important (plusde 103 milliards d'anciens francs de chiffre d'affaires en 1970).
Pendant longtemps, représentants des acheteurs étrangers, les négociants sont devenus des banquiers et des régulateurs des prix, ce qui a amené d'une part, un changement de la localisation géographique de ces maisons, pratiquement absentes du littoral et, au contraire, concentrées au cœur du vignoble et d'autre part, l'établissement de liens de plus en plus étroits entre la viticulture et le com
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bles, que ne peuvent posséder les trop nombreuses petites maisons, aux structures familiales et au
chiffred'affaires limité.L'introductiondescapitauxétrangerset laconcentrationdececommerceen sont les deux conséquences principales.
Selon le docteur Merle, la métairie dans la Gâtine poitevine est la forme de mise en valeur de tout ou partie d'un domaine acquis depuis le XVIe siècle aux dépens de finages de hameaux. Le bocage ven déen présente nombre de cas semblables.
Ainsi constituée la métairie a pu évoluer dans le temps. Le domaine de Bouzillé, commune de Melay dans le Maine-et-Loire, a vu ses métairies se scinder en deux unités sous la pression démographique ou les effets d'une mise en valeur plus intensive.
Actuellement, et contrairement au passé, l'évolution est rapide et complexe, contrastant avec la stabilitédesdernièresdécennies.Lesmétairies,ou lesdemi-métairies,disparaissent parsuitedes l'exode rural. Trois destinations sont alors relevées dans l'exemple cité. Dans un premier cas, tout ou partie de l'exploitation est confié à un voisin. De là, reconstitutionde la métairie, mais la structure des bâtiments n'est pas adaptée à la nouvelle unité, de nouveaux aménagements seraient nécessaires. Dans le second cas, le propriétaire exploite directement les parcelles abandonnées. Avec les départs successifs, les terres en faire-valoir direct se répartissent alors en ilots disjoints. Enfin, solution nouvelle et digned'intérêt, des parcelles sont louées à des agriculteurs voisins du domaine, mais jusque-là indépendants à son égard
VENDREDI 31 MARS, à 9 heures,
Présidencede M. M.LARNAUDE,
professeur honoraire de la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.A.VIGARIÉ,
professeur à l'Université de Nantes, U.E.R. Institut de géographie et d'aménagement régional.
M. J. RIBLET, chargé de travaux aux U.E.R. de Médecine de l'Université Claude-Bernard (Lyon-I) Esquisse provisoire du climat solaire sud-armoricain.
Bien qu'étant l'une des conditions naturelles dont l'influence sur le tourisme et sur l'aménagement littoral est loin d'être négligeable, le climat solaire ne peut être suffisamment pris en considération dans la région concernée, faute de séries d'observationsactinométriquessuivies.
Contribution à l'estimation du climat solaire de la haute montage pyrénéenne.
L'apport calorifique dau rayonnement solaire direct est, on le sait, un important facteur du
climat, et cependant, nombreuses sont encore les régions oil n'a pu faire l'objet de déterminations précises, vu l'assujettissement qu'imposent les observations actinométriquessuivies. Afin de pouvoir combler cette lacune pour la haute montagne pyrénéenne, l'auteur a cherché et réussi à exprimer,
au moyen d'une formule expérimentale, la valeur instantanée de l'intensité de la radiation solaire directe parvenant au sol, en fonction de la distance zénithale du soleil et de l'altitude du point de station.
Largement balayée par les vents marins de secteurs W-SW, bénéficiant de vastes plages sableuses, la Ce d'Opale, en particulier le secteur compris entre la baie d'Authie et l'embouchurede la Canche, jouit d'un climat vivifiant et tonique, dont l'intérêt médical a été reconnu il ya plus d'un siècle.
Les dissemblancesactuelles résultent de deux évolutions assez divergentes. Berck concentre tous les établissements spécialisés (sanatoriums, aériums,maisons d'enfants à caractère sanitaire). Cet équipement médico-hospitaliera pesé sur le développement touristique. Hier station de grand luxe, Le Touquet reste ville de plaisance.
Par la vertu d'un passé touristique chargé, la Ce d'Azur offre un remarquable laboratoire à l'analyse des influences des conditions naturelles sur les types d'implantation touristique. En effet, aux prix de deux siècles d'aménagement, paysages et environnement du littoral méditerranéen ont été radicalement modifiés.
Les divers mérites du climat n'ont pas été reconnus, appréciés, ni exploités d'emblée. Paradoxalement, le choix initial des meilleurs sites ensoleillés pendant la saison d'hiver a conduit à organiser et à peupler la mince bande littorale enserrée entre mer et montagne, de Nice à Menton. La mise en place d'une saison d'été et le succès des ébats nautiques ont singulièrement valorisé les cordons littoraux et les zones de colmatage des petits fleuves ciers, déplaçant vers l'ouest les zones d'attraction.
Le tourisme d'été, tourisme de masse, justifie des aménagements nouveaux et déclasse les installa
tions mises, au début du siècle, au service du tourisme aristocratique. Il y a divorce entre la clientèle
d'âge m de la saison d'hiver, le peuplement de retraités installés à longueur d'année et la bruyante
jeunesse qui se contente des installations provisoires du camping et utilise à plein la fraîcheur relative
les pres qu'iles, les collines, ou encore, les cités lacustres et les ports de plaisance.
Des travaux achevés depuis peu ou en cours d'achèvement sur le littoral continental de la Baie de Bourgneuf, entre Pornic et Les Moutiers, perturbent d'ores et déjà les équilibres naturels. Les uns (Les Moutiers) ont pour objet de protéger des attaques de la mer une falaise tranchant un matériel tertiaire et quaternaire en voie de recul relativement rapide.
organisé par M. A. VIGARIË, professeurà l'UniversitédeNantes,U.E.R.
Institutdegéographieetd'aménagementrégional
des transports (marché des frets) et sur le plan politique (organisation des marchés agricoles).
Avantageset inconvénientspour la Franceet pour chacun des pays.
Analyse détaillée des échanges avec le Danemark et la Norvège
Analyse entre notre marché régional, nos ports et les Iles Britanniques. Analyse détaillée par postes d'échanges avec le marché régional. Analyse du trafic portuaire déclaré de Saint-Malo à La Rochelle. Points de fixation régionaux (origine et destination) du trafic exporté et importé par les lie Britanniques.
Etude des chances de succès de nouvelles liaisons (trafics divers) depuis Saint-Malo ou Roscoff, Brest, La Rochelle, Nantes, Saint-Nazaire.Principauxflux de trafics spécialisés (vrac, hydrocarbures) susceptiblesde varier du fait de l'arrivée de la Grande-Bretagnedans le Marché commun. Autres conséquences de l'élargissementdu Marché commun.
INDEX
INDEX DES PRÉSIDENTS DE SÉANCE ET DES AUTEURS DE COMMUNICATIONS
Abélès (J.-C.), 42 Andrieu (L.),46 Aupest-Conduché (Mme D.), 85
Bailbé(N.),81 Bailly(P.),98 Baudot(M.),23,58,76,98 Bautier (MlleG.), 16 Bautier(R.-H.),7,29 Bavoux (MlleP.), 19 Bégué (Mme S.), 74 Bellancourt (G.), 84 Benoit (P.), 29 Billich (A.), 58 Bois (P.), 37 Borner (B.), 103 Bossis (P.), 60 Boudot (F.), 65, 74 Bouhier(C.),29 Bouloisseau (M.), 37, 38 Bourrachot (Mme L.), 72 Bousquet (J.), 8 Boussard (J.), 14 Bouvet (C.), 106 Brejonde Lavergnée (J.), 10, 19 Brézillon (M.), 83, 88 Buttet (Colonel H. de), 44 Coralus-Barré (L.), 21 Cavignac (J.), 11 Cazenave (Mlle A.), 9 Chaboche (R.),45 Chagiot (J.), 40 Champigneulle (A.), 93 Charton (A.), 110 Chassagne (S.), 65 Chastel (A.), 90 Chéreau (C.), 106 Clause (G.), 58 Clémens (J.), 98
Clos-Arceduc (A.), 103, 105 Collin(H.),32 Compan (A.), 24 Corvisier (A.), 40
Costa (D.),85,98 Costamagna (H.), 47 Courville(MlleL.),42 Curie-Seimbres (Mme L.), 61
Dargaud(M.),59 David-Peyre (Mme Y.), 21 Debien(G.),72 Delafosse (M.), 72 Denizot (G.), 92 Desgraves (L.), 29
Devos (M. et Mme J.-C.), 45 Dillange (M.), 81 Dossat(Y.),9 Drouin (J.-C.), 55 Du Boisrouvray (X.), 46, 63, 94
Duboscq (G.), 55 Dubuc (A.), 29, 50 Dufour(MlleJ.), 105 Dumat (L.),31 Duval(M.),33
Emerit (M.), 55
Endrès (A.), 42
Engels (J.), 25, 32
Fardet (M.), 11
Faugeras (M.), 50
Favreau (R.),98
Fénelon (P.), 108
Ferdière (A. et M.), 92
Fitte(A.),77
Flament(E.),113
Foreville(MlleR.),14
Foucher (L.),96
Fournier (P.-F.),9
Fracard (MlleM.-L.),51
François (M.), 10
Gabet (C.), 83
Gallet(J.),53
Gambiez (Général F.), 76
Gandilhon (R.), 60,72
Gautier (Mlle F.), 113
Gautier (M.), 110, 113 George (P.), 103 Glénisson(J.),16 Gouletquer (P.-L.), 83 Grabar (A.), 92 Grandeau (Y.), 30
Grangé (P.), 61 Gras (J.), 103 Grésillon-Thibault (Mme S.), 30 Guellec (Mme A.), 106 Guillon(A.),12
Guillotel(H.),27 Guillou(A.),81,82 Guiter(H.),26 Gutton (J.-P.),47,70
Hamon (M.), 26, 86 Harmand (L.),44 Hémardinquer (J.-J.), 65 Henry (B.), 23 Hohl (C.),38 Hubert (J.),85
Jannot (J.-R.),93 Jeannet (H.), 20 Jodin (A.), 97 Jugnot (G.), 17 Julien (P.), 15
Labrousse (E.), 37 Lacombe (Mlle C.), 59 La Coste-Messelière (R. de), 16 Lafaurie (J.), 26 Lainé (Y.), 115 Lardeux
(B.), 109 Larnaude (M.) 112 LaRobrie(J.de),94 Lazzaroti (R.), 110 Le Blant (R.),94 Lebouteux (J.),90 Leflon (Mgr
J.), 49,63 Lefrancq (P.), 21 LeGoff(MlleA.),64 LeGoyet(Colonel P.), 40, 76 Lelièvre (P.), 94 Leloup(D.),91
Lemarignier (J.-F.), 26 Le Mené (M.), 12, 16 LePotz(Mlle),72 Lerat (B.), 65 Leuilliot (P.), 42,70 L'Helgouach
(J.),88 Ligou (D.), 52 Loubergé (J.), 109
Maillard (F.), 7, 32 Mallet(J.),86 Maréchal (J.-R.),89,93 Marot (P.), 32 Martel (A.), 76 Martin (C.),73 Martin (H.),
19 Martin (X.), 20 Maupéou (M. de), 60 Maury (R.), 108 Mellot(J.),63 Merle (Dr L.), 52, 53, 60 Merlette (Abbé B.),
8 Merlier (G.), 74 Mesnard (Mme A.), 110 Meunier (R.), 42 Meyer(J.), 10,49 Michaud (J.), 27 Michaux (Mlle M.),
40 Miège (J.), 108, 113 Mollat(M.),7 Morlet (Mlle M.-T.),24 Mosser(MlleF.),53 Mouilleseaux (J.-P.), 91 Mulon
(Mme M.), 23
Naud(G.),67
Nicot(J.),77
Obligy (A.), 89
Palierne (J.-M.), 105 Patureau (Mlle N.), 50 Pautreau (J.), 88 Pautreau (Mme R.), 67 Périn (Mme N.),63 Périn (P.),
86 Petitfrère (C.), 61 Platelle (Chanoine H.), 15 Poutet (Y.), 71 Prillard (P.), 38 Proveux (J.), 111 Prunet (M.),94
Quarré (P.), 94
Rabreau(D.),95
Rebouillat (Mlle M.), 67
Renard (J.), 105, 108 Riblet(J.),112 Rigault(J.),20 Robin(C.),43 Roblin(M.),92 Roubert(MlleJ.),70
Rousseau (L.), 11,21 Rubner(H.),74,75 Rumpler (Mme M.), 82
Salet(F.),81 Samson (D.),95,99 Sanquer (R.),88 Schmitt (R.),90 Sigal(P.-A.),15 Sogno (E.),63
Souviron (C.), 90
Tainturier (Mlle C.), 71 Tapié (V.-L.),49 Ters (Mme M.), 83, 103 Thirion(J.),81 Thomas (J.), 73 Thomas-Lacroix
(P.), 91 Thuillier (A.), 67 Thuillier(G.),56 Touchard (H.), 7 Toujas (R.), 70 Tourault (P.), 97 Trenard (L.),46 Tresse
(R.), 56 Treuille(H.),17 Tribout de Morembert (H.), 14
Valette (J.), 75 Valla (M.), 17 Varagnac (A.), 84 Vauthey (Dr M. et P.), 96 Verger (F.), 103 Vergneau (G.), 111
Verlet (P.), 98 Vernhet (A.), 96 Vertet (H.), 96,97 Vidalenc (J.),67 Vieillard-Troïekouroff(Mme M.), 8
Vigarié(A.),112,115 Vogler(B.),10 Vovelle (M.) 52
Waksman (P.), 41 Wolff(P.),19
Zind (P.), 74, 75
Résumés des communications présentées aux Sections de philologie et histoire jusqu'à 1610, histoire moderne et [...] Source gallica.bnf.fr / Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS)
Congrès national des sociétés savantes (097
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MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE
Direction des Bibliothèques et de la lecture publique Comité des travaux historiques et scientifiques
97e CONGRES NATIONAL DES SOCIETES SAVANTES
NANTES, 27-31 MARS 1972
Résumés des communications présentées à la section des
SCIENCES
Ministère de l'Education nationale Direction des bibliothèques et de la lecture publique Comité des travaux
historiques et scientifiques
97e CONGRES NATIONAL DES SOCIETESSAVANTES NANTES, 27-31 Mars 1972 Résumé des
Table des matières
Pages HISTOIREDES SCIENCES 5
25 MÉCANIQUE 31 GÉOLOGIE 43
BIOLOGIE GÉNÉRALE 55 BIOLOGIE VÉGÉTALE 73