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21.4 Résumés des communications présentées aux sections de philologie et histoire j'usqu'en 1610 — section

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21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux_sections_de_philologie_ et_histoire_j'usqu'en_1610
97e CONGRES NATIONAL DES SOCIETES SAVANTES NANTES, 27-31 MARS 1972 Résumés des communications présentées aux sections de : PHILOLOGIE ET HISTOIRE JUSQU'A 1610 HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE ARCHEOLOGIE ET HISTOIRE DE L'ART GEOGRAPHIE Table des matières
état des aumes qui se pratiquaient au temps de ses prédécesseurs. Effectivement, se trouve en tête, comme en hors- d'œuvre,une listedemaisonsreligieuses,essentiellementd'abbayesdenonnainscisterciennes et fontevristes qui, d'après leur date de fondation, do
dépendant d'Aubrac;l'hital du Pas a aussi des annexes) Asseztarddans leXIIesiècleouaprèsapparaissentdepetitshitauxroutiers certainement très antérieurs, qui sont souvent alors annexés par d'autres institutions: l'Hospitalet du Larzac, crée avant 1108 et qu
catalannes de l'ordre de la Merci pour la rédemption des captifs. La piraterie en Méditerranée et la pratique de l'esclavage des Chrétiens dans les pays musulmans ont suscité la création de deux ordres religieux spécialisés dans le rachat des captifs, les
même que les pensionnaires des hospices, les gérants de l'aume, les femmes et les veuves. Plusieurs legs atteignent un montant considérable. Les motivations que l'on donne à ces donations sont essentiellement religieuses:volonté de soumission à l'ordre de
L'accueil aux pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Tant par l'amélioration du mobilier du budget, des soins aux malades que par la règlementation imposée à l'hospitalier, la gestion des Jésuites permet de faciliter le pèlerinage, mais ne parvient pas
pauvres, la municipalité réunit les habitants en assemblée générale. Les difficultés rencontrées. - Envoulantsecourirlespauvres,lamunicipalitéseheurteàdesérieuses difficultés. Eneffet, les habitants refusent parfois d'assister aux assemblées générales. Le
l'inventaire des vêtements laissés après le décès. MARDI 28 MARS, à 15 heures Présidence de M. J. BOUSSARD SALLE 1 directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (IVe section), membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques, etdeMlleR.FO
préciseetréaliste,de telle sorte que l'historien de la médecine, comme celui des mentalités, y trouve un réel intérêt. M. le chanoine H. PLATELLE, professeur aux Facultés catholiques de Lille: Le recueil de miracles de Thomas de Cantimpré et la vie religie
etunecinquantained'œuvres vouées aux deux saints. Des trois départements, le Finistère est celui oleur culte semble avoir été le plus répandu. Partout, ce culte est non point corporatif (en relation avec le patronage par les deux anargyres de la profession
références, pour les établissements et organismes inventoriés tant avant que depuis 1969. M. G. JUGNOT, assistant à l'Université de Reims, U.E.R. Droit et sciences économiques: Le développement du réseau d'assistance aux pèlerins, en Navare (Xe XIVe siècle
Dieu du Puy - remonte à 1216 (original). L'hospitalet était situé au lieu dit Saint-Roch sur les cartes actuelles, à la limite des départements de la Haute-Loireet de la Lozère (route nationale 587). La chapelle, dédiée à saint Jacques et saint Roch, dispa
3) à étudier enfin les conditions techniques de leur formation, et d'exercice de leur métier. Mlle P. BAVOUX, professeur agrégé au Lycée Carnot de Paris, chargée de cours à l'Université de Paris-XII: Enfants trouvés et orphelins du XIVe au XVIe siècle à Pa
Ce document comporte cent cinquante articles et nous livre le nom d'une quarantaine de produits, intéressants échantillonsde ce que pouvaient alors vendre à leurs clients les «apothicaires, espiciers et ouvriers de cire». Pour chaque article, mention est f
mélancolique érotique. Il est dédié aux étudiants en médecine de la capitale. Quelles raisons ont motivé l'interdiction? Est-ce parce que l'auteur, utilisant les connaissances médicales de son époque et les notions d'une nouvelle branche de la médecine, de
11 existe aux Archives nationales un re des sommes rendues à l'hital de Clisson à Pâques 1382. Il a paru intéressant de signaler à l'attention des historiens locaux ce document un peu isolé dans la série L des Archives nationales parmi quelques pièces disp
Notre conclusion tentera de trouver les explicationsparticulières à la région pour un tel usage, ei égard en particulier, à l'enquête financière de Charles 1er dans la viguerie de Nice, en 1252. M.J. ENGELS, professeur de latin médiéval à l'Universitéd'Utr
Perthus. Entre 844 et 869 elle reçoit l'ensemble des domainesdu monastèrede Saint-Pierre-d'Albanyà,au sud des Albères. » Lespréceptesde 878et881 fournissentquelques renseignementsplusprécissurl'extensionterritoriale de l'abbaye, sans permettre pour autant
Xeetde la première moitié du XIe siècle, reprend et amplifie cette politique qui servira d'exemple pour le reste de la Bretagne. M. J. MICHAUD,documentalisteprincipal au C.N.R.S. Un chanoinede Saint- Hilaire-le-Grand de Poitiers,évêque d'Orense(Galice),d'a
Moyen Age français, plus rares et moins bien connues. Cependant M. Guy Beaujouan en a exhumé un certain nombre datant de la fin du XIVe à la fin du XVe siècle. Parmi ces ouvrages, l'un des moins connus quoique des plus caractéristiques, est conservé à la B
dépendants ou instables) ; dans cette dernière catégorie un grand nombre de femmes sont citées. Il est possible de comparer le nombre des feux fiscaux de l'année 1479 avec ceux des années antérieures et postérieures, ce qui permet d'apprécier l'intérêt de
souvent à examiner la vie intellectuelle, sociale et artistique des régions concernées. VENDREDI 31 MARS, à 9 heures Présidence de M. P. MAROT, SALLE 1 membre de l'Institut, directeur honoraire de l'Ecole nationale des Chartes, président de la section de p
Vilaine, 19 H 1-20), on retrouvetracedeventesoud'aliénationsplusou moinsanciennes debiensayantappartenuaux Templiers. L'ancienne commanderie templière de La Guerche paraît avoir conservé, entre les mainsdesHospitaliers, laquasi-totalitédesesbiensdispersés.
actes». M.M. BQULOISEAU : Assistance sociale:secours ou aume ? L'exemplede Saumur (1793 an IV). - Dès ses débuts, la Révolution proclama que l'assistance aux malheureux constituait un des devoirs «les plus sacrés» de la Nation. On l'inscrivit dans la const
Sieyès. Bien qu'ils aient pris une part active à la politique, peu ont laissé un nom dansIhistoire, et, en dehors de Bailly et de Sieyès, le docteur Guillotin a marqué seul tragiquement (et peut-être à tort) sa présence parmi ces députés parisiens. M.C. HO
sans raison peut-être dans cette partie de la France. M.J. CHAGNIOT, assistant à l'Université de Tours: Un imp des faubourgs parisiens au XVIIIe siècle: le logement des Gardes Françaises. Dès le début du XVIIIe siècle, le logement effectif des gens de guer
naissance;certains s'engagèrent dans les armées de la République;on suit jusque sous l'Empire leurs carrières inégales en éclat et en durée. D'autres, parmi ceux qui reprirent du service en 1788 ou en 1791, restèrent fidèles à l'esprit de leur ancien corps
jusqu'à 1791, l'autre postérieure à l'an VIII. C'est sans doute à cette époque que, sous l'administrationdu citoyen Mazet, bibliothécaire,la partie la plus ancienne fut réduite aux quelques 660 volumes qu'elle compte aujourd'hui. La présente note signale l
personnage d'une singulière énergie, mu par un esprit patriotique et philanthropique à la fois, qui s'est dévoué sans relâche pour ses blessés. Leurs noms et leurs blessures sont indiqués, ainsi que leurs dates de sortie et les décisions prises au sujet de
conclut à la nécessité de faire un nouveau bâtiment pour 200 lits. Le Comité de Salut public par arrêté du 3 pluviean 11 charge Lomet, ingénieurdes Ponts et chaussées, de faire un bâtiment de 3000 lits. Mais les réalisations se bornent àl'aménagementdesbât
Les remèdes sont divers. Les plus anciens, caractéristiquesdes Pays-Bas, consistent en l'existence de «tables des pauvres», d'une Bourse commune des pauvres. Des monts-de-piété viennent en aide dans les moments difficiles. Une législation du magistrat tend
moitié du XVIIIe siècle d'une part, la pauvreté générale du comté d'autre part, empêchent l'application des règles strictes et minutieuses de l'édit et l'épanouissement du système d'assistance légale. Parallèlement à cette action, 51 monts-de-piété combatt
de l'enquête au Tiers Etat, et à la seule population fiscale, les privilégiés et la population la plus pauvre étant exclus. Presque partout la population mal à l'aise représente plus de 90 du total. On ne trouve de pourcentage inférieur que dans 8 cas: ce
professionnelle et le vagabondage. Des méthodes diverses, des initiatives heureuses, surtout au niveau des paroisses et des hitaux, de nouvelles congrégations ecclésiastiques féminines chargées du soin des malades et des petites écoles pour les filles vire
ses bâtiments, spécialisé son personnel, perfectionné ses méthodes, si bien que des malades payants y sollicitaient parfois une admission primitivement réservée aux indigents. A cé, l'hital militaire, annexe de ceux de la ce d'Aunis, recevait des patients
M.M.VOVELLE, maître de conférencesà l'Université de Provence (Aix- Marseille-I) : Marchandde bois,entrepreneuret spéculateurfoncier:l'AixoisJosephSecetsontombeau maçonnique. Le touriste connaît Joseph Sec par l'étrange monument funéraire qu'il s'est fait é
cheff-rente entraînait pour le propriétaire des devoirs «requis par le fief». Parfois le propriétaire d'héritagesne devait aucune cheff-rente, mais était file:///C/...oire- Atlantique/21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux_sections_de_phil ologie_
reste attachée aux cultes catholique et protestant et s'intéresse plus à la politique qu'aux plans de rénovation économique. On peut admettre cependant que, grâce à la propagande saint-simonienne, le patronat alsacien a eu l'attention attirée sur la situat
Lecorpspréfectoralen Nivernaisde 1848à 1851. En période de troubles politiques, les tâches du corps préfectoral deviennentfort difficiles. La révolution de 1848 bouleversa l'administration locale:toutes les fonctions préfectorales furent données à des nota
opérations réalisées n'est pas conforme à celle du paupérisme établie à l'aide des distributions de secours par les hospices et bureaux de bienfaisance, les prêts faits au petit commerce ne sont pas comptabilisés à part, ce qui ne rend guère possible la co
versait 65 en 1828. Elle distribuait une part importante de ses bénéfices sous forme de pompes et de matériels contre l'incendie;elle agissait pour faire disparaître les toits de chaume. Son utilité ne se discutait pas en 1830;elle demeure d'ailleurs aujou
proportion de 1 à 8 suivant les communes, mais t'assis foncière demeure impressionnante: moins 36 du sol agricole. au Propriété nobiliaire après la Révolution. Matrices, états de section et plans cadastraux apportent une information complète (série P d Arc
fonctionnairechargédevérifier l'étatdes constructions, ce qui semble mettre fin à l'application du décret. file:///C/...oire- Atlantique/21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux_sections_de_phil ologie_ et_histoire_j'usqu'en_1610 TB.txt[03/11/2021 10
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, et de M. X. DU BOISROUVRAY, directeur des Services d'archives de la Loire-Atlantique, conservateur en chef de la région des Pays-de-la-Loire. M. J. MELLOT, professeur au Lycée Paul-Valéry de Paris,
réduire les fractures. Ils utilisaient parfois des procédés étranges. Ils étaient également guérisseurs. A cet effet, ils prétendaient avoir raison des affections diverses par des pratiques bizarres et des médications dont quelques-unes paraissent invraise
à la fin du XVIIIe siècle. Peut-on analyser ce qu'était le marché dans l'économie pré-industrielle? Les états de foires .constituent l'une des sources les plus importantes pour tenter de répondre à cette question. A partir des états fragmentaires des foire
ou «commis», du Directoire, puis de l'Administration centrale, et enfin de la préfecture de la Sarthe. Le terme de «fonctionnaires» est évité à dessein, car à l'époque révolutionnaire ildésignelepersonneladministratifélu,quiafaitl'objetd'études relativemen
MlleM. REBOUILLAT, professeur honoraire du lycée de Montluçon: L'assistance dans le département de Sae-et-Loire sous le Consulatet l'Empire. Les mendiants étaient nombreux, aussi le décret du 15juillet 1808 institua des Déps de mendicité. Celui du départem
etdeM.J.-P.GUTTON, martre de conférences à l'Université de Lyon-II. M. R. TOUJAS, documentaliste-archiviste aux Archives de la Haute-Garonne: La lutte contre la mendicité à la fin file:///C/...oire- Atlantique/21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux
plustard.A.«aQQPtw..a on enseignait essentiellement la couture. Jusqu'en 1740elles eurentun martre de musique:certaines jouaientdel'orgue,du clavecinoude laviole. Lesadoptifsreçurentaussiunenseignementmusicaldurant quelques temps. A la fin du XVIIle siècle
(Résumé non communiqué) M.M.DELAFOSSE: Contratsde mariageetinventairesde marchandsrochelais au XVIIesiècle. Si l'activité du port de La Rochelle au XVIle siècle commence a être connue, avec le maintien des trafics traditionnels (exportation du vin et du se
uniquement sur une partie de la période. Les résultatsobtenus permettent de tirer les conclusionssuivantes: Dans une première phase (1818-1880) la consommation individuelle et journalière de l'aliment fon damental, le pain, est liée à son prix; il y a infl
régiment des Pupillesde la garde. Il décréta le30mars 1811 quececorpsseraitrecrutéparmi lesenfantsabandonnésentretenusdansleshospices de l'empire, agés de quinze ans au moins et n'ayant pas atteint leur majorité, ainsi que parmi les orphe lins pauvres. L'o
Wagner ont prouvéque le savant n'a pas montré d'intérêt visible pour ses collègues français. Sa correspondance étrangère s'adresse presqueexclusivementaux universitaires italiens, et les Mélanges en honneur de son 70e anniversaire ont été écrits à moitié p
inégale, laissant des misères ignorées, la notion des «droits acquis» prévalut aux XIXe et XXe siècles, oune assistanceet prévoyance furent normalisées. Mais sur le plan moral cette organisation systématique comporte des lacunes: e Ile donne bonne conscien
Hormissesinterventionsdansdesconflitsfrontaliers etsaprésencesur lecanaldeSuezen1967, l'A.N.P. représente surtout, pour l'Algérie, un puissant instrument de développement économique et social. M.J. NICOT,conservateurauServicehistoriquedel'Armée : L'opinion
marcher contre les Iroquois, il devint supérieur du séminairede Montréal et joua un re importantjusqu'à sa mort, le 27 septembre 1701. Il avait écrit, vers 1672 une Histoire de Montréal publiée à plusieurs reprises d'après un manuscrit ressemblant fort à u
été appelé à présenter au Congrès. Dr N. BAI LBÉ, président de la Société littéraire, agricole et scientifique des Pyrénées-Orientales: La présence et la notion de crypte pour certaines églises romanes du Roussilon. La présence d'une crypte est connue depu
l'étude des déps marins et des tourbes littorales de la ce atlantique française. Au Néolithiqueancien, le niveau de la mer descendit à 12 mètres au moins au-dessous du niveau actuel; il se trouvait vers 10 m au début du Néolithique moyen. Après la transgre
lointaine origine. Analyse du mégalithisme. On sait aujourd'hui que les mégalithes représentaient des — réceptacles d'âmes, dont dépendaient fertilité et fécondité. Les naissances étaient attribuées à des réincarnations;la vie sexuelle était tenue pour n'a
connus que par un poème de Venance Fortunat (111,10) et des traditions sans origine précise. L'analyse du poème révèle la complexité des ouvrages entrepris et de leurs buts:détournement d'un fleuve à l'aide d'une digue pour utiliser la force de l'eau, récu
étudiées par l'archéologue allemand R. Koch. On s'efforce de dater ces boucles de ceinture et d'en déterminer le lieu de production (la répar tition des lieux de trouvaille dans le Bassin parisien indique-t-elle une fabrication en Gaule du Nord? ). On tent
à la préservation de deux lieux de miracle:une crypte occidentale, comprise sous la première travée de l'église, oaurait eu lieu la seconde «naissance» de René, évêque légendaire d'Angers, du Ve siècle, une crypte orientale, deux fois transformée au XIle p
Namnètes et les autres cités armoricaines, ou bien doit-on invoquer le manque de prospections archéologiques? Il est difficile de le dire. M.J.-R. MARÉCHAL, ingénieur civil des Mines, chargé de recherche au C.N.R.S. : Etat actuel des recherchessur la natur
Ses deux fils, Bonaventure-Marieet Jean-Baptiste, à leur tour, suivaient la vocation paternelle. Jean-Pierre Lebert ne figure pas au Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de E. Bénézit. Ce même ouvrage consacre à Bonaventure-Marie
LesArchivesdépartementalesde laGirondeontacquisrécemmentlesportefeuillesdel'architecte Durand qui contiennent une documentationinédite et complète, véritable catalogue d'un vocabulaire décoratif néo-classique, qui permet en outre de se faire une idée de l'
M.G.DENIZOT, professeur honoraire de la Faculté des sciences de Montpellier: Les anciennes voies à travers la baie de Saint-Michel. Une voie antique allait droit de Rennes au Mont-Saint-Michel, et de l'autre cé de la baie repartait de Genêts vers Coutances
compositionsuivant les possibilités des différentes régions au cours des âges et le remplacement plus ou moins important de l'étain dans le bronze par le plomb, le zinc et même l'antimoine. Les fluctuations de la composition des pièces de monnaie suivent q
lemanuscritappartientà la Bibliothèque royale de Copenhague. M.R.LE BLANT, magistrat honoraire: Autour de Mathieu Jacquet, dit Grenoble, fin XVIe début XVIIe siècle. - Quatre actes passés par ce sculpteur (l'engagement comme apprenti de Clément Métezeau, d
inventoriés dans ces diverses zones est établi et analysé. En conclusion, est présenté le programme pour l'année 1972 de l'enquête sur les ex-voto maritimes. Parmi les formes produites se trouve un vase caréné, à rebord droit, manifestement inspiréd'une fo
éléments de ce style en Algérie, mais aussi en Espagne, oils abondent, ainsi qu'en Norbonnaise. Cet «ordre dorique romain», (comme on l'appelle parfois), qui se distingue cependant par la variété de ses profils et de sa modénature de l'ordre dorique grec,
apportentdes profils complets,permettentd'identifieret dedater uncertainnombrede trouvaillesantérieures,signaléesçàetlà,en France,enAngleterre,en Allemagne ou en Espagne, et qui deviennent de précieux jalons dans l'étude de la commercialisation des céramiq
M.J. CLÉMENS, martre-assistant à l'Universitéde Bordeaux-lll: Les clefs de saint-Pierredans le Midi de la France. La thèse de R. Vaultier a révélé la richesse et la nécessité de l'étude du «folklore historique». Mais,enraisonde l'inégalitéde ladocumentatio
géomorphologiquesde la vallée de la Loire, à l'aval de Saumur. Le tracé de la basse vallée de la Loire, comme celui des vallées du littoral atlantique du Centre-Ouest, a une très grande ancienneté (il est probablement prêcrétacé). Il longe une zone d'effon
Le domaine concerné s'étend entre 44° 19' et 51°30' de latitude nord. 11 couvre la plupart des marais littoraux français;on espère y mener des études géomorphologiqueset pédologiques sur l'évolution annuelle du régime hydrique des sols. Il couvre aussi la
exploitations angevines des riches vallées de la Sarthe et du Loir au XVIIle siècle. Partant d'un domaine des Ursulines d'Angers qu'il a pu reconstituer jusque dans ses moindres détails, il précise les traits d'un bocage de vallée et en décrit la répartiti
l'aisance générale, tandis que l'intérieur (Argoat) est voué aux céréales pauvres et au sarrasin, selondescombinaisonsotrouveplaceunélevageplusou moinsimportantdu cheval. Au cours du XIXe siècle, la culture du blé gagne par rapport à celle des autres céréa
ologie_ et_histoire_j'usqu'en_1610 TB.txt[03/11/2021 10:16:19] mérovingiens, les paroisses apparues avec saint Martin, permettent de reconstituer les étapes de l'occupation humaine postérieure au monde romain. La carte des prieurés créés du IXe au XlVe siè
champs de tuie, enclos de talus et de fossés, ont fait place de grandes surfacesd'unseultenant,coupéesdefossés dedrainage àintervallesréguliersmais permettantla mécanisation des travaux de culture. - JEUDI 30 MARS, à 9 heures Présidence de M. A. CHARTON, i
économique important (plusde 103 milliards d'anciens francs de chiffre d'affaires en 1970). Pendant longtemps, représentants des acheteurs étrangers, les négociants sont devenus des banquiers et des régulateurs des prix, ce qui a amené d'une part, un chang
file:///C/...oire- Atlantique/21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux_sections_de_phil ologie_ et_histoire_j'usqu'en_1610 TB.txt[03/11/2021 10:16:19] Bien qu'étant l'une des conditions naturelles dont l'influence sur le tourisme et sur l'aménagement
plus importantes de la ce. Pour toutes deux 1912 est une date significative: Paris-Plage est érigé en commune (1 300 habitants) et Berck qui est déjà une véritable ville devient station climatique. Les dissemblancesactuelles résultent de deux évolutions as
d'argile vaseuse apparaître, et le goémon se substituer au sable. Les autres ont été entrepris dans le dessein de favoriser le développement de la navigation de plaisance dans la ria de Pornic. Sans insister sur l'effet de f'un d'entre eux sur l'esthétique
Chassagne (S.), 65 Chastel (A.), 90 Chéreau (C.), 106 Clause (G.), 58 Clémens (J.), 98 file:///C/...oire- Atlantique/21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux_sections_de_phil ologie_ et_histoire_j'usqu'en_1610 TB.txt[03/11/2021 10:16:19] Clos-Arceduc
8 Merlier (G.), 74 Mesnard (Mme A.), 110 Meunier (R.), 42 Meyer(J.), 10,49 Michaud (J.), 27 Michaux (Mlle M.), 40 Miège (J.), 108, 113 Mollat(M.),7 Morlet (Mlle M.-T.),24 Mosser (MlleF.),53 Mouilleseaux (J.-P.), 91 Mulon (Mme M.), 23 Naud(G.),67 Nicot(J.),
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Pages HISTOIREDES SCIENCES 5 25 MÉCANIQUE 31 GÉOLOGIE 43 BIOLOGIE GÉNÉRALE 55 BIOLOGIE VÉGÉTALE 73 CHIMIE. BIOLOGIEANIMALE. 97 INDEX. 113 HISTOIRE DES SCIENCES LUNDI 27 MARS, à 15 heures Présidence de M. P. HUARD, professeur U.E.R. Médecine:Centre hospital
religieuses de R.-Th. Laennec et leurs répercussions sur son comportement. Le 22 juin 1797 Guillaume Laennec écrivait à sa belle-sœur et lui disait les sentiments de paternité qui m'attachent à mon élève ». J'ai constammentveillé sur son éducation, sur ses
1900 totalement absente de l'esprit scientifique. Le traitement, même correct, du scorbut fut donc totalement indépendantde sa réalité étiologique. Une des caractéristiques de la vitamine C est sa fragilité:même si on embarquaitdes aliments frais,leur effe
point de départ d'un ordre de recherches auquel la médecine cubaine devra ses succès ultérieurs. DrJ.-P.EHRHARDT, spécialiste de recherches du Service de santé des Armées: Re du Service de santé des Armées dans les missionsfrançaises à Clipperton. De 1966
du Professeur G. RUDOLPH, v*£ directeur de l'Institut d'histoire de la médecine et de pharmacie de l'Université de Kiel, et du médecin général P.-H. BONNEL, chef du Service de santé des gens de mer (Marine marchande). 2. Médecine navale et assistance M. A.
armateurs). La gestion de cette « tontine» fut si bonne qu'en 1791 la Caisse des invalides avait 1800000 livres de rentes. Il fut impossible, à la Révolution, malgré Cambon, d'abolir l'institution. Comparaison entre les systèmes anglais et français d'assis
un pied d'égalité armateurs, maîtres de navires, matelots, calfats, voiliers etautresgensde merd'une ou de plusieursparoisses.Cesconfrériesétaient bien entendu placées sous le patronage d'un saint local et avaient généralement pour siège soit une chapelle
Nantes, et de M. Y. LAISSUS, conservateur de la Bibliothèque centrale du Muséum national d'histoire naturelle, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques. SAVANTS DES PAYS DE LA LOIRE Mme G. LEGÉE, professeur agrégé au Lycée Jean-de-La-Fonta
les idéologues. MM. J. THEODORIDÈS, maître de recherche au C.N.R.S., membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, et M. WONG : Les médecins nantais et l'histoire de la rage. A la fin du siècle dernier (1879 à 1883), les médecins nantais Viaud
nombreux et trop savants pour pouvoir prétendre apporter des éléments originaux à l'histoire de sa vie et de sa pensée. L'auteur voudrait seulement évoquer quelques circonstances,peu connues généralement,qui rattachent René Descartes à la région nantaise.
femmes,pharmaciens.) lesloisdes19 vente et 21 germinal an XI assujettirentl'exercice des professionscorrespondantes à diverses conditions. Elles prenaient en considération, d'une part le personnel en possession d'état depuis l'Ancien Régimeet la Révolution
les cellules nouvelles se forment sur la paroi des cellules anciennes. Raspail élabore une théorie ingénieuse qui explique la genèse des organismes par l'emboitement de générations de cellules. A mesure qu'on découvre que le tissu cellulaire n'est pas une
Les globes-incunablesdes XVe et XVIe siècles conservés en France, sont tous en métal gravé, à l'exception de deux, dessinés et peints à la main, conservés à la Bibliothèquenationale. Les globes de grande dimension ont en général survécu à la période révolu
Les épidémies. — La fièvre des marais; le prix excessif de la quinine. Le choléra à Saint-Jean-de-Boiseau en 1854 : 235 victimes. L'insalubrité des lieux, le dévouement du corps médical. Les saints guérisseurs et les sources. Pèlerinages. Les sources bienf
pas un intermédiaire de réaction. L'ozone n'est pas non plus la forme active de l'oxygène. Une étude plus poussée de la réaction d'oxydation a eu pour but de montrer le re joué par les différents partenaires (solide, rayonnement ultra-violet, oxygène adsor
toutes les matières scientifiques et sont une conséquence de l'évolution des connaissances en ces domaines depuis quelques décades. Par rapport aux structures actuelles, celles-ci se résumeraient à la création d'un nouvel ordre d'enseignement entre le seco
dynamique du liquide confiné en tant que mouvement potentiel. Le mémoire se termine avec l'exemple d'un réservoir rectangulaire rempli d'eau et sollicité par la houle unidimensionnelle monochromatique. M. D. MARICHAL, assistant à l'École nationale supérieu
élabore pour commencer un filtre prédicteur non adaptatif, indépendant des caractéristiquesstatistiques des mouvements à prédire. Ce filtre consiste à extrapoler un ajustement polynomial des mouvements passés. Le critère d'ajustement est pondéré exponentie
d'analyse et la réalisation des maquettes et moyens de mesure nécessaires, des expérimentationsen tunnel hydrodynamique ont été effectuées. Les mesures de traînée de frottement ont montré une réduction maximale de 7 avec les parois souples passives et de 3
Présidence de M. BARBIER, ± ingénieur à l'E.C.A.N., Indret, etdeMlleS.OFFRET, professeur à l'Écolenationalesupérieure de Mécaniquede Nantes. MM. B. PESEUX et TRAN HUU HANH, maftres-assistants à l'École nationalesupérieurede Mécanique de Nantes: Application
fortement sur la tenue à la corrosion, est difficile à définir:l'examen microscopique ne fournit qu'une information partielle insuffisante. Le présent mémoire se propose de montrer les possibilités de l'analyse par diffraction des rayons X dans l'étude des
différentes du cœur de la matière, file:///C/...oire- Atlantique/21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux_sections_de_phil ologie_ et_histoire_j'usqu'en_1610 TB.txt[03/11/2021 10:16:19] expliqueraientcertains phénomènesde passivation. GÉOLOGIE ET MIN
Limagnes centrale et méridionale oelle offre des coupes typiques. La Limagne bourbonnaise apparaît comme un résumé de cette série stratigraphique dont elle possède seule la partie terminale de l'Oligocène. Les sédiments rencontrés dans la basse vallée de l
Haute-Bretagne. L'étude d'une série d'échantillons de faluns miocènes provenant de divers affleurements situés entre entre la Loire et le Thouet a montré la forte teneur en éléments clastiques de certains niveaux. La fraction sableuse est caractérisée par
Vilaine), la formation des « schistes d'Angers» se subdivise en trois ensembles lithostratigraphiques qui ont pu être cartographiésen1969.Desrepèresfaunique? etlithologiquesontétédécouverts par lebiaisde l'analyse séquentielle;en particulier, quelques gite
minéraux primaires aboutissant aux minéraux supergènes. M.A.GEqSTNER : Les gisements d'uranium de la Vendée et de la Bretagne. La recherche des minerais d'uranium a démarré en France en 1948. Le potentiel français, nul à ce moment-là, dépasse maintenant le
minéralisations du socle et de couverture dans une zone de paléorelief : exposé des observations de surface et levé détaillé des anciennes mines de Taussac et du Pradal (région ouest du fossé secondaire de Bédarieux, Hérault, France). Une zone de paléoreli
l'ordredequelquesdizaines à quelques centaines de mètres;leur teneur en uranium varie de 9 à 20 jug/g et leur teneur en thorium de 11 à 156pg/g. Les minéraux responsables de cette radioactivité sont principalement la monazite contenant de 6 à 13 de thorium
(var. pyramidalis Spach), le long d'une voie de circulation urbaine (observations portant sur 36 mois et comparées avec celles sur des individus sains). Les paramètresétiologiquessont essentiellement pollution atmosphériquepar gaz automobileset poussières,
son importance ne saurait échapper. Loin d'être un rocher aride balayé par les vents, l'île Dumet possède une végétation intéressante qui a pu se développer à l'abri des nombreux Cupressus lambertiana Carr. plantés avec succès il y a une vingtaine d'années
les nématodes mycophages et que la file:///C/...oire- Atlantique/21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux_sections_de_phil ologie_ et_histoire_j'usqu'en_1610 TB.txt[03/11/2021 10:16:19] prolifération des nématodes phytoparasites est fortement freinée
qu'un simple fléchissement de la pluviométrie mensuelle non écologiquement perceptible. M. M. DELPOUX et Mme G. MAURY, Laboratoire de botanique et biogéographie, Université Paul-Sabatier (Toulouse-III) : Écologie des milieux humides créés par l'homme sur l
Butte des roches en Grande Brière. La tourbe déposée au-dessus du cairn néolithique, daté aux environs de 3 000 av. J.-C., sur 1,20 m d'épaisseur permet de mettre en évidence une aulnaie à osmondes envahie par les sphaignes,cequicontrasteavec lepaysageactu
file:///C/...oire- Atlantique/21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux_sections_de_phil ologie_ et_histoire_j'usqu'en_1610 TB.txt[03/11/2021 10:16:19] touristes) sont venues en effet s'ajouter des constatations précises qui autorisent à retenir le re
A l'échelle mondiale, l'existence de la méduse dulcaquicole Craspedacusta sowerbyi, Lank., dans les voies fluviales artificielles a été rarement signalée:zone de canal de Panama (Smith, 1925), canal d'Exeter (Vallentin, 1930), bief de Heater (Courson Zelig
convient de traiter en "fonction écologique". DrJ.-P. EHRHARDT,spécialistederecherche duServicedesantédesArmées: La pollution et l'ichtyosarcotoxismetropical. Les flambées actuelles de Ciguatera, la forme la plus répandue de l'ichtyosarcotoxisme tropical,s
régulière et parfois anormale des teneurs en nitrates et en phosphates solubles. D'autre part, il est reconnu que ce phénomène se traduit parallèlement par une production excessive de phytoplancton. L'auteur analyse le comportement des communautés algales
Mesquer : Les marais salants de la presqu'île guérandaise. Outre leur valeur écologique, les marais salants ont une grande valeur touristique dans l'arrière-pays de La Baule. Ils sont aussi une frontière opposée au béton qui nous envahit. Tout le monde est
M. A. MONTIEL, ingénieur hydrologue du Service du contre des eaux de la ville de Paris: Une pollution particulière:la pollution par le vanadium. Le vanadium est considéré comme un oligo-élément, mais à l'heure actuelle on peut parler véritablement de pollu
toxique et même aux bactéries et germes pathogènes. D'oleur emploi dans l'assainissementdes eaux file:///C/...oire- Atlantique/21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux_sections_de_phil ologie_ et_histoire_j'usqu'en_1610 TB.txt[03/11/2021 10:16:19] po
tenter une détermination plus précise. Sur les affinités anatomiques de (? ) Flacourtioxylon gifaense Louvet, 1970, avec les Rhizo phoracées. Cet échantillon très mal conservé, associé à Sonneratioxylon aubrevillei, Louvet 1970, avait été rapproché avec ré
flore au Dévonien inférieur met en évidence la richesse de la flore dès cette époque et remet ainsi en question la phylogénie de ce groupe,ol'onpeutdistinguerdegrandes tendancesévolutivesdurant lePaléozoïquemoyen et supérieur. Mlle C. PRIVÉ, assistante à l
l'action des hormones animales;d'autres travaux ont montré que certaines huiles et graisses diffusent facilement dans les tissus végétaux, pénètrent dans les cellules et se file:///C/...oire- Atlantique/21.4_Résumés_des_communications_présentées_aux_sectio
MM. R. GARESTIER, professeur à l'Université de Tours, M. RIDEAU, maître- assistantàl'UnivètfsitM de Tours, Faculté de sciences pharmaceutiques,J.- C. CHÉNIEUX,maîtm«tec^lérwié»ii; l'Université de Tours, Faculté de sciences pharmaceutiques: Mise en évidence
entretenuesur un milieu contenant des cytokinines, a commencé à décliner. La souche n'a pu être conservée que parl'addition au milieu, pour le treizième repiquage,d'extrait de cambium en activité prélevé sur des rameaux de Chêne. Une souche de Fagus contin
caractérisé par les méthodes de fractionnement utilisées. Mlle D. NEUVILLE, M. Ph. DASTE, Laboratoire de microbiologie de l'Université de Poitiers: Les Diatomées des claires ostréicoles. Contribution des techniques de culture à l'étude de leur biologie et
condensés dans les seuls tissus tumoraux. Ces composés phosphorés, très répandus chez les organismes inférieurs, bactéries entre autres n'ont pas été mis en évidence chez les végétaux supérieurs. Quel est le re de la transformationtumorale dans l'établisse
rameau, sur laquelle s'insèrent les ovules et une zone apicale, partagée en dents, assimilables chacune à une feuille stérile libre. Cette disposition est semblable à celle qui caractérise le genre Sciadopitys : chez les Taxodiacées, l'écaille séminale rep
stimuluscontenu dans les déjections larvaires, un certain nombre de cellules de l'assise palissadique formant le toit, présentent desphénomènesd'hyperplasiesuivied'hypertrophied'autantplusaccentuésqueles déjections sont plus volumineuses. Il en résulte l'a
tendance à la vacuolisation. M. C. MOHA, maître-assistant à l'Université de Nantes, U.E.R. Sciences de la nature: Aspects caryologiquesparticuliers d'Acarocécidies. Les poils formés au niveau des Acarocécidies étudiées montrent des aspects caryologiques pa
l'évolution des tissus est centripète,anatomiquementetcytologiquement,etaboutit auxcellulesnourricièrestrèsparti culières bordant la cavité larvaire. La structure est ici compliquée du fait du grand nombre de larves: Il s'ensuit une disposition générale co
minéraux:anions (sulfates, nitrates, phosphates) et cations (Na, Ca, K, Mg), mais ne permet pas de mettre en évidence des composés organiques;nous avons essayé de suivre au cours de la vie du rameau l'évolution de chacune des substances mises en évidence.
action morphogène), sont dues chez l'Euphorbia esula, au parasitisme parles cécidies d'une Rouille, l'Uromyces pisi Winter ou par les larves d'un Diptère, le Perrisia cap sulae Kieff. Cesphénomènesd'intersexualité nouspermettentd'affirmerd'unepart, leshomo
Le problème de la lutte contre les champignons phytopathogènes est le plus souvent résolu par l'application, à titre préventif ou plus récemment à titre curatif, de produits fongicides. Cependant,d'autrespossibilitésde lutte insuffisamment,exploitéesjusqu'
polyembryons, 3 -les rapports entre les éléments du sac embryonnaire dans de tels cas. - Les exemples s'insèrent parfaitement dans la classification proposée par A. Lebègue en 1952. Des indications concernant les proportions, la position des exemples dans
Deux nouvelles méthodes de gemmage sont proposées. L'une a l'avantage d'éviter les accidents provoqués par la projection des gouttelettes d'acide sur le visage du gemmeur : l'acide liquide est appliqué directement avec un appareil convenable. La récolte d'
M. R.-P. DOLLFUS,directeurderecherchehonoraireduC.N.R.S.,directeurdelaboratoirehono raire de l'École pratique des hautes études : Commentaire biologique sur la parasitologie d'un poisson d'intérêt industriel:la morue. Le nombredes parasitesanimauxactuellem
M. P. MORÉ, Mmes M.-T. MORÉ, J. POISBEAU, Mlle G. REBION, M. R. MONNET, Laboratoire de zoologie et biologie animale, U.E. R. Sciences pharmaceutiques de l'Université de Nantes: Utilisation des méthodesbiochimiques et immunologiquespourl'étude desprotéiness
MM. G. CHAUVIN, assistant à l'Université de Rennes (Rennes-I), U.E.R. Sciences biologiques, et R.BARBIER: Morphologiede la surface des œufs et ultrastructure de leurs enveloppes chez quatre espèces de Lépidoptères Tineidae:Monopis r., Trichophaga t., Tinea
révèle favorable à la meilleure libération des granules du milieu cellulaire au sein duquel ils se trouvent. M. D. LEBRUN, maître de conférences à l'Université de Nantes, U.E.R. Sciences de la nature: Le problème de l'émission des substances odorantes à ca
D'autre part l'étude de la surface externe des coquilles montre divers types de striations odes distinctions peuvent être établies en fonction de l'âge mais aussi des espèces. Ainsi les études au microscope électronique à balayage permettentd'espérer l'éta
Amphipodes Talitridés par E. Sellem. ChezlegenreOrchestia,si ladéterminationspécifiquedesmâlesadultesestaiséepar lasimpleob servationàl'œilnudesgnathopodes2 (variantssexuels)etplusprécisémentdel'ensembledupropoditeet du dactylopoditedecetappendice, la cara
EMBRYONNAIRE ET FOETALE organisé par Mme N. LE DOUARIN, professeur à l'Université de Nantes, Laboratoire d'embryologie Mme N. DAUGERAS, Laboratoire de biologie des vertébrés, Centre d'Orsay, Université de Paris-Sud: Thyroïde et glycogène hépatique chez l'e
manifestent une importante autonomie vis:à-vis de l'hypothalamus. MlleJ. FONTAINE, Laboratoire d'embryologiede l'Université de Nantes: Présence de cellules à catécholaminesdans l'ébauche métanéphritique de l'embryon de Poulet. La méthode de fluorescence in
élémentsprésentant lesgranulationsintracytoplasmiquescaractéristiques descellulesàcalcitomie. Les cellules de la Caille se distinguent en effet de celles du Poulet par leurs caractères nucléaires, tant en microscopieélectronique qu'en microscopiephotonique
appréciée par la réaction à l'A.P.S. Le traitement au parathion n'entraîne aucune modification significative de la fluorescence aux 6e et 8e jours. Aux 10e et 16e jours, les deux méthodes histochimiques employées montrent qu'une diminution du "pool" catéch
physiologie générale, Institut de physiologie et de chimie biologique de l'Université Louis-Pasteur (Stransbourg-I) :Étude ultrastructurale comparée des corps ultimobranchiaux chez l'embryon de Poulet et le fœtus de Rat. Différenciation sécrétoire des cell
Antoine (Mme M.-E.), 20 Arvy (Dr L.),64 Astié (MlleM.),79,91 Barbier (M.), 39 Barbier (R.), 39, 40, 101 Barnoin (J.-J.), 40 Barnoud (F.), 83 Baudouin (Mme J.), 57, 58 Baudrimont (R.), 61 Béguet (A.), 18 Belval(A.),37 Benveniste (P.), 79 Berner (L.),64 Bern
61 Meiniel (Mme A.), 108 Meiniel (R.), 109 Moha (C.), 88 Mollard (Mme A.), 83 Monnet (R.), 100 Montiel (A.), 69 Moré (M. et Mme P.), 100 Mortier (J.), 96 Mouton (J.-A.), 86 Neuville (Mlle D.), 83 Nguyen Man Hoat, 40 Nicol-Lejal (Mme A.), 77 Offret (Mlle S.
21.4 Résumés des communications présentées aux Sections de philologie et histoire
97e CONGRES NATIONAL DES SOCIETES SAVANTES NANTES, 27-31 MARS 1972
PHILOLOGIE ET HISTOIRE JUSQU'A 1610 HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE ARCHEOLOGIE
ET HISTOIRE DE L'ART GEOGRAPHIE
Table des matières Pages
Philologie.
5
Assistance jusqu'à1610. 7 Autres communications.
23
Histoire.,
Archéologie.
79
Géographie. 101
Index. 35
117
SECTION DE PHILOLOGIE ET D'HISTOIRE JUSQU'A 1610
1.COMMUNICATIONS SUR LE THEME «L'ASSISTANCE JUSQU'A 1.10.
MARDI 28 MARS, à 8 heures
Présidencede M. M. MOLLAT, SALLE 1
professeur à l'Université de Paris-IV,
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Ive section),
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.H.TOUCHARD,
recteur de l'Académie de Poitiers.
Les hitaux jusqu'au XIVe siècle
MM. R.-H. BAUTIER, professeur à l'Ecole nationale des Chartes, secrétaire de la section d'histoire
L'assistanceroyaleauxpauvrescommunautés,aux maisons-Dieuetaux maladreriesd'après les comptesdel'Aumerie
royale. Recherchessurlafossilisationde l'administrationfrançaisede Philippe Auguste à Charles VII
Les comptes de l'Aumerie royale de 1350 à 1422 (Arch. nat., KK 9) font état d'une distribution annuelle de 2 073
Ib. par. par le sous-aumier «aus povres religions, maisons-Dieuet maladeriesduroyaume».
Lere,dresséunefoispourtoutes,sereproduitidentiquementd'année en année, mais ne répond aucunement aux aumes
réellement distribuées, lesquelles ne s'élèvent qu'à des sommes minimes. Les noms des établissements bénéficiaires,
visiblement traduits du latin en français, devaient être souvent inintelligiblesaux contemporainseux-mêmes
surplus, beaucoup d'entre eux (les maladreries notamment) avaient depuis longtemps disparu. Or on constate que le
re est étalbi dans le cadre figé de circonscriptionsadministratives qui ne répondaient plus à la situation des XIVe et
XVe siècles, mais bien aux bailliages du temps de saint Louis, plus précisément en
1260.-
Nous savons par un diple de septembre 1260 que saint Louis fixa à titre perpétuel l'état de distribution de 2 119 1b.
par. d'aumes et imposa à ses successeurs l'obligation de respecter cette volonté. Les res de l'Aumerie de 1350 à 1422
ne font donc que reproduire celui de 1260 aujourd'hui disparu.
Mais, à son propre témoignage, saint Louis n'avait fait que reprendre un état des aumes qui se pratiquaient au temps
de ses prédécesseurs. Effectivement, se trouve en tête, comme en hors-d'œuvre,une
listedemaisonsreligieuses,essentiellementd'abbayesdenonnainscisterciennes et fontevristes qui, d'après leur date de
fondation, doivent avoir été assistées par la reine Blanche
de Castille au temps de sa régence. Le re proprement dit reflète très strictement la situation du
chapitres, recluseries, maisons-Dieu et maladreries du domaine propre du roi vers 1190, avec quelques additionsvers 1200-1204.
Après le retour de Charles VII à Paris et au cours du XVIe siècle, l'Aumerie royale tentera de reconstituer des listes de maisons-Dieuet de maladreries, mais en se servant, faute d'archives, de listes fort diverses dont la plupart, comme celle de Philippe Auguste et saint Louis, reflétaient une situation périmée depuis des siècles
-
1) il fait connaître le réseau, extrêmement dense, des établissements hospitaliers du domaine propre du roi aux environs de 1200
2) ilpermet,comptetenu queleroin'aidaquelesseulsétablissementsdesondomaine,de dresser une carte précise du domaine direct du roi vers 1200
3) il reflète enfin, vu la localisation de tous les établissementsdans les bailliages royaux du règne de saint Louis, la carte de ces circonscriptionsen 1260.
A partir de tous les renseignements conservés, est-il possible d'esquisser l'évolution des hitaux rouergatsaux XIe et XIIe siècles, et de là de remonter plus haut dans leur histoire?
L'hital-hospiced'Aubrac est une des fondations les mieux définies. Crée peu après 1107 et d'abord confié à l'abbaye de Conques, il ne reparaît qu'en 1162 quand il reçoit sa règle de l'évêque de Rodez. Il constitue alors une confrérie, avec une série de succursales rayonnant autour de lui jusqu'en direction des Alpes et des Pyrénées.
Les hitaux de villes apparaissent à partir de 1163 à Saint-Antonin, 1164 à Millau, 1190 et 1215 à Rodez (hital du Pas et hital de Sainte-Marthe, dépendant d'Aubrac
Les textes ne correspondant presque jamais à un point de départ, mais à une transformation. Ne doit-on pas évoquer un système antérieur, rappeler les «routes de prieurés» établies par les grandes abbayes à la fin du XIe siècle et déjà à l'époque carolingienne?
M. l'abbé B. MERLETTE, licencié en théologie, licencié ès lettres L'hospitalisationà Laon au Moyen Age.
Dans son Histoire de la ville de Laon (1846), Melleville a donné sur le sujet une première et bonne synthèse. Mais il n'y indique pas les sources qu'il utilise. Il n'a d'ailleurs connu les pièces d'archives, non encore inventoriées, que par les travaux ou par les extraits du siècle précédent. Et par la suite, on n'y a consacré que de brèves notices ou des études partielles.
Pour la période mérovingienne, on sait fort peu de chose. Pour la période carolingienne, oLaon brille d'un si vif éclat, on connaît mieux l'exceptionnelle science médicale du palais et de l'école épiscopale que les institutions hospitalières. Aprèsl'obscuritédu premier sièclecapétien, parcontre,detrèsimportantesarchiveshospitalières nous apportent les plus utiles précisions sur les institutions, la topographie, la chronologie, les hommes, notamment aux XIIeet XIIIe siècles. Tandis que les manuscrits de la riche Bibliothèque municipale nous procurent une précieuse documentation sur la science et la thérapeutique du temps, notamment pour la lèpre. De part et d'autre, on a pu trouver aussi des noms de médecins que n'a pas connus Wickersheimer. En appendice, on esquissera un répertoire des sources et travaux relatifs à l'histoire hospitalière de tout le département.
M. P.-F.FOURNIER,archivisteenchefhonoraireduPuy-de-De,conservateurhonorairedu
près de Clermont. Edition du texte des statuts. Comparaison avec les 14 statuts des XIIeet XIIIe siècles édités par Léon Le Grand en 1901.
La publication de l'acte de fondation accompagne cette communication.
La piraterie en Méditerranée et la pratique de l'esclavage des Chrétiens dans les pays musulmans ont suscité la création de deux ordres religieux spécialisés dans le rachat des captifs, les Trinitaires et les Mercédaires, de leur véritable nom Ordre de sainte Eulalie de Notre-Dame de la Merci de la Rédemption des Captifs, fondé à Barcelone en 1218.
l'hérésie albigeoise.
Ces trois raisons se retrouvent, symbolisées par «la vision de l'olivier», dans la personnalité des trois co-fondateurs, le roi d'Aragon, saint Pierre Nolasque, saint Raymond de Penyafort. La présence de ce dernier, alors chanoine de Barcelone, puis martre général des Frères prêcheurs,explique la transformation en ordre universel de ce qui était à l'origine un ordre diodésain cata
lan.
Comme celle des Frères mineurs, la règle primitive est perdue. Les statuts ont ensuite été rédigés en 1272, en catalan (inédits)
MARDI 28 MARS, à 9 heures
PrésidencedeM.M.FRANÇOIS, SALLE 2
membre de l'Institut, directeur de l'Ecole nationale des Chartes, membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
et de M. J. MEYER,
professeur à l'Université de Rennes, directeur de l'Institut armoricain de recherches historiques.
Les hitaux au XVIe siècle
M. B. VOGLER, martre-assistant à l'Université des sciences humaines de Strasbourg (Strasbourg-II),
Le paupérisme est un fait acquis dans toute la Bretagne et à Rennes en particulier au XVIe siècle. En témoignent la dispense de guet pour «cinq cents pauvres non mendiquans» (en 1514) et l'excuse des bourgeois de Rennes devant les réclamations de subsides faites par la monarchie dans les premiers tiers du siècle.
Mais c'est à partir de 1563 surtout et jusqu'au cours du XVIlesiècleque la «police pour le les neuf paroisses de la ville organisent une collecte à la tête
fait des pauvres» apparart à Rennes
Dès le début du XVIe siècle on observe à Rouen un nombre de «pauvres valides» pouvant aller jusqu'au dixième de la population totale.
Cette situation incite d'abord les «XXIIIl du Conseil» (de ville), puis surtout les parlementaires (présidentsetconseillers),avecl'aidedeschanoinesdeRouenetdel'archevêque,àprendreen main l'administration de l'Hel-Dieu, puis à organiser la «Police des pauvres» (chambre des pauvres, bu
reau des pauvres, etc.). De 1552 à 1562, le président Louis Pétremol, qui a obtenu la réforme de l'Hel-Dieu et organisé le Bureau, s'occupe personnellement des mesures d'application
1.
2.
Le nombre des enfants exposés en 1625-1627 est en moyenne de 29, dont 22 envoyés par les jurats en effet, si le lieu d'exposition principal est l'hital Saint-James, l'hital Saint-André vient en second. Les enfants exposés sont issus surtout de clercs, d'artisans et de domestiques. Ils sont confiés à des nourrices appartenant au petit peuple de Bordeaux (artisans, vignerons, manœuvres et men
diants). L'hital perdit de son importance au milieu du XVIle siècle (prise en charge des enfants exposés par les jurats, ralentissement des pèlerinages) et disparut complètement avec la suppression des Jésuites en 1762.
Les pauvres et les causes de la pauvreté.
-
A l'époque des guerres de religion et de la Ligue, les Nantais se doivent de secourir les pauvresalors très nombreux, qu'il s'agisse des pauvres mendiants des paroisses de Nantes ou de ceux qui, venant de l'évêché ou étrangers à celui-ci, viennent demander l'aume à Pâques. Hommes, femmes et enfants de tous âges, qu'ils soient valides ou malades, bénéficient de cette assistance.
les charges fiscales et les ravages des gens de guerre.L'assistance aux pauvres.
-
Les Nantais secourent les pauvres par charité et pour enrayer ou prévenir la contagion. Les mendiantsvivent donc de
la charité publique. En ce qui concerne les contagieux et les autres malades, ils sont soignés dans les hitaux et
aumeries de la ville et des faubourgs. Le sanitat de
l'Anerie reçoit les pestiférés malades, il est géré par des gouverneurs et des administrateursdes pauvres, tandis que
médecins et chirurgiens y sont chargés des soins. La municipalité contre l'administration de ces hitaux et organise
les secours en faisant distribuer l'aume à ces pauvres et en les faisant travailler aux fortifications (ils portent la hotte).
En temps ordinaire, les aumes et dons recueillis dans les paroisses suffisent à leur entretien, mais quand ils sont très
nombreux, la municipalité lève une taxe sur tous les habitants. Pour accélérer la distribution des secours, elle
emprunte à des particuliers et affecte même aux pauvres certaines taxes municipales, au détriment des travaux
publics. Lorsque des décisions importantes sont à prendre en faveur des pauvres, la municipalité réunit les habitants
en assemblée générale.
Les difficultés rencontrées.
-
Envoulantsecourirlespauvres,lamunicipalitéseheurteàdesérieuses difficultés. Eneffet, les habitants refusent parfois
d'assister aux assemblées générales. Le nombre des pauvres est tel (6 à 7 000 en 1597) qu'elle ne peut tous les
nourrir nis empêcher les «abus et confusions» au cours des distributions d'aumes. Certains pauvres, surtout les
étrangers, risquent d'apporter la contagion ou, déguisés en mendiants, de surprendre la ville. Des mesures
d'expulsion sont donc parfois nécessaires.
Les aumes données par les Nantais et les taxes perçues suffisent rarement à couvrir les
frais. Enfin, certaines années, il ya une forte mortalité des pauvres. En définitive, Nantes a tout de même fourni un
très gros effort pour venir en aide à ses pau
vres, et la municipalitéa joué un re essentiel en organisant et en coordonnant les secours.
Fassistance à Châtelleraultavant 1610.
De 936 à 1610, les gestes en faveur de l'aide sociale sont peu nombreux à Châtellerault, mais parfois importants. On
-
création d'un asile de pèlerins par les moines de Noyers (1080)
-
-octroide rentes ou d'avantagesen naturedes léproseriesde Naintré (1120)etde Fontenay
(1234)
-
qui subsiste jusqu'en 1538
fondation par Charles d'Anjou d'un collège (1467) à l'entretien duquel est affectée une prébende dans chaque
église
charitables
-distributionsdepainsurordredeFrançois 1erlorsdesdisettesde1531-1532.
Dieu de Nantes (1537-1539).
Les Archives municipales de Nantes conservent sous la cote GG 708 un registre des comptes de l'hel-Dieu de Nantes
particulièrement intéressant. Ce document fait état non seulement des dépenses usuelles mais encore des entrées et
des sorties après guérison ainsi que des décès survenus à l'hel-Dieu pendant la période de dix-huit mois (12
décembre 1537-28 juillet 1539).
permet l'étude statistique de l'hospitalisation par sexe, du lieu d'origine des patients, de la
Il
durée moyenne de l'hospitalisation,enfin une approche du niveau de fortune des gens hospitalisés à travers
l'inventaire des vêtements laissés après le décès.
MARDI 28 MARS, à 15 heures
Présidence de M. J. BOUSSARD SALLE 1
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (IVe section), membre du Comité des travaux historiqueset
scientifiques,
etdeMlleR.FOREVILLE,
professeur à l'Université de Caen, directeur de recherches à l'Institut de recherche et d'histoire des textes, C.N.R.S.,
Paris.
Hagiographieet thaumaturgie
SaintAntoinede Kan,lePèredesmoines, lecélèbreanachorètede laThébaideestdevenu le guérisseur du «mal des ardents» ou «feu sacré» (ignis sacer) depuis que ses restes ont été déposés en 1090 dans le modeste prieuré de la Motte-aux-Boisdevenu par la suite la puissante abbayedeSaint-AntoinedeViennois. Lepieuxermiteaalorséclipsétouslessaints,ycomprisla Vierge Marie qui, avant lui, était invoqué pour guérir le feu sacré.
L'auteur a recherché dans les chroniquesdu Moyen Age les noms de ces thaumaturgeset donne des précisions sur chacun d'eux. Parmi les plus connus figurent Genulfe de Cahors, Goeric de Metz, Martial de Limoges et Geneviève de Paris.
Avant l'établissementd'un véritable procès de canonisation par Innocent III, les recueils de miracula n'eurent qu'un caractère officieux. Au XIle siècle, certains cependant offrent quelques garanties de sérieux. C'est le cas des Miracula S. Thomae Cantuariensis recueillis par Benoît de Peterborough et par Guillaume de Canterbury, l'un et l'autre moines de Christchurch. L'intérêt de ces deux recueils est accru du fait que Benoit a relaté les tout premiers miracles survenus dans la semaine qui a suivi le martyre de l'archevêque (29 décembre 1170) et noté le moment précis ol'on a commencé d'utiliser «l'eau de saint Thomas» en faveur des malades. L'un et l'autre recueils donnent du pèlerinage, entre 1171 et 1174, l'image d'un mouvement spontané, non encore institutionnalisé comme ce sera le cas dans la suite.
L'étudedupèlerinagespontanéetdesguérisonsmiraculeusesa étéentreprisesousladirection
médecine incompétente et d'un co élevé. Le saint thaumaturge ne guérit pas seulement les corps mais aussi les âmes, la maladie apparaissant comme le signe du péché. Enfin, malgré l'ignorance de toutenosologie,leshagiographesdonnent, non pourtoutesles maladies(29nettementreconnues), maispouruncertainnombre,unedescriptiondessymptesextrêmement préciseetréaliste,de telle sorte que l'historien de la médecine, comme celui des mentalités, y trouve un réel intérêt.
Thomas de Cantimpré (mort vers 1272), successivementchanoine régulier de Cantimpré (près de Cambrai), puis religieux dominicain attaché au couvent de Louvain, parcourut en tous sens les Pays-Bas pour s'acquitter du ministère de la confession et de la prédication. Il s'intéressa aussi au mouvement mystique qui se manifestait alors dans les milieux laïques et écrivit la vie de plusieurs de ces pieuses femmes (saint Christine l'Admirable, saint Lutgarde, Marguerited'Ypres).
Si un certain nombre de caractères sont restés semblables du IXe siècle au XVIle siècle, en particulier la
La Bretagne, ou tout au moins une partie de cette province, est l'une des régions de France qui a conservé le plus de témoignages du culte des saints Ce et Damien.
Des trois départements, le Finistère est celui oleur culte semble avoir été le plus répandu. Partout, ce culte est non point corporatif (en relation avec le patronage par les deux anargyres de la profession médicale), mais de nature populaire. Si le caractère professionnel -médical ou pharmaceutique -qui fait l'originalité de leurs représentations y est constamment marqué, l'iconographie recen
sée présente une extrême variété, avec quelques éléments rarement ou jamais rencontrés ailleurs en France.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
Présidence de M. J. GLÉNISSON, SALLE 1
directeur de l'Institut de recherche et d'histoires des textes, C.N.R.S., Paris, membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
et de M. M. LE MENÉ,
maitre-assistant à l'Universitéde Nantes, U.E.R. Sciences historiques.
Hitaux et pèlerinages
La communication se compose de deux parties distinctes.
D'une part, une brève mise au point sur les hitaux qui dépendirent du chapitre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Cette institution, qui n'avait pas à l'origine de vocation hospitalière, reçut en don des maisons susceptibles de recevoir pèlerins, pauvres et malades, et administra des hospices ou des hitaux. Ainsi en Espagne, le long du chemin de Saint-Jacques, le Saint-Sépulcre posséda des établissementshospitaliers à Léon, Mansilla de las Mulas et Villaroya près de Najera. En outre, on connart d'autres hospices à Pérouse, Annecy, Rolle (Suisse),Worms, Neisse (Silésie) et enfin à Warwick et Thetford en Angleterre.
D'autre part, une étude sur les hitaux placés sous le vocable du Saint-Sépulcre, la date de leur apparition, leur répartition, géographique, le lien éventuel avec le vocable de Saint-Nicolas et leur fonction (lien avec une abbaye, administration par un ordre hospitalier, par des séculiers, par des laies). On trouve des xenodochia monastiques, des hitaux et des hospices sous le vocable étudié en France à Abbeville, Cambrai, Le Mans, Le Puy, Marseille, Paris, Salins, Valence
Etat 1972 de la recension des établissementhospitaliers en rapport avec le pèlerinagede Compostelle et des confréries de pélerins de Saint-Jacquesentre Loire et Dordogne.
Pour le 94e Congrès national des sociétés savantes (Pau, 1969), un premier état d'établissements hospitaliers en rapport avec le pèlerinagede Saint-Jacques et des confréries de pèlerins avait été dressé sous laformed'unecarte,enannexeà notrecommunicationsurl'importanceréelledescheminsdits de Saint-Jacques. Cette carte, qui intéressait toutes les régions de la France actuelle, n'avait pu être pourvue de références.
Les travaux qui se sont poursuivis depuis lors dans cette direction au Centre d'études compostel
lanes permettent de la commenter ou de la compléter pour plusieurs régions et diverses communication rendent compte ici de ces investigations conjuguées. La présente fournira, pour la région comprise entre Loire et Dordogne, l'état en 1972 de la recension entreprise, avec commentaires et références, pour les établissements et organismes inventoriés tant avant que depuis 1969.
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A partir de la fin du Xe siècle, des foules sans cesse plus nombreuses se pressent sur les chemins européens pour aller visiter le tombeau de l'apre Jacques le Majeur, en Galice. Dès lors, se pose le problème de leur hébergement. Des établissements spécialisés s'édifient pour leur donner accueil, les réconforter physiquement et moralement, éventuellement les protéger contre les brigands.
Ce problème prend un relief tout particulier en Navarre. Ce royaume n'est-il pas situé, de part et d'autre des Pyrénées, dans le secteur oconvergent les quatre chemins français de Saint-Jacques?
Cette communication se présente sous l'aspect d'une recension des hitaux de pèlerins, travail en cours actuellement au Centre d'études compostellanes, les pèlerins de cette région du Sud-Ouest étant essentiellement des pèlerins de Compostelle.
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ge de ceux-ci
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hital situé sur un chemin reconnu du pèlerinage compostellan.
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Etant donné le nombre important de chemins empruntés par les pèlerins de Compostelle dans le Sud-Ouest de la France, le caractère de chemin reconnu du pèlerinage sera fondé sur de sévères critères (toponymie officiellement consacrée, testaments). Ces chemins, au nombre de deux, seront donc tout d'abord clairement tracés avant d'être parcourus.
Pour chaque hital énuméré, sont mises en évidence toutes les preuves ou présomptionsd'hébergement ou de soins donnés aux pèlerins avec mention de dates précises et de documents à l'appui. Les hitaux répondant aux deux premiers critères ne se trouvent guère que sur ces deux voies, ce qui constitue une démonstrationsupplémentaire de leur réàlité historique.
L'origine et la date de fondation de cet établissement hospitalier, sur la «route» du Puy à Saint-Jacques-de-Compostelle,ne sont probablement pas celles qu'on lui a toujours assignées, dans les publications régionales, en reproduisant de l'une à l'autre les inventions d'un faussaire. Pour la première fois sont étudiés les seuls actes authentiques, dont le plus ancien -une donation consentie par l'évêque de Mende au maître de l'hel-Dieu du Puy - remonte à 1216 (original).
L'hospitalet était situé au lieu dit Saint-Roch sur les cartes actuelles, à la limite des départements de la Haute-Loireet de la Lozère (route nationale 587). La chapelle, dédiée à saint Jacques et saint Roch, disparut après 1650.
Le culte de l'Apre, dont témoignent les documents du XIVe et XVe siècles (rassemblement de pèlerins, messe solennelle et proclamation des édits pénaux ou édits relatifs au port d'armes, le 25 juillet), avait d'ailleurs été supplanté, semble-t-il, par celui de saint Roch, devenu plus populaire lors des épidémies de peste.
De toute façon, c'est un pèlerinage à saint Roch, oviennent encore de foules, le dimanche après le 16 ao (données satistiques), qui a suscité, à une époque relativement récente, l'érection aux mêmes lieux d'un oratoire et d'une nouvelle chapelle Saint-Roch, marquant encore ainsi d'un jalon parmi les plus ss l'ancienne «route» du Puy à Compostelle.
JEUDI 30 MARS, à 14 heures
Présidence de M. P.WOLFF, SALLE 1
professeur à l'Universitéde Toulouse Le Mirail (Toulouse-II),
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membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. J. BREJON DE LAVERGNÉE, professeur à l'Universitéde Haute-Bretagne (Rennes-ll).
Assistance et médecine du XlVe au XVIe siècle.
Le re joué par les Mendiants en ce domaine est extrêmement réduit. Cependant quatre communautés de Trinitaires, celles de Chateaubriant, Rieux, Sarreau et Dinan entretinrent des hitaux. Les actes de fondation de Sarreau et de Dinan précisent la part qui sera faite aux pauvres et aux pèlerins dans la rente annuelle allouée aux religieux. En outre, quelques documents du XVe et du XVIe
siècle nous renseignent sur l'abandon progressif de l'hital de Sarreau.
Le cas de Bourgnueuf est très particulier. Aux termes de l'acte de fondation de 1332, un hital devait être associé au couvent des Franciscains. Sa construction fut différée jusqu'en 1427. L'aumerie fut finalement édifiée avant 1450 et
fonctionna quelques décennies avant d'être à nouveau livrée à l'abandon au début du XVIe siècle. Parailleurs,l'étudedestestamentscontenantdes legsenfaveurdescommunautésmendiantes permet d'analyser certaines orientationsde la charité dans la Bretagne de la fin du Moyen Age.
1) à établir une liste des médecins connus à Toulouse du milieu du XIVe environ au milieu du XVe siècle. A cet égard, le dictionnaire de Wickersheimer est très incomplet, et on ne saurait le lui reprocher. Le but essentiel de la question est de tenter de mesurer les services médicaux dont disposait alors une ville de 20 000 habitants.
2) à essayer de connaître un peu certains de ces médecins, à situer leur place dans la société, à préciser de quels privilèges et exemptions ils pouvaient bénéficier.
3) à étudier enfin les conditions techniques de leur formation, et d'exercice de leur métier.
Avant la création de la maison de la Couche, au Port Saint-Landry à Paris, en 1570, les enfants trouvés n'ont droit qu'à des secours occasionnels. Le chapitre de Notre-Dames'en préoccupe tout au long de ses registres de délibérations. Dès 1398, il est fait mention d'un lit dans Notre-Dame,destiné à susciter la pitié des fidèles.
Aux XVIe siècle, le custos puerorum peut avoir à s'occuper d'une soixantaine d'enfants par an. Le chapitre veut se décharger en partie sur les autres seigneurs hauts justiciers de la fourniture d'une aide
régulière aux enfants trouvés quisemultiplient. Une enquête dejuillet 1531 révèle que la mortalité est de 80 parmi les enfants (trouvés, orphelins, abandonnés) recueillis à l'Hel-Dieu. En comparaison, la situation des orphelins parisiens parart enviable.
En 1363, les bourgeois de Paris ont fondé l'Hital du Saint-Esprit-en-Grève,pour recueillir les enfants légitimes, nés à Paris ou dans les faubourgs. Certains de ses deux cents orphelins y resteront jusqu'à leur apprentissage.
En 1599, le Parlement de Dijon ordonna, dans chaque bailliage de Bourgogne, une enquête sur touslesétablissementshospitaliers. Leprocès-verbaldel'enquêtefaitedanslebailliaged'Arnay-le-Duc nous est parvenu. Ce bailliage du sud de l'Auxois comprenait 63 paroisses. Il comptait trois hitaux, deux mai-sons-Dieu, six maladreries, onze maisons de confréries, une aume d'abbaye bénédictine et une maison des hospitabliers de Saint-Jean de Jérusalem, répartis dans vingt paroisses. Si le réseau hospitalier était apparemment dense (un établissement pour trois paroisses), les hitaux n'étaient que des asiles
délabrés, ravagés par la guerre et sans ressources.
Règlant un long conflit entre les religieux de l'hital Saint-Jean-l'Evangéliste et le reste de la ville d'Angers, le Parlement de Paris, par plusieurs arrêts de 1548 à 1559, a remis la gestion de l'hital à quatre administrateurs laïques. En confiant au Corps de ville le soin de les désigner, il lui reconnaît implicitement,dans l'administrationde l'établissement,un droit de regard qui ne lui sera guère contesté.
La municipalité intervient chaque fois que desintérêts financiers importants sont en cause, ou lors-
qu'il s'agit d'affermer, d'arrenter ou d'aliéner des biens appartenant à l'hel-Dieu. Le corps de ville ar
Parmi des pièces relatives à l'exécution testamentaire de Jacques Fouquier, chanoine de Troyes, mort en 1493, figure un long mémoire de l'apothicaire Philippe Renault.
Ce document comporte cent cinquante articles et nous livre le nom d'une quarantaine de produits, intéressants échantillonsde ce que pouvaient alors vendre à leurs clients les «apothicaires, espiciers et ouvriers de cire». Pour chaque article, mention est faite du poids ou de la quantité et du prix.
VENDREDI 31 MARS, à 9 heures
Présidence de M. L. CAROLUS-BARRÉ, SALLE 1
conservateurdesbibliothèquesetarchivesdu LouvreetdesMuséesnationaux, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. L. ROUSSEAU,
conservateur en chef de la bibliothèque municipale de Rennes.
Folie, exorcisme, médecine populaire
La folie de Jean de Mouy et ses conséquences juridiques.
Présentationetpublicationdedocumentsde1287à1306,relatifs à lagestiondesbiensde Jean, chevalier, seigneurde Mouy et de Sains en Beauvaisis, par les «curateurs de sa personne» et «gardiensetgouverneursdesaterre»,leditJeanayantperdu laraison.Commentairedes passagesdes Coutumes de Beauvaisis de Philippe de Beaumanoir concernant ceux qui «n'ont pas sens».
M. P. LEFRANCQ,conservateurhonorairede labibliothèqueetdesarchives deValenciennes,président du Cercle archéologique et historique de Valenciennes. L'histoired'Oria,jeune possédéeasturienne,racontéeauxconfrèreséloignésduSaint-Sauveur.
Une correspondance reçue par les bénédictins de Saint-Amand-en-Pevèlementionne des saints ibériques sans doute peu connus à saint-Amand, et sainte Eulalie de Mérida. Il n'en est plus fait mention dans une seconde lettre faisant état de reliques prestigieuses.
La première lettre a été transcrite vers le Xe siècle sur le feuillet 2 verso disponible, et la margedufolio3rectode lacélèbreApocalipsisfiguratadeSaint-Amand (Bibl.deValenciennes, ms.99). La seconde est dans le manuscrit 30 (fin XIle siècle) de la même bibliothèque. Commentaire des quatre livres des Rois, par Angele, moine de Luxeuil. Six feuillets in-folio sur deux colonnes retracent d'abord l'histoire de l'invasion arabe, les débuts de la reconquêteet l'arrivée miraculeusede l'«arche» du trésor d'Oviedo.
Cettesecondelettre transcritesansdoutedèssa réception setermineparl'histoired'uneenfant vouée au diable par sa mère dès la conception. Volée au berceau elle fut retrouvée dix-sept ans après, abandonnée, près de Jaca. Elle était assez «dérangée» pour qu'on la jugeât possédée du démon. Le récit, lent mais réaliste montre qu'elle était bien originaire d'Oviedo.
Après trois jours d'exorcisme, elle fut enfin baptisée.
Quelles raisons ont motivé l'interdiction? Est-ce parce que l'auteur, utilisant les connaissances médicales de son époque et les notions d'une nouvelle branche de la médecine, de la psycho-pathologie, remet en question la «mélancolie érotique»? Est-ce parce qu'il rouvre un débat qui oppose, dans le traitementdecestroubles,exorcistesetmédecins? Est-ceencoreparcequ'ilévoquecertainespratiques peu orthodoxes? Pourquoi alors l'autorité religieuse ne s'est-elle pas manifestée dès 1610 ?
On a tenté de répondre à ces questions en invoquant les évènements qui se sont déroulés dans la région, entre 1610 et 1623 et y ont installé, peu â peu, une véritable psychose.
II. AUTRES COMMUNICATIONS
MARDI 28 MARS, à 15 heures
Présidence de MM. BAUDOT, SALLE 2
inspecteur général des Archives de France,
président de la section d'histoire moderne et contemporaine,
du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. B.HENRY,
chargé de cours à l'Universitéd'Angers, U.E.R. Langues anciennes.
Toponymie, onomastique,philologie
L'archéologiea démontrédepuislongtempsque l'habitaten Vendéeremontebien au-delà de l'époque celtique, et ce avec un peuplement dont la densité parait avoir varié selon les lieux et les époques.
La toponymie pré-celtique et pré-indoeuropéenne confirme de son cé l'existence d'anciens substrats, attestés avec une particulière netteté, le long du littoral et des rivières. Si, il y a quelques années, les éléments archaïques de la toponymie de la Vendée se limitaient à «Challans» et à «Auzance», il n'en va plus de même aujourd'hui. De nombreux toponymes apparaissent devoir être rattachés à des bases archaïques,telles que *kal, *kar, *tal.
Les formations toponymiquespréceltiques permettent ainsi de saisir à leur manière l'existence de substrats ethniques
anciens en terre vendéenne.
destoponymesd'origineoud'influencebretonne.Seule larégiond'Aigrefeuilleausud-estcontient des formations avec chez suivi d'un anthroponyme
Les concordances sont plus fréquentes avec les appellatifs usités en Bretagne «gallo» dans le Maine, l'Anjou et la Basse-Normandie qu'avec ceux de la région poitevine.
11 existe aux Archives nationales un re des sommes rendues à l'hital de Clisson à Pâques 1382.
Il a paru intéressant de signaler à l'attention des historiens locaux ce document un peu isolé dans la série L des Archives nationales parmi quelques pièces disparates concernant le diocèse de Nantes.
Aux Archives nationales, dans le Trésor des chartes, layette J 192a, § 64 se trouve un cahier de douze feuillets énumérant les cens et rentes dus au comte de Poitiers à Niort, Mougon et Vouillé. Ce censier n'est pas daté, mais il paraît être de la fin du XIIle siècle. Une édition partielle de ce document a été donnée par H. Clouzot en 1903 dans les Mémoiresde la Société des antiquaires de l'Ouest.
On a pensé qu'il serait utile d'en avoir une édition complète. Le texte sera précédé d'une étude des noms de personne et des toponymes de ce censier. Du point de vue de la langue, le dialecte poitevinoccupeuneplace à partdans lesparlersdel'Ouest. Eneffet,certainstraitsphonétiquesetcertains termes du vocabulaire annoncent les dialectes d'oc voisins.
A partir de 1144, on trouve à Nice un consulat issu de l'alliance de la noblesse locale et de la bourgeoisiemarchande. Lacommuneici,à ladifférencedelaProvencearlésienne oudelaToscane,n'< pas issue d'une sédition, mais est un pouvoir seigneurial des deux classes alliées et non rivales. D'oori ginalité des statuts.
Nice, incluse dans le comté de Provence, garde donc une forte liberté de mouvement
Ce document rédigé en latin fort correct par le juge Reliane Giraud et le vicaire urbain R. Requist comporte environ une trentaine de mots ou expressions vernaculaires en provençal (dont quelques-uns sont répétés). La grosse majorité de ces termes est composée de noms communs que nous étudions en détail,aprèsavoirfourni lesdétailsindispensablespourlestoponymesoupatronymesfortclairsemés.
Notre conclusion tentera de trouver les explicationsparticulières à la région pour un tel usage, ei égard en particulier, à l'enquête financière de Charles 1er dans la viguerie de Nice, en 1252.
Si les deux impressions originales de son Voyage d'Outremer furent sans dédicace, Jean Thenaud en a adressé une
demi-douzaine à ses deux «patrons», Louise de Savoie et François d'Angoulême. Elles sont pour la plupart inédites. Citons la dédicace de la Margarite de France récemment retrouvée
Ces dédicaces sont rédigées dans un style d'«écolier limousin» qui fait contraste avec la prose d'ordinaire sobre et alerte du cordelier. Tout en présentant les éléments traditionnellementpropres au genrelittéraire que sont les préfaces et les prologues, les dédicaces de Jean Thenaud reflètent les faits contemporains
JEUDI30MARS,à9heures,
PrésidencedeM.J.-F. LEMARIGNIER, SALLE2
professeur à l'Université de Paris-IV, U.E.R. Histoire, membredu Comitédestravauxhistoriquesetscientifiques, et de M. J. LAFAURIE,
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, conservateurau département des médailles de la Bibliothèquenationale.
Haut Moyen Age jusqu'au milieu du XIIe siècle
Des découvertesde nouvelles monnaies, des précisions sur les dates d'enfouissementsde trésors monétaires
mérovingiens, permettent de mieux situer dans le temps des émissions monétairesde Nantes pendant les Vie et VIle siècles.
Parmi les monnaies du Vie siècle imitant les tremisses impériaux, certaines ont été émises en Bretagne, peut-être à Nantes, et ont été attribuées à tort aux Visigots.
Destrouvaillesde monnaiesmérovingiennes deNantesfaitesàAbbaretz,Vertou (Loire-Atlantique), Saint-Servan (IIle-et-Vilaine),Saint-Brieuc (Ces-du-Nord),Javron (Mayenne), Moëlan-sur-Mer (Finistère),Angoulême(Charente),Wiltz(Luxembourg),Velsen (Pays-Bas),permettentdecirconscrire l'aire de circulation des monnaies émises à Nantes aux Vie et VIle siècles.
Dès 820, Arles possède une cella en Roussillon, au sud de Perpignan. Avant 844 elle en acquiert une seconde, Saint-Martin-de-Fenollar, au nord du Perthus. Entre 844 et 869 elle reçoit l'ensemble des domainesdu monastèrede Saint-Pierre-d'Albanyà,au sud des Albères. »
Lespréceptesde 878et881 fournissentquelques renseignementsplusprécissurl'extensionterritoriale de l'abbaye, sans permettre pour autant de dater exactement les acquisitions. j
L'étudedesrelationsentrel'abbayede Saint-FlorentdeSaumur et lesmonastèresvoisinsduVal de Loire (Marmoutier, Micy, Fleury) éclaire un aspect de la reconstruction monastiquedans l'ouest api les invasions normandes.
Fondée primitivementau Mont-Glonne, aujourd'hui Saint-Florent-le-Vieil, à la limitedesactuels
département de Maine-et-Loireet de Loire-Atlantique, le monastère de Saint-Florentfut reconstruitvt 950 au château de Saumur, sous la protection des comtes de Blois, qui y installèrent une petite colonid de moines venus de Fleurv. Le second abbé du château de Saumur, Amalbert (956 986) fut choisi parmi eux. Il devint
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bient abbé de Fleury en 979, gouvernant les deux monastères. Son successeur, Robert, natif de Blois, eut lui aussi à diriger deux monastères puisqu'il était en même temps abbé de SatnfeMssmin de Micy près d'Orléans. Après deux abbatiats médiocres, le comte de Blois Eudes 11 fit appel aux moinesde Marmoutierpour restaurer la vie monastique à Saumur. Après la prise de Saumur par le comte d'Anjou Foulque Nerra (1026), le monastère de Saint-Florentfut arraché au domaineet à l'influence des comtes de Blois.
Le destin de l'abbaye a donc été lié durant toute la seconde moitié du Xe siècle et le début du Xiesiècleàceluidesgrandesabbayes voisinesduValdeLoire. Ilfautyavoirl'interventiondirecte du pouvoir comtal, tant dans la reconstructiondes abbayes que dans leur gouvernement. Partie intégrante des possessions des comtes de Blois dont il constituait un avant-poste, le monastère de Saint-Florent joua un re dans la politique comtale et subit le contre-coupde la lutte entre les maisons de Blois et d'Anjou, la victoire de cette dernière remettant en cause l'expansion vers le Val de Loire, amorcée au Xe siècle.
aspect de la réforme ecclésiastiqueen Bretagnedans la seconde moitié du XIe siècle.
Après la déposition de l'évêque de Nantes, Budic, au concile de Reims en 1049, le choix par le pape Léon IX d'Airard, abbé du monastère de Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome, pour le remplacer marque un changement dans la politique de restauration ecclésiastique dans le diocèse de Nantes.
Jusque-là lesrestitutionsd'églises,debiens ecclésiastiquesétaientfaitesparleslaiessansinter
vention de l'évêque du lieu. Airard renouvelle les concessions faites au temps de son prédécesseur en exigeant que l'abbaye de Marmoutier, le principal bénéficiaire, s'acquitte d'un cens récognitif,
M. J. MICHAUD,documentalisteprincipal au C.N.R.S. Un chanoinede Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers,évêque d'Orense(Galice),d'aprèsune inscription du 29 ao 1162.
Sitoutau longdenotrehistoirel'Espagneet la Franceontentretenu d'étroitesrelations,cer
taines époques ont, au gré des événements, marqué des temps forts. Ce fut le cas notamment entre lemilieuduXIesiècleetlafindu XIle,olesalliancesfranco-espagnolesetlesdifférentescroisades
au-delà des Pyrénéesservirent efficacement la Reconquista. Les liens qui rapprochèrent la France de
l'Espagne chrétienne furent, certes, multiples et divers, mais nombre d'entre eux se nouèrent à partir de l'Aquitaine et autour de ses princes. Cependant, si l'on connaît le re que joua le duc Gui-Geoffroi-Guillaumedans un tel contexte, on ignore davantage celui, plus obscur, que menèrent les religieux des grands sanctuaires aquitains. C'est un exemple de ces liens que nous permet de mettre en évidence une inscription du 29 ao 1162, trouvée dans un autel de la collégiale de Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers.
Lesdonnéespaléographiques,linguistiquesou historiquescontenuesdansl'épigramme confirment bien la date gravée sur la lame de plomb dont il ne reste plus aujourd'hui qu'un facrsimilé.
Lepersonnagequi consacracettechapelle,PierreSeguin, évêqued'Orense, futchanoinede Saint-Hilaireet peut-êtreoriginairedu Poitou.Homme degrand renom,fondateuret réformateuractif, ilbénéficiadeprivilègesroyauximportantsetsepartagealesfaveursdesroisAlphonseet Rodrigue.
Ce nom, aujourd'hui quelque peu oublié, mérite d'être redécouvert car il.illustre parfaitement l'œuvre de conquête spirituelle à laquelle s'adonnèrent plusieurs de nos prélats ou de nos religieux, œuvre moins éclatante et fracassante que celle des guerriers, mais qui n'en contribua pas moins à la création des deux grands états chrétiens d'Aragon et de Catalogne.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
SALLE 2Présidence de M. R.-H. BAUTIER,
professeur à l'Ecole nationale des Chartes, secrétaire de la section de philologie et d'histoire jusqu-'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. L. DESGRAVES,
inspecteur général des Bibliothèques.
Histoire économique et sociale
Grâce aux registres de contre de la vicomté de Rouen concernant lestabellionnages, il est possible, du moins de 1380 au début de l'occupation anglaise, de déceler des contrats de manieurs d'argent avec des particuliers. Deux frères, Anthoine et Blaise Madée, qualifiés de Lombards, ont été les principaux marchands d'argent, si l'on s'en tient au nombre d'actes contenus dans ces volumes. Il s'agit de résumés, mais suffisamment explicites pour donner une idée de la manière dont se faisaient ces contrats, leur durée et le taux élevé de ces «montes». Les Lombards disparaissent ensuite et on ne les retrouve plus après la guerre de Cent-Ans.
Dans cet ouvrage l'arithmétique occupe les folios 3 à 96 et est suivie d'une géométrie
Cette arithmétique n'est pas une œuvre isolée. On peut la considérer comme une des plus complètes du genre et y
voir l'influence d'arithmétiques parisiennes ou normandes plus anciennes et peut-être aussi d'œuvres méridionales. La question de la diffusion de ce type d'arithmétique dans les milieux marchands français à la fin du Moyen Age reste encore à résoudre.
Si Noirmoutier a une petite place dans l'histoire, c'est par le sel de ses marais salants, objet pendant plus d'un millénaire d'un commerce international. Sans aller jusqu'à prétendre que des établissements religieux s'y installèrent uniquement dans le but d'y faire le commerce de cette denrée indispensable, il faut reconnaftre qu'ils ne purent s'en désintéresser car les revenus du commerce du sel constituaient une notable part de leur richesse.
Par la force des choses, ils prirent une part active aux activités traditionnelles des habitants de l'île, d'autant plus qu'un grand nombre des religieux venait du milieu des négociants de l'ile ou ducontinent proche. L'examen de la carrière de certains d'entre eux est révélateur de l'influence de leurs traditions familiales sur leur comportement quotidien. On note quand même une assez nettedifférence entre l'Abbaye Blanche et le prieuré de Saint-Philbert
La deuxième moitié du XVIe siècle en tarissant progessivement le recrutement local de qua lité des établissementsconstituera un tournant dans leur histoire. L'affermage deviendra la règle, la commande aussi, et les religieux cesseront de se livrer au commerce pour se tourner vers des tâches plus contemplatives.
Le re de fouage de la paroisse Saint-Rémy de Dieppe en 1479, prend sa valeur dans le contexte plus large d'une étude sociale sur Dieppe au XVe siècle, tirée des registres de la comptabilité du port.
Ce document permet de connaître l'importance relative des feux fiscaux, des exempts et des pauvres. Tous les feux (soumis au fouage ou non) sont inscrits sur ce re, précisant ainsi certains aspects des milieux dieppois. Une part importante des individus soumis au fouage et des exempts sont connus par ailleurs, car ils exercent des activités sur lesquelles pèsent la fiscalité vicomtale
(commerçants, artisans, patrons de navire et marchands), tandis que les pauvres sont pour la plupart des inconnus (valets, servantes, travailleurs dépendants ou instables)
De quelques dames qui ont servi la reine Isabeau de Bavière.
Il dresse enfin, dans la mesure oles documents nous en offrent la possibilité, une sorte d'historique de cette maison, soumise aux caprices de la reine, aux péripéties de la guerre civile, aux intrigues des clans. On voit ainsi apparaître assez tardivement et disparaître assez vite une coterie de Vavaroises, qui eurent, pendant les années les plus troubles du règne, toutes les faveurs de la reine désemparée. Cette communication est suivie d'une table, ol'on tente de restituer la biographie des principales commensales d'Isabeau de Bavière.
Cette association a été fondée en 1969 par l'auteur, le comte G. de Maupeau, le baron A. de Wismeset Mme A. Lubineau-Grandjouan.
L'associationcomprend, en 1972,373 membres répartis dans toute la France. La Loire-Atlantique apporte à elle seule plus de cent adhérents. Des réunions hebdomadaires, des conférences sont régulièrement suivies au Château des Ducs, à Nantes. Le Centre édite un Annuaire à l'intention de ses membres, qui contient les noms des familles auxquelles ils s'intéressent. Cette liste comporte plus de 6 000 noms de familles de l'Ouest avec références.
Les recherches individuelles ou effectuées en commun intéressent, outre l'histoire des familles et des provinces, les structures sociales de tout l'Ouest, breton
Présidence de M. P. MAROT, SALLE 1
membre de l'Institut, directeur honoraire de l'Ecole nationale des Chartes, président de la section de philologie et d'histoire jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
etdeM.J. ENGELS,
professeur de latin médiéval à l'Universitéd'Utrecht, directeur de l'instituutvoor Laat Latijn.
Divers
L'auteur avait, en 1971, présenté une communication portant sur la géographie historique du comté de Bar qui représentait autrefois le tiers de la Lorraine. Cette étude devait être complétée par une communication sur le duché de Lorraine pour que toute la province, s'étendant sur quatredépartements actuels, f cartographiée.
René de Maulde avait préparé un Itinéraire de Louis XII, auquel il fait allusion dans une note de son édition des Cronicques de frèreJehand'Auton (Paris, 1889-1895). Il l'aurait sans doute publié s'il n'avait été enlevé prématurément en 1902.
En rapprochant le vidimus du duc Pierre 11 inventoriant les biens du Temple (1451) de la charte de Conan IV en faveur des Hospitaliers (1181), La Borderie avait déjà souligné la diversité d'origine des deux patrimoines. La graphie de certains toponymes et leur localisation prêtant parfois à conjoncture, il est bon de recourir à d'autres chartes ducales ou seigneuriales.
Dans les archives des commanderies hospitalières (Arch. dép. Ille-et-Vilaine, 19 H 1-20), on retrouvetracedeventesoud'aliénationsplusou moinsanciennes debiensayantappartenuaux Templiers. L'ancienne commanderie templière de La Guerche paraît avoir conservé, entre les mainsdesHospitaliers, laquasi-totalitédesesbiensdispersés. CelledeCarentoirsedessaisitdès la fin du XVIe siècle du membre de Guillac. L'ancienne commanderie de La Nouée, très dispersée, subit de très nombreuses pertes.
On relève également trace de diverses usurpations seigneuriales, antérieuresau XVIIe siècle, dont il est parfois difficile de préciser la date.
Plusieurs terres isolées tombèrent dans le patrimoine de divers établissements religieux. Par contre, certaine aumeries de fondation templière passèrent, par l'intermédiaire des Hospitaliers, entre les mains des fabriques ecclésiastiques, puis des communes (hels-Dieu). Plusieurs ont ainsi retrouvé, après bien des vicissitudes, leur affectation hospitalière primitive.
SECTION D'HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE ET COMMISSION D'HISTOIRE ECONOMIQUE
ET SOCIALE DE LA REVOLUTION FRANÇAISE
MARDI 28 MARS, à 8 heures
Présidence de M.E.LABROUSSE, SALLE
1
professeur honoraire de la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, vice-présidentde la Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française, deM.P.BOIS,
directeur de l'U.E.R. des sciences historiques de l'Université de Nantes, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.M.BOULOISEAU,
maître-assistant retraité de la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris, secrétaire de la Commission d'histoire économique et sociale de la Révolution française.
L'éclat des principes ou le temps des promessesrCondamnationmorale et politique du paupérisme. Danger public de la mendicité. Les secours publics proclamés dette nationale. Le droit du pauvre à la subsistance. Nécessité d'une organisation nationale et lai'que des secours publics. L'obligation prend place en 1791 dans les textes constitutionnels. Rien n'est fait encore au 10 ao.
Le temps des actes, ou l'application limitée des principes.-Principeset application. Les grandes lois d'assistance sociale votées par la Convention. L'importance de l'effort. La Déclaration des Droits de 1793 et la dette nationale du secours-subsistance. La législation révolutionnaire anticipe sur le législation sociale du XXe siècle. Les textes législatifs en recul sur les principes. Faut-il déporter les mendiants? Structure sociale de l'indigence.
La dérision des résultats.-L'inflation. Dérision des secours monétaires. La vente des bienshospitaliers
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Dès ses débuts, la Révolution proclama que l'assistance aux malheureux constituait un des devoirs «les plus sacrés» de la Nation. On l'inscrivit dans la constitution de 1793et la Convention s'efforça de l'organiser. Dans quelle mesure y parvint-elle? En fait, la situation varia selon les municipalités.
Il importede distinguerlesdispositionscatégoriellesconcernantlesfamillesdesvolontaires, lesfilles-mères,lesenfantstrouvés, lesmendiantsetcellesqui devaients'étendreàtouslesindi gents.Onaccordapratiquement lesallocationset lesdonsauxparentsdesdéfenseursde lapatrie, des pensions aux militaires blessés et aux veuves des combattantsdécédés, en choisssant parmi les plus nécessiteux. Ainsi une première confusion apparaît entre les droits acquis par les victimes de la guerre et les revendications socialesdes patriotes indigents. La solidariténationalejoua le re très limité d'un bureau de bienfaisance.
Pour une ville comme Saumur qui comptait à l'époque plus de 15000 habitants et une importante garnison, le nombre des ayants droit ne dépassa pas 300. Il comprenait une majorité de femmes et d'enfants. Les décrets leur allouaient respectivement 100 et 50 livres par an, tandis que les soldats infirmes et les réfugiés vendéens recevaient 30 sous par jour. On possède à partir de germinal an II les états de répartition et le trimestre de messidor ne s'élève qu'à 6701 livres.
L'élection a deux degrés permit une sélection qualitative, et le nombre des grands électeurs passa, sans objection majeure, de 300 à 377. Ceux-ci ne pensaient pas encore à mettre en cause la royauté
de la Bastille, faisant suite à des attaques de bourgeois. préséance aux Etats généraux, puis
création de la Commune.
Baillyenprittrèstlatête,cequi leconduisittoutnaturellementàdevenirprésidentdes' Etats généraux et maire de Paris.
Par la loi du 9 septembre 1793, réglementant le fonctionnementdes assembléesde section, la Convention décidait que tout citoyen peu fortuné ne vivant que du produit de son travail recevrait,encompensationdutempsqu'ilconsacreraitauxassembléesgénérales desasectionetde la perte de salaire en résultant, une indemnité fixée à 40 sous par séance.
Deux listes de bénéficiairesde l'indemnité ont pu être découvertes. Elles concernent la section de la République durant la période allant du vote de la loi à germinal an 11 et comportant respectivement 209 à 235 noms.
De l'étude statistique de ces documents, il ressort que, dans cette section, une faible proportion des indigents officiellement recensés a en fait bénéficiée de l'indemnité, que le taux d'assiduitédesbénéficiairesest trèsélevé (3séancessur 4), qu'il existeentreeux unegrandehomogénéité socio-professionnelle.On peut difficilement mettre en doute que ce groupe des «citoyens à 40 sous», dont quelques-uns sont par ailleurs connus pour leur extrémisme, n'ait contribué au triomphe de la politique montagnarde dans leur section.
MARDI 28 MARS, à 9 heures
Présidence de M. A. CORVISIER SALLE 2
professeur à l'Université de Rouen,U.E.R. lettres et sciences humaines.
et du Colonel P. LE GOYET,
Chef de la section «Etudes», au Service historique de l'Armée de terre.
A en croire ces sources différentes, ces malheureux viendraient surtout de la moitié septen
trionale du royaume. On ne peut affirmer qu'ils évoquent une image fidèle du recrutement de l'armée, mais bien plut des difficultés de la rentrée dans la vie civile, problème dont on semble se soucier beaucoup plus, non sans raison peut-être dans cette partie de la France.
Dès le début du XVIIIe siècle, le logement effectif des gens de guerre disparut dans les faubourgs de Paris. Le régiment des Gardes françaises percevait la taxe correspondante par les soins de son maréchal des logis. Jusqu'en 1777, le colonel présida à la répartition
Les Archives de la Guerre fournissent de précieuses indications sur le recouvrement de la taxe, sur l'évolution de son produit et de la charge individuelle. Celle-ci fut évaluée librement jusqu'en 1770
Cette étude porte principalement sur l'œuvre gravé de L. de Chastillon, N. et R. Bonnart,
F. Baudoin, S. Leclerc, D. Marot, N. Cochin, Van Hogenbergh. Ces artistes, hormis Chastillon et D. Marot, ont travaillé, d'après Van der Meulen, en particulier pour les tomes XVI et XVII du Cabinet du Roi.
Une sorte de bilan se trouve dressé, puis mis en parallèle avec le genre de vie de l'époque.
De cette comparaison, les éléments pénibles de misère, lot courant du soldat de Louis XIV, en campagne, ressortent, avec diverses variantes suivant les armes et selon qu'il s'agit du début ou de la fin du règne.
Le tableau, se termine sur quelques contentements, ils sont d'ordre très matériel, qui illuminaient les jours du militaire au temps du roi Soleil et lui rendaient la vie supportable, sinon parfois agréable.
Lesgendarmesd'ordonnancedansl'arméeaprès la réformede 1788
Louis XVI supprima la gendarmerie de France en 1788, pour des raisons d'économie et les gendarmespurentreprendreduservicedanslestroupesà desconditionsassezavantageusesdont certains profitère. Les guerres de la Révolution apportèrent à la plupart l'occasion de réaliser une vocation militaire souvent contrariée dans l'ancienne société par le défaut de naissance
en éclat et en durée. D'autres, parmi ceux qui reprirent du service en 1788 ou en 1791, restèrent fidèles à l'esprit de leur ancien corps et servirent l'émigration, leur proportion est d'environ un tiers de l'ensemble. Quel que f le parti choisi, tous étaient redevables à la gendarmerie de leur initiation au métier des armes.
MARDI 28 MARS, à ,_heures¡
Présidence de M. P. LEUILLrOT, SALLE3
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Vie section) membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
conservateurde la Bibliothèque municipale de Nantes.
En parcourant deux siècles d'enseignementau Conservatoire national des arts et métiers, «haute école d'application de la science au commerce et à l'industrie», l'auteur propose un essai d'analyse de l'évolution de l'enseignement au XIXe siècle, de son re dans l'adaptation de l'homme au travail, et son insertion dans la société de notre temps. De l'information à la formation et au perfectionnement professionnel permanent progression dans l'acquistion de la connaissance, on observe le déphasage entre la mise au point et la mise en œuvredestechniques,commelescarencessignificativesde larecherche,spécialement de larechercheappliquéeetde larechercheinterdisciplinaire,intéressant l'ensemble«éducation,scienceet culture» (selon les termes même de l'acte constitutif de l'UNESCO).
Ainsi, un univers sépare le chercheur et le praticien
Organiser scientifiquement l'enseignement, comme l'économie, l'emploi, le chage
Aprèsuncourthistoriqued'unétablissementd'enseignementprimairecrééà Parisen 1827 sous le nom de Saint-Nicolas, l'auteur s'efforce de montrer ce qu'étaient devenues les méthodes de cet établissementà la fin et au début du XIXe siècle sous la direction des frères de la doctrine lassalienne.
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lettres) de la fin du XVIe siècle au milieu du XIXe siècle.
La présente note signale le re du citoyen Mazet. Elle étudie la collection d'études ecclésiastiques de l'ancien fonds (257 volumes, complétés par une soixantaine d'ouvrages au XIxe siècle), puis résume l'état et l'évolution des collections d'études de réthorique et de philosophie durant cette période.
Ce dernier, en effet, est bien le modèle proposé à l'admiration des adolescents, le professeur qui doit être écouté docilement, puisqu'il est un résumé vivant du savoir et qu'il parle comme un livre. Quand il ne l'écrit pas sous la forme de mémoires rédigés au terme de ses explorations.
Ainsi, s'inscrivant dans un véritable culte du livre, paru dans une publication encyclopédique, le roman vernien offre au lecteur l'acquis d'une vulgarisation scientifique, sinon l'invitation courtoise, pour plus amples informé, de consulter dictionnaires, atlas, monuments de science, d'ol'œuvre est issue.
MARDI 28 MARS, à 9 heures
Présidence du Colonnel H. DE BUTTET, SALLE 4
conservateur au Musée de l'Armée,
président de la Fédération des sociétés historiques
et archéologiques de l'Aisne,
etdeM.L.HARMAND,
doyen honoraire de la Faculté des lettres de Rouen, professeur à l'Université de Rouen.
Le registre des entrées permet de mesurer l'afflux qui résulte de la misère du temps. Dans celui des décès apparaît l'augmentation sensible de la mortalité tant dans l'Hel lui-même quedans les compagnies détachéesqui en dépendent. Il en résultera une révision de l'institution et une nouvelle réglementationqui, en 1710, rendit l'admission plus difficile.
Entre le 16 ao (le jour même de la bataille de Rezonville) et le début de décembre 1870, des notes personnelles, extrêmement précises, portées sur un agenda en notre possession, tiennent au courant, jour après jour, de la création, de l'organisation, du fonctionnement et de la dissolution d'une ambulance militaire installée dans la paroisse Saint-Simon de Metz par le curé.
alors de création récente. Les relations entre l'abbé, administrateur de l'ambulance, et les autorités officielles, sont notées de façon brève, mais circonstanciée. Le point de vue financier est abordé et traité avec un grand luxe de données chiffrées, condensées en tableaux (l'abbé a le go des
statistiques) achats et dépenses sont énumérés ainsi que les subsides reçus. Bref, les comptes de
l'ambulance sont tenus de manière parfaite.
Au total, c'est entre 2 000 et un peu plus de 3 000 blessés qui ont été hébergés et pourvus de soins nécessairesdans les différents locaux ouverts à cet effet sous la direction de l'abbé Humbert,tantdans lepresbytèrelui-
mêmequedanslescasernesetmagasinsmilitairesduvoisi
nage.
Unepartiedel'assistance auxsoldatsetofficiersblessésoudevenusvieuximcombatrèst 1 au clergé qui manifesta toujours une grande réticence dans l'acquittement de cette tâche.
Au XVIle siècle le «droit d'oblat» se transforma. L'oblat put recevoir une pension en argent dont Louis XI11 augmenta le montant en 1624
Louis XIV trouva la solution définitive avec la fondation de l'Hel royal des Invalidesgrâce à un ensemble de mesures mettant le clergé à contribution (1670 -1674). En dépit de nouvelles et collectivesprisesdeposition hostiles, le premierordredu royaumedutexécuterlesordresdu roi, NéanmoinslescalculsdescomptesdesoblatsconservésauxArchivesde laGuerreàVincennes permettent de constater que les abbés et prieurs ont longuement essayé d'échapper à la taxe d'oblatpardes rusesetdesdéloyautésdetoutessortes. Un arrêt du Conseil d'Etat du 6 mai 1715 porte encore règlement pour,le paiement des pensions d'oblats dont les deniers «ne sont pas exactement fournis».
Cette communication a pour but d'éclairer la conception particulière que le clergé du Grand siècle semblait avoir de son devoir de charité à l'égard de ceux que la guerre avait rendus incapables de subvenir à leurs besoins.
Un arrêt du Conseil du 6 mai 1732 décide de la construction d'un hital militaire à Barèges. Un procès-verbal de 1782 en donne la description et conclut à la nécessité de faire un nouveau bâtiment pour 200 lits. Le Comité de Salut public par arrêté du 3 pluviean 11 charge Lomet, ingénieurdes Ponts et chaussées, de faire un bâtiment de 3000 lits. Mais les réalisations se bornent àl'aménagementdesbâtimentsexistantsolesmaladessonttraités.
Danslanuitdu 18février1802uneavalanchedétruit27maisonsetfait 12morts
ment pour l'établissement thermal de Barèges, en précisant les heures réservées aux militaires et aux indigents. Les bains sont améliorésdans l'établissement thermal dès 1808. Le nombre de militairestraitésà l'hospicedeBarègesquadrupleentre1808et 1812,maislegrandhitalprévu par Lomet (dont le projet est toujours retenu) reste à construire. L'excédentdes blessés de l'armée d'Espagneestrépartieentre lesdifférentshospicescivilsdesdépartementsdu Midi.
MARDI 28 MARS, à 15 heures
Présidence de M. L.TRENARD, SALLE
1
professeur à l'Universitéde Lille-III,
U.E.R. Histoire, histoire de l'art et archéologie, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, et de M.X. DU BOISROUVRAY,
A Lille et, d'une manière générale, dans les Pays-Bas français, une longue tradition, liée à la situation économique, à la ferveur religieuse, à la psychologie collective, témoigne de la prise de conscience précoce de cette grave question. Du fameux hiver de 1708 à l'enquête sur la mendicité en 1790, elle révèle un changementd'attitude en rapport avec les mutationsdu Siècle des Lumières.
Une typologie du pauvre se dégage des documents les plus divers. On parle de pauvre, de mendiant, de vagabond, d'errant, d'invalide, de délinquant. Tout un vocabulaire reflète des images mentales, en rapport avec des conceptions
générales de la vie, de la société, de la morale. Des débats s'engagent
Les remèdes sont divers. Les plus anciens, caractéristiquesdes Pays-Bas, consistent en l'existence de «tables des pauvres», d'une Bourse commune des pauvres. Des monts-de-piété viennent en aide dans les moments difficiles. Une législation du magistrat tend à exclure les vagabonds des mesures charitables. Les pauvres de la ville sont traités dans des hitaux, des fondations pieuses. Au seuil de la Révolution, les secours se municipalisent. Le Bureau de charité générale prend en mains cette assistance, en attendant le Comité de bienfaisance.
Le pauvre demeure, après la Révolution comme avant, après l'industrialisation comme dans l'économie d'ancien type, dans une société de classes comme dans une société d'ordres, le personnage central de l'histoire de l'inégalité entre les hommes.
Dans la coutume de Normandie il se fit toujours une distinction entre les enfants abandonnés et les enfants trouvés. Les hauts justiciers acceptèrent de secourir les premiers mais les seconds
étaientà lachargedelaparoisseoilsétaientexposés.Onlesexpédiaitalors aussitàParispar
messagers. Neuf sur dix de ces enfants décédaient en cours de route.
Dans la généralité de Rouen on décida de les mettre en nourrice jusqu'à l'âge de sept ans. Il s'avéra alors très difficile de trouver des nourrices car ces enfants étaient suspectés d'avoir, dans l'avenir, de mauvais penchants ou d'avoiren eux desgermesde maladiesvénériennes. Pourencourager on décida d'exempter du tirage au sort de la milice, les enfants légitimes, frères et neveux des parents nourriciers, l'enfant trouvé tirant à leur place. Puis on tenta l'expérience d'élever à l'Hospice général de Rouen une douzaine d'enfants en les nourrissant avec du lait de vache. Cette expérience échouant on se contenta d'augmenter le prix des pensions.
En 1777 on procéda à une enquête qui révéla qu'Eu, Criel, Blangy expédiaient encore ouvertement des enfants à Paris
Au XVIIIesiècle,danslecomtédeNice,lapriseenchargedes enfantsabandonnésrelèvedes municipalités. La mendicité menace, par ailleurs, de larges fractions du menu peuple, en particulier les artisans et journaliers.
Par l'édit du 19 mai 1717, Victor-Amédée II, roi deSicile et duc de Savoie,entend bannir de ses états ce fléau social. Il crée, à cet effet, les hospices de charité et les bureaux de bienfaisance qui secourent les indigents et mettent au travail ceux qui en sont capable
La déclaration du 18 juillet 1724 n'est que l'un des très nombreux textes qui jalonnent l'histoire de la répression de la mendicité et du vagabondagedans la France de l'Ancien Régime. Mais elle présente l'originalité d'avoir tenté l'organisation, dans tout le royaume, d'un véritable «casier
judiciaire» des mendiants et des vagabonds. Chaque semaine, les hitaux devaient envoyer à un «Bureau général de correspondance», installé dans l'hital général de Paris, une copie de leur registre d'entrée. De cette manière, des listes de tous les mendiants arrêtés pouvaient être constituées et diffusées aux hitaux, aux officiers de police et de maréchausséequi seraient ainsi en mesure de démasquer les récidivistes.
Cette intéressante initiative n'eut qu'une application très éphémère. Mais pendant quelquesmois au moins les hitaux tinrent des registres conformes à un modèle très précis diffusé parle Contre général. Chaque mendiant est enregistré avec l'indication de son âge, de sa profession, de son signalement et des circonstances de son arrestation, De tels
registres subsistent assez souvent dans les archives hospitalières. Ce ne sont pas forcément des documents
Présidence de Mgr J. LEFLON, SALLE 2
membre de l'Institut, directeur de recherche honoraire du C.N.R.S., membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M. V.-L. TAPIË,
membre de l'Institut,
professeurhonoraire de l'Universitéde Paris-IV,
et de l'Université de Lille,
etdeM.J.MEYER,
On a procédé à une enquête sur 24 villes bretonnes (échantillonnage de petites et grandes villes, maritimes et de l'intérieur) en utilisant les res de la capitation de 1788. La nature de ces documents réduit la portée de l'enquête au Tiers Etat, et à la seule population fiscale, les privilégiés et la population la plus pauvre étant exclus.
Dans une seule ville (Saint-Malo) la part populaire descend au-dessous de 25 du poids fiscal. Cette part représente de 25 à 50 dans quatre villes, de 50 à 75 dans la majorité des cas (14 villes), et dépasse 75 dans cinq villes ole sort du populaire apparaît particulièrement difficile.
Le haut Tiers, abondant dans certaines villes, est quasi inexistant dans d'autres. La richesse urbaine paraft donc très contrastée, avec d'énormes écarts, et très concentrée. En conséquence, l'assistance privée à la pauvreté manque précisément là ole besoin est le plus pressant.
L'enquête est actuellement étendue à l'ensemble des villes bretonnes, avec une tentive de comparaison entre 1788 et 1720.
Tours, chef-lieu d'une grande généralité, était, au XVIIe siècle une ville très peuplée, à l'activité économique importante
étaient recueillis à l'Hel-Dieu, un des deux principaux hitaux de la ville, Dans l'autre hital, la Madeleine, étaient élevés les enfants trouvés.
Les rues de la ville étaient remplies de nombreux mendiants valides qui troublaient sans cesse l'ordre et inquiétaient fort les habitants. Aussi, à la demande de ceux-ci, le 20 mars 1641
Les intendants veillant à l'application des déclarationset édits royaux, le Parlement de Normandie soucieux du maintien de ses attributionset de la tranquillité dans les villes et les bailliages, le clergé obéissant à sa doctrine charitable, les maires et échevins des villes redoutant les disettes de blé ou de bois créatrices de mouvements populaires ou d'extension des épidémies, les curés et les syndics des paroisses redoutant les groupes de pauvres de jour et de nuit, bien davantage que ceux de leurs villages, qu'ils secourent le mieux possible, ont tous, chacun de leur cé et parfois conjointement, essayé au XVIIIe siècle et beaucoup plus qu'auparavant de réduire la mendicité
professionnelle et le vagabondage.
Des méthodes diverses, des initiatives heureuses, surtout au niveau des paroisses et des hitaux, de nouvelles congrégations ecclésiastiques féminines chargées du soin des malades et des petites écoles pour les filles virent le jour sans résultats définitifs. Malgré tout, à cause de la faiblesse numérique de la maréchaussée, de mauvaises récoltes consécutives, de paroisses sans revenus ayant trop de pauvres à secourir, la mendicité a continué tout au cours du siècle. Elle semble pourtant moins importante à sa fin qu'au début,sans doute à cause de la filature du coton et du lin à domicile qui s'est développée au cours du siècle, en haute Normandie, fournissant aux vieillards, aux femmes et enfants, un appoint de salaire.
C'est en 1770 que les Filles de la Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), congrégation
fondée au début du XVIIIe siècle par Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), s'installent à Nantes, dans le quartier du pont de Pirmil, en un établissement fondé par Mme Bontant. Elles doivent «procurer l'instruction aux petites filles pauvres du faubourg Saint-Jacques».
Le 9 juin 1791, les sept religieuses refusent de prêter serment. Un officer municipal effectue l'inventaire de leur maison le 15 octobre 1792. Expulsées le 28 mars 1793, elles sont emprisonnées au Sanitat, sur le quai de la Fosse, pendant plus d'un an. Plus heureuses que deux autres filles de
la Sagesse elles ne seront pas guillotinées. Libérées après Thermidor à la demande deJean Bon-Saint-André, elles se rendent à l'hital de Brest pour y aider leurs sœurs.
Dans les premiers jours de l'année 1801, les Fillesde la Sagesse reprennent leur activité à
Ainsi se présente, dans le diocèse de Nantes, à travers vents et marées, l'activité d'une vigoureuse vendéenne, hospitalière et enseignante.
L'étude de l'organisation de l'hital civil et militaire des frères de Saint-Jean-de-Dieudans une petite ville comme Niort permet de saisir quelques aspects de la fonction hospitalière à une époque (1750-1793) oles événements locaux (économiques et sociaux) et des guerres étrangères accrurent son importance.
L'hital civil, issu des vieilles aumeries médiévales, avait «modernisé» ses bâtiments, spécialisé son personnel, perfectionné ses méthodes, si bien que des malades payants y sollicitaient parfois une admission primitivement réservée aux indigents.
Une telle variété de provenances posait quelques problèmes. L'un d'eux résultait de la
MARDI 28 MARS, à 15 heures
Présidence de M. D. LIGOU SALLE 3
professeur à l'Université de Dijon, U.E.R. sciences humaines, membrede
laCommissiond'histoireéconomiqueetsocialede laRévolutionfrançaise,
et du Dr L. MERLE,
présidentde la Sociétéhistoriqueet scientifiquedes Deux-Sèvres.
Grand port de mer, en relations étroitesavec ce grand foyer que furent, au XVIIIe siècle, les «Isles»onaquirentpeut-êtrelestrente-troisdegrésde l'écossismeancienetaccepté, Nantesa connu évidemment une vie maçonnique assez intense, puisque nous y connaissons douze loges. Certaines, il est vrai, furent éphémères.
Comme dans tous les ports de la France atlantique, la maçonnerie nantaise est essentielle
mentlachosedes commerçants,etcesonteuxquidominentlaplusimportanteet laplusoriginales des loges nantaises, «La Parfaite». On a cependant l'impression que le mouvement maçonnique arrive à Nantes (1744 ? , sement 1750 et 1758) un peu «à bout de course». Elle est introduire sous l'influence de Bordeaux, mais n'essaime guère. Il y a eu quelque temps une loge à Machecoul que nous ne connaissons que par allusion une autre au Croisic qui n'a duré quede 1775 à 1783, une ou peut être deux, également très provisoire, à Redon.
Le touriste connaît Joseph Sec par l'étrange monument funéraire qu'il s'est fait élever sous la Révolution française dans un faubourg d'Aix-en-Provence. Replacé dans son milieu et dans ses origines, le personnage se présente comme le cas type de ces enrichis de la fin de
l'Ancien Régime qui ont acheté aux portes des villes les terrains promis à une proche extension urbaine, et qui ont largement profité ensuite de la vente des biens nationaux urbains. Quitte, pour ce bourgeois conquérant mais philanthrope, à faire don d'une partie de ses acquisitions en y rappelant son souvenir par ce monument qui est en même temps une profession de foi.
Cetteétudeaétéfaiteàpartirde cinqcentsaveuxdesarchives de laseigneuriede Largouët (Arch. dép. Morbihan, série E). Les «héritages» relevant de la juridiction de Largouët-sous-Aurayétaient situés dans les paroisses de Baden et de Carnac pour la plupart, ainsi que dans celles de Mendon, Ploeren, Plougoumelenet Plumergat.
Les terres étaient pauvres, et les rendementsen froment ne dépassaient pas trois perréesmesure d'Auray au journal de terre labourable, soit à peu près huit quintaux à l'hectare.
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Lesmétairiesétaientaffermées.Lestenuesétaientsouslerégimedu «domainecongéable à l'usementduBrouërec»depuis ledébutduXVIesiècleaumoins.Fermesetconvenantscomportaient des prestations en nature surtout, quelques sols et des corvées. De l'ordre de la «quarte
cependant «seigneur, homme-lige, vassal.» et astreint aux devoirs du fief. Au XVIIe siècle, dans la seigneurie de Largouët-sous-Auray,les «rentes et convenants» représentaient une forte ponction sur le revenu, tandis que la «cheff-rente» caractérisait un système de dépendance sociale.
Successivement imaginés par les possesseurs du sol de la Gâtine poitevine dans le dessein de le rendre plus productif et d'en accroître la rentabilité, l'accensement, puis la métairie, ont connudes fortunes inégales aussi bien dans le temps que dans l'espace.
Alors que, dans la plupart des cas, la substitution de la métairie à la tenure a permis aux seigneurs fonciers
d'atteindre les buts qu'ils s'étaient fixés, certains terroirs, particulièrement ingrats, se sont révélés rebelles à cette substitution, pour des raisons qui se sont prolongéesjusqu'au milieu du XIXe siècle.
L'auteur en apporte un exemple particulièrementtypique, d'autant plus instructif qu'il concerne un territoire s'étendant sur 10 000 hectares, dont l'évolution agraire peut être rigoureusement suivie pendant cinq siècles.
MARDI 28 MARS, à 15 heures
PrésidencedeM.G.DUBOSCQ, SALLE 4
directeur général des Archives de France,
membre de la Commission d'histoire économique et sociale
de la Révolution française,
et de M. M. ÉMERIT,
professeur honoraire de la Faculté des lettres de Lille.
En 1832, après le schisme de Bazard, l'église est visitée par deux apres, Simon et Olivier, qui stimulent l'activité du groupe. A Gérardin succède le teneur de livres Euler.
Euler est un homme actif et dévoué. 11 a longtemps vécu en Autriche et parle l'allemand comme le français. Après 17 ans de vie laborieuse il a quelques économies, qu'il met à la disposition des saint-simoniens. Il veut être le «prêtre des prolétaires». Avec lui le saint-simonisme s'adresse surtout aux ouvriers, qui pour la plupart ne savent pas le français. Ce sont les idées sur «l'amélioration du sort de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre» qu'il répand surtout.
L'étude de l'important dossier M 565 des Archives départementalesde Loire-Atlantique permet de mieux approcher la personnalité des hommes qui ont participé activement aux dernières tentatives légitimistes de soulèvement armé en juin 1832.
Les 432 pièces du dossier donnent des éléments précis et précieux sur au moins quatre séries de problèmes.
D'abord des rapports manuscrits fournissent la liste de tous les participants des événements de juin — 1832 et permettent de reconstituer le récit de ce qui s'est réellement passé dans un cadre géographiquetrès bien délimité. Ensuite grâce à ces documents nous pouvons nous rendre compte des efforts menés par
l'administration pour rechercher la cachette de la duchesse de Berry. En même temps, la crainte d'undébarquementespagnoletportugaisse prolongejusqu'enfévrier 1833. En troisième lieu la multitude des fiches de renseignements montre que la répression
exercée par le gouvernementde Louis-Philippeatteignit une certaine ampleur. Rien qu'à Nantes des centaines d'individus furent sous la surveillance constante de la police. Durant l'année 1832 trenteetunecondamnationsfurent prononcéesdontuncertain nombrecontrelejournalde Merson.Parmi lespersonnesjugéesetcondamnéespourcomplotcontrelasetéintérieurede l'Etat les représentants des classes populaires
et laborieuses sont en nombre considérable, ce sont des laboureurs, des tisserands, des tonneliers, des cabaretiers, des portefaix, des domestiques.
Enfin la surveillance des «suspects» semble se prolonger longtemps après l'arrestation de la —duchesse de Berry. Les «bandes» continuent une agitation qui se rapproche du brigandage jusqu'en 1834, tandis que les anciens organisateurs du mouvement de 1832 sont poursuivis ouétroitement surveillésdans leursnombreuxdéplacements.Cettesurveillanceporteaussibien sur des nobles et des religieux que sur des colporteurs et des réfractaires. Au début de 1834 l'administration craint particulièrement le retour dans l'Ouest des officiers français qui revenaient de défendre la cause miguéliste au Portugal.
Ainsi cette étude permet de préciser l'origine sociale et géographique des derniers partisans armés des Bourbons afnés et de mettre en relief le re important joué par les anciens militaires et les conscrits réfractaires.
En outre le problème est de savoir si cette agitation légitimiste de 1832 peut être considérée comme une des dernières «émotions populaires» de l'Ancien Régime ou comme une des premières«guérillas»de l'époquecontemporaine.Lesméthodesd'action etdedissimulationdes opposants et la sévère répression menée par le gouvernementcentral de Louis Philippe montrent que la seconde hypothèse peut être retenus d'une façon vraisemblable.
En avril 1814la partie cisalpine de la province revient au roi de Sardaigne. Le ressentiment contre les Français est vif. Néanmoins les relations maritimes entre Gênes et Marseille reprennent leur courant traditionnel. Dès novembre 1814, le gouvernement de la Restauration ouvre un .consulat de première classe à Nice. L'anciennetédu trafic justifie ce rétablissement rapide.
L'activité du consulat est grande en matière de contentieux de 1827 à 1847, période d'étiolement de la marine à voile concurrencée par la marine à vapeur. Cinq consuls appliquent avec de plus en plus d'exactitude le Code du commerce, les instructions du département des Affaires étrangères et du ministère de la Marine et des colonies. Ils exercent leurs attributions sur l'expédition des navires, les manifestes, le re des équipages, la nomination d'experts en cas d'avarie.
Le consul a la juridiction des inscrits maritimes
concernent l'assistance donnée aux mousses, aux matelots malades, pour les funérailles des décédés. On connaft la hiérarchie des oboles selon la condition sociale, et le rapprochement avec la mercuriale permet d'en estimer la valeur. Des factures de tailleurs et de chapeliers donne le prix des vêtements fournis aux marins.
JEUDI 30MARS, à 9 heures
Présidence de M. M. BAUDOT, SALLE
1
inspecteur général des Archives de France,
président de la section d'histoire moderne et contemporaine
du Comité des travaux historiques et scientifiques.
La situation financière des monts-de-piété français nous est connue pour cette période de notre histoire par les bilans annuels, établis par les directeurs, conservésdans une liasse de la série F20 des Archives nationales. Il est remarquable que pour les années 1847, 1848, 1849 et 1852 nous puissions disposer du bilan des quarante et un monts-de-piété existant alors en France. L'importancedes opérationseffectuéesn'estpasproportionnelleauchiffrede populationdesvilles,cesontsurtout les monts-de-piété du Nord de la France et ceux de l'Est qui font le plus gros chiffre d'affaires. La carte des opérations réalisées n'est pas conforme à celle du paupérisme établie à l'aide des distributions de secours par les hospices et bureaux de bienfaisance, les prêts faits au petit commerce ne sont pas comptabilisés à part, ce qui ne rend guère possible la comparaison. Le volume des ventes de gages est un meilleur
baromètre de la pression économique.
L'examen des récapitulationsdécennales fourniespour les monts-de.-piété de Rouen et de Strasbourg permettent de mieux comprendre le fonctionnement de l'institution et de préciser l'ampleur de la crise intervenue entre 1847 et 1852.
Pour la présente étude, l'auteur disposait de trois états faisant partie apparemmentd'une enquête officielle mais dont il n'a pas été possible de trouver des cas similaires aux archives départementales.
soit 2,04 de la population (2 747 habitants)
A l'opposé, l'auteur disposait des listes électorales pour la même année basées sur l'imp
Cette liste permet d'établir une stratification de la population parmi laquelle les meuniers et les aubergistes apparaissent comme les plus fortunés.
Avant la Révolution, lesévêques champenois (Langres 1759, Châlons 1774, Reims 1779) avaient organisé des caisses charitables pour secourir les victimes des incendies. La Révolution amena leur disparition. Cédant aux vœux des populations, le préfet de la Marne Bourgeois de Jessaint (1800-1838) décidait en 1804 de créer une caisse départementale. Le Bureau, composé
de notables locaux, habilités à constater les pertes causées par les incendies, et d'une commission
permanente à Châlons, fut présidé de 1804 à 1824 par l'abbé Becquey, vicairegénéral à Châlons de l'évêque de Meaux. Sous l'Empire les quêtes produisent environ 30000 F par an. Leur mon tant s'élèvera à 80 000 F en 1830. La générosité est fonction de la richesse des secteurs.
A l'aide des minutes des notaires alençonnais et des registres de l'enregistrement, il est permis d'apprécier les opérations immobilièreseffectuées par Petithomme, qui, sans aucun doute, ont changé l'aspect de la ville d'Alençon, plus spécialement dans les quartiers de la Sénatorerie et de Lancrel. Grâce à ces mêmes sources, il est possible d'en connaître l'aspect financier et social.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures Présidence de M. R. GANDILHON, SALLE 2 inspecteur général des Archives de France,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
du Dr L. MERLE,
président de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres,
et de M. de MAUPEOU,
On accorde à la noblesse un re politique et militaire dans la guerre de Vendée, mais peut-on juger de son emprise économique et sociale? Pour ce faire on étudie ses bien-fonds source principale de sa fortune. Ce sondage porte sur 22 communes du pays insurgé, réparties uniformé-j
ment en troisgroupes.j
Propriété nobilaire avant la Révolution.
au Propriété nobiliaire après la Révolution. Matrices, états de section et plans cadastraux apportent une information complète (série P d
Arch.dép.)., Au cœur des bocages vendéens les pertes ont été sévères, moins fortes en pays de F Bâtiments incendiés et domaines démembrés parfois diparaissent. Un tiers des métairies, presque t les moulins et les borderies sont achetés
Les avatars de la propriété nobiliaire dans l'intervalle Révolution Restauration.
Peu-de familles qui n'ait compté au moins un émigré. Or ses biens-n'apparaissent pas toujo Quelles vérifications les révolutionnaires isolés pouvaient-ils faire? Les dénonciations ont été rar dans ce pays hostile. De 1793 à 1796 la guerre civile interdit les ventes. Après les partages avec République, les soumissions des conjoints et ascendants d'émigrés se multiplient. Leurs disponibili financières paraissent importantes mais pas plus que celles des concurrents. Des «hommes de pail régisseurs, fermiers, hommes de loi achètent avec l'argent du «martre» absent. Les forêts sont r
-
tituées et le «milliard» intervient mais trop tard
Jean-François Jauzion est né en 1769 au château de La Razine, paroisse de de Damialle dans le Tarn. Il est issu d'une vieille famille bourgeoise terrienne. On ignore quand et dans quelles conditions J.-F Jauzion rallia les hussards de Chamborant devenu le 12e hussards. Les archives de la Guerre ne conservent aucun dossier le concernant. Une tradition de famille veut que J.-F.Jauzion ait été secrétaire ou aide de camp de Hoche.
En application du décret du 8 ao 1808, il a été attribué au département de la Vendée la somme totale de 700 000 francs, par huit ordonnances du ministre de l'Intérieur, échelonnées entre le 1er mars 1810 et le 19 septembre 1812. Sur ces fonds, le 30 décembre 1813, 683759,60 francs avaient été dépensés. Les paiements effectués correspondent à 2 413 mandats adressés aux propriétaires, le dernier mandat repré sentantunesommeverséeà titredegratificationau fonctionnairechargédevérifier l'étatdes constructions, ce qui semble mettre fin à l'application du décret.
Les documents provenant des Archives de la Vendée sont assez incomplets, les tableaux des maisons incendiéesde
l'arrondissement de Montaigu nous étant seuls parvenus
primes accordées aux propriétaires sont intacts.
Les tableaux adressés par les maires au sous-préfet de Montaigu dans l'été 1809, ainsi qu'un document de 1810
provenant de la sous-préfecture des Sables-d'Olonne permettent de se faire
uneidéeassezprécisedel'ampleurdesdestructionsdans lebocagevendéenetdel'étatde la reconstruction quinze ans après
la guerre.
-
Le problème de la participation des tisserands des bocages de l'Ouest aux insurrections contrerévolutionnairesest
ardemment débattu. Etudiant la chouannerie mancelle, le doyen P. Bois afort clairement montré la concordance entre
lagéographie du tissage de la toile et celle des opinions pro-révolutionnaires.Par contre, en ce qui concerne la
Vendéeangevine, Ch. Tilly affirme, sanstoutefoiss'appuyersurdesdocumentssuffisants,laparticipationdestisserandsà
larebellion.Les recherchesde l'auteur sont fondées sur le dépouillement de quelques 5 500 dossiers d'anciens
Vendéenssollicitant un secourssous la Restauration (Arch. dép. Maine-et-Loire, 33 M 1 à 33 M 48).
L'organisationsocio-économiquede la manufacture de Cholet.
Remontant au moins au XVe siècle, l'industrie textile choletaise connut un brillant essor au XVlie siècle. Elle était
organisée suivant le système de la manufacture dispersée. Les «n.égociants»maftres du marché, notamment du
marché colonial, dominaient la hiérarchie des «fabricants» et
des «tessiers».
La participationdes tisserands à la Vendée.
15,44 des demandes de secours émanant d'anciens Vendéens d'Anjou concernent des travailleurs du textile. La
place de ces derniers dans l'Armée catholique est très semblable à celle qu'ils occupent dans l'ensemble de la
population, du moins en ce qui concerne le cœur des régions soulevées.
Quelques raisons spécifiques de l'engagement des tisserans
A la veille de l'insurrection, le textile choletais est en pleine crise. Les tisserands en chage n'avaient rien à perdre
dans une révolte contre le régime soutenu, au premier rang, par les négociants de la manufacturequ'ils rendaient
responsablesde leur misère.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
Présidence de Mgr J. LEFLON, SALLE 3
membre de l'Institut, directeur de recherche honoraire au C.N.R.S., <
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. X. DU BOISROUVRAY,
directeur des Services d'archives de la Loire-Atlantique, conservateur en chef de la région des Pays-de-la-Loire.
M. J. MELLOT, professeur au Lycée Paul-Valéry de Paris, secrétaire général de l'Institut international
d'archéocivi1isation. Sur quelques aspects originaux du culte rendu à saint Roch dans l'ancien arrondissement de
Sancerre (Cher), entre 1870 et 1939.
Il s'agit de l'étude du culte d'un saint guérisseur dans un cadre historiée-géographique étroit.
Marquant les débuts de deux guerres qui ébranlèrent profondément la mentalité traditionnelle «sancerroise», ces
dates permettent de délimiter une période o paradoxalement, le culte de saint Roch ne subit pas de régression, bien
au contraire. Tout comme dans le reste de la France et par
-
ticulièrement dans le reste du Berry on continue à remercier Roch de la protection obtenue jadis
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au cours d'épidémies. On continue aussi à lui demander de protéger les animaux par des cérémonies collectives ou
des pratiques individuelles, périodiques ou non, prenant parfois, en Sancerrois, une allure originale. Surtout, en
bordure de cette région oRoch est phénomène presque unique en
-
France le patron des mariniers (de Loire), son culte, toujours associé à l'évocation du fleuve, con
-
naît un regain de succès (sinon de ferveur), malgré la disparition à peu près totale de la navigation
ligérienne, ce qui constitue l'aspect le plus frappant du paradoxe énoncé ci-dessus.
Enfin, un rapide coup d'œil jeté sur la période 1939-1972 permet de mieux expliquer et de compléter, en conclusion,
le tableau brossé pour celle qui forme le cadre historique principal de cet exposé.
Les rebouteux s'occupaient à mettre en place les membres démis et à réduire les fractures. Ils utilisaient parfois des procédés étranges. Ils étaient également guérisseurs. A cet effet, ils prétendaient avoir raison des affections diverses par des pratiques bizarres et des médications dont
quelques-unes paraissent invraisemblables. Leur ignorance était telle qu'ils confondaient les orga nes entre eux. Ils affichaient notamment une curieuse conception du cœur.
Il y avait aussi des guérisseurs qui effectuaient des actes de sorcellerie et utilisaient des formules cabalistiques ou incantatoires. La mauvaise foi de ces empiriques était souvent évidente. Cel ne nuisait pas à leur succès.
On rencontre aussi en Bretagne une forte croyance aux sources miraculeuses dont les vertus sont attribuées aux fées et aux saints. Ces sources étaient salutaires pour les garçons et les filles en bas âge.
Cela donnait lieu à des manifestations insolites et à l'exploitation professionnelle de la crédulité publique dont une belle illustration était «les tireurs de serviette». A signaler que l'historien Renan, lors de sa naissance, fut soumi à l'une de ces expérimentations.
ces intellectuel assez médiocre. Autre aspect de la vie paroissiale, son mouvement démographique, dont l'évolution n'est pas
naturelle reste la règle générale, le catholicisme imprime toujours au mouvement saisonnier des mj riages des minima pendant le carême et l'avent, la mortalité générale ne diminue guère. La situatii démographique de Saint-Hélier de Rennes au XVIIIe siècle se caractérise finalement par une stagra tion d'ensemble.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
Présidence de M. F. BOUDOT, SALLE 4
professeur au Lycée Michelet de Vanves,
secrétaire de la section d'histoire moderne et contemporaine du Comité des travaux historiques et scientifiques, et de M. B. LERAT,
conseiller général
professeur au Lycée Jules-Verne de Nantes.
M. J.-J.HËMARDINQUER,chef de travaux à l'Ecole pratique des hautes études (Vie section)
La prise et le pillage du château de Kergoat représentent un sommet de la révolte bretonne de 1675 et des «fureurs paysannes» (Roland Mousnier). Un arrêt du Conseil privé du roi, apparemment inédit, apporte quelques compléments de détail à la connaissance de cet épisode dont il reste à savoir s'il fut caractéristique d'un microclimat comme le pensaient des érudits du XIXe siècle.
Peut-on analyser ce qu'était le marché dans l'économie pré-industrielle? Les états de foires .constituent l'une des sources les plus importantes pour tenter de répondre à cette question. A partir des états fragmentaires des foires de Niort et de Fontenay-le-Comte, conservés pour les années 1775-1779, on voulu, sur un exemple limité, montrer le parti qu'on pouvait tirer de cette source.
a
chevaux de selle, de trait, mules et mulets, bovins). Le rapport «coefficient de ventes», permet de mesurer la préférence sur le marché de tel tel produit. Mais les états de foires ne donnent aucu ou ne indication sur les termes des échanges, ni sur le nombre de partenaires mis en présence lors des foires. C'est pourquoi par exemple on recouru pour une meilleure connaissance du marché des bes a tiaux aux bilans des marchands de bestiaux poitevins faillis. Cette étude du marché des foires de Poitou à la fin de l'Ancien Régime montre le re limité
des foires, sauf pour la commercialisation des étoffes du Poitou
Lorsde la fondation de la Ille république, Nantes était l'une des villes qui au XIXe siècle avaient le plus perdu de leur notoriété nationale et de leur importance économique par rapport ausiècle précédent.
La cité, et les familles qui avaient fait son importance au XVIIIe siècle semblaient être «tombées en léthargie». Aujourd'hui Nantes est devenue l'une des métropoles d'équilibre de la France moderne.
Quel a été le re dans cette renaissance des «vieilles» familles nantaises? Les structures sociales de la ville ont-elles été profondément modifiées, ou contraire ont-elles conservé
au une
certaine stabilité? Quel a été l'apport de «l'immigration» et de familles nantaises nouvelles dans l'évolution économique de la ville?
A travers l'étude de quelques familles typiques de différentes classes sociales, on s'efforce non point de répondre intégralement à ces question et à d'autres qui peuvent se poser, mais de montrer quelles peuvent être les directions de recherches et les réponses envisageables.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures
Présidence de M.J. VIDALENC SALLE 1
professeur à l'Université de Rouen, U.E.R. lettres et sciences humaines, secrétaire de la section d'histoire moderne et contemporaine du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.A.THUILLIER,
professeur honoraire,
secrétaire de la Société académique du Nivernais.
Grâce aux tableaux d'organisation des bureaux, et aux registres des comptes ouverts au personnel, ilaétépossibled'entreprendrelareconstitutiondescarrièresdesquelque240personnesrecrutées de 1790 à la fin de 1818. 19 seulement d'entre elles se prolongent au-delà de 1818.
Licenciements, départs volontaires, recrutements, coïncident pour une grande part avec les mutations politiques. Le milieu des commis est d'ailleurs pendant la Révolution très lié au milieu politique, auquel il sert selon les cas de vivier ou de refuge. Mais il faut également tenir compte des impératifs techniques dus aux tâches imposées à l'administration par la situation générale, et la crise des subsistances peut expliquer l'exceptionnelle instabilité constatée en 1796.
Sans témérité, on peut affirmer que jusqu'au milieu du XIXe siècle l'assistanceaux indigents n'a jamaiscesséd'êtreassortiedemesurespolicièresplusou moinsrigoureuses, maisparticipanttoujoursdu système de «renfermement des pauvres» adopté par Louis XIV pour lutter contre la mendicité et dont les hitaux généraux constituaient la pièce maîtresse.
Battu en brèche par les assemblées révolutionnaires, qui omirent toutefois de lui substituer une législation plus humaine, ce système devait retrouver un éphémère regain de faveur sous l'Empire avec les Déps de mendicité issus du décret dejuillet 1808.
Dans la renaissance d'un système qu'on aurait pu croire périmé, l'exemple du Dép de mendicité implantéà Saint-Maixent,dans ledépartementdesDeux-Sèvres,a sembléconstitueruntestsusceptibled'être signalé.
L'assistance ne s'est développée en Nivernais que sous le Second Empire. Certes, il y avait eu tout un mouvement d'idées en ce sens vers 1840 un Bourgoing, un Avril en portent témoignage
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mais il fallut attendre un préfet «social», Lerat de -Magnitot, qui, à la tête du département pendantneuf ans (1854 -1863), réussit à mettre en place un système d'assistance complexe, financé pardes cotisations annuelles et volontaires des propriétaires. La répression de la mendicité est conjuguée avec la gratuité des soins médicaux aux indigentes, les secours aux invalides, et la scolarisation obligatoire.
Lerat de Magnitot, malgré les réticences de l'évêché et l'opposition des grands propriétaires légitimistes, arriva à créer presque de toutes pièces un système d'aide sociale efficace qui dura jusqu'en 1875 et préfigura, en un sens, les premières lois sur l'assistancede la 11le République. Nous nous proposons d'étudier ici la personnalité, l'action et les écrits de Magnitot, ainsi que les résistances qu'il put rencontrer chez les notables nivernais.
Les mendiants étaient nombreux, aussi le décret du 15juillet 1808 institua des Déps de mendicité. Celui du département de Sae-et-Loire était placé à Tournus. Il pouvait contenir 250 à 300 individus occupés à fabriquer des couvertures.
Le 28 juin 1810, une Société maternellefut créée sous le patronage de l'Impératrice.
Les régimes politiques qui se succédèrent de 1789 à 1810 donnèrent le nom d'Enfants de la Patrie aux enfants abandonnés. Leur entretien posait un difficileproblème au préfet, et leur nombre était malheureusement élevé. Il s'efforça de faire payer régulièrement les nourrices
Après la crise des Cent-Jours, attribuée à une conspiration militaire, et après.la dissolution de
l'armée de la Loire, la monarchie restaurée pour la seconde fois chercha à se donner le soutien de forces nouvelles, rompant avec les traditions impériales, et loyales. Les légions départementales et les régimentsde cavalerieoud'artillerievisaientau premierbut,laGarderoyaleessentiellementausecond.
L'abolition de la conscription limitait en principe le recrutement aux seuls engagements volontaires, mais en fait on associa cette méthode à une sorte de répartition des engagements dans la garde proportionnellementà la population de tous les départements.
En dépit de la discordance des chiffres fournis par les préfets ou retenus par le ministère, un décompte des engagements avant septembre 1816 permet de dresser une sorte de carte d'une atti
tudedes Françaisenfacedel'armée.Seulsunedizainededépartementsontintégralementatteint les chiffres attendus-en général ceux qu'avait marqué une forte action royaliste, comme le Morbihan ou le Rhe ou le Vaucluse, et ceux du Nord et de l'est oles vocations militaires avaient toujours été nombreuses autour des abondantes garnisons. Par contre les réticences des anciens militaires ou des jeunes gens de bonne famille auxquels on avait songé pour constituer le premier noyau de la Garde furent sensibles aussi bien dans des régions traditionnellementpeu attirées par la carrière des armes que dans les contrées périphériques.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures
Présidence de M. P. LEUILLIOT SALLE2
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Vie section), membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.J.-P.GUTTON,
martre de conférences à l'Université de Lyon-II.
En 1676, le roi avait ordonné aux évêques et aux intendants de se concerter pour la création dans les villes d'hitaux oles mendiants seraient enfermés et astreints à y exercer un métier. L'auteur s'est efforcé de découvrir dans quelle mesure ces instructions royales furent appliquées dans les huit diocèsescomposant la provinceecclésiastique de Toulouse.
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loyaux sujets du roi.
Prenant enfin l'exemple de Montauban, l'auteur analyse dans le détail l'organisation administrative du nouvel hital général, oles mendiants regroupés travaillaient dans une manufacture de laine concédée à un artisan. Le trait le plus significatif de cette réglementation locale est l'exclusion des consuls de la ville de toute responsabilité dans cette nouvelle forme d'assistance publique
Parmi les enfants dont la Charité avait la charge, on distinguait les orphelins lyonnais légitimes qui étaient adoptés par les recteurs de l'hital et les enfants illégitimes ou trouvés. L'instruction était différente suivant la catégorie et le sexe de l'enfant. Le catéchisme était le seul enseignement qui leur
f commun. Théoriquement les enfants trouvés, durant leur séjour à l'hospice, auraient dapprendre, comme l'es autres pauvres, à lire, écrire et chiffrer. Mais les garçons seuls apprenaient quelques rudiments, les filles recevant seulement une formation de domestique.
Les enfants légitimes et les «adoptifs»
heurtés à l'opposition des bourgeois. Diverses fondations permirent cependant à quelques uns de le fréquenter normalement et d'accéder à la prêtrise. Des ordres religieux (Cordeliers surtout, mais aussi Jacobins et Minimes) recrutaient des novices parmi ces enfants.
A la fin du XVIIle siècle, garçons et filles apprenaient le plain chant.
pauvresmaladesdescampagnesen BourgogneauXVIIIesiècle.
Dans cette communication, l'auteur essaie de dresser la carte des secours médicaux aux campagnes enseservantdesgrandes enquêtesordonnées parlesintendantsenquêtesquicouvrent lapériodequi s'étend de 1752 à 1790. Il tente aussi de discerner les besoins médicaux de ces campagnes à partir des enquêtes sur lesépidémies,ordonnéesaussipar lesintendantsen relationavec lasociétéroyaledemédecine.
L'hital général de Rouen, administré par le Bureau des pauvres valides de la ville, eut à faire face très t aux problèmes sociaux soulevés par la présence, dans les rues, d'un grand nombre d'enfants indigentsappliquésà mendierpoursubsister.Autoritésciviles,municipaleset parlementaires,etautoritésre ligieuses, paroissiales et
diocésaines, intervinrent, tant pour compléter ou encourager des initiatives
privées,tantpourréglementer.Apprentissageprofessionnelet écoles publiquesgratuites aux «quatre, quartiers de la ville» en résultèrent sous la dépendance générale de l'économe de l'hital.
A Lyon, ce fut Charles Démia qui devint directeur général des écoles gratuites de la ville. Cette responsabilitéluifutconfiéepar l'archevêque,mais la «subsistance»desmartres etdesmaîtressesdes pauvres fut assurée à la fois par le Conseil de ville et par la charité privée. Les règlementseurent besoin de la tripleapprobationépiscopale,municipale etparlementairedanslecadrede prescriptions plusgénérales émanant de
l'autorité royale.
A Nantes, une polémique s'éleva pour empêcher l'implantationdes écoles gratuites que dirigeaient Jes Frères des
Ecoles chrétiennes dans une ville ola municipalité et les notables trouvaient les charges publiques suffisamment
lourdes.
JEUDI 20 MARS, à 15 heures
Présidence de M. R. GANDILHON, SALLE 3
inspecteur général des Archives de France,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
deM.G.DEBIEN,
professeur retraité de l'Université de Nantes,
etdeM.M.DELAFOSSE,
directeur des Services d'archives des Yvelines.
Brossard à Saint-Domingue à la veille de la Révolution.
(Résumé non communiqué)
Si l'activité du port de La Rochelle au XVIle siècle commence a être connue, avec le maintien des trafics
traditionnels (exportation du vin et du sel) et l'essor remarquable des trafics coloniaux il reste beaucoup à dire sur les
négociants, appelés encore «marchands». La disparition de leurs archives privées peut en partie être compensée par
l'utilisation des minutes notariales qui, après critique justifiée de ce
genrededocumentation,apportentdesrenseignementssignificatifsparleurcontenuet leurnombre.
Ainsi, pour la période 1640 1680 environ, 120 contrats de mariage de marchands pratiquant le
-
commerce de mer permettent de déterminer les lignées familiales dont les liens sont si importants pour les affaires,
d'établir l'échelle des dots, donc, en les complétant par les inventaires après décès, les partages, etc. de situer le
groupe des marchands dans la société urbaine.
Cette liste d'engagés partis par Nantes et par La Rochelle pour la Louisiane se place dans l'ensemble des recherches
entreprises en ce moment sur l'émigration coloniale. MM. Poussou et Huetz de Lempï ont commencé l'étude des
départs par Bordeaux et par Bayonne au XVIIle siècle. Mlle Bourrachot des Archives du Lot-et-Garonne, a entrepris
un travail sur les Agenais passés aux Iles. Avec MM. Poussou et Huetzde Lemps elle a fait connaître ce qu'ils ont
trouvé sur l'émigration des hommes de Sainte-Foy-la-Grande, du Bazadais, du Quercy et du pays de Comminges. M.
Tardy, de l'ne de Ré, se préoccupe des «actes de service» passés au XVIle siècle devant les notaires de Saint-Martin-
de-Ré. A Nantes, c'est tous les embarquementspour les Antilles aux XVIle et XVIIle siècles qui ont été relevés dans
Le mouvement vers la Louisiane restait en marge des recherches. Il n'y a pas d'engagés pour le Canada.
Toutennuyeusequ'ellesoit,cettelistemoninativeestlabaseindispensableàl'étudede lasociété coloniale. Avec la date des
départs, avec l'âge, la paroisse d'origine, le métier, le nom des parents, on
re cueillelesprécisionsquidonnentchancedesituerlesémigrantsdanslesregistresparoissiaux avant leur départ, puis de
les retrouver en Amérique.
Lorient, Saint-Malo et les ports normands attendent leurs chercheurs.
Partant de l'hypothèse qu'un lien entre la population et les quantités consommées individuellement par jour serait
probable, l'auteur a essayé à l'aide de corrélations linéaires d'en prouver l'existence. Puis par cette méthode il tenté de
trouver de nouveaux liens (population-quantité, population-prix, prix-
a quantité). D'autre part il a recherché si la corrélation existait uniquement sur une partie de la période. Les
Dans une première phase (1818-1880) la consommation individuelle et journalière de l'aliment fon
damental, le pain, est liée à son prix
tre 1880 et 1914 ce lien va disparaPtre complètement.
Par contre pour les deux autres aliments étudiés, la viande et le beurre, c'est l'influence de la population et non pas
celle des prix qui fait varier les consommations. Quant à l'influence du prix d'un aliment sur les consommationsdes
consommation
Dans la seconde phase (1880-1914) la ration alimentaire se dégage de l'influence des facteurs prix et population pour
devenir réellement indépendante.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures
Présidencede M.F. BOUDOT SALLE 4
professeur au Lycée Michelet de Vanves, secrétaire de la section d'histoire moderne et contemporaine du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M. H.RUBNER,
professeur à l'Université de Ratisbonne,
etdeM.P.ZIND,
professeur à l'Universitéde Lyon-ll.
Les Bataillonsscolairessont un organismed'enseignement, né des lois scolaires de la 11le République et de l'esprit de revanche qui animait la population française d'alors. Les instituteurs ont adopté, avec enthousiasme, les bataillons scolaires qui intéressaient les écoles primaires et les établissements d'enseignement secondaire public.
Il s'agissait, selon les législateurs, de donner aux élèves, âgés de plus de 12 ans, un début de formationmilitaire dansles«Bataillonsscolaires», constituéssous laresponsabilitédespréfets,enaccord avec l'Education publique et l'autorité militaire. Ces bataillons scolaires se livraient à des exercices hebdomadaires et participaient aux revues du 14 juillet. Les «républicains» ont adopté les Bataillons scolairesavecferveur, les «conservateurs»yontvu,avanttout,unemesuredeconsolidationdu régime républicain et une main-mise supplémentaire de l'enseignement laïque sur les enfants. D'ailleurs, lesbataillonsscolaires,aprèsdesdébutsprometteurs,sont entrésrapidementendécadenceet ila fallu se résoudre à les supprimer.
Il convient d'examiner comment les bataillons scolaires ont été accueillis en Haute-Normandieet dans l'Académie de Rennes dont Nantes dépendait alors.
Dans le cadre des lois de 1796, les enfants abandonnés sont confiés à l'Etat, qui en assume la chargeetl'entretienparlescommissionsadministrativesdeshitaux.Ilexistaitune légiondeVélites hollandais que Napoléon 1er transforma en mars 1811 en régiment des Pupillesde la garde. Il décréta le30mars 1811 quececorpsseraitrecrutéparmi lesenfantsabandonnésentretenusdansleshospices de l'empire, agés de quinze ans au moins et n'ayant pas atteint leur majorité, ainsi que parmi les orphe lins pauvres. L'organisation et l'instruction d'un tel corps d'élite fit l'objet des soins particuliers de l'empereur. Il participa aux batailles de 1813 et 1814. La chute de l'Empire entrafna sa dissolution. tout en maintenant le principe du recrutement pour les nouvelles unités. A la suite de désertions et de séditions deux cents hommes environ auraient été incorporés dans le 25e de ligne.
Tel fut le sort des enfants assistés sous l'Empire, résultat de la tutelle de l'Etat, considération morale et procédé de recrutementdans la pensée de Napoléon.
Le Bureau chargé de la mutualité (au ministère du Travail, puis au ministère de la Santé) a effectué aux Archives nationales plusieurs versements importants, portant sur les sociétés dissoutes ou sur les sociétés fusionnées. Récemment, à la suite de mesures de décentralisation remettant aux préfets le contre des sociétés mutualistesjusqu'alorsexercé par le ministre, ledit Bureau a versé à la Cité interministérielledes archives la totalité des dossiers des sociétés existantes.
Le fonds Mutualité conservé aux Archives nationales (tant à Paris qu'à Fontainebleau) constitue donc un ensemble homogène, quasi complet, qui constitue une source de premier ordre pour l'histoire dessociétésmutualistesdepuislepremiertiers du XIXesiècle.
a)d'étudierlaplacedubureauMutualitédans lesdiversministèresauxquels il aétérattaché
b)
de décrire les instruments de travail permettant de se retrouver dans la masse considérable (30 000 ) des dossiers
conservés
c)
d'analyser les dossiers de quelques sociétés prises comme témoins en raison de caractéristiques faisant de ces
Sociétés des exemples représentatifs
d)
de comparer à partir de quelques cas, la complémentarité des sources conservées dans certains déps départementaux
avec celles conservées aux Archives nationales.
Il ya cent ans que les «Socialistes de la chaire» (Kathedersozialisten) se sont unis dans le Verein fur Socialpolitik voulant éviter une deuxième commune. Il n'est pas étonnant que l'aile conservatrice du groupe ait pu former la base théorique du socialisme d'Etat bismarckien, tandis que l'aile progressiste a gagne l'Allemagne républicaine après 1918. Cependant les relations entre socialistes universitaires allemands et socialistes universitaires français sont mal connus.
Selon Henri Sée le groupe conservateur des «Kathedersozialisten» a influencé l'école du protestantCharles Gide. En effet fœuvre principale du grand théoricien Adolph Wagner fut traduite en français après 1905. D'autre part, les recherchesde l'auteur dans les papiersde la famille Wagner ont prouvéque le savant n'a pas montré d'intérêt visible pour ses collègues français. Sa correspondance étrangère s'adresse presqueexclusivementaux universitaires italiens, et les Mélanges en honneur de son 70e anniversaire ont été écrits à moitié par des Allemands, à moitié par des élèves italiens. Il semble donc que l'éclectisme italien ait mieux su s'adapter à la situation berlinoise que les objectifs des universitairesfrançais.
C'est pourquoi la législation sociale des pays du Marché commun reflète encore les divergences nationales de la Belle Epoque.
Frappé par la misère ouvrière des canuts après l'insurrection lyonnaire de 1834, l'abbé Joseph Rey(1798-1874) entreprend l'année suivante la fondation d'une société religieuse, dite de Saint-Joseph, comprenant des frères et des sœurs, ainsi que quelques pères.
Il créait ainsi le refuge pénitentiaire d'OuiIins(1835, Rhe), puis la colonie agricole de Cfteaux (Ce-d'Or) qui comptait jusqu'à plus de 900 enfants détenus, et enfin Saint-Genest-Lerpt (Loire).
Les difficultés ne manquèrent point, soit d'origine politique comme l'incendie du refuge d'Oullins en février 1848, soit surtout d'origine pédagogique de la part d'enfants pervertis. Pour redresser cette jeunesse dévoyée, l'abbé Rey et ses disciples développèrent une pédagogie active fondée sur l'ergothérapie et l'activité en groupes. Si cette œuvre importante et pionnière n'existe plus, elle n'en a pas moins rendu de grands services à la société en général et aux enfants et adolescents délaissés ou révoltés en particulier.
VENDREDI 31 MARS, à 9 heures
Présidence de M.M. BAUDOT, SALLE 1
inspecteur général des Archives de France, président de la section d'histoire moderne et contemporaine, du Comité des travaux historiques et scientifiques,
du Général d'armée F. GAMBIEZ,
président de la Commissionfrançaised'histoire militaire,
et de M. A.MARTEL,
vice-présidentde l'Université Paul-Valéry (Montpellier-lII).
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pratique de l'assistance
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liers, et leur patronage progressif par les chefs d'armée, le roi, l'Etat
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lacréationet laprogressiondel'aide auxfamillesetauxcombattants,delaprévoyanceen ma
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l'armée française dans le cadre de l'aide internationale.
Dans la nuit du 29 février au 1er mars 1960, à 23 h 40, dans un grondement terrifiant, un tremblement de terre d'une durée de 10 secondes dévaste Agadir. Un raz de marée s'abat sur la place du Front de mer. Toutes les communications sont coupées, les trois quarts de la ville sont détruits, le chiffre des victimes est évalué initialement à un millier. Le sultant Mohammed V se rend sur les lieux dans les premières heures de la matinée, M. Parodi ambassadeur de France quitte également Rabat afin d'organiser sur place la participationfrançaiseaux secoursd'urgence.
Comme la récente catastrophe de Fréjus, celle d'Agadir suscite un vaste mouvement de solidaritéj internationale. Lestroupesfrançaisesdesenvirons immédiats,notammentles marinsde l'aéronavaleet ledétachementautonomedu1erzouaves,seportentaussitausecoursdessinistrés. LeCommandement supérieur des forces françaisesau Maroc établit un pont aérien à partir des bases de Rabat, Salé, Meknès, Fès, Casablanca, Marrakech et fait diriger sur Agadir personnel et matériel. Malgré le climat engendré par la guerre d'Algérie et l'équivoque qui règne dans les relations franco-marocaines, l'élan de laFrancerestegénéreux. Lescréditsaccordésetl'aideapportéeparl'arméeenportenttémoignage.
Toute polémique mise à part, l'objet de cette communication est de mettre en évidence le re essentiel joué par l'armée après la catastrophe d'Agadir et de tirer les enseignementstendant à développer la coopération entre l'Armée et la Protection civile.
Comme dans bon nombre de jeune pays à unité sociale insuffisante, l'Armée nationale populaire, héritière de l'Armée de libération nationale, joue, en Algérie, un re extramilitaire assez important.
A ses tâches de dépenses, s'ajoutent des missions politiques et de multiples interventions dans le domainesocio-économique.Plusieursanciensofficiersse sont vu confierdes postesde responsabilité dans l'activité économique de la nation, tandis que, réformant, modernisant et adaptant ses structures, l'armée elle-même ne cesse de contribuer à l'émancipation économique du pays. Ses écoles accueillent essentiellementdes élèves issus des classes pauvres, le service national, institué par le colonel Chabou, fournit une importante main-d'œuvre ainsi qu'un gros matériel pour la réalisation des programmesde développementsocio-économique
Fortede 70000hommes,l'Arméenationalepopulaireseconsacreessentiellementà latâcheque lui a assignée le président Boumediène
Hormissesinterventionsdansdesconflitsfrontaliers etsaprésencesur lecanaldeSuezen1967, l'A.N.P. représente surtout, pour l'Algérie, un puissant instrument de développement économique et social.
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affectéepardesévénementsextérieursdéfavorables(désorganisationcroissantede la Russie,échecde l'offensiveBroussilof,chutede Riga)que par lesconséquenceséconomiques et socialesduconflit mon dial.L'année1917aétémarquéepar lachertégrandissantede lavie, lesrestrictionsalimentaires, des
De la bourgeoisie aux milieux populaires, la grande majorité de la population a condamné la révo
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transformationde lasociété,«lapeursociale»,n'ontjouéqu'aprèsl'armisticeetnotammenten 1920.
VENDREDI 31 MARS, à 9 heures
Présidence de M. L.TRENARD, SALLE 2
professeur à l'Universitéde Lille-lll, U.E.R. Histoire, histoire de l'art et archéologie, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. R. LE BLANT, magistrat honoraire,
délits relatifs à la chair. L'étude traite des difficultés du mariage, de l'adultère, du concubinage, de la prostitution, du problème des enfants naturels, du viol, de l'infanticide, de la bigamie, de la polyandrie et de la sodomie.
A travers cette analyse, il apparart que les auteurs de la fin du XVe siècle (Geyler, Brandt, .) quanils vitupèrent contre les mœurs de leur époque n'exagèrent en rien, mais au contraire ne font qu'approch d'une réalité peu reluisante.
Fils de Claude Dollier et de Françoised'Escaillion, appartenant à une famille de Vitré considérée comme très ancienne, François Dollier, dit de Casson, dont l'origine a été maltraitée/entra à Saint-Sulpic après avoir été officier et fut envoyé au Canada avec un autre sulpicien breton, René de Bréhant, dit de Galinée. Arrivé à Québec, le 7 septembre 1666 pour marcher contre les Iroquois, il devint supérieur du séminairede Montréal et joua un re importantjusqu'à sa mort, le 27 septembre 1701.
Il avait écrit, vers 1672 une Histoire de Montréal publiée à plusieurs reprises d'après un manuscrit ressemblant fort à une copie faite pour Margry. Le style et surtout l'orthographe en sont plus élégants queceuxd'unelettreécrite àMontréal àl'occasiond'unprocèscausépar ladéconfituredesonbeau-frè Gabriel Peschart contre qui il faisait valoir ses droits pour sauver son château. Par contre l'extrait d'une autre lettre reproduit dans un factum par lequel il exhortait sa nière Pétronille Peschart au pardon des meurtriers de son père est d'une belle élévation charitable. L'oncle et la nièce moururent avant la fin des instances.
Plusieurs musées en Europe (ceux de Paris, Londres, Bruxelles.) possèdent quelques rares spécimei des armes de chasse de ces arquebusiers parisiens. Pendant un siècle, de 1730 à 1840, les Lepage honorèrent des commandes royales impériales et princières, françaises et étrangères.
Quels furent l'importance de leur négoce, et le re de leur mécénat artistique et scientifique? Cette biographie, fondée sur des archives privées inédites, précisera ces vues et tentera de dégager l'interaction de l'arquebuserie de luxe et des arts décoratifs, à cette époque.
SECTION D'ARCHEOLOGIE ET D'HISTOIRE DE L'ART ET COMMISSION DE PUBLICATION DES DOCUMENTS ARCHEOLOGIQUES DE L'AFRIQUE DU NORD
LUNDI 27 MARS, à 15 heures,
Présidence de M. F. SALET, SALLE 1
conservateuren chef des Musées nationaux, membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques, deM.J.THIRION,
conservateurau département des sculpturesdu Muséedu Louvre,
secrétaire de la section d'archéologie et d'histoire de l'art
du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.A.GUILLOU,
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Vie section).
M. M. DI LLANGE, architecte D.P.L.G., diplé d'histoire de la construction et de conservation des monuments anciens. Le premier art roman de la vallée de la Loire.
«Précédant l'école romane, on trouve dans une grande partie de l'Europe occidentale une école quej'ai proposé d'appeler le premier art roman.» Ainsi commence le livre de Puig y Cadafalch, La géographie et les origines du premier art roman. Si certaines de ses conclusions ne sont plus suivies aujourd'hui,il n'en demeure pas moins que l'on reconnaît l'existence d'une architecture originale qui se serait développée principalement en Catalogne, en Lombardie et dans la vallée du Rhe, à la fin du Xe siècle et surtout au XIe.
Il a paru invraisemblable que l'Ouest de la France, n'ait pas bénéficié d'une architecture similaire.
M. Jean Hubert et l'abbé Plat ont souligné le caractère particulier des premiers édifices romans de l'Ouest
La notion de crypte est à retenir pour quatre églises romanes du Roussilion
Raresexemplesde voed'abside surarcatureset de baiesaveugles constatésdans l'architecturedes
églises romanes du Roussillon.
Dans une étude portant sur deux cents églises on a constaté quatre cas de voe d'abside sur arcatures. Il s'agit des églises de Taxo, de Vilar-Milar,de Canohès et de Pollestres. De même deux églises (Notre-Dame de Vilar-Milar en Roussillon et Saint-Martin d'Ur en Cerdagne) présentent sur la face extérieure de leur abside des baies aveugles tandis que Notre-Dame d'Arssus dans les Aspres possède cette même décoration sur son mur façade. Aussi a-t-on jugé bon de publier ces exemples rares en Roussillon en les situant dans le temps.
A l'intérieur des murailles du château élevé sur l'ordre de Frédéric Il au XIIIe siècle et agrandi au siècle suivant à Oria (sur la route antique unissant Tarente et Brindisi dans les Pouilles), dans l'angle nord-est, en sous-sol, se trouve une église à plan central en pierres recouverte de cinq coupoles, précédée d'un transept voé à abside, considérée comme une basilique «ouverte» à portique, exemple du passage du plan occidental longitudinal au plan central. L'étude architecturale démontre qu'il s'agit d'une église appliquée sur le chevet d'un temple antique et comportant cinq nefs, deux voées en plein cintre, trois recouvertes de deux files de coupoles sur pendentifs, contrebutées par quatre voes en plein cintre. Le plan et l'importance de ce monument, inattendu par sa localisation, sont rendus tout à fait notables par la date que le décor sculpté indique (deuxième moitié du IXe siècle) et l'exacte ressemblancede celui-ci avec des exemples de Constantinopleet de Béotie dans le thème byzantin d'Hellade.
LUNDI 27 MARS, à 15 heures
PrésidencedeM.M.BRÉZILLON, SALLE 2
maître de conférences à l'Université de Paris-IV,
directeur de la circonscription des Antiquités préhistoriques de la région parisienne,
membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
La transgression glacio-eustatiqueflandrienne a été affectée d'oscillations nombreuses du niveau de la mer. Au moins huit régressions notables ont pu être décelées entre 10000 et 2000 ans B.P., grâce à l'étude des déps marins et des tourbes littorales de la ce atlantique française.
Au Néolithiqueancien, le niveau de la mer descendit à 12 mètres au moins au-dessous du niveau actuel
de 5000 B.P., le niveau se maintint aux environs de — 6 m jusque vers 3 700 B.P. Après la courte transgression du Bronze moyen, l'Halstatt est caractérisé par une nouvelle régression au-dessous de 6m.
Des corrélations peuvent être établies entre les oscillations régressives de la mer et les avancées glaciaires holocènes, en Europe et en Amérique du Nord.
Les lignes des anciens rivages charentais sont jalonnées de sites préhistoriques ou protohistoriques. Le colmatage des anciens golfes qui a abouti à la formation des marais actuels a permis laconservationde nombreuxgisementsouvestigesarchéologiquesensevelisplus ou moinsprofondément dans les sédiments marins. Outre leur intérêt archéologique ces précieux témoins apportent des précisions chronologiques et altimétriques sur les variations du niveau moyen de la mer au cours de l'Holocène récent. Ils renforcent nos connaissances sur la géographie ancienne du littoral du pays des Santons.
Après un rapide examen des différents modes de production du sel dans les salines primitives actuelles, les auteurs définissent la place que prennent parmi celles-ci les vestiges connus des salines protohistoriques. A la lumière des connaissances les plus anciennes, mais aussi en s'aidant de découvertes inédites et de théories récentes, ils situent en particulier les briquetages européens dans ce contexte technologique, et tentent de retracer les grandes lignes de l'évolution de ces méthodes d'extraction du sel, et de retrouver les grands courants qui ont permis leur extension à toute l'Europe occidentale, entre le Néolithique et la période gallo-romaine.
Lesbriquetagesdes cesoccidentalesde l'Europesontanalysésentenantcomptede ces considérationsgénérales,de
leurscaractéristiquestechnologiques etdeleurrépartitiongéographique. Plut qu'à une explication unique, comme
celles qui avaient jusqu'ici été proposées, les auteurs présentent un faisceau de possibilités qui, étant donné les
connaissances actuellement acquises dans ce domaine, paraissent irréductibles.
M.A. VARAGNAC, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Vie section), conservateur en chef
Les mégalithesde l'estuaire de la Loire. Leur relation avec les groupes mégalithiqueseuropéens. Recherche des
origines de certaines traditions vendéennes.
La Vendée a été l'un des centres importants de la religion mégalithique. Par comparaison avec d'autres régions à
mégalithes, il est permis de rechercher, parmi ses traditions populaires, celles dont on peut présumer une aussi
lointaine origine.
Analyse du mégalithisme. On sait aujourd'hui que les mégalithes représentaient des
réceptacles d'âmes, dont dépendaient fertilité et fécondité. Les naissances étaient attribuées à
des réincarnations
en résultait vraisemblablement la liberté sexuelle des filles nubiles, et le matrilignage, lequel se
constate encore dans les régions mégalithiquesdu Sud-Est asiatique.
Traditions vendéennes. On peut se demander si les usages traditionnels de «maraichinage»
n'en sont pas un vestige sociologique. D'autre part les traditions guerrières de la Vendée sont à rapprocher de celles
ce furent les seules régions ayant constitué de véritables armées «blanches».
M.G.BELLANCOURT,correspondantde ladirectiondesAntiquitéspréhistoriques,déléguédépartemental de la Société
milieu chasséen.
Le vaste marais connu sous le nom de Grande Brière était au Mésolithique une forêt au relief ondulé, traversée par
de petits cours d'eaux. Conséquencede la transgressionflandrienne le paysfut peu à peu submergé à l'exception des
sommets. Les habitats et les sépultures recouverts par les alluvions sont restés intacts du fait de l'impossibilité de
cultiver le sol. L'auteur en a découvert un grand nombre. Au cours de sept années de fouilles un vaste habitat et une
importante sépulture collective ont été étudiés. C'est par dizaine de milliers que furent recueillis les pièces de silex et
les tessons de poteries, l'épaisseur des couches atteignant environ un mètre.
Il apparaît que même dans le niveau supérieur, ole décor des poteries est typiquement chasséen, l'usagedes
microlithesconsidéré autrefoiscommel'apanagedespopulationstardenoisiennes ignorant la poterie, s'est
conserverconcurrementà l'emploi de l'arsenal néolithique. L'étude stratigraphique a permis d'apporter sur le
comblement de la dépression à la faveur des inondations successives, de nombreux renseignements.
MARDI 28 MARS, à 9 heures
SALLE 1Présidence de M. J. HUBERT,
membre de l'Institut,
professeur à l'Ecole nationale des Chartes,
président de la section d'archéologie et d'histoire de l'art
du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. D. COSTA,
conservateurdu Musée Dobrée de Nantes.
le sud de la Loire.
Saint Félix, évêque de Nantes (549-582), a réalisé dans sa cité de grands travaux d'utilité publique. Ils ne sont
connus que par un poème de Venance Fortunat (111,10) et des traditions sans origine précise. L'analyse du poème
utiliser la force de l'eau, récupérer des terres agricoles, faciliter la circulation terrestre. «Opassaient les navires
cheminent à présent les chariots».
Ce dernier point n'a jamais été mis en valeur jusqu'à présent. Pourtant c'est à l'initiative de saint Félix que
l'évangélisation du pays d'Herbauges a été entreprise, alors que cette région était précédemment poitevine. Elle
n'apparaît plus désormais que rattachée à Nantes.
Il doit y avoir là plus qu'une coïncidence. Depuis le XVIe siècle les travaux sur la Loire ont été multiples, ce qui
rend la recherche des traces de ceux du Vie à peu près impossible
la Loire, qui font de Nantes un point de passage assez aisé, a établi ou amélioré, à l'aide d'une digue, une route
joignant le nord et le sud du fleuve.
Nouvellescomparaisonsdetroissarcophagesmérovingiensde Nantesavecceuxde la Nièvre.
Deux sarcophages du musée de Nantes provenant l'un de Saint-Similien (1922), l'autre des Saints-Donatien-et-Rogatien (217) et un troisième trouvé dans le cimetière qui s'étendait derrière la cathédrale de Nantes, se rattachent, d'après le beau catalogue du musée Dobrée de M. Costa, au groupedes sarcophages mérovingiens de la Loire et de la Seine.
On peut les dater de la fin du Vie siècle d'après la ressemblance du sarcophage de Saint-Similien à la tête décorée de trois croix, avec celui de saint Calétric (+ 573) conservé dans la crypte de la cathédrale de Chartres, et vu celle du sarcophage de la cathédrale de Nantes à la tête décorée de septcroix avec le sarcophage de l'évêque de Nevers, saint Arigle (+ 594).
Ce dernier n'est connu que par un dessin de l'abbé Lebeuf, mais fait partie d'un groupe bien caractérisé dont il subsiste à Nevers et dans la Nièvre dix-sept exemples aux têtes décorées de croix multiples.
On présente ici, les photographies prises au cours d'une mission dans la Nièvre pour le Recueil des monumentssculptésdu haut Moyen Age (IV Xe siècles),entreprissous la direction du Comité des travaux historiques (section d'archéologie), et-plus spécialement sous celle de M. Jean Hubert.
Cet important foyer nivernais, aux carrières abondantes, a dprofiter du voisinage de la Loire pour exporter ses produits, aussi en retrouve-t-on à Saint-Benoît-sur-Loire, à Orléans et à Nantes.
Les collections archéologiques du Musée Carnavalet renterment un lot de plaques-bouclesde bronze d'époque mérovingiennedont les plaques rondes portent, outre un décor géométrique, un masque humain. Ces boucles de provenance parisienne (fouilles du XIXe siècle) sont pratiquement inédites et complètent une série de pièces identiques récemment répertoriées et étudiées par l'archéologue allemand R. Koch.
On s'efforce de dater ces boucles de ceinture et d'en déterminer le lieu de production (la répar
tition des lieux de trouvaille dans le Bassin parisien indique-t-elle une fabrication en Gaule du Nord? ). On tente ensuite d'analyser le décor géométrique et surtout humain de ces garnitures de ceinture.
Deux abbayes de Saint-Florent ont existé au haut Moyen Age, la première au Mont-Glonne (aujourd'hui Saint-Florent-Ie-Vieilen Maine-et-Loire) la seconde au château de Saumur. Seuls les textes permettent d'étudier leurs bâtiments.
Le Mont-Glonne. L'habitat du Mont-Glonneest bien antérieur à la création de l'abbaye. Au Ville siècle existaient deux églises, Saint-Pierre, la paroisse, et Saint-Sauveur, l'abbatiale. Le corps de saint Florent avait été transporté à cette époque de la première dans la seconde, ol'on avait placé son tombeau entre l'autel matutinal et le martre-autel, dans une crypte à demi enterrée pourvue d'ouvertures permettant de vénérer le saint. L'abbatiale actuelle occupe, selon toute vraisemblance, l'emplacement de l'ancienne. Différents châteaux et enceintes se sont succédés sur le Mont-Glonne,qui permettent de localiser l'ancienne abbaye.
Le château de Saumur. L'histoire du monastère castrai de Saumur est liée à celle de la ville, à
partir du Xe siècle, date à laquelle elle prend son nom de Salmurus. Mais les origines de l'agglomération remontent à un oppidum gaulois auquel a succédé un castrum gallo-romain. Au Xe siècle les comtes de Blois élevèrent une enceinte autour du castrum. L'abbaye était située à l'est de cette enceinte. On possède des descriptions des différents bâtiments composant le monastère.
M. J. MALLET, martre-assistantà l'Universitéde Haute-Bretagne(Rennes-II) L'église Saint-Pierre d'Angers, d'après les textes et les fouilles.
L'emplacement de l'église Saint-Pierred'Angers a fait l'objet en juin 1971 de fouilles rapides et incomplètes,renduesdeplusaléatoiresparlesnivellementsetrecherchesdu XIXesièclesurlesquels on a peu d'informations.
Située au centre du cimetière chrétien du haut Moyen Age, réputée la plus ancienne d'Angers, et même par quelques érudits des XVIle et XVIIle siècles, cathédrale primitive de la ville, liée dès le XIle siècle à l'Université, l'église laissait espérer bien des découvertes, au moins une riche moisson de renseiqnements.
Aucun élément caractéristique n'a pu être attribué avec certitude aux époques mérovingienne et carolingienne. La grande découverte est celle des substructions d'un édifice que l'on peut mettre en rapport avec l'établissement au Xle siècle d'un chapitre de chanoines. Une reconstruction de la fin du XIle siècle a dprécéder un profond remaniement du
XVe siècle.
nom.
L'intérêt de l'étude monumentale de cette église réside dans l'exceptionnel accord entre une histoire besogneuse, qui montre ses clercs perpétuellement à la recherche de raisons de vivre et de s'imposer, et d'une évolution architecturale complexe qui tient compte de la nécessité de préserver et rendre accessibles les lieux de miracles tout en permettant l'édification des bâtiments correspondant aux prétentions de la communauté.
MARDI 28 MARS, à 9 heures,
Présidencede M. M. BRÉZILLON, SALLE 2
martre de conférences à l'Université de Paris-IVé
directeur de la circonscription des Antiquités préhistoriques de la région parisienne,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. J. L'HELGOUACH,
directeur de la circonscription des Antiquités préhistoriques des Pays-de-la-Loire.
Les dolmens angevins constituent un type propre à la région saumuroise du Val de Loire. Toutefois, si leur concentration est maxima dans la région Saumur-Loudun, on les retrouve dispersés beaucoup plus au sud. Ces monuments, assez facilement identifiables sur le plan architectural sont plus mal connus quant à leur mobilier. Le dolmen B d'Arlait, bien qu'appartenant au groupe architectural de la vallée de la Loire est au contact d'une autre variété de dolmens à couloir, les dolmens angoumoisins. L'étude du mobilier de cette sépulture permet de préciser l'occupation de ce type de mégalithes.
Il est difficile de le dire.
Etude de la gemme appelée callais par le minéralogiste M. Damour, par comparaison avec un terme de Pline signifiant probablement turquoise. Cette appellation a été une cause de confusion dans l'espritdespréhistoriens.Onpeutaffirmeractuellementquec'estun phosphated'alumine plus ou moins ferrifère, se rapprochant, tant de la vraie turquoise, tant de la variscite que l'on
rencontre en France, en Espagne et au Portugal et qui a été recherchée depuis le Néolithique moyen jusqu'à l'apparition des métaux. Nous donnons la composition chimique de quelques nouvelles perles de cette matière et quelques déductions que l'on peut en tirer.
Coïncidences,on lesrelèvetoutesdeuxsurdessupportsanalogueset leursauteurssontétrangers à notre peuple. Mais la première date très certainement de la Gaule romaine et la seconde vraisemblablementde la Gaule indépendante. La première, avec ses données si particulières, répond en effet comme un écho à des événements parfaitement recensés. Elle s'insère en outre, avec une utilité psychologiqueévidente, dans une campagne de christianisation des
lieux de culte du paganisme inaugurée quelques années plus t en Touraine. Il s'ensuit une datation relativement précise et l'attribution à l'un des plus grands évangélisateurs mondiaux. L'on remarquera au passage, l'influence exercée sur la toponymie locale.
Une étude morphologiquede la phrase constituant la seconde aura pour corollaire une proposition de traduction. Dès lors, cette invocation à une puissance naturelle pourrait conduire à une meilleure appréciation du peuplement de notre pays avant la Gaule et, peut-être même, à une identification des peuples connus de l'Antiquité sous le nom de «Peuples de la Mer».
MARDI 28 MARS, à 15 heures.
Présidencede M. A. CHASTEL, SALLE
1
professeur au Collège de France, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M. C.SOUVIRON,
conservateur du Musée des Beaux-Artsde Nantes,
et de M. J. LE BOUTEUX,
architecte en chef des Monuments historiques.
Ces deux dessinateurs sont connus grâce au Journal laissé par leur fils et petit-fils, Henri Lebert (1796 1862), lui-même dessinateur industriel à Munster (Haut-Rhin) et chroniqueur de
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plusieurs voyages au Havre, ainsi que l'on verra dans la seconde communication. Jean-Pierre Lebert, né et mort à Paris, maître de dessin, homme fort cultivé, était en relation avec plusieurs dessinateurs et graveurs de son époque. On possède de lui un portrait et un seul croquis. Ses deux fils, Bonaventure-Marieet Jean-Baptiste, à leur tour, suivaient la vocation paternelle.
DeuxAlsaciens sur lelittoralatlantique.AproposdelacorrespondancedeJean-Daniel Scheurer, Nantaisd'adoption,avecsesparentsdeMunster. HenriLebert,dessinateurdeMunster,au Havre.
Enquêtesur l'orfèvreriedans le départementdu Morbihan.
Faisant suite à des répertoires sur les Ces-du-Nord et le Finistère, cette enquête donne une description détaillée des objets qui sont groupés par périodes, par jurandes et par orfèvres. Leur antiquité est assez grande puisqu'il se trouve des pièces du XIIe et du XIIIe siècle. On
dénote une influence angevine, au XVIIe siècle, et parisiennedu début jusqu'au XVIIIe siècle. Il y a cependant un style local qui se traduit dans la technique et dans la composition. Les jurandes de l'évêché de Vannes ne sont ni nombreuses ni très anciennes, mais il existait, avant leur création, des orfèvres relevant de la jurande de Nantes. Il est possible d'avoir une idée exacte de ce que fut la richesse de l'orfèvrerie en compulsant les anciens inventaires d'églises. Ce patrimoine fut amoindri pendant la Révolution par l'application des décrets édictés de 1790 à 1792. Mais la résistance aux mesures autoritaires s'organisa et beaucoup d'objets furent cachés chez des particuliers. On peut chiffrer, approximativement, le pourcentage des pertes à 62 Les 400 pièces encore existantes mettent le Morbihan en bon rang, de pair avec le Finistère.
Due à l'initiative de négociants installés à Bordeaux, la Galerie bordelaise fut construite de 1831 à 1834 sur les plans
de l'architectedu département Gabriel-Joseph Durand (1792-1858), membre de la dynastie des Durand qui dirigèrent les chantiers bordelais de Victor Louis. La Galerie, située dans un immeuble à la sobre façade néo-classique, présente la structure traditionnelle du passage ouvert à chaque extrémité par une voe en plein cintre formant un arc appuyé sur des colonnes et prenant le jour par une verrière à charpente métallique.
LesArchivesdépartementalesde laGirondeontacquisrécemmentlesportefeuillesdel'architecte Durand qui contiennent une documentationinédite et complète, véritable catalogue d'un vocabulaire décoratif néo-classique, qui permet en outre de se faire une idée de l'aspect brillant et très coloré que la Galerie a aujourd'hui perdu.
légende surréaliste malgré lui. Il n'avait que 23 ans lorsqu'il mourut à Nantes d'une trop grande absorption d'opium dans la nuit du 6 au 7 Janvier 1919. André Breton l'avait connu en 1916 à Nantes, à l'hital de la rue du Boccage. Il fut pour lui une révélation tant par son «Umour» que par sa façon déconcertante de vivre. Cette rencontre a joué un re déterminantdans la naissance du surréalisme.
MARDI 28 MARS, à 15 heures
PrésidencedeM.M.ROBLIN, SALLE 2
directeur de recherche au C.N.R.S.,
secrétaire de la section d'archéologieet d'histoire de l'art
du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.A.GRABAR,
membre de l'Institut,
professeur honoraire du Collège de France,
directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques.
Une voie antique allait droit de Rennes au Mont-Saint-Michel, et de l'autre cé de la baie repartait de Genêts vers Coutances. Une autre voie ajoutait seulement une lieue gallo-romaine (environ 2210 mètres) en se détournant par Avranches. L'état de la baie et la possibilité de la traverser, suivant l'heure, par terre ou par mer, apparaît comme aujourd'hui dès les premiers siècles de notre ère, et sans doute bien avant.
Les textes médiévaux parlent de submersions, mais celle de la baie semble bien antérieure
Rezé avec le Poitou.
Après un examen des recherches effectuées par les archéologues locaux, l'auteur expose le résultat de travaux combinant l'étude de la cartographie ancienne, de la photographie aérienne et des cadastres.
11 en résulte la découverte d'une voie joignant directement Rezé à Poitiers par Vallet et Cholet, sur laquelle s'est superposé partiellement la voie romaine de Portus Namnetum à Segora représentée sur la Table de Peutinger. L'auteur étudie pas à pas ce dernier trajet, à la suite de la découverte dans les archives de la Société des antiquaires de l'Ouest, de travaux non publiés dus au commandant D.-M. Marié. Ces travaux contestent à l'aide d'arguments controuvés le trajet réel repéré sur le terrain par les divers auteurs. L'auteur estime que le tracé seul d'une voie antique est insuffisant à la caractériser et que les travaux publiés doivent indiquer si l'analyse cadastrale a été ou non effectuée.
L'auteur étudie ensuite le trajet du chemin quittant, près de Vallet, la voie romaine de Portus Namnetum à Segora. Ce chemin descendait à Cholet en suivant sensiblement le trajet du «Chemin de Nantes» de la carte de Cassini et arrivait à la porte Bertonaise de Cholet. L'auteur constate la présence de microtoponymestels «Chemin Berteau» et «Chemin Berti» confirmant la continuité du chemin issu de Rezé. L'auteur expose les arguments militant en faveur de l'antériorité de ce chemin par rapport à celui venant de Nantes, à la réunion desquels il croit trouver les preuves d'une rupture volontaire du chemin primitif, similaire à celle constatée à Fay-l'Abbesse (Deux-Sèvres) sur la voie de Poitiers au profit de la station des Cranières, station située à XXXIII lieues de Segora et à XX1X de Poitiers. Cette mesure aurait, avec d'autres, contribué à la décadence de Rezé et à l'essor de Nantes.
Après quelques précisions minéralogiques et géologiques sur les gisements stannifères de l'Ancien Monde, et en particulier de la Bretagne, on envisage les possibilités de découverte du vrai bronze, c'est-à-dire de l'alliage du cuivre et de l'étain, de son monopole et de son commerce. Lesanalyseschimiquesetspectrographiquesmontrentuneévolutionde sa compositionsuivant les possibilités des différentes régions au cours des âges et le remplacement plus ou moins important de l'étain dans le bronze par le plomb, le zinc et même l'antimoine. Les fluctuations de la composition des pièces de monnaie suivent quelque peu cette évolution et fournissent des indicationsprécieuses sur l'histoire de la numismatique.
Fabrication et utilisation de l'étain métallique souvent mêlé de plomb.
Se fondant sur les données de la minéralogie, de l'archéologieet sur les rares témoignages textuels, l'auteur tente de dessiner l'évolution de la production d'étain de l'âge du Bronze jusqu'à l'aube du Bas Empire.
L'exploitation des gisements étudiés, Abbaretz (Loire Atlantique) et La Villeder (Morbihan) semble cesser vers les débuts de l'âge du Feret ne reprendre que beaucoup plus tard, vers les débuts de notre ère. Quelles ont pu être les causes de ces fluctuations, ont-elles affecté le grand commerce armoricain à l'époque antique?
L'auteur se propose, non pas de répondre à ces questions, mais de faire le départ entre les hypothèses et les certitudes et de définir quelques directions de recherches
JEUDI 30 MARS, à 9 heures.
Présidence de M. P. LELIÈVRE, SALLE
1
professeur à l'Université de Tours, professeur à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M. X.du BOISROUVRAY,
directeur des Services d'archives de la Loire-Atlantique, conservateur en chef pour la région des Pays-de-la-Loire, et de M. PRUNET,
architecte en chef des Monuments historiques.
Le tombeau de François 11 à Nantes montre la survivance du vieux thème médiéval des «pleurants» auprès de l'iconographie nouvelle et du décor de la Renaissance. Les personnagesrevêtus du grand manteau de deuil, la tête couverte du chaperon sont empruntés aux imagiers des ducs de Bourgogne, Claus Sluter et Antoine Le Moiturier, que Michel Colombe qualifiait, à propos des tombeaux de la famille de Savoie pour le prieuré de Brou, de «souverains tailleurs d'images». Cet exemple devait être imité au tombeau des cardinaux d'Amboise ainsi qu'au tombeau de Marguerite de Bourbon.
M.J. de LA ROBRIE, membre de la Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-
Atlantique. Nantes en 1646 d'après les maîtres hollandais Lambert Doomer et Guillaume Schellinks.
Fils d'Hermann Doomer, ébéniste illustre qui encadrait les tableaux de Rembrandt, Lambert Doomer vient séjourner
à Nantes en 1645. Il est rejoint le 17 mai 1646 par son camarade Guillaume Schellinks. Les deux artistes, très jeunes alors, dessinent de compagnie de nombreux sites et monuments de Nantes, avant de repartir ensemble le 3 juillet 1646 pour remonter la Loire et faire un tour d'Europe. Leurs dessins sont répartis de nos jours entre les grands musées de l'Eu
rope. La communication rassemble et coordonne ces images dispersées et les commente en s'aidant
duJournaldevoyagequetinttoutesavieGuillaumeSchellinksetdont lemanuscritappartientà la Bibliothèque royale de Copenhague.
Quatre actes passés par ce sculpteur (l'engagement comme apprenti de Clément Métezeau, deux associations dont une avec Salomon de Brosse et un marché de cheminées pour le château de Liancourt) ont été retrouvés ainsi que beaucoup d'autres de ses trois fils comme lui sculpteurs et auteurs de nombreuses épitaphes.
Germain, l'aîné, principal collaborateur de son père et son successeur dans ses charges passa d'importants marchés pour les tombeaux de Robert de La Vieuville et de son épouse, d'Antoine de Chastelux et de Charles de Ficte. Nicolas, le second, aussi garde des antiquités du roi, réalisa
avec Antoine Fournier, son cousin germain, la tombe de Louis Hesselin dans l'église Marie-Madeleine de la Cité. Le troisième, Pierre n'est connu que par des épitaphes plus ou moins importantes.
Un ami de Mathieu Jacquet, Thomas Thourin, collaborateur aussi de Jean Séjourné, sculpta au moins de 1586 à 1628, fit aussi des épitaphes et des statues pour le couvent des Célestins à Paris, avec son frère Nicolas auteur de statues en papier mouillé de deux pieds de haut.
L'auteur, membre de l'équipe de chercheurs chargée sous la direction de M. Mollat, de l'inventaire des ex-voto maritimes sur le territoire Français, se propose de présenter, dans l'article, les raisons, les buts, et l'état d'avancement de cette enquête qui a débuté en 1970.
L'accent est d'abord porté sur l'urgence d'un tel inventaire face à la recrudescencedes vols et des destructions affectant le mobilier des édifices cultuelset les objets votifs, en particulier
L'auteur, après avoir défini le type d'objets à inventorier, et tenté un essai de catégorisation, aborde les problèmes relatifs à la réalisation de l'enquête. Il présente la méthode suivie pour la prospectionsur leterrain,etpourl'établissementdesdossiersde description
son propos est éclairé par des exemples. Par la suite, l'auteur dresse le bilan de l'inventaire
En conclusion, est présenté le programme pour l'année 1972 de l'enquête sur les ex-voto maritimes.
Parmi les formes produites se trouve un vase caréné, à rebord droit, manifestement inspiréd'une forme plus ancienne, à lèvre évasée (fm. 29). Les décors sont composés de guirlandes, de panneaux, de médaillons, de rinceaux. Les motifs sont identiques à ceux des vases hémisphériques
contemporains (fm. 37).
Les productionsde l'atelier attestent l'influence de l'art indigène, et la présence de cette forme carénée, plus fréquente qu'à Lezoux, peut être comprise comme un retard sur les grands ateliers qui inspirent la sigillée de Toulon-sur-Allier.
Remarques sur les oscilla gallo-romains en argile des ateliers du centre de la Gaule
Les ateliers de céramistes gallo-romains du centre de la Gaule ont produit non seulement des vases en sigillée lisse et
moulée, mais toute sorte de produits céramiques. Parmi ceux-ci, des oscilla.
Ils se présentent comme des plaques d'argile circulaires, percées de trous de suspension,avec un décor moulé
la reconstitution des décors.
L'art de ces oscilla est assez original, dans la production gauloise. Quels sont leurs prototypes? Ont-ils exercé une influencesur les autres productionscéramiques? Combien de temps les a-t-on fabriqué? Beaucoup de questions restent pendantes encore.
Cent vingt lampes ont été inventoriées. Le bec a été retenu comme critère de classement. On a tenté de compléter la typologie de Michel Ponsich par quelques remarques sur le disque supérieur, et plus particulièrement, sur le bandeau. L'ornementation est répartie en fonction de l'organisation de l'espace. Elle s'inspire des thèmes iconographiques chers à la société du haut et bas-empire romain.
La Maurétanieoccidentale a connu, au cours du 1er siècle avant notre ère, un développement urbainconsidérable, avec lafondationdetroiscolonies parOctaveetl'embellissementdeplusieurs villes par le roi Juba II. Or, de nombreux vestiges datés du premier état de ces cités, ont traversé les siècles et ont subsisté jusqu'à l'abandon du pays par les Romains. C'est ainsi qu'avant l'épanouissement du style corinthien sous les Antonins et les Sévères, l'ordre toscan, particulier à la Rome républicaine,s'estrépandudansl'architecturedu Marocantique. Nombrede chapiteauxetde bases d'ordre toscan se reconnaissent dans les ruines de Lixus, Volubilis, Sala, Mogador, Banasa, et ces éléments furent souvent réemployés deux ou trois siècles après leur fabrication.
Bien que la bibliographie sur le sujet soit rare et dispersée, M. Lézine a particulièrement étudié les chapiteaux toscans de Tunisie. On retrouve des éléments de ce style en Algérie, mais aussi en Espagne, oils abondent, ainsi qu'en Norbonnaise. Cet «ordre dorique romain», (comme on l'appelle parfois), qui se distingue cependant par la variété de ses profils et de sa modénature de l'ordre dorique grec, caractérise l'architecture de la fin de la République romaine et du début de l'Empire, en sa période julio-claudienne. La mise en évidence de ces vestiges est donc d'une importance certaine pour l'étude de l'urbanisation en Maurétanie tingitane.
* ,
JEUDI 30 MARS, à9 heures SALLE 2Présidence de M. L. FOUCHER,
directeur de la Faculté de sciences de l'homme de l'Universitéde Tours, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques.
Un essai de synthèse peut être réalisé en se basant sur les collections des musées de Nantes, Vannes, Carnac, Rennes, Quimper, et sur la céramique livrée par le site de Rézé-les-Nantes (Ratiatum). A la lumière de ces documents, les régions concernées des Pays de Loire et d'Armorique présententledoubleintérêtd'avoirété, aucoursdespremierssièclesdenotreère,à lafoisdes zones de peuplement sédentaire et des régions de passage et de transit pour des courants économiques importants, conditionnés par leur situation géographiqueexceptionnelle (grande voie navigable du Liger) et par le développement routier important dès le règne de Claude.
Laproductiondesvasessigillésde LaGraufesenqueapourcaractéristiquedefournirdes séries normalisées, à l'intérieur desquelles on peut observer des milliers d'exemplaires, sans changement notable dans la forme. Mais, à cé de ces séries «fortes», il existe des produits fabriqués en petite quantité, qui sont, le plus souvent, le résultat d'une contamination secondaire de deux formes principales. Ces vases, dont on ne retrouve que quelques dizaines
d'exemples, ont l'avantage d'être mieux datés que leurs illustres concurrents, précisément parce qu'ils n'ont pas
connu de longues périodesde production.
Ainsi, entre les calices «en cloche», de forme Dragendorff 11,et les vases cylindriques de forme Dragendorff 30,
apparaissentdes sériessecondaires,partiellementcataloguées par
F. Hermet et beaucoup mieux connues depuis la reprise des fouilles à La Graufesenque. Ces découvertesrécentes,qui
apportentdes profils complets,permettentd'identifieret dedater uncertainnombrede
trouvaillesantérieures,signaléesçàetlà,en France,enAngleterre,en Allemagne ou en Espagne, et qui deviennent de
précieux jalons dans l'étude de la commercialisation des céramiquessigillées.
Toulon-sur-Allier. L'atelier de Toulon-sur-Allier est surtout connu pour ses statuettes et terre blanche, mais il
a aussi missur lemarchégallo-romaindessigillées lisseset moulées,venduesjusqu'en Normandie et en Grande-
Bretagne. Les fouilles de ces dernières années nous ont donné un abondant matériel archéologiquedu milieu du XIe
siècle, la grande période de l'atelier.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures
Présidence de M. P. VERLET, SALLE
1
conservateur en Chef du département des objets d'art
du Musée du Louvre,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M.M. BAUDOT,
inspecteur général des Archives de France,
président de la section d'histoire moderne
du Comité des travaux historiques et scientifiques,
et de M. D. COSTA,
conservateur du Musée Dobrée de Nantes.
Les collections de céramique médiévale des musées de Bourges proviennent en majeure partie des séries réunies
autrefois par les membres des sociétés savantes locales, notamment par Alfred de Lachaussée, Charles de
Laugardière, Julien de Saint-Venant et le lieutenant-colonel Dervieu. Récemment, d'intéressantséléments ont été
recueillis à l'occasion de travaux et de fouilles dans la ville. Leur confrontation permet de présenter l'esquisse d'un
tableau typologique en dépit de l'incertitude de la chronologie et des centres de production.
Enquête et perspectives.
1. Enquête.
— Réalisation de cette enquête. Problèmesde méthode.
— Constitutionde dossiers épigraphiques. Réalisation d'un dossier général test pour les inscriptions de Saint-Hilaire-
Ie-Grand de Poitiers.
II. Perspectives. Epigraphies et paléographie.
Epigraphie et langue. Latin et langue vulgaire
Epigraphie et sources. Bible
formulaires.
La thèse de R. Vaultier a révélé la richesse et la nécessité de l'étude du «folklore historique». Mais,enraisonde
l'inégalitéde ladocumentationetdesdifficultésd'interprétation,méthodeset résultats du «folklore historique» et du
«folklore contemporain» ne peuvent-ils pas être associés?
L'étude de la géographie, de la genèse et de l'évolution de la pratique des «clefs de saint-Pierre» montre l'intérêt mais
aussi les difficultés de ce genre de recherches. Cette pratique superstitieuse est attestée dès la fin du Moyen Age
jusqu'au début de l'époque contemporaine dans le Midi de la France. Son apparition peut s'expliquer en grande
partie, par le
«potentiel folklorique» de saint Pierre en milieu rural. Mais elle est peut-être née aussi d'initiatives pontificalesdu
haut Moyen Age. Malgré sa diffusion sociale, elle a connu, semble-t-il, depuis la fin du Moyen Age un recul
géographiquequi a fait du Midi un bastion des «Clefs de saint Pierre».
L'auteur se propose de présenter un inventaire et une analyse des traces iconographiquesdu culte de saint Sébastien, encore visibles de nos jours dans la région de Bretagne correspondant à l'ancien diocèse de Cornouaille.
L'auteur, dans un premier temps, présente les motivations de la vénération des populations cornouaillaises du XVe au XVIIIe siècle envers saint Sébastien. Puis il donne la liste de 150 représentations iconographiquesde ce saint (pour leur immense majorité des statues) qui subsistent dans les églises, les chapelles et les musées de Cornouaille. Par la suite l'auteur présente, avec documents photographiques à l'appui, les résultats de l'analyse iconographique d'une cinquantaine de statues de saint Sébastien se trouvant dans les édifices culturels de Cornouaille du sud. Cette analyse permettra de montrer les fluctuations importantes et l'évolution intervenues, au cours des siècles, dans une même unité géographiquedu type de représentation de saint Sébastien. Un essai d'explication de cette évolution est tenté
En conclusion, l'accent est mis sur l'apport notable que peut constituer, pour l'histoire des mentalitésreligieuses, l'utilisationd'uneanalyseiconographiquedetypescientifique.
SECTION DE GEOGRAPHIE
LUNDI 27 MARS,à15heures
Présidence de M.P.GEORGE,
professeurà l'Université de Paris-l,
président de la section de géographie
du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
et de M. J. GRAS,
directeur de l'U.E.R. Institut de géographie et d'aménagement régional de l'Université de Nantes.
l'aval de Saumur.
Le tracé de la basse vallée de la Loire, comme celui des vallées du littoral atlantique du Centre-Ouest, a une très
grande ancienneté (il est probablement prêcrétacé). Il longe une zone d'effondrementquiprolonge,auSud-Est,
lasériedes dépressionssublittoralessud-armoricaines. Des facteurs isostatiquessont en relation étroite avec l'instabilité
tectoniquede cette zone.
M.A.CLOS-ARCEDUC,professeur à l'Ecole nationale des sciences géographiques, membre du Comité des travaux
historiques et scientifiques, Iles et ponts de la Loire maritime.
2°sur celle à 1/80 000 (env 1860)
On constate que celles figurant sur la carte de Cassini sont généralement restées en place, maisenrobéesdans
desalluvions nouvelles,qui sesontdéposéesà l'avalou àl'amont,parfoisaux deux simultanément. L'estuaire, à
l'exception du cours navigable, a été comblé entre Couëron et Donges.
L'examendescouverturesaériennesrécentesa permisd'expliquerune partiedesphénomènes observés.
M.B. BOMER, chargé d'enseignement à l'Université de Tours
-
Évolution du lit mineur de la Loire entre les confluents de la Vienne et de la Maine.
Dans le cadre d'études visant à améliorer la navigabilité de la Loire, les services des Ponts et Chausséesont levé à
deux reprises, en 1899 et 1900, à dix-huit mois d'intervalle, une carte détaillée du lit de la Loire entre Candes et La
Pointe. L'étude de ce document, conservé à la bibliothèque d'Orléans (fonds Guillon), permet de suivre sur une
brève période l'évolution des topographies de fond du lit et d'en apprécier la mobilité.
(satellite ERTS-A).
Le programme de télédétection FRALIT (French Atlantic Littoral) associe l'Institut géographique national et
l'Université de Poitiers à l'Ecole pratique des hautes études, 3e section
national d'études spatiales à la NASA qui l'a accepté dans le programme du satellite ERTS-A. Ce satellite, qui doit
être lancé en mai 1972 sur une orbite presque polaire sans excentricité, survolera la Terre à une altitude d'environ
930 kilomètres
il renouvelleralacouvertureduglobetousles 18jours.Cesatellite,spécialementconçupour êtreutilisé par les sciences de
la Terre, fournira, pour le projet FRALIT, des données par le système de télévi
sion RBV (Return Beam Vidicon) d'une part et par le spectromètre multispectral MSS (Multispec
tral Scanner) d'autre part.
Le domaine concerné s'étend entre 44° 19' et 51°30' de latitude nord. 11 couvre la plupart des marais littoraux français
COLLOQUE DE GÉOGRAPHIE ET HISTOIRE DES PAYSAGES AGRAIRES
DANS L'OUEST DE LA FRANCE
organisé par MM. Jean RENARD et J. M. PALIERNE,
U.E.R.Institut de géographie et d'aménagement régional de l'Université de NANTES
Colloque commun aux sections de géographie, de philologie et d'histoire jusqu'à 1610, d'histoire moderne et contemporaine
MARDI 28 MARS, à 9 heures
Présidence de M. A. CLOS-ARCEDUC,
professeur à l'Ecole nationale des sciences géographiques, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.J. RENARD
martre-assistant à l'Université de Nantes, U.E. R.Institut de géographie et d'aménagement régional.
Ces derniers îlots d'openfield dont l'existence est encore attestée vers 1840 ont été progressivement submergés par le bocage, tandis que l'habitat se dispersait. Dès le XVIIIe siècle l'embocagement était très avancé.
Il faut en chercher les causes d'abord dans la crise du bois qui a sévi gravement dans le Maine à causedesindustriesgrossesconsommatricesdecharbon de boisqui sesontdéveloppéesà partirdu XVIe siècle. Dès le XVIle siècle on perçoit à divers indices l'intérêt nouveau porté au bois des haies, au XVIIIe siècle on plante à tour de bras des «hayes neuves». Cette crise s'est prolongée très avant dans le XIXe siècle puisque les dernières forges ont fermé sous le Second Empire et que la guerre de 1914 a fait disparaître la dernière verrerie.
Mais bien avant cette date, l'élevage avait pris le relais, les ormeaux ont longtemps fourni dans les champagnes un précieux supplément de fourrage et la haie, c'est aussi la clure de la prairie, la protection du champ contre les animaux, plus nombreux à partir de la fin du XIXe siècle dans ces régions primitivementcéréalières.
Aujourd'hui le progrès de la culture mécanisée, le retour récent à une agriculture céréalière sont entrain de rendre aux champagnes leur physionomiedécouverte, mais avec un dessin parcellaire aux mailles élargies, tout différent de l'openfield laniéré primitif.
L'auteur tente de dégager les caractères agraires essentiels des exploitations angevines des riches vallées de la Sarthe et du Loir au XVIIle siècle.
Il esquisse ensuite une typologie des exploitationsagricoles de ces deux vallées à partir des descriptions détaillées d'une centaine d'entre elles, soulignant l'opposition entre la structure équilibrée des métairies et l'anarchie apparente des «directes» seigneuriales dont les parcelles cultivées constituent une simple «massede manœuvre»,tandisque, localement,les closeriespeuventparaîtreplus avantageuses si elles possèdent un petit vignoble comme c'est la règle sur les coteaux.
En 1969, entre Loire et Sarthe, dans le Nord-Est angevin, 28,3 des terres appartiennentà des citadins. L'emprise foncière citadine oppose vigoureusement la vallée d'Anjou, monde libre de petits propriétaires-exploitants, au
Plateau baugeois ola propriété de la ville reste un élément fondamental desstructuresagraires. Maisl'auteurs'attache surtoutà montrerl'originalitéducomportementdes propriétaires angevins et parisiens.
Il recherche la puissance foncière d'Angers mais découvre celle de Paris. La capitale française possède, grâce à la grande propriété et à la propriété noble, plus du tiers de l'emprise foncière citadine et un hectare sur dix appartient à un Parisien.
Pourtant, sous la Restauration, Angers étalait un puissant rayon foncier jusqu'aux portes mêmes des petites villes locales
La forture foncière parisienne actuelle, dans le nord-est de l'Anjou, ne doit pratiquement rien à
l'investissementvolontaire,maisrésulted'unemigrationangevine,accéléréeaprès 1920,véritableponction sur la forture d'Angers.
Pour la première fois en 1970 le département des Ce-du-Nord a été déficitaire en céréales. Dans son revenu brut, la production végétale n'atteint pas 10 %, alors que la production animale monte à 90
Pendant longtemps, pour des raisons physiques et humaines complexes, le bon pays a été celui de la ce (Armor) opousse le blé, surtout sur la branche orientale de la baie, la culture du blé y va de pair avec l'aisance générale, tandis que l'intérieur (Argoat) est voué aux céréales pauvres et au sarrasin, selondescombinaisonsotrouveplaceunélevageplusou moinsimportantdu cheval. Au cours du XIXe siècle, la culture du blé gagne par rapport à celle des autres céréales et
1933. Ce raz de marée du blé se maintient jusqu'en 1955 ose produit la révolution
culmine en fourragère avec la culture de l'herbe qui permet l'accroissement du cheptel, notamment laitier. A partir de 1965, la recherche du rendement par tête fait retrouver l'habitude céréalière aux cul
tivateurs qui alimentent alors le bétail porcin, puis bovin, en mais hybride. Cette nouvelle révolution production intensive de viande à partir de céréales fait redémarrer les cultures céréalières, et tout-spécialement à l'est de la baie.
MARDI 28 MARS, à 15 heures,
Présidence de M. F. FÉNELON,
professeur à l'Université de Tours, Faculté d'aménagement, géographie, informatique, vice-présidentde la section de géographie du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.J.MI ÈGE,
professeur à l'Université de Nice,
directeur du Laboratoire de géographie Raoul-Blanchard.
Les variations de l'espace boisé en Touraine.
En Touraine l'arbre est partout présent
Les implantations gallo-romainesparaissent plus importantes, en particulier le long des vallées de la Loire, du Cher, de l'Indre et de la Vienne
mérovingiens, les paroisses apparues avec saint Martin, permettent de reconstituer les étapes de l'occupation
humaine postérieure au monde romain. La carte des prieurés créés du IXe au XlVe siècles, des textes, suggèrent les progrès des déboisements, qui furent essentiellement monastiques
A cette date, la partie centrale du Bocage angevin est toujours dominée par un assolement biennal extensif etpeu rigoureux. Sans maintenir l'élevage dans une position mineure, il souffre à la foisde la carence des capitaux et del'isolement. Cependant, alors quese confirme le retour vers lesbauxàcolonagepartiaire,lestypesd'exploitationsagricolesrestentvariés
Le Pont-Long, plateau situé au nord de Pau, est une portion d'un glacis alluvial construit, à la fin du Tertiaire et au début du Quaternaire, par un fleuve issu des Pyrénées. A l'état naturel c'était un terrain marécageux couvert de maigres bois et landes.
Pendant des siècles, le Pont-Long fut occupé par les montagnards de la vallée d'Ossau qui le maintenaient à l'état de terrain de parcours pour leurs troupeaux transhumants. Ils se sont violemment opposésauxdéfrichementsdescultivateursdescommunesavoisinantes,etcen'estqu'au XIXesiècle qu'eut lieu un partage qui laissa à la vallée d'Ossau la moitié de la superficie de la lande et partagea le reste entre les trente et une communes riveraines.
Avec les techniques anciennes, la mise en valeur de ces terre, acides et pauvres, était difficile et surtouttrès
lente.Quelqueséchecsde cultureengrand,dont celuid'unesociétéaprès 1870,n'encouragèrent pas à abandonner le mode d'exploitation traditionnel, qui consistait simplement à couper la tuie pour l'utiliser comme litière puis fumier de ferme.
Il fallut, pour faire disparaître cette antique forme de mise en valeur, attendre le milieu du XXe siècle, avec l'adoption des variétés de mais hybrides, la généralisation de l'emploi du tracteur et les progrès de la pédagogie et de la biologie végétale.
Lalandedu Pont-Longaétéaujourd'huientièrementdéfrichéeetportedebellesculturesde mais
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
Présidence de M. A. CHARTON,
inspecteur général honoraire de l'Education nationale, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, et de M.M. GAUTIER,
professeur à l'Université de Haute-Bretagne (Rennes-II).
Au nord de Nantes, la commune d'Orvault connaît depuis une dizaine d'année une croissance accélérée. Mais l'urbanisation a été longtemps étroitement circonscrite au sud de la vallée du Cens, entre la route de Vannes et la route de Rennes, et cela sans aucune altération du paysage ni même des fonctions sur le reste du territoire de la commune, le centre communal lui-même conservant l'aspect étriqué et vieillot d'un petit bourg rural.
il fautespérerquecettechancenesera pas perdue.
Produit de haute qualité, le cognac a toujours nécessité des structures de commercialisation originales et les maisons de cognac, en dépit de leur taille médiocre (moins de 6 000 personnes employées) représentent un poids économique important (plusde 103 milliards d'anciens francs de chiffre d'affaires en 1970).
Pendant longtemps, représentants des acheteurs étrangers, les négociants sont devenus des banquiers et des régulateurs des prix, ce qui a amené d'une part, un changement de la localisation géographique de ces maisons, pratiquement absentes du littoral et, au contraire, concentrées au cœur du vignoble et d'autre part, l'établissement de liens de plus en plus étroits entre la viticulture et le com
-
bles, que ne peuvent posséder les trop nombreuses petites maisons, aux structures familiales et au
chiffred'affaires limité.L'introductiondescapitauxétrangerset laconcentrationdececommerceen sont les deux conséquences principales.
Selon le docteur Merle, la métairie dans la Gâtine poitevine est la forme de mise en valeur de tout ou partie d'un domaine acquis depuis le XVIe siècle aux dépens de finages de hameaux. Le bocage ven déen présente nombre de cas semblables.
Ainsi constituée la métairie a pu évoluer dans le temps. Le domaine de Bouzillé, commune de Melay dans le Maine-et-Loire, a vu ses métairies se scinder en deux unités sous la pression démographique ou les effets d'une mise en valeur plus intensive.
Actuellement, et contrairement au passé, l'évolution est rapide et complexe, contrastant avec la stabilitédesdernièresdécennies.Lesmétairies,ou lesdemi-métairies,disparaissent parsuitedes l'exode rural. Trois destinations sont alors relevées dans l'exemple cité. Dans un premier cas, tout ou partie de l'exploitation est confié à un voisin. De là, reconstitutionde la métairie, mais la structure des bâtiments n'est pas adaptée à la nouvelle unité, de nouveaux aménagements seraient nécessaires. Dans le second cas, le propriétaire exploite directement les parcelles abandonnées. Avec les départs successifs, les terres en faire-valoir direct se répartissent alors en ilots disjoints. Enfin, solution nouvelle et digned'intérêt, des parcelles sont louées à des agriculteurs voisins du domaine, mais jusque-là indépendants à son égard
VENDREDI 31 MARS, à 9 heures,
Présidencede M. M.LARNAUDE,
professeur honoraire de la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.A.VIGARIÉ,
professeur à l'Université de Nantes, U.E.R. Institut de géographie et d'aménagement régional.
M. J. RIBLET, chargé de travaux aux U.E.R. de Médecine de l'Université Claude-Bernard (Lyon-I) Esquisse provisoire du climat solaire sud-armoricain.
Bien qu'étant l'une des conditions naturelles dont l'influence sur le tourisme et sur l'aménagement littoral est loin d'être négligeable, le climat solaire ne peut être suffisamment pris en considération dans la région concernée, faute de séries d'observationsactinométriquessuivies.
Contribution à l'estimation du climat solaire de la haute montage pyrénéenne.
L'apport calorifique dau rayonnement solaire direct est, on le sait, un important facteur du
climat, et cependant, nombreuses sont encore les régions oil n'a pu faire l'objet de déterminations précises, vu l'assujettissement qu'imposent les observations actinométriquessuivies. Afin de pouvoir combler cette lacune pour la haute montagne pyrénéenne, l'auteur a cherché et réussi à exprimer,
au moyen d'une formule expérimentale, la valeur instantanée de l'intensité de la radiation solaire directe parvenant au sol, en fonction de la distance zénithale du soleil et de l'altitude du point de station.
Largement balayée par les vents marins de secteurs W-SW, bénéficiant de vastes plages sableuses, la Ce d'Opale, en particulier le secteur compris entre la baie d'Authie et l'embouchurede la Canche, jouit d'un climat vivifiant et tonique, dont l'intérêt médical a été reconnu il ya plus d'un siècle.
Les dissemblancesactuelles résultent de deux évolutions assez divergentes. Berck concentre tous les établissements spécialisés (sanatoriums, aériums,maisons d'enfants à caractère sanitaire). Cet équipement médico-hospitaliera pesé sur le développement touristique. Hier station de grand luxe, Le Touquet reste ville de plaisance.
Par la vertu d'un passé touristique chargé, la Ce d'Azur offre un remarquable laboratoire à l'analyse des influences des conditions naturelles sur les types d'implantation touristique. En effet, aux prix de deux siècles d'aménagement, paysages et environnement du littoral méditerranéen ont été radicalement modifiés.
Les divers mérites du climat n'ont pas été reconnus, appréciés, ni exploités d'emblée. Paradoxalement, le choix initial des meilleurs sites ensoleillés pendant la saison d'hiver a conduit à organiser et à peupler la mince bande littorale enserrée entre mer et montagne, de Nice à Menton. La mise en place d'une saison d'été et le succès des ébats nautiques ont singulièrement valorisé les cordons littoraux et les zones de colmatage des petits fleuves ciers, déplaçant vers l'ouest les zones d'attraction.
Le tourisme d'été, tourisme de masse, justifie des aménagements nouveaux et déclasse les installa
tions mises, au début du siècle, au service du tourisme aristocratique. Il y a divorce entre la clientèle
d'âge m de la saison d'hiver, le peuplement de retraités installés à longueur d'année et la bruyante
jeunesse qui se contente des installations provisoires du camping et utilise à plein la fraîcheur relative
les pres qu'iles, les collines, ou encore, les cités lacustres et les ports de plaisance.
Des travaux achevés depuis peu ou en cours d'achèvement sur le littoral continental de la Baie de Bourgneuf, entre Pornic et Les Moutiers, perturbent d'ores et déjà les équilibres naturels. Les uns (Les Moutiers) ont pour objet de protéger des attaques de la mer une falaise tranchant un matériel tertiaire et quaternaire en voie de recul relativement rapide.
organisé par M. A. VIGARIË, professeurà l'UniversitédeNantes,U.E.R.
Institutdegéographieetd'aménagementrégional
des transports (marché des frets) et sur le plan politique (organisation des marchés agricoles).
Avantageset inconvénientspour la Franceet pour chacun des pays.
Analyse détaillée des échanges avec le Danemark et la Norvège
Analyse entre notre marché régional, nos ports et les Iles Britanniques. Analyse détaillée par postes d'échanges avec le marché régional. Analyse du trafic portuaire déclaré de Saint-Malo à La Rochelle. Points de fixation régionaux (origine et destination) du trafic exporté et importé par les lie Britanniques.
Etude des chances de succès de nouvelles liaisons (trafics divers) depuis Saint-Malo ou Roscoff, Brest, La Rochelle, Nantes, Saint-Nazaire.Principauxflux de trafics spécialisés (vrac, hydrocarbures) susceptiblesde varier du fait de l'arrivée de la Grande-Bretagnedans le Marché commun. Autres conséquences de l'élargissementdu Marché commun.
INDEX
INDEX DES PRÉSIDENTS DE SÉANCE ET DES AUTEURS DE COMMUNICATIONS
Abélès (J.-C.), 42 Andrieu (L.),46 Aupest-Conduché (Mme D.), 85
Bailbé(N.),81 Bailly(P.),98 Baudot(M.),23,58,76,98 Bautier (MlleG.), 16 Bautier(R.-H.),7,29 Bavoux (MlleP.), 19 Bégué (Mme S.), 74 Bellancourt (G.), 84 Benoit (P.), 29 Billich (A.), 58 Bois (P.), 37 Borner (B.), 103 Bossis (P.), 60 Boudot (F.), 65, 74 Bouhier(C.),29 Bouloisseau (M.), 37, 38 Bourrachot (Mme L.), 72 Bousquet (J.), 8 Boussard (J.), 14 Bouvet (C.), 106 Brejonde Lavergnée (J.), 10, 19 Brézillon (M.), 83, 88 Buttet (Colonel H. de), 44 Coralus-Barré (L.), 21 Cavignac (J.), 11 Cazenave (Mlle A.), 9 Chaboche (R.),45 Chagiot (J.), 40 Champigneulle (A.), 93 Charton (A.), 110 Chassagne (S.), 65 Chastel (A.), 90 Chéreau (C.), 106 Clause (G.), 58 Clémens (J.), 98
Clos-Arceduc (A.), 103, 105 Collin(H.),32 Compan (A.), 24 Corvisier (A.), 40
Costa (D.),85,98 Costamagna (H.), 47 Courville(MlleL.),42 Curie-Seimbres (Mme L.), 61
Dargaud(M.),59 David-Peyre (Mme Y.), 21 Debien(G.),72 Delafosse (M.), 72 Denizot (G.), 92 Desgraves (L.), 29
Devos (M. et Mme J.-C.), 45 Dillange (M.), 81 Dossat(Y.),9 Drouin (J.-C.), 55 Du Boisrouvray (X.), 46, 63, 94
Duboscq (G.), 55 Dubuc (A.), 29, 50 Dufour(MlleJ.), 105 Dumat (L.),31 Duval(M.),33
Emerit (M.), 55
Endrès (A.), 42
Engels (J.), 25, 32
Fardet (M.), 11
Faugeras (M.), 50
Favreau (R.),98
Fénelon (P.), 108
Ferdière (A. et M.), 92
Fitte(A.),77
Flament(E.),113
Foreville(MlleR.),14
Foucher (L.),96
Fournier (P.-F.),9
Fracard (MlleM.-L.),51
François (M.), 10
Gabet (C.), 83
Gallet(J.),53
Gambiez (Général F.), 76
Gandilhon (R.), 60,72
Gautier (Mlle F.), 113
Gautier (M.), 110, 113 George (P.), 103 Glénisson(J.),16 Gouletquer (P.-L.), 83 Grabar (A.), 92 Grandeau (Y.), 30
Grangé (P.), 61 Gras (J.), 103 Grésillon-Thibault (Mme S.), 30 Guellec (Mme A.), 106 Guillon(A.),12
Guillotel(H.),27 Guillou(A.),81,82 Guiter(H.),26 Gutton (J.-P.),47,70
Hamon (M.), 26, 86 Harmand (L.),44 Hémardinquer (J.-J.), 65 Henry (B.), 23 Hohl (C.),38 Hubert (J.),85
Jannot (J.-R.),93 Jeannet (H.), 20 Jodin (A.), 97 Jugnot (G.), 17 Julien (P.), 15
Labrousse (E.), 37 Lacombe (Mlle C.), 59 La Coste-Messelière (R. de), 16 Lafaurie (J.), 26 Lainé (Y.), 115 Lardeux
(B.), 109 Larnaude (M.) 112 LaRobrie(J.de),94 Lazzaroti (R.), 110 Le Blant (R.),94 Lebouteux (J.),90 Leflon (Mgr
J.), 49,63 Lefrancq (P.), 21 LeGoff(MlleA.),64 LeGoyet(Colonel P.), 40, 76 Lelièvre (P.), 94 Leloup(D.),91
Lemarignier (J.-F.), 26 Le Mené (M.), 12, 16 LePotz(Mlle),72 Lerat (B.), 65 Leuilliot (P.), 42,70 L'Helgouach
(J.),88 Ligou (D.), 52 Loubergé (J.), 109
Maillard (F.), 7, 32 Mallet(J.),86 Maréchal (J.-R.),89,93 Marot (P.), 32 Martel (A.), 76 Martin (C.),73 Martin (H.),
19 Martin (X.), 20 Maupéou (M. de), 60 Maury (R.), 108 Mellot(J.),63 Merle (Dr L.), 52, 53, 60 Merlette (Abbé B.),
8 Merlier (G.), 74 Mesnard (Mme A.), 110 Meunier (R.), 42 Meyer(J.), 10,49 Michaud (J.), 27 Michaux (Mlle M.),
40 Miège (J.), 108, 113 Mollat(M.),7 Morlet (Mlle M.-T.),24 Mosser(MlleF.),53 Mouilleseaux (J.-P.), 91 Mulon
(Mme M.), 23
Naud(G.),67
Nicot(J.),77
Obligy (A.), 89
Palierne (J.-M.), 105 Patureau (Mlle N.), 50 Pautreau (J.), 88 Pautreau (Mme R.), 67 Périn (Mme N.),63 Périn (P.),
86 Petitfrère (C.), 61 Platelle (Chanoine H.), 15 Poutet (Y.), 71 Prillard (P.), 38 Proveux (J.), 111 Prunet (M.),94
Quarré (P.), 94
Rabreau(D.),95
Rebouillat (Mlle M.), 67
Renard (J.), 105, 108 Riblet(J.),112 Rigault(J.),20 Robin(C.),43 Roblin(M.),92 Roubert(MlleJ.),70
Rousseau (L.), 11,21 Rubner(H.),74,75 Rumpler (Mme M.), 82
Salet(F.),81 Samson (D.),95,99 Sanquer (R.),88 Schmitt (R.),90 Sigal(P.-A.),15 Sogno (E.),63
Souviron (C.), 90
Tainturier (Mlle C.), 71 Tapié (V.-L.),49 Ters (Mme M.), 83, 103 Thirion(J.),81 Thomas (J.), 73 Thomas-Lacroix
(P.), 91 Thuillier (A.), 67 Thuillier(G.),56 Touchard (H.), 7 Toujas (R.), 70 Tourault (P.), 97 Trenard (L.),46 Tresse
(R.), 56 Treuille(H.),17 Tribout de Morembert (H.), 14
Valette (J.), 75 Valla (M.), 17 Varagnac (A.), 84 Vauthey (Dr M. et P.), 96 Verger (F.), 103 Vergneau (G.), 111
Verlet (P.), 98 Vernhet (A.), 96 Vertet (H.), 96,97 Vidalenc (J.),67 Vieillard-Troïekouroff(Mme M.), 8
Vigarié(A.),112,115 Vogler(B.),10 Vovelle (M.) 52
Waksman (P.), 41 Wolff(P.),19
Zind (P.), 74, 75
Résumés des communications présentées aux Sections de philologie et histoire jusqu'à 1610, histoire moderne et [...] Source gallica.bnf.fr / Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS)
Congrès national des sociétés savantes (097
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MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE
Direction des Bibliothèques et de la lecture publique Comité des travaux historiques et scientifiques
97e CONGRES NATIONAL DES SOCIETES SAVANTES
NANTES, 27-31 MARS 1972
Résumés des communications présentées à la section des
SCIENCES
Ministère de l'Education nationale Direction des bibliothèques et de la lecture publique Comité des travaux
historiques et scientifiques
97e CONGRES NATIONAL DES SOCIETESSAVANTES NANTES, 27-31 Mars 1972 Résumé des
Table des matières
Pages HISTOIREDES SCIENCES 5
25 MÉCANIQUE 31 GÉOLOGIE 43
BIOLOGIE GÉNÉRALE 55 BIOLOGIE VÉGÉTALE 73
CHIMIE.
BIOLOGIEANIMALE. 97
INDEX.
113
HISTOIRE DES SCIENCES
LUNDI 27 MARS, à 15 heures
Présidence de M. P. HUARD,
Paris-V,
directeur d'études à l'École pratique des hautes études,
membre du Comité des travaux historiqueset scientifiques,
et de Mme N. GALKOWSKY, directeurde la Bibliothèque d'Universitéde Nantes.
COLLOQUE LAENNEC
MM. P. HUARD et M. GRMEK, chargé de recherche au C.N.R.S., chargé de conférences à l'École pratique des
Un nombre important d'élèves français et étrangers suivaient les cours donnés par Laennec à l'hital de la Charité, à
l'hital Necker et, plus tard, au Collège de France.
A l'aide de listes manuscrites des auditeurs de ces cours, ainsi que grâce à certains témoignages imprimés, il est
possible de se rendre compte de l'influence qu'exerça Laennec par son enseignement clinique et, surtout, de son
rayonnement en Angleterre, en Pologne, aux Pays-Bas, en Suisse, en Autriche et en Italie.
Quand René-Théophile-Hyacinthe nait à Quimper, en 1781, depuis plus de mille ans tous ses ancêtres habitent la
Cornouaille et parlent breton. Cependant ce n'est qu'en 1805 qu'il écrit de Paris à son père qu'il trouvera, pendant les
mère, dans
«laquelle j'ai exprimé les premières affections et les premières pensées de mon enfance ».
L'auteur note très particulièrementl'influence sur R.-Th. Laennec de son oncle, Guillaume Laennec, médecin, et note aussi les convictions religieuses de R.-Th. Laennec et leurs répercussions sur son comportement.
Le 22 juin 1797 Guillaume Laennec écrivait à sa belle-sœur et lui disait les sentiments de paternité qui m'attachent à mon élève ». J'ai constammentveillé sur son éducation, sur ses
«
j'ai senti bien des fois que tout cela ne peut rassasier le cœur de l'homme. Je me suis tourné vers Celui qui seul peut donner le vrai bonheur. » Des écrits,dont certains inédits, tentent de faire une lumière plus grande sur ce double aspect intéressant dans la vie de R.-Th. Laennec.
COLLOQUE DE MÉDECINE NAVALE
organisé par le Médecin-généralA. CARRÉ secrétaire général du Comité nantais de documentation historiquedelà Marine, vice-président de la Société archéologiqueet historique de Nantes et de la Loire-Atlantique.
MARDI 28 MARS, à 9 heures
Présidence du Médecin-généralA. CARRÉ, et du Professeur H. SCHADEWALDT, directeurde l'Institutd'histoire de la médecinede l'Université de Dseldorf.
1. Histoire de la médecinenavale.
Lors du 87e Congrès des sociétés savantes (Poitiers, 1962) avait été présentée une communication sur les « chirurgiens-navigans » civils de jadis
tion du présidentactuel de l'Université de Nantes, le professeurJean-Pierre Kernéis.
On arrive ainsi à cette conclusion que « l'influence de la médecinenavale sur la médecine civile s'étend sur un rayon de 200 km dans les terres à partir du littoral»
Non seulement le scorbut, mais les formes larvées d'hypoavitaminoseC ont eu dans l'histoire maritime d'immensesconséquencesméconnues.La notion de maladie parcarencefutjusquevers
1900 totalement absente de l'esprit scientifique. Le traitement, même correct, du scorbut fut donc totalement indépendantde sa réalité étiologique.
On remarqua assez vite la valeur des fruits acides (mais périssables), et des légumes «confits» conservésdans le vinaigre. Celui-ci parut un moyen économique de remplacement, par confusion entre le remède et sa protection. On en vint à un élexir d'acide sulfurique. La choucroute (acide) est par contre un bon antiscorbutique.
Le citron, connu comme antiscorbutique dès le XVIe siècle (vitamine C protégée parl'acide citrique), se conserve mal. Seuls les Anglais utilisèrent le jus de citron méditerranéen (lemonjuice) qui,onéreux,fitl'objet desplusardentesrésistancesfinancières.C'estlui cependant qui a permis à l'Angleterre de vaincre Napoléon. Au XIXe siècle, la substitution du lime juice fait avec des citrons des Antilles, plus acides (test de l'époque) mais moins vitaminés que le lemon juice de Sicile, amena une recrudescence marquée du scorbut dans la marine marchande anglaise. La querelle dura jusqu'en 1910.
Les auteurs rappellent l'importancedu scorbut dans la pathologie navale et la spécialisation stomatologique-des chirurgiens de la Marine dont Fauchard est le plus célèbre exemple. Ils développent ce thème, avec plusieurs observations à l'appui.
Les contributions à la médecine navale devenant plus nombreuses au cours du XVIIIe siècle montrent que les éléments préventifs dans cette spécialité l'emportent sur les vues simplement curatives. Les longs voyages en mer sont le cadre d'expériences représentatives de la médecine prophylactique.
¡
fluencede lameretduclimat sur lasantédu marin,lesconditionsdevie à bord, l'hygiènede l'alimentationainsique laquestiondu maldemeretleshypothèsessurlanatureetlaprévention du scorbut.
Les travaux de P.-F. Kéraudren et de Ch.-P. Forget se situent dans une période de transition marquée d'une part par la fin d'une époque navale classique et d'autre part par le développement des sciencesexpérimentales du XIXe siècle. La contribution de Tomas Romay (1764-1849) à la connaissance de la fièvre jaune.
Le début de la médecine scientifique à Cuba est marqué par une publication sur la « maladie nautique» par excellence des régions tropicales, le vomito negro (1797) par Tomas Romay. En 1881 le médecincubain CarlosJ. Finlay (1833-1915) découvre le mode de transmission de la fièvre jaune, ce qui fera disparaître la maladiejusqu'alorsendémiquedans l'île. La disertacion de Romay, intéressante en elle-même et dans le contexte médical de son époque retiendra l'attention de l'historien, en tant que point de départ d'un ordre de recherches auquel la médecine cubaine devra ses succès ultérieurs.
De 1966 à 1968, cinq missions françaises se sont succédé à Clipperton. A chacune était affecté un médecin de marine.
Sa mission essentielle était, bien entendu, la conservation en santé de l'équipe et le traitement des malades et des blessés. Malgré le petit nombre (une quinzaine), il ne s'agissait nullement là d'une sinécure en raison des risques inhérents au biotope corallien et à l'impossibilité d'une évacuation rapide. L'isolement complet de ces équipes sur un atoll aussi déshérité rendait ensuite logique d'y faire une étude de l'évolution psychologique des hommes.
Minorque, île de la Méditerranée occidentale,fut occupée de nombreuses fois. Aux habitants préhistoriques, dont plusieursmonuments,les taulas et talayos,attestentl'existence,succédèrent les Phéniciens, les Grecs, les Carthaginois qui fondèrent Mahon, l'antique Mago, capitale et grand port naturel de l'île. Mahon vit également les Romains, les Vandales, les Arabes, les Espagnols, les Anglais et les Français. Finalement après une seconde occupation anglaise elle fut intégrée au royaume espagnol. Son passé fut donc des plus mouvementés. Pour la marine marchandeet la marine de guerre ce fut, pour les divers occupants, un port idéal. Lorsqu'on introduisait les mesures de quarantainedans les ports de la Méditerranée, Mahon, très t, eut sa station sur une petite île à l'entrée du port. Vu l'accroissement considérable de trafic maritime, cette station devint bient insuffisante et au XVIlle siècle les Espagnols décidèrent la construction d'un grand hital de quarantaine sur une presqu'île voisine. Cet établissement le plus grand que l'on connaisse
et l'un des mieux conservés sert aujourd'hui pendant l'été de sanatorium.
Les bâtiments et les fortifications forment une enceinte de 1 200 à 1 500 m. La construction, commencée en 1793, s'acheva en 1807 par la partie ol'équipage et les passagers étaient compartimentés et isolés suivant leur genre de certificat (patentes pestées, malpropres et suspectes), plus de 140 pièces, 2 hitaux spéciaux, des déps, des magasins, des latrines, des fontaines, des jardins et une chapelle ronde unique en son genre — ogrâce à une construction spéciale les inter
MARDI 28 MARS, à 15 heures ,,,
Présidence du Médecin-général A. CARRÉ,
du Professeur G. RUDOLPH, v*£
directeur de l'Institut d'histoire de la médecine et de pharmacie
de l'Université de Kiel,
et du médecin général P.-H. BONNEL,
chef du Service de santé des gens de mer (Marine marchande).
2. Médecine navale et assistance
d'hitaux, contraire à l'esprit des gens de mer attachés à leur famille, pour un système de pen
sionsd'invalidité(soit infirmité soitcaducité,vieillesse).
C'est une différence essentielle avec le système anglais. L'autre différence, bien plus importante, est l'extension des bénéfices de cette « sécurité sociale maritime» bien avant la lettre, à toutes les catégories de marins civils et militaires et à leur famille. Celle-ci est l'objet de soins particuliers des commissairesdes classes. Le monde maritime finira par être mis hors du droit commun, en droit, mais aussi par bienveillance d'applicationsystématique de l'autorité maritime (en gros on pourrait dire que la Marine royale défend le marin, et les tribunaux d'Amirauté les armateurs). La gestion de cette « tontine» fut si bonne qu'en 1791 la Caisse des invalides avait 1800000 livres de rentes. Il fut impossible, à la Révolution, malgré Cambon, d'abolir l'institution.
Comparaison entre les systèmes anglais et français d'assistance aux gens de mer, du XVIe au XIXe siècle.
Le roi d'Angleterre, successeur de Guillaume le Conquérant propriétaire de son royaume,n'a pas connu sur ses ces les presque insurmontables problèmes de situations acquises qu'a dsurmonter la monarchie française. D'ola pratique (même si la légalité en fut discutée) d'une
« presse» permanente (marins, vagabonds, et même n'importe qui). Les Lois d'Oléron (héritage des Plantagenets), appelées Olroms, restent la charte d'assistance. Or la Réforme, détruisant sans contre-partie toutes les institutions charitables, plonge le monde maritime anglais dans une profonde détresse. En 1590, quelques marins célèbres (Hawke, Hawkyns), imitant d'anciennes guildes, vont instituer un fonds appelé « Coffre de Chatham», alimenté de 6 pence par an par tous les navigants, organisme semi-privé, destiné aux seuls blessés en combat, très arbitrairement,et dont la gestion donnera lieu à d'innombrables abus.
Entre 1694 et 1705, l'Angleterre construira l'hital-hospice de Greenwich, destiné à ses
seuls marins de guerre, copiant l'Hel des Invalides de Paris, alors que Louis XIV renonçait à
d'hitaux maritimes en Angleterre qu'en 1754, 80 ans après la France. Les rapports complexes
entre Greenwich et le Chatham Chest ne furent régularisés qu'au début du XIXe siècle, et
Hospital Society.
Les gens de mer ont de tout temps et sous toutes les latitudes, constitué une classe à part. Même lorsqu'ils se furent libérés de leur condition servile, marins de pêche et de commerce demeurèrent étrangers au monde de la terre et des villes. Au Moyen Age, maisons-Dieu ou hospices, hitaux, maladreries ne furent d'ailleurs que rarement établis dans des centres maritimes, leur destination première étant de servir de stations de repos aux pèlerins et d'asiles aux déshérités. Seigneurs ecclésiastiqueset lai'ques semblent avoir sinon ignoré les marins, du moins les avoir négligés. Or et surtout au temps de la marine à voile -les membres d'un équipage se trouvaient
manœuvre pouvait entraîner un désastre collectif. D'autre part, l'identité d'origine, l'égalité de classesociale, laconsciencedesdangers encourus,lacommunautéd'intérêtscréaientspontanément un esprit de fraternelle interdépendanceet faisaient de la société de l'équipage un gouvernementdémocratique.Cettesolidarité demeuraittoutaussi vivace lorsque l'on avait mis sac à terre
etautresgensde merd'une ou de plusieursparoisses.Cesconfrériesétaient bien entendu placées sous le patronage d'un saint local et avaient généralement pour siège soit une chapelle privée soit un sanctuaire réputé. Véritables sociétés de secours mutuels, elles exigeaient de leurs membres outre un droit d'entrée une cotisation annuelle et parfois un prélèvement sur les marchandises transportées par les navires des confrères. Le produit de ces diverses recettes servait surtout à secourir les membres malades, blessés ou hospitalisés en raison de leur grand âge. Ilfaudraattendreledernierquartdu XVIlesièclepourvoirl'Ëtatsepréoccuperdusortdes un règlement du 23 septembre 1673 décidera la perception d'une retenue de 6 de-
L'assistance sociale dans la Marine peut faire l'objet de plusieurs interprétations. Doit-on l'envisagersur mer ou même sur terre, ou indifféremmentencore étant donné que les « marins» (termegénéral) bénéficientaussid'uneassurancesocialeafin decompenserlesrisquesqui entraînent toujours des indemnités en égard au contrat de travail souscrit.
Premieren datedesrégimesdeprévoyance, l'Établissementnational desinvalidesdela marine reste très original par les modalités de sa gestion et parfaitement adapté au particularisme despopulationsauxquellesils'adresse. Ilassureauxtravailleursetàleursfamilles, tantaupoint
devueretraiteque maladiesou accidents,desgaranties souventplusavantageusesquelesautresrégimes.
Le service de santé des gens de mer qui, en gardant, avec l'indépendance nécessaire, la confiance et l'attachement des populations et des armateurs, cumule si singulièrement la charge de la médecine du travail et le service médical de l'organisme de prévoyance, s'occupe à ce titre, dans la circonscription Bretagne-Sud-Vendée,de 120 000 pensionnés et ayants-droit et de 25 000 marins de toutes navigations.
L'importance du résultat obtenu avec un effectif de seulement neuf médecins et dix infirmiers du Service de santé des armées (marine) valait d'être soulignée.
JEUDI 30 MARS, à 9 heures
Présidence de M. J.-M.DUNOYER DE SEGONZAC, professeur à l'Université de Nantes, et de M. Y. LAISSUS,
conservateur de la Bibliothèque centrale du Muséum national d'histoire naturelle, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques.
SAVANTS DES PAYS DE LA LOIRE
Né le 5 novembre 1758 au château de Boumois, près de Saumur, Aubert, Aubert du Petit-Thouars fut d'abord botaniste, voyageur dans les îles australes (Madagascar, Réunion, île Maurice).
Après dix ans d'absence, il rapporta, pour le Muséum d'histoire naturelle de Paris, une très riche collection de plantes qui vint augmentercelle de Commerson. Le premier, il eut le mérite d'établir une classification de ces plantes d'après la méthode naturelle d'A.-L. de Jussieu et d'uti liser,parallèlementà lanomenclaturelinnéennelatine, lanomenclaturefrançaisedeLamarck,et la nomenclature indigène. Il donne un certain nombre de planches remarquables par la finesse de l'observation.
A son retour en France, en 1802, il fut nommé directeur de la pépinière du Roule. Il s'y livra à des travaux
d'anatomie et de physiologie végétales dont plusieurs furent l'objet de discussions, en particulier, avec Brisseau de Mirbel.
L'éloge fait par Flourens, qui n'avait été botaniste qu'en tant qu'élève d'Augustin Pyramus de Candolle, lors de ses études de médecine à Montpellier, passe sous silence quelques points importants de l'œuvre d'Aubert du Petit-Thouars.
La biographie de Henri Dutrochet (1776-1847) né au château de Néons en Poitou, père de la conception du matérialisme mécaniste en physiologie, présente encore des lacunes. Des documents inédits éparpillés dans différents déps d'archives, ainsi que des lettres inédites permettent de les combler.
La terminologie de Dutrochet est restée sans lendemain, mais elle reflète un aspect de l'histoire des sciences qui, depuis Haller, a soulevé des problèmes de la précession du langage et de la science auquel s'attachent, entre autres, les noms de Condillac, Lavoisier, Cuvier, Claude Bernard et les idéologues.
A la fin du siècle dernier (1879 à 1883), les médecins nantais Viaud-Grand-Marais et Barthélémy s'illustrèrent dans la thérapeutique de la rage en proposant l'utilisation d'extraits de la plante Strychnos gauthieriana (Loganiacée) ou hoàng nàn des Extrême-Orientaux, contenant de la strychnineet de la brucine.
Le genre Strychnos fournit également le curare, poison qui paralyse les muscles-en agissant sur les plaques motrices préconisé aussi jadis dans le traitement de maladies à symptes convulsifs, dont la rage.
Ce n'est en fait qu'avec les recherches de Galtier à Lyon et de Pasteur à Paris que sera mis au point le traitement efficace de cette terrible maladie par la vaccination.
Quelques mots sur Genevier, Menier, le docteur Chenantais, Pelé, Revellière, Lloyd, accompagnés de documents, travaux publiés etc.
Au XVIle siècle, Saumur est un centre intellectuel extrêmementactif, dont la lumière rayonne non seulement en Anjou, mais dans toute l'Europe. La philosophie y tient une place d'autant plus prépondérante qu'on vit à l'époque ola scholastique décline et ol'aristotélisme
oscille sur ses bases. Pareil climat a pour assises l'enseignement éminent des maîtres de l'Académie protestante fondée par Duplessis-Mornay en 1509, et des Pères du collège de l'Oratoire, congré
gation récente créée par l'abbé de Bérulle.
Point n'estdoncétonnantque les idéeset lesprincipesde Descartes aienttrouvéà Saumur un accueil favorable et un terrain propice à leur développement. Ils seront peu à peu à l'origine d'âpresdiscussionsetcontroverses,surtoutde lapartdesJésuites,quiaurontpourtermeaprèsla mortdeDescartes lacensuredelacongrégationparl'Index,celledela Facultédethéologiede Louvain, puis de Paris, et enfin la condamnation royale, sans avoir d'ailleurs convaincu les Oratoriens du mal-fondé de leur cause.
Un brillant défenseur du cartésianisme à Saumurest Louis de La Forge, né en 1632, probablementauLude,qui estmédecinetoccupeune placetrèsimportantedanslaville,tantprofes sionnellementqu'intellectuellement.C'est lui qui estappeléàcompléterleTraitédel'hommeque Descartesavaitrenoncé àterminerenapprenantlacondamnationde Galilée. Pourrépondreauxobjectionssoulevéesparlesmatérialistes, il publiesonTraitédel'esprit suivantlesprincipesde RenéDescartes,ouvragequiauraungrandretentissement,etdontSaumur s'enorgueillira. Il avait demandé sept années de labeur à son auteur, qui meurt en 1666 sans avoir connu, lui non plus, les condamnationsde la doctrine cartésienne.
L'œuvre et la personne de Descartes ont fait l'objet de travaux trop nombreux et trop savants pour pouvoir prétendre apporter des éléments originaux à l'histoire de sa vie et de sa pensée. L'auteur voudrait seulement évoquer quelques circonstances,peu connues généralement,qui rattachent René Descartes à la région nantaise. Sa naissance en Touraine, et non dans l'ancien duché de Bretagne, est une conséquence souvent ignorée de la vénalité des charges judiciaires. Il fit de fréquents séjours tout au long de sa vie au château de Chavagnes, sur les bords de l'Erdre, propriété appartenant à la famille de la seconde femme de son père.
François Viète, moins connu du grand public, et l'aîné de Descartes d'une cinquantaine d'années,fut le véritable fondateur du langage algébrique, alors qu'il poursuivaitsimultanément unecarrièred'avocatetd'hommede loi,faisantde lui en maintescirconstances,leconseillerdes rois et des princes. Ayant poursuivi ses études à Fontenay-le-Comte, il fut chargé de l'éducation
de Catherine de Parthenay,fille de Jean de Parthenay, l'archevêque,sieur de Soubise. A ce titre, il vécut longtemps au château du Parc, dont le site subsiste toujours sous le nom de Parc-Soubise, et également au château de Beauvoir-sur-Mer. Il fut aussi le maître et l'ami des Rohan dans leur
château de Blain dont ils avaient fait une citadelle du protestantisme. Lors du rattachement de la Bretagne à la couronne de France, Viète profita des circonstancesqui firent naître Descartes en Touraine, pour acheter une charge de magistrat à Rennes.
D'unenotoriétéscientifiqueuniverselle,Viète futl'intimedesprincipauxpersonnagesde la courde Franceencettefindu XVIesiècle,alorsque lecadredesaviesesitueessentiellement dans les provinces de l'Ouest. C'est à l'évocation de cette page d'histoire régionale qu'est consacrée cette communication.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures
Présidencede M. E. GUÉGUEN, professeur honoraire de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Nantes, et de M. P. JAQUEL, professeur honoraire du Lycée Albert-Schweitzerde Mulhouse.
OFFICIERS DE LA SANTÉ DES VILLES ET DES CAMPAGNES
Laprésentationdethèsesreflète lesidéescourantesd'uneépoque. Lathèsedemédecinede Charles-AntoineCohadon, soutenue à Paris en 1809, est relative aux régimes suivant les âges, les sexes, les tempéraments,les professions, les climats et les maladies.
Au début du XIXe siècle, il existait, dans l'édition, peu de différence avec les formes actuelles. Les rédactions des textes en latin étaient devenues plus rares qu'antérieurement.A la fin des publications, étaient cités des aphorismes d'Hippocrate.
Il se formait ainsi de bons médecins-observateurs.
Afin de pallier le désordre, consécutif à la Révolution, dont souffraient les divers corps de santé(médecins,chirurgiens,officiersde santé,sages-femmes,pharmaciens.) lesloisdes19 vente et 21 germinal an XI assujettirentl'exercice des professionscorrespondantes à diverses conditions. Elles prenaient en considération, d'une part le personnel en possession d'état depuis l'Ancien Régimeet la Révolutionet d'autre part l'accession de professionnelsnouveaux.
L'époque de remise en ordre à laquelle furent confectionnés ces états, le caractère fortement individualisé des renseignementsqu'ils fournissent, la présenceconstante de la plupart des catégories de données objectivessont autant de raisons pour faire de ces documents un élément privilégié
Courte note pour signaler que la Guyane française a été au XVIlle siècle un des objectifs économiques et sociaux de Choiseul, et le carrefour d'intérêts fort disparates de B. de Jussieu, de Buffon, de La Condamine, de Réaumur, etc.
Lescorrespondantsde ces académiciensétaientpourla plupartdes médecinset deschirurgiens
coraux, étude des « grenouilles qui se transforment en poissons », etc.
A travers les travaux de quatre botanistes français, Brisseau-Mirbel, Dutrochet, Turpin et Raspail, l'auteur analyse l'idée qu'on se fait du tissu cellulaire dans les trente années (1809-1839) qui précèdent l'énoncé par Schwann de la théorie cellulaire. Les uns, comme Mirbel soutiennent que le tissu cellulaire est continu, d'autres (c'est le cas de Dutrochet) voient chaque cellule limitée par une membrane propre.
En 1914 le plan de mobilisation prévoyait que les établissements militairesde santé seraient complétés par des formations installées dans des locaux prévus à l'avance. Devant les besoins ce plan a été élargi.
Hitauxauxiliairesorganiséspar lessociétésde laCroix-Rouge
Hitaux bénévolestenus par des particuliers
Dans les Pyrénées-Orientalesune quinzaine d'établissements ont été ouverts pendant la période des hostilités. VENDREDI31MARS,à9heures
J
Présidence du Médecin-général A. CARRÉ.
Lesjardinsbotaniques,ouvertsaupublic,nesemblentpasavoirexisté en Bretagneau XVIIIe siècle. Ni le célèbre jardin des apothicairesde Nantes, ni le jardin de l'hital de la Marine à Brest, ni celui peut important du port de Lorient, n'étaient accessibles à tout venant.
Pendant la Révolution fut créée dans chaque département une école, dite école centrale, à laquelle était annexé un jardin botanique
Mais nous ne pouvons ignorer les quelques jardins, quoique de peu de superficie, que des navigateurs, officiers de la Marine royale, créèrent au XVIIle siècle dans leurs maisons de campagne. Ces jardins eurent le grand mérite d'avoir permis l'acclimatation en France de nombreuses plantes exotiques.
Les globes anciens, terrestres et célestes, conservés dans les établissementspublics de France, ontétéinventoriésàlasuited'une enquêteouverteen1968. Ilsprésententunegrandediversité quant à leur volume, leur construction et leur aspect extérieur. La plupart sont couverts de fuseaux gravés en papier, d'autres, qui sont des
unica sont soit gravés directement sur métal, soit dessinésetpeintsà
Les globes-incunablesdes XVe et XVIe siècles conservés en France, sont tous en métal gravé, à l'exception de deux, dessinés et peints à la main, conservés à la Bibliothèquenationale.
Les globes de grande dimension ont en général survécu à la période révolutionnaire. Ils forment deux groupes bien distincts
Ledeuxièmegroupeestformépar lesglobesd'originemonastiquedestinésà l'enseignement, tous du XVIlle siècle et qui sont restés dans leur province d'origine à Lyon, Dijon, Châlon-sur-Sae, Semur-en-Auxois,Senlis et Grenoble. Les globes célestes de la cathédrale de Strasbourg et celui de Haguenau forment un groupe à part
Quelques modestes globes dessinés et peints par des amateurs, entre 1789 et 1843, sont conservés à Blois, Aurillac et Avignon, il faut y ajouter un volumineux globe qu'un curé de la Ce-d'Or, géographe amateur vendit à la Bibliothèque de Beaune en 1845.
Le savant Jean (III) Bernoulli (1744-1807) a non seulementlaissé une correspondance importante sur laquelle l'auteur a récemment attiré l'attention ( Une source négligée de l'histoire des
toire des sciences, Moscou, ao 1971), mais il a aussi conservé différents fonds manuscrits
étrangers, parmi lesquels se trouvent environ cent lettres adressées à la famille d'astronomes
berlinois Kirch.
Un tiers de ces lettres a été écrit parJ.-N. Delisle, membre des académies de Paris et de Pétersbourg, à Chr. Kirch,
membre de l'académie des sciences de Berlin, puis à sa fille Christine (égalementastronome).
Cette correspondance donne des indications sur l'astronomie d'observation pendant la première moitié du XVIlle
siècle
pendant cette époque. L'original d'une lettre de Delisle à L. Euler — dont on ne connaissait qu'une copie conservée à
la bibliothèque de l'Observatoire de Paris — se trouve inséré dans ce fonds.
Les médecins. Les prescriptions médicales d'un « médecin» agrégé de La Plaine, et les formules appliquées —
le syrop cordial, la poudre de cloporte. Remède magique contre les morsures de chiens enragés.
Les chirurgiens. Leur activité et leurs titres
les charlatans, les sorciers.
Les épidémies. — La fièvre des marais
235 victimes. L'insalubrité des lieux, le dévouement du corps médical.
Les saints guérisseurs et les sources. Pèlerinages. Les sources bienfaisantes, leur composition, les traitements
appliqués. — Considérations sur un docteur en 1842.
CHIMIE
LUNDI 27 MARS, à 15 heures
Présidencede M. Y. GRAFF, professeur à l'Université de Nantes,
U.E.R. Chimie, Laboratoire de chimie organique I,
et de M. P.-C. GRAVELLE,
maître de recherche au C.N.R.S.,
Institut de recherches sur la catalyse, Villeurbanne.
M M. P.-C. GRAVELLE,C. BRIEetJ.-L. PETIT, Institut de recherches sur la catalyse, C.N.R.S., Villeurbanne, et
décompositiondu protoxyde d'azote, catalysée à 200°C par l'oxyde de nickel.
La décomposition de petites quantités de protoxyde d'azote, à 200°C, au contact d'un oxyde de nickel
initialementstoechiométrique, produit des ions oxygène qui restent absorbés sur le catalyseur. L'étude cinétique de la réaction peut fournir des indications sur la structure de ces ions mais, étant donné que de petites quantités, seulement, de protoxyde d'azote participent à la réaction, cette étude exige une techniqueexpérimentale particulièrementsensible. La microcalorimétrie de flux et, en particulier, les méthodes de déconvolution des thermogrammes, récemment mises au point, peuvent être utilisées dans ce but. Des expériences préliminaires montrent, en effet, que la détermination de la fonction de transfert du microcalorimètreest possible dans les conditions exactes des expériences. Les résultats obtenus indiquent que la réaction de formation des ions oxygène adsorbés est du premier ordre par rapport au réactif et que, par suite, lesespècesadsorbéessontconstituéesd'atomes d'oxygène,adsorbés avecéchange d'électrons. Une conclusion identique est obtenue dans le cas de l'adsorption de l'oxygène moléculaire, à la même température (200°C).
L'oxydation ménagée des paraffines sur un oxyde métallique (principalementdu bioxyde de titane, Ti02) permet d'obtenir des cétones comme produits principaux de la réaction. Celle-ci est effectuée en dynamique dans un microréacteurdifférentiel permettant l'irradiation ultraviolette du catalyseur et des gaz réactifs. L'isobutane et le n-butane donnent respectivementde l'acétone et la n-butanonetandis que l'oxydation du pentane et du 2-méthyl-pentaneproduisent la 3-pentanoneet la 4-méthyl-2-pentanone
L'influence des pressions partielles des différents réactifs (oxygène et hydrocarbure) a été étudiée. Il est montré, dans le cas de l'oxydation photocatalytique de l'isobutane, que l'hydroperoxyde de ce composé n'est pas un intermédiaire de réaction. L'ozone n'est pas non plus la
forme active de l'oxygène. Une étude plus poussée de la réaction d'oxydation a eu pour but de montrer le re joué par les différents partenaires (solide, rayonnement ultra-violet, oxygène adsorbé, hydrocarbure.). En conclusion, un schéma de l'oxydation photocatalytiquedel'isobutanesurdubioxydede titane est proposé.
MM. C. LAURGEAU, maftre-assistant à l'École nationale supérieure de Mécanique de Nantes, et
méthodes de résolution d'un système algébrique non linéaire
méthodes d'optimisation par minimisation de la fonction enthalpie libre
méthodes par simulation d'un modèle différentiel cinétique
G=/J"n (1) Bm=An= b (2) ni>0 Vi= 1,n (3)
ojuT = 1111,112 Mnl est le vecteur transposé des potentiels chimiques, nT Inj, n2 nnl vecteur du nombre de molécules de chaque espèce chimique
=
G est la fonction enthalpie à minimiser, soumise aux contraintes linéaires égalité exprimées dans l'équation matricielle (2) et les contraintes inégalités (3). Le problème est résolu par un algorithme de programmation quadratique.
Moins théorique que les mathématiques ou même que la physique, mais davantage que les sciences naturelles, la chimie occupe une place particulière mais, pour ces raisons, souvent un peu oubliée. Comment lui faire retrouver le re qui doit être le sien. L'auteur n'a pas la prétention d'apporter une réponse toute prête à ce problème dont l'étude a suscité la création par le professeur Benard d'une section spéciale au sein de la Société chimique de France.
Il envisagera simplement et rapidement les méthodes qui, à ses yeux, devraient être celles de la chimie pour attirer et conserver le plus possible d'éléments de valeur, puis exposera ses réflexions sur les structures dans lesquelles devrait s'intégrer cet enseignement en fonction des buts recherchés, structures qui pourraient d'ailleurs être étendues à toutes les matières scientifiques et sont une conséquence de l'évolution des connaissances en ces domaines depuis quelques décades.
Par rapport aux structures actuelles, celles-ci se résumeraient à la création d'un nouvel ordre d'enseignement entre le secondaire et le supérieur, la durée de celui-ci étant réduite en conséquence. Cela permettrait aux vocations de se préciser et de s'affirmer grâce à des méthodes spécialement
adaptées
MECANIQUE
LUNDI 27 MARS, à 15 heures
Présidence de M. C.THIRRIOT,
professeur à l'Institut national polytechniquede Toulouse,
professeur à l'Université Paul-Sabatier (Toulouse-lll),
etdeM.P.GUÉVEL,
professeur à l'École nationale supérieure de Mécanique de Nantes.
Forces dues à la houle, mouvements et sollicitations des navires à la mer et leur traitement statistique. Cettecommunicationseproposedeprésenterlasituationdesétudes enparticulierfaites au Bureau Veritas — relatives aux forces dues à la houle et aux mouvements— et sollicitationsdes navires sur houle complexe, définie par un spectre. Les différents types de forces (inertielles, de tramée) sont d'abord examinés. Les équations des mouvements du navire sur houle simple (une composantede lahoulecomplexe)dedirectionarbitraire sontprésentées,souslaformequi résulte de l'application de la théorie des tranches. Les différents termes de ces équations sont dis cutés,enparticulierencequiconcerne lescoefficientshydrodynamiquesetlesdiversescompo santes des forces de houle. La solution des équations est indiquée, avec des comparaisons entre calculs et mesures sur modèle.
On donne ensuite la marche du calcul des accélérations résultant des mouvements, du mouvement relatif de la coque par rapport à la surface de la houle, des efforts tranchants dynamiques et des moments fléchissants dynamiques
Le mémoire se propose d'analyser les équations de mouvement d'un réservoir de stockage lors de sa mise à l'eau. Dans une première partie on met en évidence les propriétés générales des équations du mouvement d'un ensemble fluide-solide. On écrit ensuite ces équations pour le flotteur rempli partiellement d'un liquide et sollicité par la houle (incidente et diffractée).
La particularitéde ce flotteur étant la présence de la masse liquide à l'intérieur et son action dynamique sur le réservoir, le mémoire s'occupe particulièrement de ce phénomène et de son re dans l'ensemble des torseurs. On arrive ainsi à l'expression du torseur de la réponse dynamique du liquide confiné en tant que mouvement potentiel. Le mémoire se termine avec l'exemple d'un réservoir rectangulaire rempli d'eau et sollicité par la houle unidimensionnelle monochromatique.
Un solide qui se déplace d'un mouvement non uniforme dans un fluide parfait, illimité, est soumis à des forces hydrodynamiques qui sont des fonctions linéaires de l'accélération instantanée
On calcule la masse ajoutée d'un corps quelconque à trois dimensions en mouvement de translation. On découpe la surface du corps en N facettes au centre desquelleson place une singularité du type source. Le système de N équations à N inconnues, obtenu en résolvant le problème extérieur,esttraité par itérations successives. Différentscontresthéoriques et expérimentaux viennent confirmer la valeur de la méthode.
expérimentale du spectre des forces hydrodynamiques d'un élément cylindrique immergé en mouvement oscillatoire. Dans cette communication, les auteurs se proposent de présenter les derniers résultats obtenus sur l'étude des forces de traînée et d'inertie apparaissant au cours du mouvement oscillatoire d'un barreau immergé dans un fluide au repos. Cette expérience a pour but de simuler de manière approchée en mouvement relatif l'effet de lahoulesurdesstructuresfixéesoumobilestelles qu'onlesrencontredanslesplateformesde forage sur les plateaux continentaux littoraux.
L'aspectoriginalde cesdernierstravauxconsisteessentiellementdans l'analyseharmonique des résultats enregistrés sur ordinateur. En effet, au cours des expériences effectuées antérieurement par les auteurs comme par d'autres chercheurs, il apparaissait une dispersion quasi irréductible qui diminuait la signification générale des résultats obtenus. Au contraire, l'analyse de Fourier fait apparaître une évolution très régulière du terme fondamental en fonction de l'amplitude relative du mouvement, aussi bien en ce qui concerne l'élongation que la phase. Les résultats afférents aux harmoniques successifs laissent cependant persister une dispersion qui va croissant avec l'ordre de l'harmonique dont l'influence est de plus en plus faible.
Le problème traité est celui de la prédiction continue de la position future d'une plateforme (roulis et tangage) à partir des mouvements mesurés jusqu'à l'instant présent.
La solution « optimale» consisteraiten un filtre de Kalman ou de Wiener. Cependant le calcul de ces filtres implique la connaissance des caractéristiquesstatistiques des mouvements. Or celles-ci sont non stationnaires (fonction de l'état de la mer, du cap et de la vitesse du navire) et difficiles à estimer en temps réel. Il n'est donc pas concevable de mettre en œuvre un filtre optimal adapté à ces caractéristiques statistiques.
Dans une deuxième étape, les paramètres du filtre sont auto adaptés de façon à améliorer lesperformances. Enparticulier,l'auto-adaptationfaitapparaître descoefficientsdecouplage entre les deux mouvements, dans le cas oil existe une corrélation entre roulis et tangage.
Les deux étapes de la solution sont étudiées grâce à deux applicationsdistinctesd'une même
MARDI 28 MARS, à 9 heures
Présidencede M. A. MARTINOT-LAGARDE, professeur honoraire de l'Université de Lille,
etdeM.P.SULMONT, professeur à l'École nationale supérieure de Mécanique de Nantes.
M. A. MARTINOT-LAGARDE Sur différentesdéfinitions de l'énergie dissipée et de la réversibilité. L'auteurcomparelesdéfinitionsde laréversibilitédeCarnot,deClausius, dePlanck,puis il compare quelques méthodes récentes pour présenter le second principe de la thermodynamique. Il souligne la fécondité de la notion de dissipation telle que Gouy l'a introduite.
R.M.E.
années par la Société Bertin sous contrat D.
Le but de tout procédé de réduction de frottement est de ramener la valeur du coefficient de frottement moyen à la valeur mesurée pour une couche limite laminaire. Ceci peut être obtenu soit par un recul de la transition, ce qui revient à étendre le domaine de Reynolds de l'écoulement laminaire, soit par une diminution du frottement turbulent ce qui revient à diminuer l'importance des fluctuations de vitesses dans la couche limite turbulente.
Le premier principe nous a conduit au procédé d'aspiration de la couche limite et à l'utilisation de revêtements souples mais on n'a pas étudié l'aspiration de la couche limite dans l'eau.
Le second principe nous a conduit à l'utilisation de parois souples activées, c'est-à-dire parcourues d'ondes
progressives, sous une couche limite turbulente et à l'injection de polymères dilués dans la couche limite turbulente. Après une étape d'analyse et la réalisation des maquettes et moyens de mesure nécessaires, des expérimentationsen tunnel hydrodynamique ont été effectuées. Les mesures de traînée de
frottement ont montré une réduction maximale de 7 avec les parois souples passives et de 30 avec les parois souples activées (essais effectués à la SOGREAH). Pour l'injection de polymères une étude conduite par l'Institut de mécanique des fluides de Strasbourg avec la collaboration de la Société Bertin est en cours et les premiers résultats de réduction du coefficient de frottement sont de l'ordre de 25
Ces résultats sont très prometteurs et le développementde ces études devrait conduire à des applications pratiques du plus grand intérêt.
Depuis plusieurs années des recherches sur la dynamique des surfaces portantes souples sont entreprises au laboratoire de mécanique des fluides de l'E.N.S.M. Après une présentation des résultats obtenus à ce jour tant à Nantes que par d'autres chercheurs, on donne un aperçu sur les travaux actuellementen cours.
Le calcul des quantités d'énergie que les poissons et autres animaux marins doivent transférer au milieu ambiant pour que celui-ci s'écarte devant eux à une vitesse suffisante montre qu'une partie importante de cette énergie, relativement énorme, doit leur être restituée par un mécanisme simple.
Les lignes de courant créées à l'avant par la propagation pourraient être incurvées par un filet tourbillon créé au niveau des ouies de l'animal. Certains ouvrages d'art actuels utilisent des vortex artificiels pour incurver les trajectoires liquides qui les coient de manière à protéger les parois opposées qui canalisent ces liquides. Certaines péniches de construction grossière présentent à l'avant un filet tourbillon, en même temps qu'une résistance à l'avancementrelativementfaible.
Si le poisson s'enveloppe dans un filet-tourbillond'un type analogue mais plus élaboré, il peut réduire l'énergie nécessaire à sa propagation.
Lapropagationdesfiletstourbillonss'accompagnededéplacementsmatérielsainsique le montrele «jeudesanneaux ». Ilconvientderechercherdansquelles conditionsonpeutassocier une propagation de mouvement à une propagationde matière simultanée. Un mouvementsans déplacement de matière, comme celui de la houle, peut venir en aide à un déplacement matériel incorporé. Il convient de déterminer ses caractéristiques.
De nombreuses études d'hydrodynamique sont plus faciles à faire dans un canal de circulation que dans un bassin des carènes. Mais, pour que les mesures soient significatives, il est indispensable de disposer d'une veine dans laquelle la répartition des vitesses est pratiquement uniforme.
Le raccordement du canal au bassin d'alimentationque nous proposons s'effectue en décomposant le processus de mise en vitesse. On réalise d'abord une contraction latérale, celle-ci étant suivie immédiatement d'une contraction verticale. La surface libre ne présentant plus d'ondulations, aucun dispositif de tranquillisation n'est nécessaire à la sortie des convergents.
Nous obtenons ainsi, sur une longueur égale à deux fois la largeur du canal, une uniformité des vitesses assez satisfaisante
MARDI 28 MARS, à 15 heures
Présidence de M. BARBIER,
± ingénieur à l'E.C.A.N., Indret,
etdeMlleS.OFFRET, professeur à l'Écolenationalesupérieure de Mécaniquede Nantes.
Leproblèmeétudiéconcerneladéterminationdespulsationspropresetde lastabilitédu mouvementdes arbres verticauxde grande longueur soumis à un couple longitudinal et à une forcedecompression à l'extrémitéinférieure.Compte-tenudesforcesde masse, lapartiesupérieure de l'arbre est en général en traction, la partie inférieure en compression. La rotation propre de l'arbre est négligée ce qui simplifie les équations à étudier si on les compareàcelles
trouvéesinitialementparTsengHuangetDonaldW. Dareing. L'équationaux déplacements est séparable et résolue par la méthode de Galerkin. Les résultats sont en accord avec ceux trouvés danscertainscas particulierspar les auteurscités ci-dessus.
Danslecasgénéralcertainstypesd'instabilitéparflambementsont misenévidence.On montreaussique si l'amortissementesttropfaible, lecouplecréeune instabilitédynamique.
Le présent mémoire se propose d'attirer l'attention sur certains dangers que l'emploiinconsi déré des aciers inoxydables en milieu marin est susceptible de présenter chaque fois que la corrosion caverneuse peut se déclarer. Après un rappel succinct du comportement à la corrosion des aciers inoxydables, quelques exemples de corrosion caverneuse sont illustrés et commentés. Le mécanisme en est expliqué, et quelques palliatifs indiqués, avec quelques orientations des études en vue de s'en
affranchir. On cherche enfin à dégager une philosophie de l'emploi des aciers inoxydables dans leur état actuel.
Le présent mémoire se propose de montrer les possibilités de l'analyse par diffraction des rayons X dans l'étude des couches superficiellesperturbées par usinage.
L
L'application de cette méthode à l'étude des écrouissages induits superficiellement par usinage dans un acier inoxydable austénitique, si elle n'a pas permis la détermination précise de ces trois paramètres, a permis cependant de définir une dimension effective des domaines de diffraction cohérente, liée à leur dimension réelle et à la densité des fautes d'empilement, ainsi que la variance des déformations pour divers modes d'usinage. Ces deux paramètres doivent permettre de rendre compte des différences de susceptibilité à la corrosion sous tension très souvent observées sur des échantillons de même nature diversement écrouis.
La corrosion concerne tous les matériaux utilisés dans la marine. Le physicien dispose de diversappareilsqui, enanalysant lessurfaces, permettentd'approcherces problèmesdecorrosion.
1. microsonde.
L'analyse à la microsonde est basée sur l'émission X de la matière sous l'impact d'un faisceau d'électrons de 10 à 40
kV. Un (Ji) 3 de matière peut être analysé. Une précision de l'ordre de 1 est obtenue grâce à des calculs de
corrections (absorption, numéro atomique, fluorescence).
2. — spectroscopie Auger.
On appelle électron Auger, un électron qui participe à l'émission électronique secondaire, son énergie «
correspondant» à une transition radiative. La spectroscopie Auger consiste à obtenir
la courbe de distribution énergétique des électrons secondaires émis par une cible frappée par des
électrons de faible énergie (< 2 kV). La localisation des transitions Auger sur cette courbe donne des
renseignementssur lesélémentscontenusdanslestoutespremièrescouchesatomiques. La nécessité de travailler dans un
vide propre et élevé (10-10 Torr) explique que cette technique n'a connu qu'un développement très récent.
3. résultats.
— A la microsonde, on étudie la couche d'oxyde, la zone sous-jacente et les piqures produites dans les
cuproaluminiumsbinaires et ternaires par une immersion en atmosphère marine.
En spectroscopieAuger, grâce à la faible pénétration des électrons, on espère mettre en évidence l'existence d'une ou
deux couches superficielles dont la composition et la structure différentes du cœur de la matière,
expliqueraientcertains phénomènesde passivation.
GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE
LUNDI 27 MARS, à 15 heures
Présidencede Mlle S. CAILLÈRE, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, $. membre du Comité des travaux historiques et scientifiques
etdeM.J.-P.MARGEREL, maître-assistant à l'université de Nantes, Laboratoire de géologie.
tification de ces calcaires
sance et de remaniement successives. En conclusion, les Microcodium sontdesstructures énigmatiques, probablement d'origine végétale puisque capables de se développer dans des milieux à l'abri de la lumière (chimiosynthétisantes).
La carrière de Martres, située dans l'Entre-deux-Mers (Gironde) montre un exemple caractéristique de l'évolution d'un milieu récifal.
L'évolution paléogéographique de cette série carbonatée peut être définie et interprétée par comparaison avec les milieux actuels.
Depuis le début du XIXe siècle la Limagne bourbonnaisea fourni une quantité considérable de Vertébrés oligo-miocènes.Connue plus tardivement la malacofaune vient d'être étudiée parl'auteur.
Par leur association en divers gisements, Gastéropodes et Mammifères constituent des horizons paléontologiques dont la succession est établie grâce aux séries évolutives des Mammifères. Des Gastéropodes marins découverts récemment situent cette succession dans l'échelle chronostratigra
phique universelle et révèlent une paléogéographie nouvelle. A la limite précise de l'Oligocène et du
Miocène, les fossés tectoniques de sédimentation changent de direction.
Ainsi l'on a depuis le début de l'Oligène moyen de H. Berich (Pseudo-«Oligocène inférieur» des géologues français) jusqu'au Miocène inférieur inclus, une série stratigraphique complète qui s'étale dans les Limagnes centrale et méridionale oelle offre des coupes typiques. La Limagne bourbonnaise apparaît comme un résumé de cette série stratigraphique dont elle possède seule la partie terminale de l'Oligocène. Les sédiments rencontrés dans la basse vallée de la Loire et en Bretagne appartiennent tous à l'Oligocène moyen.
L'étude sédimentologique (pétrographie, granulométrie, assemblage des minéraux lourds, nature des minéraux argileux) d'horizons sableux et graveleux cénomaniens et pliocènes du plateau des Mauges et du bassin du Layon permet de mettre en évidence un ensemble de caractères propres à chacune de ces formations. Il devient ainsi possible de dater certains placages sablo-graveleux dont l'attribution au Cénomanien ou aux «sables rouges de l'Anjou» d'après les seules études de terrain demeurait aléatoire. Cette étude permet en outre de préciser l'origine du matériel détritique de ces deux formationset d'envisager les conditionsde leur mise en place.
MM. P. BREBION, E. BUGE,MlleA. LAURIATetM.J.-P.MARGEREL Découverte d'un bassin redonien à La Groussinière (Ille-et-Vilaine).
Des recherches hydrogéologiques récentes menées à l'aide de sondages ont permis de découvrir, à une trentaine de kilomètres, au sud-sud-est de Rennes, à La Groussinière, un petit bassin sédimentaire redonien, voisin du bassin pliocène du Theil. L'étude sédimentologique et paléontologique des différentes formations traversées, montre un passage vertical et latéral entre divers faciès, fossilifères et azoïques.
Les sédiments fossilifères, à dominante argileuse ou sableuse, sont particulièrement riches en Foraminifères dont les associations varient avec le faciès. Ces associations sont semblables à celles quel'onrencontredans lesfacièscorrespondantsdesbassinsdePalluau (Vendée)etd'Apigné (au sud de Rennes). Cette microfaune permet d'attribuer sans ambiguïté les formations fossilifères de La Groussinièreau Redonien. C'est ce que confirment les macrofossilesétudiés (Bryozoaires,
Bivalves et Gastéropodes) qui présentent également des affinités avec ceux de Vendée.
L'étude d'une série d'échantillons de faluns miocènes provenant de divers affleurements situés entre entre la Loire et le Thouet a montré la forte teneur en éléments clastiques de certains niveaux. La fraction sableuse est caractérisée par une usure très marquée et renferme un cortège de minéraux lourds composé d'une proportion importante de grenats associés à des silicates de métamorphisme dont la staurotide est l'élément dominant. Les minéraux argileux sont représentés par la montmorillonite accompagnée d'une argile micacée et d'une petite quantité de kaolinite. Le problème de cette arrivée massive de grenats au Miocène alors que les déps antérieurs et postérieurs n'en contiennent pas ou très peu est discuté, de même que l'origine de la fraction argileuse et sa signification.
MARDI 28 MARS, à 9 heures
Présidencede MlleS.CAlLLÈRE,
etdeM.R.COPPENS, professeur à l'Institut national polytechniquede Nancy, directeurdu Centrede recherchesradiogéologiques,Nancy.
Les techniquesutiliséeslors de récents travaux (Congrès national des sociétés savantes, Tours, 1968 et Reims, 1970) sont appliquées pour des essais de solubilité de roches calcaires dans de l'eau provenant du lac Baïkal (République autonome de Bouriatie, région d'Irkoutsk), dont la faible te-
Ca++ est caractéristique (Pinneker et al.).
neur en
De nouveauxtémoinsdu volcanismeacide (rhyolitique) centromarianique sont misen évidence, soit dans la couverturealcudienne (Précambriensupérieur), soit dans la couverture paléozoïque de l'Ouest de la provinceespagnolede Ciudad-Real.Leur morphologieest assez remarquable. Leur distribution apparaît étroitement contrée par le réseau local de fractures « profondes».
au orientale.
Succession lithostratigraphiquedans les« schistesdAngers» de l'Ordoviciendu synclinoriumde Segré (Maine-et-Loire) Massif armoricain.
Dans le périsynclinorium situé au nord du Grand Fougeray (Ille-et-Vilaine), la formation des « schistes d'Angers» se
subdivise en trois ensembles lithostratigraphiques qui ont pu être cartographiésen1969.Desrepèresfaunique?
etlithologiquesontétédécouverts par lebiaisde l'analyse séquentielle
association faunique) datent l'unité
inférieure du Llanvirnien. Dans cette région, la présence d'une schistosité s.l., intéressante quant à
répartition dans la mégastructure, et la rareté des plans de stratification empêchent une estima-
sa
tion des puissances réelles. Ces ensembles ont été retrouvés dans d'autres synclinoria voisins, et,
pour partie d'entre eux, dans les ardoisières de Bel-Air (Segré) et de Trélazé oils ont servi de gui
des à l'analyse structurale. Pour conclure, un rappel des connaissances sur l'Ordovicien moyen du
Massif armoricain est esquissé.
M. J.-A. POUTIERS, attaché de recherche au C.N. R .S., Laboratoire de géodynamiquesous-marine La Darse,
Essaisde corrélationsstratigraphiquesdanslesterrainsrécentscontinentauxet marinsà l'aidede données physiques et
minéralogiques.
(Résumé non communiqué.)
MARDI 28 MARS, à 15 heures
Présidence de M. J. WYART, membre de l'Institut, professeur à l'Universitéde Paris VI, U.E.R. Sciences de la terre,
membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeM.A.GERSTNER, chef du Service recherchesde la division minière de Vendée du Commissariat à l'énergie
atomique.
M. M. SOULIÉ, ingénieur collaborateur technique, Laboratoire de géologie, Université des sciences et techniques
Lors d'un travail sur le district à fluorine de la bordure sud-ouest du Massif Central français, l'auteur a été amené à
faire l'étude détaillée de la mine de fluorine du Burg. Un grand nombre d'espèces minéralesont été mises en
fluorine, marcassite, cuivres gris, bismuthinite, mispickel, cosalite, jamesonite, bournonite, ullmanite argent,
pyrargyrite, dolomite, barytine.
cuivre natif, goethite, azurite, malachite, lépidocrocite, limonite,
chalcanthite, gypse. L'auteur propose ensuite une succession de ces minéraux dans le temps. Cette succession
s'appuie essentiellementsurdesfaitstectoniquesetdesagencementsdesminérauxentreeux. L'auteurmet ainsi en évidence
cinq phases principales.
Enfin, l'auteur donne le tableau des transformations des différents minéraux primaires aboutissant aux minéraux
supergènes.
La recherche des minerais d'uranium a démarré en France en 1948. Le potentiel français, nul à ce moment-là,
dépasse maintenant le cap des 50 000 tonnes de métal.Parmi les régions uranifères mises en évidence, la Vendée et
la Bretagne recèlent une dizaine de gisements importants qui con
tiennent avec leurs satellites près de 15 000 tonnes de métal au total.
Cesgisementssontd'âgepermien inférieur,enliaisonavec lesdernièresmanifestationsde l'orogenèse hercynienne. A
Japériphériedemassifsgranitiques,et liésaux.accidents tectoniques
des bordures, la bordure Nord paraissant dans tous les cas la plus favorables
Le minerai est constitué par des filonnets (1 à 5 mm, exceptionnellement 2 à 5 cm) de pechblendeaccompagnéede
pyrite. Pechblendeetpyritesontassociéesà desganguesvariables
(silice, fluorine) ou piégées tel quel dans les fissures de la roche encaissante jusqu'à plus de 300 mètres de
profondeur. Les gisements, filoniens simples ou à stockwerks, sont caractérisés par une distributiontrèsirrégulièrede
la minéralisation
Les minerais bretons (60 t de métal par an) et vendéens (400 t) sont concentrés dans une usine située à L'Ecarpière.
Cette usine reçoit des minerais à 2,15 d'uranium et produit des concentrés d'uranate de magnésie à 71 (facteur de
M. P. MAINBOURG, directeur de l'usine de L'Ecarpière-en-Gétigne de la Société industrielle des minerais
Cette industrie a été créée en France voici une quinzaine d'années dans le but de produire, à partir des minerais pauvres fournis par les installations minières du C.E.A., des concentrés chimiques destinés à l'alimentationdesusinesde raffinagede l'uranium.
Réalisée de 1955 à 1957 par la société Ugine-Kuhlmann, l'usine de L'Ecarpière, située en Loire-Atlantique, fut la première en Europe à utiliser la technique d'extraction par résines échangeuses d'ions. Cinq autres usines, utilisant des techniques similaires ou entièrement nouvelles, furent construites en Europe et en Afrique francophone par la suite.
En dépit des débouchés relativement limités pendant les dix années écoulées, les réalisations ou études poursuivies ont pu faire progresser les méthodes de traitement, soit en vue de leur extension à de nouvelles ressources minières, soit dans la perspective de produire des composés de grande pureté dans les usines même de concentration au bénéfice de l'économiegénérale du cycle des combustibles nucléaires.
Une zone de paléoreliefs alignés sur lagrandefractured'Horte-Boussague, en limite ouest du fossé secondaire de Bédarieux, localise une série d'indices plombo-zincifères et barytiques, tant dans le socle géorgien dolomitique que dans sa couverture gréseuses triasique.
Les auteurs étudient les relations existant entre ces minéralisations à partir d'observations de surface et d'études réalisées lors de l'exploration des deux mines de Taussac et du Pradal, exploitées de l'époquegallo-romainejusqu'au XVIle siècle.
L'influence de la tectonique pyrénéo-alpine sur la répartition de ces minéralisations est discutée.
lation avec la présence de gisements uranifères.
On peut déterminer la teneur en uranium total Ut d'une roche et, après lessivage, sa teneur en uranium fixé Uf. L'uranium fixé représente l'uranium inclus dans le réseau des minéraux accessoires et l'uranium mobile Um celui qui est faiblement retenu, généralement par adsorption. On a
évidemment Ut = Uf + Um. La connaissancedu rapport Uf/Ut permet donc de préciser le mode de répartition de l'uranium dans une roche.
Dans des échantillons d'un granité, d'un faciès déterminé, et dans le même état d'altération, on peut imaginer que ce mode de répartition est une caractéristique de ce faciès et qu'il existe, parconséquent, une relation linéaire entre Uf et Ut.
En agissant sur les moyennes, de façon à limiter les fluctuations dues aux erreurs expérimentales et à l'hétérogénéïtéde la roche, on constate en effet que, dans les granites sans gisements uranifères, on trouve une relation Uf = a Ut+ b avec un coefficient de corrélation linéaire de 0,98 ou 0,99 pour n de l'ordre de 10.
Pour les granites à gisements uranifères, la relation n'existe de façon aussi nette que lorsque Uf est inférieur à 9 ou 10jug/g-Au-delà des fluctuations parfois très grandes, montrent, un mouvement de l'uranium soit par perte, soit par apport d'uranium mobile.
en dehors de toute autre considération, l'examen des rapports Uf/Utpermet d'exclure ou
de soupçonner la présence de gisements uranifères.
échantil lonsprélevésdansunepartiedugranited'anatexiedeSainte-Anned'Auray (56) montreque, malgré quelques variations externes (granité à biotite seule, à deux micas, avec ou sans cordiérite) ce
granite a une composition interne assez constante.
Les lentillesde rochesfortementradioactivesontdesdimensionsde l'ordredequelquesdizaines à quelques centaines de mètres
fer adsorbant de 2,9 à 7,5 d'uranium.
Une série de datations par les méthodes du plomb isotopique donne des «âges» qui font l'objet d'une autre communication.
BIOLOGIE GENERALE
LUNDI27MARS,à15heures
Présidencede M.G. BRESSE,
inspecteur général honoraire des Musées de sciences naturelles, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
de M. H. GAUSSEN,
professeur honoraire de la Faculté des sciencesde Toulouse,
et de Mme J. BAUDOUIN,
conservateur du Muséum d'histoire naturelle de Nantes.
ENVIRONNEMENTET PROTECTION DE LA NATURE
Lapromotionde lamétropolemarseillaises'appuiesurl'implantationd'industriespolluantes en rapport avec la vocation de la zone portuaire de Fos à recevoir des produits bruts (pétrole et minerais).Elleca depairavecundéveloppementde l'urbanisationnotammententre Marseilleet Fos, autour de l'étang de Berre.
L'auteur examine ici deux cas exemplaires de ces perturbations. Le premier est celui d'une morbidité partielle du feuillage sur Populus nigra L. (var. pyramidalis Spach), le long d'une voie de circulation urbaine (observations portant sur 36 mois et comparées avec celles sur des individus sains). Les paramètresétiologiquessont essentiellement pollution atmosphériquepar gaz automobileset poussières, aggravée par un état météorologique et des séquences climatiques variables.
turesagrairespar remembrementrural,altérationdesconditionsmicro-climatiques,perturbation des données méso-hydrologiques.L'état pathologique a été péjoré par une situation météorologique xérogène. Ces faits, en plus de leurs caractères scientifiques fondamentaux, méritent une très grandeattention dans une conjonctured'aménagement intensifié de l'espace.
Des sondages préliminairespermettent, dès à présent, de signaler à Richelieu(Indre-et-Loire), une cinquantaine de Diptères, Hémiptères, Fourmis, Orthoptères, etc. en général considérés comme méridionaux. Du dépouillement méthodique de la bibliographiepaléarctiquepour les Diptères et Hémiptères, il ressort que ces espèces représentent plus des éléments thermo-xérophiles de la zone des steppes que de vrais éléments méditerranéens.
Divers îlots fauniques comparables existant dans le sud de la Touraine et l'est de l'Anjou mériteraient inventaire et protection. Des insectes thermophiles y ont toujours vécu, de mémoire d'homme (Cigales de Jean de Marmoutier en
1208 et de Rabelais), ce qui exclut l'idée qu'ils témoignent de quelque réchauffement du climat contemporain. L'hypothèse qu'il s'agisse de vestiges d'une période xérothermique interglaciaire ne s'impose pas davantage. Le Membracide américain Ceresa bubalus, en colonisant spontanément depuis 1912 l'aire européenne typique des espèces thermophiles indigènes, a démontré que la distribution de celles-ci peut relever de facteurs actuels.
Quoi qu'il en soit, l'extension au nord de la Loire de l'entomofaune thermophile de l'ouest du Massif Central (seuil poitevin, pays de Loire) reste à préciser
MmeJ. BAUDOUIN. Sur l'importanced'une protection totale de l'île Dumet.
Alors que le littoral atlantique est de plus en plus morcelé et loti, cette île qui bénéficie
déjàdustatutdesiteclassépourrait,grâceà lacompréhensiondesonpropriétaire,devenirle sanctuaire d'une faune et d'une flore si menacées.
Certains paysages ruraux, et en particulier les bocages, représentent un équilibre entre les activités humaines et le milieu naturel. Cet équilibre est plus ou moins bon suivant le type de paysage agraire auquel on a affaire. Une étude d'ensemble de ces problèmes couvre finalement de très vastes territoires.
La méthode utilisée ne se préoccupe qu'occasionnellementde l'histoire et de la structure foncière en tant que telle. Elle examine plut la situation actuelle et les effets écologiques de l'adoption de telle ou telle structure. Elle débouche toujours sur des directives d'aménagement.
On procède à des prospections systématiquesdestinées d'une part à définir une échelle d'équilibre (érosion, densité et répartition de la végétation, formes d'implantation humaine, etc. des zones d'iso-équilibre et des facteurs conduisant à une typologie écologique des paysages avec appréciation de la plus ou moins bonne conformité de ces paysages aux modèles écologiques d'aménagement.
-
des formes d'évolution vers le déséquilibre,
-
les principaux effetsagronomiques des modificationset évolutionsen cours.
-
Il existe à l'état endémique dans tous les sols, une quantité importante de nématodes et de champignons sous forme mycélienne.
Parmi eux se rencontrent des espèces phytopathogènes qui attaquent sévèrement et sélectivement les plantes et sont susceptibles de produire des dépérissements plus ou moins marqués, qui dans les milieux naturels, conduisent à un déséquilibre en chaîne de l'environnementvégétal.
En conditions normales, ces deux groupes de parasites sont heureusement maintenus parleurs antagonistes naturels à un niveau suffisamment bas pour que leur agressivité reste limitée.
C'est ainsi que les champignons phytopathogènessont largement détruits par les nématodes mycophages et que la
prolifération des nématodes phytoparasites est fortement freinée par les champignons prédateurs.
Un équilibre biologique s'établit donc dans la biocénose, entre les nématodes et les champignons, ces formes spécialisées des deux groupes agissant réciproquement sur l'un et sur l'autre et limitant ainsi mutuellement leur prolifération.
En appliquant aux sols des traitements nématicides ou fongicides, l'homme bouleverse cet équilibre et provoque souvent des perturbations catastrophiques aussi bien pour les cultures que pour les zones naturelles aménagées. COLLOQUE SUR LES MILIEUX HUMIDES
organisé par M. P. DUPONT, professeur à l'Université de Nantes, U.E.R. Sciences de la Nature
MARDI 28 MARS, à 9 heures
Présidence de M. J.-L. TROCHAIN,
professeur à l'Université Paul-Sabatier (Toulouse-111), U.E.R. Étude fondamentale et cartographique de la biosphère et de la lithosphère.
et de M. R.CORILLION,
maître de recherche au C.N. R.S.
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Ce dernier terme estdubitatif car la "petite" saison sèche peut n'être qu'un simple fléchissement de la pluviométrie mensuelle non écologiquement perceptible.
La basse plaine édifiée par la Garonne et l'Ariège sur leur rive droite est occupée au niveau du confluent de ces deux fleuves par les installations d'une exploitation de sables et graviers dont l'activité s'est traduite et se traduit par le creusement de cavités plus ou moins profondes. Au niveau de chacune d'elles, les matériauxsont extraits. Lorsqu'ils sont épuisés, l'homme nivelle ou abandonne le terrain sans autre modification. La végétation recolonise alors des milieux nouveaux, en particulier très humides, si le creusement a atteint le niveau supérieur de la nappe phréatique sous-jacente. A l'uniformité primitive, s'est substituée une diversité écologique considérable allant des milieux aquatiques et très humides aux milieux relativement secs correspondant à la partie supérieure des talus entourant ces dépressions anthropiques. Des Myriophylles et Typhas aux plantes subméditerranéennes(Psoralea bituminosa, Brachypodium pinnatum,.) et méditerranéennes (plantules de Chêne vert ou Chêne liège, Osyris alba,.), toute une série de groupes écologiques se distribuent dans un complexe édapho-topographiquecréé par l'activité humaine actuelle ou passée.
MM. Y.-P.MAILLARD, maître-assistant à l'Université de Nantes, Laboratoirede zoologie et
salinité plus variables et très diversifiées. Il en résulte une grande variété en ce qui concerne les conditionsécologiquesoffertes.Outre lesPoissonsetlesAmphibiens,lesauteursontplus spécialementétudiélespeuplements benthiquessessilesetvagiles,et leurrépartition,en préliminaire à une étude des chaînes alimentaires et de la productivité des marais briérons.
La tourbe déposée au-dessus du cairn néolithique, daté aux environs de 3 000 av. J.-C., sur 1,20 m d'épaisseur permet de mettre en évidence une aulnaie à osmondes envahie par les sphaignes,cequicontrasteavec lepaysageactuel, lavégétationétantsurtoutconstituéede grands hélophytes. Les sphaignes et les osmondes ne se trouvent plus qu'à l'état relictuel dans le marais.
Les conditions écologiquestrès particulières du lit mineur de la Loire (surtout instabilité du régime, de la topographie, des zones de peuplement) entraînant le développement de groupementsvégétauxspécialisés(surtoutvégétationspsammophilespionnières) quipeuventêtre classées en trois catégories principales.
Les végétations des dépressions et bordures de chenaux voisines de l'étiage (zones en permanence humides au cours de la période estivale) appartiennent à l'alliance du Nanocyperion, avec l'association unique à Cyperus michelianus (L.) Link et llysanthes attenuata (Muhl.) Small. Les bancs de sables des parties centrales et latérales du lit mineur sont colonisés par les associés du Chenopodion fluviatile Tux., tandis que les niveaux inférieurs et moyens des rives et de leurs proches dépendances sont les lieux d'élection du Bidention tripartiti Nordhagen.
L'étude de la répartition des Sphaignes permet de préciser les divers stades et les différentes variantes de cette évolution.
Le dynamisme diffère selon le type de tourbière et la profondeur et l'étendue de la zone aquatique libre. Dans une première série évolutive concernant les tourbières de bordure d'étangs on aboutit généralement à un taillis tourbeux. Dans une seconde série évolutive, bien représentée dans les tourbières de pentes, on passe à la lande tourbeuse. L'intervention humaine directe ou indirecte modifie l'évolution soit en favorisant l'assèchement ce qui accélère le dynamisme, soit en créant des espaces dénudés oles groupements pionniers peuvent se réinstaller.
MARDI 28 MARS, 15 heures
Présidencede M. J. GUILHON, professeur à l'École nationale vétérinaire d'Alfort,
etdeM.C.VERMEIL, professeur à l'Université de Nantes, U.E.R. Médecine
Parmi les nombreuses substances polluantes déversées, quotidiennement, dans les rivières ou qui y parviennent avec les eaux de ruisellement il convient de souligner la présence d'un grand nombre d'œufs d'Helminthes en partie responsables de l'augmentation de la fréquence de la Cysticercose bovine et de son corollaire parasitologique,le Téniasis humain, dans les pays à forte concentration industrielle. L'origine hydrique de la Cysticercose bovine suspectée depuis longtemps est aujourd'hui démontrée.
Aux notions épidémiologiques anciennementconnues (infestationd'étableet par les déjections des campeurs et des
touristes) sont venues en effet s'ajouter des constatations précises qui autorisent à retenir le re de plus en plus important de la contamination des bovidés parl'herbe souillée des pâturages périodiquement inondés par des eaux non insuffisamment
ou épurées (en Hollande contamination des prairies riveraines du Rhin et de la Meuse), par ou l'épandage des boues résiduaires incomplètementtraitées provenant des bassins d'épuration dans lequels il été possible de dénombrer dans les villes industrielles, d'environ un million
a d'habitants jusqu'à un milliard d'œufs d'helminthes, par jour, parmi lesquels les embryophores de Taenia saginata sont souvent prédominants. Il est alors facile de comprendre que l'absence d'épuration ou l'insuffisance de traitement des eaux résiduaires du fait d'une décantation trop brève ou rendue difficile par la présence de substances tensioactives, plus fréquentes qu'autrefois, favorisent ladilution et la dispersion desembryophoresdeTaeniasaginataet leurabsorptionpar les bovinsdont la viandeladre, malgré les interventions sanitaires, contaminera ultérieurement l'homme. La Cysticercose bovine apparaît ainsi de plus en plus, dans les pays hautement industrialisés, comme une des conséquences regrettables de la pollution hydrique par le fécalisme urbain.
Strongle géant en Loire-Atlantique.
Le Strongle géant ou Dioctophymerenale (Goeze, 1782) mentionné pour la première fois par Jean de Clamorgan, en 1570, dans le rein des loups, fut assimilé à un serpent, puis à un Ascaris rénal (Goeze, 1782), à un Strongle (Rudolphi, 1802) et enfin il a été décrit avec précision en 1802, par Collet-Meygret.
Cet Helminthe rouge vif, est le plus volumineux Nématode actuellement vivant (100 cm x 1 cm). Son cycle hétéroxène exige la présence en milieu aquatique d'Oligochètesdulçaquicoles (Branchiobdellidés)et de Poissons (Siluridéset Cyprinidés).
Bien que Kuchenmeister le considérât, en 1855, comme une espèce pratiquement disparue, il est encore assez fréquemment rencontré dans les reins des Carnivores ichthyophages (Mustélidés, Canidés, Félidés) et exceptionnellement dans ceux de l'homme dans divers pays.
En France, 42 cas canins et 5 cas humains ont été signalés dans plusieurs régions. Le plus grand foyer se trouve dans l'Ouest et plus particulièrement en Loire-Atlantique(onze cas canins et un cas humain), à proximité de la Grande Brière dans un territoire triangulaire situé entre
Redon, Nantes et Saint-Nazaire.
L'unique Crevette d'eau douce de surface en Europe fut découverte par Millet (1831) dans les rivières de Maine-et-Loire et signalée sous un autre nom par Lucas (1849) en Algérie.
— —
Toutefois l'Anjou n'est pas sa patrie. C'est une espèce du pourtout méditerranéen (Bouvier, 1925) qui grâce à ses larges aptitudes d'adaptations — devenue euryhaline et eurytherme, s'est
étendue largement en Europe occidentale et atteint actuellement une partie d'Allemagne
(Steffen, 1939).
Lepaludismeautochtonedu lacdeGrand Lieus'est, ilsemblebien, définitivementéteint au cours des années 30 de notre siècle, devant les conditions de vie améliorées des agriculteurs riverains. La population anophélienne représentée par l'espèce Anopheles labranchiae atroparvus Van Thiel 1927 est toujours aussi abondante. Mais, la zoophilie de cette espèce le conduit à fréquenter les étables et non pas les logements des agriculteurs, logements qui sont maintenant nettement séparés des étables.
Une enquête menée auprès des médecins et pharmaciens des agglomérations riveraines permet d'établir que malgré l'introduction, ces dernières années, dans le périmètre du lac de Grand-Lieu, de malades ayant contracté leur paludismeoutre-mer ou dans la zone méditerranéenne, il ne s'est jamais produit d'épidémies relevant de l'écologie locale.
Parmi les oiseaux limicoles inféodés aux vasières, une espèce aux caractéristiquesmorpho logiques et éthologiques d'un type moyen et à large distribution, le Bécasseau variable Calidris alpina (L.), a été choisie pour une étude autoécologiquecomparée. L'auteur présente ici seulement la fonction alimentaire remplie par cette espèce dans les écosystèmesexploités.
La notion de "niche écologique" spécifique n'est respectée que sur les vasières intertidales
Les flambées actuelles de Ciguatera, la forme la plus répandue de l'ichtyosarcotoxisme tropical,s'observentdansdesatollsdontl'hommea modifiél'écologiecorallienne parsuitedu mouillagede navires,d'immersiondedéchatsetdel'installationde basesportuairesou aériennes.
Ces observations, faites en Polynésie française, confirment certaines idées avancées parlesAméricains,au lendemainde la deuxièmeguerremondiale,devant lesintoxicationsqui se déclarèrentauxabordsdesatollsou desîlesquiavaientété lethéâtredecombatsacharnés et dont lesrécifsontétéetsont encoreencombrésd'épavesetdematérielde guerre.
JEUDI 30 MARS, 9 heures
Présidence de M. S. VILLERET,
professeur à l'Université de Rennes (Rennes-I),
U. E. R. Sciences du comportement et de l'environnement,
etdeM.P.DUPONT, professeur à l'Université de Nantes,
U.E.R. Sciences de la nature.
ENVIRONNEMENT ET MILIEUX HUMIDES
S'étendant en ligne quasi ininterrompue depuis la Canche jusqu'à la Somme et séparés de la mer par un cordon de dunes sablonneuses, les marais arrière-littoraux de la Picardie représentent un des ensembles de "milieux humides" les plus remarquablesde la plaine française.
Outre sa grande richesse floristique (ne serait-ce qu'en ce qui concerne les Orchidées), ce biotope privilégié voit le développement de groupements végétaux très divers, étroitement interpénétrés.
En peu de régions de l'ouest de l'Europe subsistent d'aussi notables surfaces occupées par une végétation de tourbières basses, alcalines, à Charophycées
Outre leur localisation stationnelle (précisée à l'aide d'une carte générale), ont ete distinguées les diverses unités phytosociologiques auxquelles peuvent être rapportées les peuplements végétaux les plus dignes d'intérêt (travail également illustré par une carte). Enfin quelques sites tout particulièrement intéressantsont eu leur tapis végétal décrit soigneusementet illustré grâce à une représentation cartographique à très grande échelle. En effet la cartographie des groupements observés en certains sites de haut intérêt ne peut que faciliter les mesures de mise en réserve envisagées pour certains d'entre eux.
Or, la préservation de cet ensemble incomparable de tourbières, heureusement encore assez inaltérées s'avère absolument indispensable.
L'eutrophisation des lacs et des étangs européens, insignifiante jadis, atteint maintenant une grande ampleur. Or, cet enrichissement des eaux douces continentales est dpour de nombreux observateurs à une augmentation régulière et parfois anormale des teneurs en nitrates et en phosphates solubles. D'autre part, il est reconnu que ce phénomène se traduit parallèlement par une production excessive de phytoplancton. L'auteur analyse le comportement des communautés algales en présence d'amplitudes naturelles des concentrations en N. N03 et P.PO4.
L'eutrophisationdes eaux est un terme quia été défini, redéfini et utilisé dans des sens très variés pour expliquer l'enrichissementdes eaux en substances nutritives. Cet enrichissement en fonction du temps, conduit à une augmentation de la production végétale (production primaire) qui, pour beaucoup d'auteurs, est l'expression la plus directe de l'eutrophisation. L'analyse physico-chimique des eaux a mis en évidence le re de l'augmentation des teneurs en azote (azote nitrique d'abord) et en phosphore (phosphates) qui sont alors considérés comme substances eutrophisantes. On ne saurait cependant oublier la nécessité du Carbone (C02 et bicarbonatepar exemple) valable pour la photosynthèse qui est la base même du développement des végétaux chlorophylliens.Enfin, et ceci est généralement négligé, il faut aussi tenir compte de la valence écologique des espèces végétales, les algues essentiellementqui, au cours de l'eutrophisation, se remplacent. On assiste alors à une diminution de la diversité des espèces, au profit de la dominance de quelques unes d'entre elles, et c'est parfois l'apparition des fleurs d'eau, à Cyanophycées le plus souvent, que l'on considère comme indicatrices d'une eutrophisation maximale des eaux. Ainsi se trouve posée la notion de succession des flores qui intègre à la fois les variations des propriétés physico-chimiques des eaux et les possibilités physiologiques des espèces, possibilités physiologiques que nous englobons dans la notion de valence écologique.
(Résumé non communiqué).
toujours. Agriculture, urbanisation, loisirs, industrie grignotent peu à peu marécages, franges inondables des rivières et des étangs, marais littoraux. Mais les conséquences peuvent être fâcheuses
Outre leur valeur écologique, les marais salants ont une grande valeur touristique dans l'arrière-pays de La Baule. Ils sont aussi une frontière opposée au béton qui nous envahit. Tout le monde est d'accord pour les conserver. Les"Amis des sites de la région de Mesquer" ont rédigé un mémoire en préconisant le classement.
Deux cents paludiers, qui aiment leur métier, et dont l'auteur expose la technique de récolte (avec film pris sur place), veulent y rester. Le classement du site ne coerait donc rien à l'État. Mais pour que ces paludiers restent, il faut qu'ils vivent.
Le problème est que la politique des Salins du Midi, entre les mains desquels se trouve l'économie du sel en France et dans la région, est tout à l'inverse de la promotion du sel local. Et surtout quelques gros propriétaires de marais voudraient les transformer en villages de vacances, ports en eau profonde, etc. Tant qu'ils pourront espérer exécuter cette opération, ils s'appliqueront à détruire cet artisanat. Seul le classement pourrait les en empêcher, et les contraindre à promouvoir le sel de Guérande.
Si ce classement n'est pas décrété d'urgence, les paludiers seront les premières victimes de cette spéculation.
L'étang de Saint-Nazaire présente un intérêt scientifique indéniable. Plusieurs universitaires ont choisi ce biotope pour y effectuer des recherches dans diverses spécialités. L'intérêt biologique est très important. L'avifaune est
Ces éléments paraissent suffisants pour justifier la sauvegarde de l'étang de Saint-Nazaire sur lequel pèse lourdement la menace d'un "aménagement"qui lui enlèverait toute son originalité.
Situé au bord même de la ce (transformée chaque été en une fourmilière humaine grouillante) "l'oasis de nature" que représente cet étang devrait être conservée dans son état actuel pour permettre à l'Homme de reprendre contact avec la Nature.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures
Présidencede M. Y. GRAFF,
professeur à l'Université de Nantes, U.E.R. Chimie,
etdeM.H.STEHLÉ,
directeur de recherche honoraire de l'I.N. R.A., président du Comité scientifique de l'Union régionale Provence-Ce-d'Azur-Méditerranée pour la sauvegardede la vie, de la nature et de l'environnement.
ENVIRONNEMENTET CHIMIE
La teneur en radioéléments naturels des divers matériaux de constructions a été mesurée sur des échantillons d'origine très diverses. Des propositionssont faites en vue d'abaisser la radioactivité des habitations.
Le vanadium est considéré comme un oligo-élément, mais à l'heure actuelle on peut parler véritablement de pollution par le vanadium. Cet élément est présent à des teneurs variables dans presque tout les corps, mais elles peuvent être très élevées dans les produits pétroliers, en particulier les produits lourds brés dans les chaudières pour le chauffage urbain et les centrales thermiques. Cet élément se retrouve donc dans l'atmosphère, dans les pluies et les eaux de surface.
L'étude porte sur les teneurs en vanadium des eaux de pluie et des eaux de surface du Bassin parisien ou plut de Paris. Cet élément est un polluant par le nombre de ses propriétés catalytiquesou inhibitrices suivant les réactions. Tout d'abord on peut penser qu'il entre dans la catalyse de l'oxydation du S02 en S03 dansl'atmosphèreouà lasortiemêmedeséchappements,cequiprovoquedesaérosolsd'acide sulfurique. Il est un catalyseurde la multiplicationdes algues (eutrophisation). Il diminue l'oxydation des matières organiques par le chlore.
Dans les boues d'effluents urbains on a une diminution de la "respiration des boues".
L'auteur réussi à augmenter la résistance de Carassius auratus aux effets toxiques d'un
L'analysesensorielle,dont les techniques se perfectionnentet font l'objetd'une normalisation (AFNOR et ISO), peut servir à contrer l'environnement. Lecontresensoriel quiestutilisé dansl'industriepermetdedéfinirdesétats,dessituations,des présences,des absencesd'élémentsorganoleptiques. Ellepermetaussilecontrede lapollution,ellesert à décelerla présencedecontaminants, derésidus detraitements,d'élémentsétrangers,depoussières,degazetc. Lesseuilsabsolusde perceptibilité et les seuils de saturation sont à déterminer.
Elle permet enfin de rendre perceptibles (odorants ou visibles) certains éléments qu'on désire déceler dans un mélange, dans un ensemble et d'en faire des témoins de détection.
L'utilisationpourladétectionqualitativeetquantitativede lapollutiondel'airetdel'eau, douce, saumâtre et salée, des espèces végétales dont la sensibilité particulière à certainséléments polluants (tels que l'ozone,l'anhydridesulfureux, le fluor pardes épiphytes, algues,mousses et lichens) mérite une attention spéciale du plus haut intérêt au moment otous les moyens de contre doivent être mis en œuvre. Parmi ceux-ci, l'écologie végétale et la phytosociologie sont susceptibles d'apporter une contribution notable par la modification des groupements. leur évolution régressive, le re des haies, arbres-abri, brise-vent et des forêts polystrates en régions tropicales. Lafloreaquatique,desjoncsnotamment,vivantdanslesmarécages,a lafacultédedisloquer les noyaux des produits hydrocarburés en eau et C02 avec libération des matières protéïques notables. Leur action de destruction s'étend aux poisons par dislocation de leurs molécules tels que phénols, substances détergentes, cyanure de potassium particulièrement toxique et même aux bactéries et germes pathogènes. D'oleur emploi dans l'assainissementdes eaux
Lacampagnepour lasensibilisationde l'opinion publique au problèmede l'amélioration de la qualité de la vie, ou seulement de son maintien, n'a-t-elle pas dépassé le but à atteindre?
La sauvegarde de l'environnement, la protection de la nature, la lutte contre la pollution, revêtent une importance capitale, mais cela a toujours été, et le moyen le plus efficace pour ce faire reste encore l'éducation du public. Seulement, le mieux étant l'ennemi du bien, une trop grande insistance, et qui déforme la nature des vrais problèmes-mais n'est-ce pas voulu? -ne risque-t-ellepas d'entraîner un certain immobilisme, si ce n'est une récession, faisant ainsi perdre d'un cé ce qui serait gagné del'autre.
L'humanité n'atteindra une certaine qualité de vie que dans un équilibre stable, ce qui ne veut pas dire la stagnation. Mais la rupture de cet équilibre, dans un sens ou dans l'autre, lui est préjudiciable
BIOLOGIE VEGETALE
Podocarpus, genre commun de nos jours en Afrique orientale, équatoriale et australe. Dans le Djebel Kohol (Dj. Amour), J. Dresch a découvert un bois d'Annoncées (Anhonoxylon sp.) et un bois de Césalpiniacées (Cynometroxylon sp.), ces deux bois sont proches de bois d'espèces actuelles qui se développent le long des cours d'eaux dans les forêts denses et dans les forêts galeries. Une Sterculiacée (? ), Dombexyoxylon (? ) oweni, a été déterminée dans l'Oligo-Miocène de l'oasis de Négrine. Un Palmier (Palmoxylon aschersoni) proche du genre actuel Borassus et déjà connu dans le Tertiaire de la vallée du Chélif a été retrouvé dans le Mio-Pliocène de la région de Tebassa.
Cette note concerne l'étude d'un nouvel échantillon de bois fossile homoxylé rapporté à Dadoxylon (Araucarioxylon) dallonii Boureau et provenant d'un gisement situé à 12 km à l'est de Fardiallah. Dadoxylon (A.) dallonii était connu dans le Sud-Fezzan (échantillon type, Boureau 1948)
Cette légumineuse fossile, trouvée en association avec Palmoxylon libycum, présente des zones d'accroissement étroites et une disposition semi-poreuse des vaisseaux ce qui laisse supposer qu'au voisinage des rivages marins du Miocène supérieur le climat présentait une saison sèche importante. Dans l'état actuel de nos connaissancesil est prématuré de tenter une détermination plus précise.
Sur les affinités anatomiques de (? ) Flacourtioxylon gifaense Louvet, 1970, avec les Rhizo
phoracées.
Cet échantillon très mal conservé, associé à Sonneratioxylon aubrevillei, Louvet 1970, avait été rapproché avec réserves des Flacourtiacées. Or son plan ligneux rappelle aussi celui de Rhizophoracées à parenchyme rare (germe Ceriops).
Cette nouvelle interprétationdonnerait une "association"de mangrove en bordure des rivages marins libyens au Lutétien supérieur. Toutefois l'état de conservation du fossile, en particulier l'absence de ponctuations intervasculaires, ne permet pas une confirmation botanique indiscutable.
Il présentedes affinitéscertainesavec des structurestriasiquesde la province euraméricaine. Il convient de souligner qu'un tel rapprochementa déjà été envisagé à propos de l'étude de quelques macrorestes de la Sakamena.
Les caractères des Lycophytes du Dévonien inférieur au Namurien en Afrique nord-orientalepermettentdedéfinirlesconditionsclimatiquesdesépoquesoonlesrencontre. Ilapparaît qu'au Dévonien le climat était chaud et sec de façon générale, avec des variations locales. A la fin du Dévonien et au Carbonifère
inférieur on assiste à une augmentation du degré d'humidité et au Namurien le climat est devenu tropical humide. L'évolutionde la flore à Lycophytesest en relation avec ces conditions climatiques.
L'évolution des flores à Lycophyteset la paléophytogéographieau Palézoïque moyen.
La découverted'une flore riche en Lycophytesdès le Dévonien inférieur en Libye met en évidencel'existenced'unefloredéjàtrèsdiversifiéeàcetteépoque. Ellecomprenduncertain nombre d'espèces dont quelques unes sont nouvelles et d'autres appartiennent à des genres connus uniquement au Carbonifère inférieur en Sibérie. Jusqu'à maintenant, il semblait qu'il y avaitunefloreparticulièreà laSibérie,maisladescriptiondecesnouvellesespècesd'Afrique nord-orientaleau Dévonieninférieur,transformelesconceptionsquenousavionsdel'origine des Lycophytes. Il semblerait que, dans l'état actuel de nos connaissances, la Libye soit le berceaufloristiquedecetembranchementdont lesgenresvontensuite,parmigrationau Dévonien supérieur, coloniser le Kazakhstan.
Contribution à la phylogénie des Lycophytes.
Jusqu'à maintenant les premières Lycophytesconnues dès le Dévonien inférieur se limitaient à deux ou trois genres. L'étude d'une nouvelle flore au Dévonien inférieur met en évidence la richesse de la flore dès cette époque et remet ainsi en question la phylogénie de ce groupe,ol'onpeutdistinguerdegrandes tendancesévolutivesdurant lePaléozoïquemoyen et supérieur.
Dans cet article sont décrits quelques fragments de bois fossiles provenant de niveaux villafranchiens. Les caractères anatomiques de ces échantillons permettent de les rapprocher de l'espèce actuelle Pinus pinea L., à affinités climatiques méditerranéennes, et de l'espèce fossile Pinuxylon parryoides (Gothan) Kràusel1949, emend. Van der Burgh 1964.
Présidence de M. C. JACQUIOT,
directeur de recherches au Centre technique du Bois, Paris, membre du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeMlleM.ASTIÉ,
maître de conférences à l'Université d'Angers.
CULTURE DESTISSUS
1) Cycliser l'époxyde 2,3 de squalène en cycloarténol,
2) Réaliser la méthylation en C-24 du cycloarténol,
3) Ouvrir le cycle cyclopropaniquedu cycloeucalénol.
primaires du Ricin.
Des travaux antérieurs ont établi que les plantes sont sensibles à l'action des hormones animales
montré que certaines huiles et graisses diffusent facilement dans les tissus végétaux, pénètrent dans les cellules et se
On n'a pas noté d'effets cytologiques particuliers susceptibles d'être rapportés à l'action de la testostérone dont le mode d'action soit par l'intermédiaire d'une auxine soit plus directement par un ARN reste à préciser.
Dans des conditions de culture qui déterminentsoit le maintien à l'état végétatif (milieu liquide) soit l'évolution vers la voie florale (milieu gélosé) des bourgeons néoformés chez Cichorium intybus L., on a observé des différences nettes dans la teneur en acides aminés des tissus. En particulier, les tissus cultivés sur milieu liquide sont plus pauvres en arginine et en proline libres que les tissus cultivés sur milieu gélosé. C'est en fournissant de la proline exogène aux esplantats cultivés sur milieu liquide qu'il a été possible de provoquer l'initiation florale des méristèmes néoformés. L'influence de précurseurs éventuels de la proline ainsi que celle de divers autres acides aminés a été étudié. L'utilisation des méthodes de marquages isotopiques a permis de préciser les relations entre le métabolisme de ces acides aminés au cours dé l'organogenèse des bourgeons inflorescentiels.
Quelle que soit la concentration de la solution de Heller (deux à trois fois la concentration normale) les cultures initiales prolifèrent moins bien qu'en présence de la solution de Murashige et Skoog. En outre les cultures poussent moins bien sur la solution de Heller concentrés que sur la solution de Heller normale.
La solution de Heller favorise la différenciation d'un cambium dans les tissus du cal, tandis que la solution de Murashige et Skoog maintient un état méristématique primaire.
Incorporé au milieu de culture, le sel de potassium de l'acide dextropimarique (acide résini que) est toxique pour des concentrationssupérieures à un gramme par litre. Les pinènes (autres constituants de l'oléorésine) sont toxiques à une concentration supérieure ou égale à un gramme par litre.
Par repiquage des cultures initiales des tissus du tronc, on n'a pu obtenir une souche qu'à l'obscurité. Cependant, une fois installée, la souche peut proliférer (mais à un degré moindre) en lumière continue (1200-1500 lux).
MM. R. GARESTIER, professeur à l'Université de Tours, M. RIDEAU, maître-assistantàl'UnivètfsitM de Tours, Faculté de sciences pharmaceutiques,J.-C. CHÉNIEUX,maîtm«tec^lérwié»ii
MM. G. GAS,J.-L. RÉTHORÉ,J. FALLÛT, Laboratoirede chimie biologique, Unisersité Paul-Sabatier (Toulouse-lll),et Laboratoire de biologievégétale, Ecole nationalesupérieureagronomique,
La stimulation de la prolifération et de la néoformation de racines au sein d'explantatsde Topinambourcultivés sur gels granulaires de polyacrylamide(bio-gel P200 50-100) a été précé demmentétablie
En premier lieu, est envisagé l'aspect nutritionnel grâce à des expériences d'absorption sur gélose et sur bio-gel, et à des dosages d'ions restant dans les supports après culture.
Unesecondesérie d'expériencesaétéentreprise, relativesàl'aération,à lastructureetà la porosité. Leur originalité réside notamment dans la confection de gel de polyacrylamide non granulaire. Enconclusion,sontévoquéslespointsencoursd'étuderelatifsà ladisponibilitédela phaseaqueusedu milieu,à lateneureneaudesexplantatsetàleurmétabolismeoxydatif.
L. et Ipomoeae hederifolia L.
Lesconditionsnécessairespourl'obtentiondeprotoplastesà partirdecellules séparées de parenchyme foliaire de
-
Après neuf repiquages l'activité d'une souche de tissus de Quercus, entretenuesur un milieu contenant des cytokinines, a commencé à décliner. La souche n'a pu être conservée que parl'addition au milieu, pour le treizième repiquage,d'extrait de cambium en activité prélevé sur des rameaux de Chêne. Une souche de Fagus continue à proliférer activement au 15e passage sur un milieu contenant des cytokinines. Il en est de même d'une souche d'Eucalyptus camal dulensis entretenue jusqu'au 17e repiquage sur un milieu au lait de coco puis transférée sur un milieu synthétique contenant des cytokinines et ayant subi 4 repiquages sur ce milieu.
Lorsque les conditions indispensablesà la rhizogenèse des boutures de plantules sont réunies, on constate que divers facteurs appliqués aux plantules, préalablement aux essais de bouturage, sont susceptibles de provoquer des variations de la production des racines. Des modifications importantes sont entraînées par l'acide gibbérellique, la kinétine, le froid et la lumière. Enfin, lorsqu'on s'adresse non plus à des plantules entières, mais à des plantules mutilées, privées de leurs cotylédons, la néoformation racinaire peut encore varier.
Les facteurs qui interviennent dans les processus de rhizogenèse sont donc multiples et l'on est frappé par le fait que les conditions de culture d'une plantule peuvent influencer d'une manière prépondérante le comportement rhizogène ultérieur des tissus de leurs épicotyles.
Selon les conditionsexpérimentales, les auxines exercent une inhibition nette ou nulle sur l'initiation florale des bourgeons de C. intybus L. néoformés in vitro. Diverses substances trophiques ont stimulé l'initiation dans des conditions photopériodiques favorables. Dans des conditions photopériodiques défavorables à l'initiation florale, une nette stimulation a été provoquée par l'adjonction au milieu de composés nanifiants (B 9).
Mme A. MOLLARD et M. F. BARNOUD, Centre de recherches sur les macromolécules végétales,
Cette galactane paraît caractéristiquedes tissus de Rosa. En effet, elle a également été mise en évidence dans deux souches de Rosa glauca cultivées en présence ou non d'auxine. Elle n'a jamais été caractérisée dans les tissus de Syringa et de Sequoia cultivés sur milieu gélosé. Elle n'est pas présente non plus dans les polysaccharides hydrosolublesde Rosa wichuraïana cultivés par la technique des suspensions cellulaires. Par contre, dans ce dernier cas, on peut mettre en évidence un polysaccharide dans le milieu nutritif formé essentiellement de galactose et d'arabinose.
Les polysaccharidessolubilisésau coursd'étapesultérieuresd'extractionsontencore des mélanges de polysaccharides parmi lesquels est vraisemblablement présent un acide pectique complexe constitué d'acide galacturonique,de galactose, d'arabinose, de xylose et de rehamnose. En effet, un polymère homogène formé uniquement d'acide galacturoniquen'a pas pu être jusqu'ici caractérisé par les méthodes de fractionnement utilisées.
Cette communicationfait le bilan de deux années de recherches portant sur la biologie des Diatomées des claires ostréicoles du bassin de Marennes-Oléron. Elleest introduitepardesconsidérationsméthodologiquessur lestechniquesd'isolement et de culture mises en œuvre au cours de ce travail. Lesrésultatsrapportésconcernantessentiellement le Naviculaostrearia,agentduverdissement des Huîtres en claires. Ils portent notamment sur l'ultra-structure du frustule dont est donné un schéma interprétatif. Les diverses phases de la division binaire de la Navicule sont également décrites et illustrées par des clichés caractéristiques.
Certains aspects de la physiologie de cette Algue sont étudiés, notamment le déterminisme de la production du pigment bleu-vert, appelé marennine, qui communique aux Huîtres, ayant séjourné en claire, leur couleur et leur saveur particulières. Les auteurs démontrent que cette sécrétion est provoquée par une carence en azote nitrique. Des parallèles sont établis avec d'autres souches de Diatomees isolées de claires. Certains de ces résultats laissent envisager des applications pratiques dans la technologie ostréicole.
Les plantes supérieures assurent leur nutrition azotée par l'absorption d'ions minéraux N03-et NH4+ qui très rapidement dans la racine et au niveau de la feuille donnent naissance à des acides aminés et à des aminés, principalementde la glutamine.
Par la culture in vitro des tissus on a voulu mettre en évidence le re primordial de la glutamine dans la nutrition de certains organes de la plante qui in situ reçoivent une part importante de l'azote sous forme organique et notamment sous forme de glutamine.
La supplémentation des nitrates par de la glutamine dans le milieu de Skoog a provoqué une très vive stimulation de la croissance des tissus de Crown-Gall de Tabac. Utilisée comme seule source d'azote la glutamine s'est avérée aussi efficace que le mélange de Skoog pour les tissus de Crown-Gall, par contre elle a constitué une moins bonne source d'azote que les nitrates pour les tissus de Ronce.
Mise en évidence par analyse chimique de polyphosphates à longue chaîne dans les tissus de Crown-Gall de Bryophyllum daigremontianum Berger.
Lescomposésdu métabolismephosphoré destissusde Crown-Gall deBryophyllumse développant in situ ainsi que ceux des tissus sains ont été analysés comparativement.
Un premier extrait acido-soluble est obtenu par broyage des tissus à froid en milieu trichloracétique. Le culot insoluble dans l'acide trichloracétique constituera après délipidation et solubilisation dans la soudel'extraitalcalino-soluble. Cet extrait qui contient les éventuels polyphosphates est fractionné sur résine anionique Dowex 1 x 4 (C1-) 300-400 mesh. L'élution utilise d'abord un gradient d'acide chlorhydrique 1,2 N et ensuite un mélange salin contenant 74,5 g/I de KCI Des mesures d'absorption dans l'ultraviolet complétées par des dosages de phosphore permettent de préciser le contenu des différentes fractions d'élution.
Ce fractionnement a permis de mettre en évidence des polyphosphates très condensés dans les seuls tissus tumoraux. Ces composés phosphorés, très répandus chez les organismes inférieurs, bactéries entre autres n'ont pas été mis en évidence chez les végétaux supérieurs. Quel est le re de la transformationtumorale dans l'établissement des voies de biosynthèse de ces nouveaux constituants?
MARDI 28 MARS, à 9 heures SALLE A
PrésidencedeM.E.BOUREAU, professeur à l'Université de Paris-VI, ,secrétaire de la section des sciences du Comité des travaux historiques et scientifiques,
etdeMmeJ.TRONCHET,
chargée de recherche au C.N. R.S., Laboratoire de botanique de l'Université de Besançon.
PHYTODERMOLOGIE
1 Sur une feuille de Ginkgoale fossile. Il — Sur des rameaux de Frenelopsis hohenneggeri (Ett.) Schenk.
Cettenoteconcernedesempreintesfossilesdel'Anjou. La parfaiteconservationdeséchantillons récoltés a permis une étude détaillée de la morphologie et de la structure épidermique.
Étude du mode de développementde l'appareil stomatique de plusieurs genres en vue de comparerles résultatsobtenusensystématiqueetphylogéniesuivant quel'onconsidèreseulement la structure des stomates adultes ou que l'on fait intervenir leur développement.
phytodermologique, au microscope électronique à balayage, des semences de quelques taxons du littoral armoricain. Une étude comparative des semences de quelques taxons du littoral armoricain et des types auxquels ils se rattachent a été effectuée au microscope électronique à balayage.
Les résultats des observations sont exprimés de façon très différentes selon les auteurs travaillant sur les épidermes végétaux actuels et fossiles. Seuls, l'indice stomatique et la densité des stomates sont toujours utilisés. Nous citons ici des mesures qui n'ont que rarement été employées mais dont on a reconnu la valeur au moins dans des cas particuliers. Ces résultats portent, notamment pour les cellules, les stomates et les poils, sur la densité, la réparti tionsur le limbe, lesproportionsentre différentscritèresobservéset l'expressionde leur
forme.
MARDI 28 MARS, à 15 heures SALLE A
Présidencede M. R. GARRIGUES,
professeur à l'Université de Nantes,
etdeMlle0. ROHFRITSCH
chargée de recherche au C.N.R.S., Institut de botanique de l'Université Louis-Pasteur(Strasbourg 1).
COLLOQUE DE CYTOPATHOLOGIE
organisé par M. R. GARRIGUES,
professeur à l'Université de Nantes.
On appelle tissu nourricier de galle l'ensemble des cellules au niveau desquelles le parasite se nourrit.
Le tissu nourricier jeune encore appelé plastème nourricier résulte chez les Cécidomyides de la métaplasie de cellules normales (de feuille ou de tige) chez les Cynipides de cellules nouvellement formées après lyse des cellules normales.
1° la richesse en ARN (nucléolaire et cytoplasmique)
et de vacuoles autophagiques.
M. Y. JEANNEAU, maître-assistant à l'Université de Nantes, U.E.R. Sciences de la
La larve de Phytomyza illicis Curt,creuse, dans la feuille de lIex aquifolium L. des mines dans lesquellesse développent des néoformationspathologiques.
Pendant la période nymphale, l'hyperplasie suivie d'hypertrophie,s'étend à l'ensemble des cellules de la première
assise du parenchyme lacuneux, aux cellules supérieures de la gaine parenchymateusedesnervuressecondairesetau
parenchymecellulosiquecoiffantl'extrémité du xylème de la nervure principale, pour former un tissu pathologique
continu.
La période post-nymphale est marquée par le vieillissement de ce tissu, l'apparition d'un tissu pathologique de
transition puis, de celle d'un tissu cicatriciel dont l'extension atteint, après la sortie de l'imago, la plupart des tissus
entourant la cavité.
La régénération du tissu palissadique n'apparaît nettement que pendant cette période post-nymphale.
Mlle F. JAUFFRET, attachée de recherche à l'Institut de botanique de l'Université Louis-Pasteur (Strasbourg 1),
Observations sur le tissu nourricier de deux galles d'apex.
capitigena Bre. sur Euphorbia capitigena L. nous observons les caractèresultrastructurauxdu tissu nourricierqui
remplace progressivement le tissu méristématiquede l'apex.
Le tissu nourricier de la galle d'If, dont le développement se poursuit durant deux ans, ne devient véritablement
typique qu'au bout d'un temps assez long (un an)
latailledescellules
un gigantisme et une forte lobation du noyau
une hypertrophie nucléolaire
une augmentation et une organisation concentrique de l'ergastoplasme
une accumulation de réserves lipidiques et amylacées.
L'évolution de la galle d'Euphorbe est plus rapide. Son tissu nourricier apparaît très vite
différencié
constate une très importante fragmentation de l'ergastoplasme avec tendance à la vacuolisation.
caryologiquesparticuliers d'Acarocécidies.
Les poils formés au niveau des Acarocécidies étudiées montrent des aspects caryologiques particuliers. Les
modifications observées, de faible importance pour des galles de Salix sp. par exemple, one sont notées que de
simples hypertrophies nucléaires augmentation du volume du suc
-
nucléaire apparaissent, par contre, particulièrement importantes dans les galles d'Eriophyes
-
brevitarsus Fockeu sur Alnus glutinosa Gaertn, et celles d'Eriophyes galii Karp. sur Galium
aparine L.
Dans la galle d'Aulne, les poils unicellulaires montrent des noyaux en nombre élevé, de taille importante, et de forme
très irrégulière
chromosomes nettement individualisés,fait penser à une polyploïdie par synthèse interne de chromatine.
Dans la galle de Galium aparine L., les aspects nucléaires sont de même type mais, ici, le noyau demeure unique.
Dans toutes les galles étudiées, les nucléoles, parfois nombreux au sein d'un même noyau, sont très gros, et les
mitoses, quand elles se produisent, apparaissent normales.
Mme R. BRONNER,attachée de recherche à l'Institut de botanique de l'Université Louis-Pasteur (Strasbourg 1)
Les tissus nourriciers desZoocécidies sont très riches en ARN, en produits aminés solubles et en enzymes variées
(phosphatases acides, aminopeptidases,invertase, amylase, maltase, glucose 6-phosphatase, phosphorylase).
Le glucose non décelable dans les jeunes stades, a été localisé histochimiquementdans les stades âgés. Dans toutes
les galles étudiées, il existe un gradient amylacé décroissant vers la cavité larvaire. Les problèmes posés par les
localisations histochimiques sont discutés dans cet exposé.
développementd'une galled'Hyménoptère.
M. E. WESTPHAL, attaché de recherche à l'Institut de botanique de l'Université Louis-Pasteur
Certainesvirescences,telles celles du Lin et de Digitale, ont été d'abord attribuées à l'action d'Eriophyidesindéterminées, puis à une infection virale. L'auteur a trouvé des mycoplasmes en abondance dans les tissus pathologiques. Aucune particule de ce type n'a été décelée dans les tissus sains.
D'autres virescences ont été attribuées par certains auteurs à l'action de pucerons ou à une action virale. C'est le cas des virescences d'Ancolie. Les observations ont permis d'affirmer la présence de nombreux mycoplasmesdans les tissus libériens de plantes malades. Ces particules sont caractéristiques des plantes virescentes car on n'en trouve pas chez les Ancolies saines.
Les anomalies morphologiques importantes apparues, à la suite de ce traitement, portent sur le système radiculairecomme sur la partie aérienne. A toutes les concentrations utilisées, la racine principale cesse immédiatement de s'allonger et se mortifier alors que les racines secondaires formées à sa partie supérieure ou sur le collet peuvent s'accroître en longueur et se ramifier. Les modifications morphologiques de la partie aérienne apparaissent avec la solution saturée
Ces résultats peuvent être comparés à ceux de Smolinski, Saniewski et Pieniazek (1969) obtenus par action de la benzyladénine et de l'association benzyladénine-morphactinesur le Pois.
(Résumé non communiqué).
JEUDI 30 MARS, à 9 heures SALLE A
Présidencede Mlle M. ASTIÉ, L maître de conférences à l'Université d'Angers,
etdeMlleG.DEBRAUX, professeur à l'Université de Nantes.
INFLUENCE DES SUBSTANCESMORPHOGÈNESCHEZ LES VÉGÉTAUX
Bégonia tuberhybrida Voss.
Le mycélium végétatif est nécessaire au maintien de la différenciation du faisceau fertile. Sa présence favorise la croissance agrégée des corémies et permet, chez des individus mutilés, une régénération précoce d'hyphes différenciées. L'action du mycélium végétatif pourrait se manifestersoitparélaborationd'unesubstancemorphogène,soitparmodificationdu milieu de culture. Latailledescorémiesaugmentedepuis lecentreduthalletandis que leurnombrediminue. Un appauvrissement du milieu de culture en azote favorise l'allongementdu faisceau sporifère. La croissance est également stimulée aux basses températures.
Malgré laparticipationdedeuxtypesdefilamentsdans laconstructiondu faisceau,
unecorémieapparaîtcommeunorganepeu différencié. Sapclaritéestréversibleetnesemble maintenueque par des conditions particulières du milieu.
Lacroissanceetdedéveloppementdescorémiesmettentenjeuun phénomènededifférenciationcellulairecontré parunsystèmedecorrélationsentrelemycéliumvégétatifet les fructifications.
Phénomènesd'intersexualitéobservés chez l'Euphorbia esula et chez l'Euphorbia marginata Pursh sous l'influence de divers facteurs.
Des phénomènes d'intersexualité ont été observés chez deux espèces du genre Euphorbia, l'Euphorbia Esula L. et l'Euphorbia marginata Pursh sous l'influence de divers facteurs. Les morphoses, obtenues expérimentalement chez l'Euphorbia marginata (pulvérisations d'une substance chimique à action morphogène), sont dues chez l'Euphorbia esula, au parasitisme parles cécidies d'une Rouille, l'Uromyces pisi Winter ou par les larves d'un Diptère, le Perrisia cap sulae Kieff.
Cesphénomènesd'intersexualité nouspermettentd'affirmerd'unepart, leshomologies qui existent entre étamine et carpelle, et, d'autre part, l'origine pluristaminée de la fleur mâle.
M. J.-P. LARPENT, maître de conférences à l'Université de Clermont-Ferrand, Laboratoire de physiologie
1° Les substances inhibitrices du métabolisme dérèglent les diverses fonctions indispensables à l'édification de la forme du système. Ces inhibitions sont spécifiquesou non. Dans le premier cas elles sont un outil commode pour le chercheur désirant connaître quelles sont les voies de biosynthèses plus spécialement concernées par une étape particulière de la morphogénèse (synthèses de protéines ou d'acides nucléiques, système respiratoire). Dans le cas d'une inhibition non spécifique toute interprétation est délicate et les résultats obtenus sont très souvent identiques malgré la grande diversité des drogues employées.
2°Les molécules de type hormonal synthétisées par l'organisme soit seront libérées dans le milieude cultureetorienterontlamorphogénèsedu système(casdeshormonessexuelles), soit resteront intracellulairescréant des corrélations de croissance et de développement entre divers centres de synthèses.
3°Les substances morphogènes sensu stricto seront synthétisées par l'organisme et contreront la mise en place d'organes complexes (sclérotes, rhizomorphes et ébauches caulinaires). La connaissancede la nature chimique de ces molécules est donc fondamentale pour toute analyse de la morphogénèsede l'organismeétudié.
Certaines perturbationsde la photopériode, chez le Begonia tuberhybrida,permettent de révéler la nature foliaire du carpelle, homologue d'une feuille diplophylle dont les lames dorsale et ventrale protent des ovules sur leurs marges repliées.
Des expériences précédentes ayant montré le caractère graduel et quantitatif du phénomène de l'induction florale chez l'Impatiens balsamina, la recherche des conditions de mise à fleur et de détermination du nombre d'eupériodes inductrices de la floraison a été entreprise chez une variété à floraison déterminée.
Les résultats morphologiques obtenus montrent qu'au gradient morphologique déjà connu correspond une gradient de l'exigence photopériodique des trois catégories florales existant chez cette variété.
1.
-L'amélioration de la résistance ou de la tolérance des plantes cultivées aux parasites est généralement du domaine des généticiens et leur effort dans ce sens tend à s'intensifier
2.
3.
Il paraît aussi possible d'agir sur le parasite en réduisant sa virulence. En effet, des travaux
-
récents ont mis en évidence le phénomène "d'hypovirulence" chez certaines espèces de champignons
phytopathogènes.Ce phénomène a été observé chez Ophiobolus graminis et dans ce cas particulier, les souches
hypovirulentes du champignon sont le plus souvent porteuses de particules virales. Les premiers résultats
expérimentauxobtenus, permettent de penser qu'il doit être possible d'exploiter ce phénomène dans la pratique pour
réduire la virulence des souches qui provoquentdes dégâts.
JEUDI 30 MARS, à 15 heures SALLE A
Présidence de M. R. DAVID,
professeur à l'Université de Bordeaux 1,
etdeM.S.VILLERET, professeur à l'Université de Rennes.
BIOLOGIE VÉGÉTALE
embryonie chez les Hypericum.
L'auteur rappelle succintement les divers travaux concernant la polyembryonie chez les Guttiférales, puis il signale
de nouveaux et nombreux exemples de polyembryonie vraie ou de pseudo-polyembryonie rencontrés chez diverses
espèces du genre Hypericum.
polyembryons, 3 -les rapports entre les éléments du sac embryonnaire dans de tels cas.
-
Les exemples s'insèrent parfaitement dans la classification proposée par A. Lebègue en 1952. Des indications
concernant les proportions, la position des exemples dans les fruits et les causes présumées des anomalies se révèlent
particulièrement intéressantes.
Pour terminer, c'est surtout le vaste éventail de potentialités constructives des éléments embryonnaires chez ces
espèces que l'auteur souligne, en ajoutant que ces plantes pourraient constituer un matériel de choix pour des études
expérimentales.
Nouveaux exemples d'ovules concrescents chez les Hypéricacées.
formation de ces anomalies.
Certains exemples montrent des phénomènes de polyembryonie intéressante, tandis que d'autres illustrent la dégénérescencedu sac embryonnaire. Certains cas particuliers permettent de mieux comprendre l'existence de ces ovules tératologiques.
Des références parmi les Guttiférales soulignent la fréquence élevée du phénomène.
L'étude fut entreprise de 1928 à 1965 avec une interruption de 1940 à 1945. Elle a comporté l'isolement de toutes les espèces microbiennesaérobies pouvant se rencontrer sur une pomme me parfaitement saine, cueillie à l'arbre. Les microbes des souches isolées furent déter
minés au moins jusqu'au Genre, si ce n'est pour la plupart d'entre eux jusqu'à l'espèce. Environ
trois douzaines de pommes furent examinées, chacune séparément.
Ce même genre de travail fut réalisé avec quelques douzaines de cidres purs jus de parfaite qualité (et de jus de pomme) obtenus dans les meilleures conditions. Un aspect général de la flore microbienne des produits de la pomme, y compris les marcs est présenté.
En résumé,cettefloremicrobienne estextrêmementvariée,avecuneprédominancedes levures vraies (sporulantes) et des formes-levures (ou levures anascosporogènes).
L'établissement de la couche séparatrice, remarquablementprécoce, commence avant la lignification de la nervure médiane
L'oléorésine du Pin maritime (ou "gemme") est obtenue actuellement en pratiquant sur le tronc de l'arbre une blessure, ou "care"
La deuxième technique consiste en l'application sur la blessure d'une pâte contenant de l'acide sulfurique. Cette méthode présente le même avantage que la précédente mais en outre, la production de gemme est sensiblement accrue et la main d'oeuvre est diminuée.
Dans le cadre d'une étude sur la localisation des alcaloïdes chez diverses Apocynacées, nous avons été amenés à en étudier les laticifères. Nous avons pu constater que les laticifères de quelques Apocynacées exotiques étaient très différents selon la plante considérée.
L'étude du développement de l'embryon chez le Malva alcea L. nous a permis de mettre en évidence un mode régulier de cloisonnement des cellules quadrants, considéré jusqu'alors comme spécifique de certaines Monocotylédoneset plus particulièrement de la famille des-Cypéracées.
L'embryogénie du Malva verticillata L. est semblable à celle qui a été décrite chez les Mal-vinées déjà étudiées
développement embryonnaire se fait selon les lois qui définissent le mé garchétype II de la première période du système embryogénique de Souèges. La polyembryonie vraie rencontrée chez cette espèce montrerait que la nutrition et l'inhibition des concurrences intraséminalespeuventêtre assuréespar les deux noyauxpolaireshypertrophiésqui joueraient alors, peut-être momentanément, le re d'un albumen normal.
BIOLOGIE ANIMALE
LUNDI 27 MARS, à 15 heures
Présidencede Mme J. POISBEAU,
maître de conférencesà l'Université de Nantes,
U.E.R. Sciences pharmaceutiques,
et de Mlle F.SOUDAN,
Chefdeservicedetechnologieetcontredesproduitsde lamer, Institut scientifiqueet technique des pêches maritimes, Nantes.
Le nombredes parasitesanimauxactuellement identifiésatteintenviron 75 espèces,consistanten
Myxosporidies,Microsporidies,Spirochetes,Cilies,Hirudinca,Gasterostomata,Prosostomata, Monogenea,Cestoda, Nematoda, Acanthocephala,Amphipoda,Copepoda, Isopoda. Quelquesvirus et bactéries pathogènes ont été découverts.
L'étude biologique de ces parasites permet de connaître à quel momentdeleur cycle évolutif il est possible de lutter contre eux par la destruction des hes intermédiairesou définitifs.
En prenant comme exemple le golfe de Gascogne, quelques remarques générales sont faites sur lararéfactionprogressivede certainesespècesdeCétacésaucoursdesdernierssiècles. Lefaitleplus marquant est la disparition de la Baleine des Basques, devenue très rare dès la fin du XVIIIe siècle, et dont la dernière observation certaine remonte à 1880. Mais les échouements de Balénoptères se sont, également, faits de moins en moins fréquents depuis le début de ce siècle. Il en est de même, quoique defaçon moinsnette,pourlesCachalots.D'autrepart,lesobservationsà lace,fontapparaître une fréquentation de moins en moins importante des eaux littorales et des estuaires par les Dauphins et surtout des Marsouins. L'influence néfaste à retenir, soit par action directe de chasse dans le cas des Baleines franches et, très vraisemblablement, des Balénoptères et des Cachalots, soit indirectement par les nuisances dues aux pollutions des eaux cotières.
De 1966 à 1968, la Marine nationale a organisé plusieurs missions à l'île de Clipperton. Un grand nombre de poissons ont été péchés, soit au-delà du récif corallien, soit en-deçà sur le platier récifal, soit encore dans le lagon de l'atoll, isolé des eaux océaniquesdepuis plus d'un siècle.
Ces récoltes ont mis en évidence des espèces qui ne figurent pas dans les listes établies par les différentesmissionsaméricainesquiontvisité l'île.
La faune ichtyologique de Clipperton est intéressante car elle comporte des représentants indopacifiques,
américains ou endémiques, ce qui en fait tout l'intérêt du point de vue bio-géographique.
Remarques sur les 26 000 oiseaux de mer de Clipperton.
Au cours d'un séjour de trois mois sur l'atoll de Clipperton, l'auteur a pu, aidé par une quinzaine d'hommes, dénombrer les oiseaux de Clipperton. La population de la gent ailée s'élève à environ 26 000 individus.
L'ordre des Pélécaniformes est le mieux représenté puisqu'il représente à lui seul 80 de la population. La famille des Sulidae est incontestablement la plus importante (77 de la population totale)
L'ordre des Lariformes ne constitue que 19 de la population totale. Si l'on se fie aux rapports d'Obermuller (1959) et de Stager (1964), il connaît actuellement une phase de régression, explicable partiellement par l'accroissementdes Sulidae. En fait, au moment de ce recensement,étaient absentes les deux grandes colonies de Sternes fuligineuses mentionnées par Stager (1964) et Niaussat (1968).
Actuellement, le nombre d'espèces recensées à Clipperton dépasse la quarantaine. Onze seulement sont résidentes. La majorité sont des formes migratrices.
insolubles» et des protéines sarcoplasmiques « solubles ».
Ces protéinessolublessontétudiéespardiversesméthodesbiochimiques(chromatographieet électrophorèsessur acétate de cellulose ou en gel de polyacrylamide)et immunologiques(double diffusionetimmuno-électrophorèse)pourtenterdepréciser,par lataxonomiebiochimique,certains points de la taxonomie classique des Ostreidae.
L'utilisation de ces méthodes a permis, en outre, aux auteurs de présenter certains aspects physiologiques de la contraction musculaire du muscle adducteur de l'huître, en relation avec l'activité enzymatique des protéines solubles.
Présidence de M. 1. SAUDRAY,
etdeM.R.SELLIER.
APPLICATIONS DE LA MICROSCOPIE ÉLECTRONIQUE A BALAYAGE A L'ÉTUDE DES INVERTÉBRÉS Colloque organisé par M. 1. SAUDRAY, directeur de l'U.E.R. Sciences de la nature de l'Université de Nantes, et M. R. SELLIER, professeur à l'Université de Nantes,
U.E.R. Sciences de la nature.
Une étude en microscopie électronique à balayage permet de préciser l'aspect morphologique et ladispositiondes structurescuticulairesetsensoriellesdu deuxièmetergiteabdominal, chezles mâles adultes, Leucophaea maderae F. Le tégument, abondamment perforé et pourvu de sensilla trichodea, porte, en son milieu, un bourrelet transversal en double feston, qui développe latéralement, à droite et à gauche, deux bandes saillantes. Ces dernières s'estompent progressivement avant d'atteindre les marges tergales.
La différenciationcutivulaire, au niveau de cette excroissance, traduit la présence des glandes tergales sous-jacentes que, seuls, possèdent les mâles et qui semblent la source des phéromones mâles. Les perforations,comme d'ailleurs les sensilles, sont apparemment, moins nombreuses, sur les deux identificationsmédianes du bourrelet qu'à ses extrémités.
Ladifférenciationdel'éminencetergalemâle seréaliseà lamueimaginale.Sonévolutionultérieure est suivie, d'une part, chez les mâles isolés et, d'autre part, chez des mâles appariés avec des femelles. L'ensemble des observationsconcernant les glandes tergales permet de conclure à l'intervention de ces formations dans la biologie sexuelle de Leucophaea maderae. Les perforations ponctiformes de la cuticule, à la surface du bourrelet tergal, révélées parle microscope à balayage, parais sentêtre lespointsd'émission dessécrétionsque lesglandestergalesdéversent à l'extérieur,vraisemblablementdesphéromonesmâlesquipermettent laformation,puislacohésionducouplerepro ducteur.
MM. G. CHAUVIN, assistant à l'Université de Rennes (Rennes-I), U.E.R. Sciences biologiques, et
La résistance à la sécheresse des œufs des quatre espèces citées est apparue très différente. CeuxdeMonopis rusticellaClerck nepeuventsedévelopperqu'en humiditéforte(au-dessusde 50 %). Ceux de Trichophaga tapetzella L., de Tinea pellionella L. et de Tineola bisselliella Humm. donnent des larves, même en milieu déshydraté. Toutefois, la déshydration (de 0 à 5 %) prolonge
la durée d'incubation chez Trichophaga et Tinea alors qu'elle n'a pas d'action notable sur le dévelop
pement de l'œuf de Tineola.
Pour Monopis et Trichophaga, les auteurs ont précisé et complété les résultats morphologiques précédents en étudiant les ultrastructuresprofondes au microscopeélectronique. Le chorion est composé d'un endo et d'un exochorion. L'endochorion est toujours construit selon le même schéma, il comprend trois couches, interne, trabéculaire et principale. L'exochorion, beaucoup moins épais est particulieràchaqueespèceetdeplus, ilesttoujoursimpliquédanslesvariationsderelief observéesur
chaqueœuf. D'autrepart,l'enveloppevitellineprésentedesmicroporeschez Monopisalorsquenous n'en avons pas trouvés chez Trichophaga. Enfin, il n'existe pas de cuticule sérosale chez Trichophaga.
La part de chacune de ces structuresdans la résistance des œufs à la déshydratation est discutée. Il est ainsi apparu indispensablede coupler une étude ultrastructurale du chorion et des enveloppes internes à l'étude des surfaces
réalisée au microscope à balayage.
Il s'agit ici d'étudier la morphologiedegranules pigmentairesparticipant,avecd'autrespigments non granulaires, à la colorarion visible externe du tégument. Cette coloration est fonction du diamètre et du nombre de granules présents. La comparaison de plusieurs espèces et de zones différemment pigmentées permet d'envisager la reconnaissancede différents granules sur la base des données biochimiquesconnues.Danstouslescas,lesgranulessontsphériques
Lespréparationsprésentées sontréaliséessurcoupesfraichesousurfrottis. Oncomparedifférentes méthodes de fixation et de séchage, en particulier congélation dans l'azote liquide et cryodes sication. Cette dernière se révèle favorable à la meilleure libération des granules du milieu cellulaire
au sein duquel ils se trouvent.
L'interdépendancequi existeentreles membresd'unesociétédeTermitesesttelleque l'on a pu assimiler cette société à un super-organisme.
Ce véritable édifice social qu'est la termitière se caractérise par un polymorphisme accusé des individus, répartis en castes distinctes. A ces traits s'ajoutent un équilibre numérique bien défini entre les diverses castes et une remarquable faculté de reconnaissance inter-individuelle.
Ces caractéristiques résultent d'une interaction entre le système endocrinien et les substances odorantesémisesauseinde lacolonie.Cessubstances,ou phéromones,sontdesmessagerschimiques,
perçus par voie neurosensorielle ou ingérés, ayant pour origine des formations glandulaires telles que les glandes tergales et sternales. Les observations de D. Lebrun en microscopie électronique à balaya-ge,éclairentd'unjournouveau leproblèmede l'émissiondes phéromonesàtraverslacuticuletégumentaire. Elles révèlent l'existence à la surface du tégument glandulaire de pores et de micro-cratères
En résumé, les apports du microscope électronique à balayage vont permettre de mieux comprendre les modalité d'adaptation du Termite à sa vie dans une société hautement intégrée.
(Résumé non communiqué).
MM. A. LUCAS, directeur de l'U.E.R. des Sciences de la matière et de la mer de l'Université de Bretagne occidentale (Brest)
Apport du microscope électronique à balayage dans l'étude de la morphogenèsedes coquilles lar
atteignent leur taille maximale au cours de la deuxième semaine puis régressent chez la dissoconque à mesure que se différencient des lames primitives qui sont les ébauches des dents définitives.
Ainsi les études au microscope électronique à balayage permettentd'espérer l'établissement progressifdes caractèresspécifiques des coquilles larvairesde Bivalves.
chez les Crustacés.
L'auteur en utilisant le microscope électronique à balayage a étudié les structures tégumentaires qui constituent la surface de masticationdes mandibules chez divers Crustacés Péracarides (Isopodes, Amphipodes, Mysidacés). Lesphotographia,réaliséesàdesgrossissements variantentre300 xet 15.000x,montrentquelasurfacefonctionne"desparsmolariscorrespondàdes rangéesdesoiesplus ou moinsmodifiées. Chez Ligie oceanica Fabr., les rangées de soies permettent le broyage de l'aliment, l'extraction et la filtration du jutqui s'en exprime. Chez Talitrus saltator, les soies prennent la forme de dents plus ou moins acérées ou broyeuses. Il en est de même chez plusieurs Gammaridés.
Lacroissancedes parsmolarispeutêtresuivieparphotographiedesmandibulesprélevéessur des exuvies après chaque mue.
Depuis sa commercialisation, la microscopieélectronique à balayage a permis de mettre en évidence chez de nombreux animaux et chez les Insectes en particulier, des ultrastructures de surfaces jusqu'alors méconnues ou mal interprêtées.
Quatre exemples, choisis parmi les travaux récents de l'auteur et de ses collaborateurs, en apportent une démonstration.
L'appareil sonore des Orthoptères.-Cette étude a permis de décrire la structure fine et de différencier l'origine de cet appareil, selon que l'on s'adresse à des Ensifères ou à des Caelifères.
-L'appareil trachéen des Insectes.-L'examen en M.E.B. met en évidence non seulement
l'ultrastructuredestaenidies,maismontreégalementquelessacsdits «aériens»desInsectes, contrairementà uneopinion largement répandue,ontaussi unestructureinternedèsélaborée permettant de comprendre leur mode de fonctionnement.
Lesécaillespigmentairesetlesandroconiesdes Lépidoptères.-Cetteétudeapportede
nombreuxélémentsnouveauxd'appréciationquantà l'ultrastructuredecesphanèreset permet d'émettre des hypothèses sur le fonctionnementdes écailles odorantes.
1.
Amphipodes Talitridés par E. Sellem. ChezlegenreOrchestia,si ladéterminationspécifiquedesmâlesadultesestaiséepar lasimpleob servationàl'œilnudesgnathopodes2 (variantssexuels)etplusprécisémentdel'ensembledupropoditeet du dactylopoditedecetappendice, la caractérisationde l'espècedes femelles estextrêmementdélicateenmicroscopiephotonique,pournepasdireimpossible.L'utilisationdu microscope électronique à balayage pour l'observation des gnathopodes 1 et 2 des femelles de diverses espècespermetdedécriredesvariationsspécifiquesau niveaud'ornementationsépicuticulairesmais ces renseignementsne peuvent pas être exploités en microscopiephotonique.
2.
Isopodes Aselloidea par J.-P. Henry et G. Magniez.
Le caractère fondamental pour la définition des genres et des espèces d'Aselloidea est la constitution des pléopodes
de donner une meilleure définition des espèces en apportant la preuve que les détails de structure
de l'organe copulateur sont d'une extrême constance à l'intérieur de chaque espèce
organisation générale assez homogène de l'organe copulateur dans cha
que genre, ce qui contribue à mieux saisir les différencesqui les séparent
générale de l'organe copulateur est très différente chez les
Asellidaeet lesStenasellidae,argumentsupplémentairepourlesséparerendeuxfamillesdistinctes.
Utilisation du microscope électrique à balayage pour l'étude des coquilles larvaires planctoniques de Prosobranches.
L'observationdescoquilles larvaires planctoniquesde plusieurs espècesde Prosobranchesest effectuée à l'aide du
microscope électronique à balayage (type Cambridge, Stereascan 4).
L'influence de différents fixateurs (non acétifiées) sur l'état de conservation des coquilles larvaires est peu nette à de
faibles grossissements, par contre pour de forts grossissements les résultats sont nettement meilleurs après un
fixateur alcoolique ou sans fixateur.
linearis (Montagu), P. leufroyi (Michaud) et P. purpurea (Montagu) sont précisées. La microstructuredes coquilles
des larves de Firoloida desmaresti Lesueur et Atlanta fusca Souleyet est observée. La microscopie électronique à
balayage révèle ainsi d'importants renseignements pour la systématique et la morphologie des coquilles larvaires de
Prosobranches.
LUNDI27 MARS
COLLOQUE D'ENDOCRINOLOGIE
EMBRYONNAIRE ET FOETALE
organisé par Mme N. LE DOUARIN,
professeur à l'Université de Nantes, Laboratoire d'embryologie
glycogène hépatique chez l'embryon de Poulet.
La thyroïdejoue-t-elle un re dans la chute du glycogène hépatique aux 11e et 12e jours de l'incubation?
D'une part, les conséquences d'une hypophysectomie précoce et d'une injection de thiourée sur l'accumulation du
glycogène du foie, d'autre part, l'activité thyroïdienne au cours de l'incubation sont envisagées.
o
Denombreusesétudes ontétéconsacréescesdernièresannéesà ladifférenciationmorphologique et biochimique des
cellules pancréatiques endocrines et exocrines, ainsi qu'aux modalités de leur fonctionnementau cours de la vie
embryonnaire, chez les Oiseaux et surtout chez les Mammifères.
1) L'étude ultrastructuraleet les dosages radio-immunologiquesont révélé chez le Poulet, la Souris et le Rat une différenciation très précoce des cellules endocrines.
2) Desétudesbiochimiquesontmisenévidenceundéveloppementséquentieldesactivités enzymatiquesdescellules exdocrines,suggérant desactivationssuccessivesdesgènesresponsables.
3) L'expérimentation (culture organotypique, dissociationsépithélio-mésenchymateuses), montre que la détermination a lieu à un stade très jeune, et conditionnela distribution particulièredesîlotsdans lesébauchespancréatiques chez lePoulet,ainsiqu'uneactivitéspécifiqueplus élevée du glucagon dans le bourgeon dorsal que dans le bourgeon ventral chez le Rat. Le problème de l'interconvertibilité entrecellulesexocrineset endocrinesdifférenciéesn'est toujours pas résolu de manière définitive (théorie de Laguesse).
4) L'étude physiologiquedes îlots chez le jeune foetus de différentes espèces de Mammifères montre que la libération d'insuline répond à certains des stimuli actifs dans le pancréas adulte, mais est indifférent à certains autres, notammentà la concentrationen glucose. Les problèmes relatifs aux réactions des îlots foetaux lors du diabète maternel seront évoqués.
La méthode de fluorescence induite par les vapeurs de formaldéhyde a permis de montrer l'existencedecellules à catécholaminesdansl'ébauchemétanéphritiquede l'embryondePoulet. Cescellulesfournissentdepetitsîlots richesencatécholaminesdontledéveloppementmaximal se situe du 9e au 11e jour de l'incubation. Ces îlots sont
constitués de cellules de type paraganglionnaire qui sont destinées à constituer des paraganglions disposés essentiellementà l'angle interne du rein. Des expériences de greffes hétérospécifiquesd'ébauche neurale de Caille chez l'embryon de Poulet ont montré l'origine neurale de ces cellules. Lorsque le blastème métanéphritique évolue en culture, en l'absence d'uretère, il reste indifférencié et les cellules à catécholamines qu'il contient prolifèrent abondamment.
-gènes est déjà réalisée par les gonades femelles, prélevées à 5 et 6 jours. Laprégnénolone-6,7a-3Het laprogestérone-4-14csonttransforméesentestostéroneparles
-
gonadesmâlesenquantitéscroissantesau furet à mesuredeleurdéveloppemententre71/2,10 et 18 jours. La progestéronese révèle un meilleur précurseurde la testostérone que la prégnéno lone. Lasynthèsed'oestrogènesàpartirde cesdeuxprécurseursesttrèsmodeste.Desdifférences significativesn'apparaissentni entre les gonades des deux sexes ni entre le stade de développement.
-La déhydroépiandrostérone-4-14C
effectuentlasynthèsedetestostéroneenquantitéscroissantesentre7et 18jours. La synthèse des oestrogènes par les gonades femelles, détectable à partir de 6 jours, s'élève considérablement entre 7 et 18 jours.
Par laméthodedesgreffeshétérospécifiquesdetube nerveuxentreembryonsde Cailleetde Poulet, il a été possible de montrer qu'au cours du développement embryonnaire, l'ébauche du corps ultimobranchial est colonisée par des cellules d'origine neurale qui s'y différencient en élémentsprésentant lesgranulationsintracytoplasmiquescaractéristiques descellulesàcalcitomie. Les cellules de la Caille se distinguent en effet de celles du Poulet par leurs caractères nucléaires, tant en microscopieélectronique qu'en microscopiephotonique.Ellesconstituentainsi un "marqueur biologique" stable qui permet de suivre la destinée d'une catégorie de cellules embryonnaires comme celles des crêtes neurales par exemple, jusqu'au terme de leur migration et de leur différenciation.
Les cellulles de la Caille japonaise présentent dans la structure et l'ultrastructurede leur noyau des caractères qui permettent de les reconnaîtredes cellules de Poulet.
La technique de greffe interspécifique de tube nerveux et crêtes neurales de Caille chez, l'embryon de Poulet aboutit à la formation de glandes surrénales mixtes dans le cas ole remplacement est effectué au niveau compris entre la 18e et la 24e paire de somites.
L'étude ultrastructuraledes surrénales mixtes révèle que les cellules de type Caille présentent dans leur cytoplasme les granulations osmiophilescaractéristiques des cellules médullo-surrénaliennes.
Les "pools" monoaminergiquesdiffèrent dans l'épiphyse et l'oeil pariétal de l'embryon de Lézard(LacertaviviparaJ.). Par latechniquede Falcket Hillarp,l'existenced'un"pool"indoli que épiphysaire (à partir du stade 36) est établie chez un embryon d'Amniote. Les fibres caté cholaminergiquesépiphysaires périphériques à l'organe n'apparaissent qu'au stade 39. La
--
capture des précurseurs indoliques, de même que la synthèse et la rétention des indolamines (5-HT et (? ) 5-HTP) sont, chez l'embryon, indépendantes de l'innervation sympathique. Les injectionsde réserpine,nialamide et 5-HTP,dans l'allantoïded'embryons cultivés enchambre noire, diminuent ou augmentent considérablement selon le type d'intervention le taux des indolamines épiphysaires. -
La confrontation des résultats précédents et des observations au microscope électronique apportent des précisions sur
les mécanismes de capture des précurseurs indoliques (au niveau des cellules épendymaires, puis des photorécepteurs rudimentaires) et de rétention (photorécepteurs rudimentaires) des indolamines. Les activités monoaminoxydasiquessont également discutées.
Dans les conditions normales ou expérimentales (injection de nialamide ou/et de 5-HTP) les monoamines ne sont jamais détectées dans l'oeil pariétal.
Les effets du parathion et de la réserpine sur la teneur en catécholamines des glandes surrénales sont étudiés chez des embryons de Poulet âgés de 6,8, 10 et 16 jours (technique de Falck et Hillarp, complétée par la réaction phéochrome). Au niveau du foie, la concentration en glycogène est appréciée par la réaction à l'A.P.S.
Le traitement au parathion n'entraîne aucune modification significative de la fluorescence aux 6e et 8e jours. Aux 10e et 16e jours, les deux méthodes histochimiques employées montrent qu'une diminution du "pool" catécholaminergiquepeut intervenir, 5 heures après l'administration du produit. La glycogénolyse hépatique est évidente à partir du 8e jour de l'incubation et se manifeste 5 à 8 heures après les injections.
La réserpine provoque une atténuation très nette de la fluorescence à tous les stades étudiés. La glycogènolyse intervient vers les 15e-20e heures, ceci après une augmentation temporaire du glycogène. Chez les embryons de 16 jours, après la glycogénolyse, le parenchyme hépatique tend à retrouver une concentration en glycogène voisine de la normale, 15-20 heures après l'injection de parathion et aux alentours de la 30e heure après l'administration de réserpine.
Les cellules tumorales de la glande interstitielle du testicule ressemblent en structure et en fonction à leurs cellules d'origine. Elles offrent un matériel de choix pour l'expérimentateur à cause de leur composition pure d'un seul type cellulaire dans un stroma neutre, de leur transplantabilité, et de leur maniabilité en culture.
1) sur le maintien de la structure alvéolaire et de l'activité sécrétricë de la prostate ventrale impubère,
2) sur la mucification de la muqueuse vaginale immature,
3) sur la conservation du canal de Wolff dans le tractus génital mâle et femelle, prélevé avant la régression naturelle,
4) sur le développement des vésicules séminales, de l'épididyme et des bourgeons prostatiques chez le fœtus. Par contre, cette tumeur ne semble posséder ni la substance inhibitrice du testicule fœtal sur le canal de Mler, ni un facteur capable de transformer l'ovaire fœtal en testicule.
Dans les testicule de l'embryon de Poulet, l'épithélium germinatif qui a formé les cordons testiculaires s'aptatit et forme l'albuginée
Chez l'embryon de Poulet, à 6 jours d'incubation, l'ébauche U.B. apparaît comme une formation vésiculaire détachée de l'épithélium plaryngien. A partir de 8 jours, elle subit une dislocation périphérique, les cellules se dispersant par
îlots dans le mésenchyme. Ce processus explique l'aspect relativement diffus de la glande chez l'animal adulte et la présence d'éléments
U.B. dans les organes voisins. Les cordons glandulaires manifestent précocement une affinité remarquable pour les éléments nerveux. Les premiers signes d'activité sécrétoire apparaissent à 11 jours d'incubation. La glande semble très active à la fin de la vie embryonnaire.
Chez le fœtus de Rat, les C.U.B. s'incorporent dans l'ébauche thyroïdienne au 16e jour de gestation. Les premières cellules C se différencient au 17e jour dans la zone périphérique des C.U.B.. A partir de ce stade, on peut suivre la migration des cellules C dans le parenchyme thyroïdien. Leur activité sécrétoire s'accentue brutalement au 20e jour de gestation.
N. occidentalis, dont la taille ne dépasse pas 26 mm, est le seul Amphibien anoure totalement vivipare actuellement connu. L'œuf, petit et pauvre en vitellus (0,5 mm ,0,25 mg), donne naissance au bout de neuf mois à un jeune entièrement métamorphosé et bien plus gros que lui (7 à 8 mm, 30 à 80 mg). Des corps jaunes sont présents pendant toute la gestation. Ils sont capables de synthétiser de la progestérone (6 fois plus en début qu'en fin de gestation). Un des res de la progestéroneest de freiner le développementembryonnaire pendant la période du jee saisonnier de l'espèce.
Bien que la viviparité de N. occidentalis soit une acquisition récente à l'échelle de l'évolution, elle s'accompagne déjà de régulations hormonales assez complexes. Les fœtus semblent prendre rapidement le contre des régulations qui leur permettent de rester dans l'utérus jus-qu'à la finde leur développement.
INDEX
INDEX DES PRÉSIDENTS DE SÉANCE ET DES AUTEURS DE COMMUNICATIONS
Antoine (Mme M.-E.), 20 Arvy (Dr L.),64 Astié (MlleM.),79,91
Barbier (M.), 39 Barbier (R.), 39, 40, 101 Barnoin (J.-J.), 40 Barnoud (F.), 83 Baudouin (Mme J.), 57, 58
Baudrimont (R.), 61 Béguet (A.), 18 Belval(A.),37 Benveniste (P.), 79 Berner (L.),64 Bernfeld (M.), 79 Bonnel (P.-
H.), 13 Bouniols(MlleA.),80 Boureau (E.),75,85 Bratu (C.), 33 Brebion (P.), 46 Bresse (G.), 57 Breton (A.), 91 Brie
(C.), 27 Bronner (Mme R.), 89 Brosselin (M.), 67 Brousse-Gary (Mme P.), 101 Broutin (J.), 85 Buge (E.),46
Bugnicourt (M.), 14
Caillère(MlleS.),45,48 Calamel(J.),37 Calandron (A.), 94 Carré (A.), 9,13,14,23 Cavallo(M.),35 Cayrol (J.-C.), 59
Cedard (L.), 107 Chaïa (DrJ.),21 Chauvin (G.), 101 Chénieux (J.-C.), 81 Chéron (R.),40 Collin(J.-P.),108 Coppens
(R.,48,52,53 Coquen (MlleC.),91,92
Corillion(R.),60,62 Cusset (G.), 95
Darsel (J.), 14 Daste (P.), 83 Daugeras (N.), 106 David (A.) David (R.), 80, 94, 95 Debraux (MlleG.),91,95 Deleuil
(G.), 96 Delpoux (M.), 61 Depledt (F.), 70 Dieterlen-Lièvre (F.), 106 Djeghri(N.),27 Dollfus (R.-P.),99 Donnot
(M.), 48 Doubinger (MlleJ.), 75 Dubigeon (S.), 39 Duguy (R.), 99
Dunoyer de Segonzac (J.-M.), 17, 19 Dupéron-Laudoueneix(Mme M.), 76 Dupont (P.), 60, 66, 67 Dupont (Mme S.),
85 Duprat (Mme G.), 23 Dupuis (C.), 58
Ehrhardt(DrJ.-P.), 11,65,99,100 Estéoule-Choux (Mme J.), 47
Fallot (J.),81 Ferrand (R.), 107 Fessler-Vrolant (Mlle C.), 75 Fontaine (MlleJ.), 107 Formenti (M.), 27 Fréor (P.), 24
Freytet (P.), 45 Fuzeau-Braesch (Mme S.), 102
Galkowsky (Mme N.), 7 Garestier (R.), 81 Garrigues (R.),75,87 Gas(G.),81 Gaussen (H.), 57 Gayet (J.), 45
Gerstner (A.), 49 Giraud (MlleB.),75 Godeau (M.), 86 Godonnèche (DrJ.),20 Gohau (G.), 21 Gonord (H.), 51 Graff
(Y.), 27, 28, 69, 70 Gravelle (P.-C.),27 Grmek(M.),7 Gruet(Y.),61 Guéguen (A.), 103 Guéguen (E.),20,23 Guével
(P.), 33, 37 Guichard (A.), 107 Guilhon (J.),63
Haffen (Mme K.), 107 Hamon(T.),95 Harada(H.),81 Heintz(R.),79 Henry (J.-P.), 104,105 Henry (M.-F.),90
Huard(P.),7,10
Imbault-Huart (Mme M.-J.), 10
Jacquiot (C.), 79, 82 Jaquel (P.), 20, 24 Jauffret (Mlle F.), 88 Jeanneau (Y.), 87 Jonard(R.),90 Jouans (B.),93
Juillet(F.),27
Kœniguer(J.-C.),75
Laissus(Y.),17
Lambert des Cilleuls (J.), 18 Lapoix (F.), 59 Larminat (P. de), 35 Larpent(J.-P.),92 Lauret (J.-M.), 48 Laurgeau (C.), 28 Lauriat (MlleA.),46 Lebrun (D.), 102 Lecocq (MlleM.),91,92 Le Douarin (Mme N.), 106,108 Lefeuvre (J.-C.), 103 Legée (Mme G.), 17 Le Lièvre(MlleC.), 108 Lemaire (J.-M.), 93 Lemoine-Sébastian (Mme C.), 86 Lemperier (Mlle B.), 15 Leroux (R.),82 Le Van Tiet, 52, 53 Longree (W.-D.), 34 Loof (J.-P. de), 36 Louail (J.), 46, 47 Louvet (P.), 76 Lucas (A.), 103
Magniez (G.), 104, 105 Maillard (Y.-P.),61 Mainbourg (P., 49 Mareuil (Mme de), 68 Margara (J.), 82 Margerel (J.-P.), 45, 46 Marguerier (Mlle J.), 77 Marichal (D.),34 Martinot-Lagarde(A.), 36 Masson (S.), 40 Maury (Mme G.), 61 Meiniel (Mme A.), 108 Meiniel (R.), 109 Moha (C.), 88 Mollard (Mme A.), 83 Monnet (R.), 100 Montiel (A.), 69 Moré (M. et Mme P.), 100 Mortier (J.), 96 Mouton (J.-A.), 86
Neuville (Mlle D.), 83 Nguyen Man Hoat, 40 Nicol-Lejal (Mme A.), 77
Offret (Mlle S.), 39 Oliver (G.), 22, 68 Orgeval (J.-J.), 51 Ovtracht (A.), 48
Palierne (J.-M.), 57 Pallier(DrY.),15 Pasty (Mme D.), 95 Perrin(R.),57 Pesseux (B.), 39 Petit (J.-L.), 27 Pillon(J.),40 Planeix (M.), 33 Poisbeau (Mme J.), 99, 100 Pons (Mlle D.), 85 Pourreau (Mme N.), 109 Poutiers (J.-A.), 49 Pradel (G.), 83, 84 Privé (Mlle C.), 78
Rabinovitch (M.), 51 Rasumny (MlleJ.),48 Rebion (MlleG.), 100 Renaud (P.), 37 Renaudin (S.), 90 Requirand (C.), 51 Réthoré (J.-L.),81 Rey(L.),89 Rey(R.),45 Richard (P.), 53 Rideau (M.), 81 Rohfritsch (Mlle 0.), 87 Roman (J.), 46 Rousseau (Dr A.), 7 Rousselot (Y.), 8 Rouzeau (L.),9 Rudolph(DrG.),10,11,13 Ruel (S.), 39
Saudray(I.),101,103 Savouré (B.), 66 Shadewaldt(H.),9, 11 Scheib(D.),107,110
Schiller (J.), 18 Schiller(MmeN.), 17 Sellem (Mlle E.), 104 Sellier(R.), 101, 104 Simon (Mme L.), 93 Soudan (MlleF.),99 Soulié (M.), 49, 51 Stehlé(H.),69,70 Stoeckel (Mme M.-E.), 110 Sulmont (P.), 36
Vaudois-Miéja (Mme N.), 78 Vaussy (P.), 37 Vermeil (C.), 63, 64 Vielliard (J.),65 Vilaine (J.), 33 Villeret (S.), 66, 67, 94 Visset(L.),62
Waquet (J.), 20 Wattez(J.-R.),66 Westphal (Mme E.), 89 Wong (M.), 18 Wyart(J.),49
Xavier (Mme F.), 111
Ythier (C.), 69
Imp. SAMACETA-PARIS-7429133.