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24.8 Memoire academie sciences belles-lettres arts Savoie — section

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CHAPITRE Ier
I. Abîmes de Myans; leur position , celle de Saint-André, chef-lieu du déeanat
II. Diocèse de Grenoble ; son ancienneté, son étendue au xve siècle
Sa division en quatre grands districts : le dé Grenoble de Grenoble, le décanat de Saint-André (ou archiprétré de Savoie] l'archiprètré d'Au-delà du Drac et l'archiprêtré de Viennois. Paroisses, prieurés, monastères, couvents, préceptoreries, hôpitaux et léproseries du diocèse et de chacun de ses districts, au xve siècle, d'après un Ponille de 1497
III . Étendue et division du diocèse au XIIe siècle, d'après le Pouillé de Saint-Hugues [1107-1132. Comparaison du Pouillé de 1497 avec celui de Saint-Hugues. Le premier est complet; le second omet quelques paroisses dont le nom est donné par d'autres anciens documents
L'étendue et la distribution du diocèse sont les mêmes au qu'au xve et au XVII siècles. Prieurés-paroisses au XVIIe siècle. Chapelles seigneuriales converties en églises paroissiales. Droit de patronage des seigneurs sur les églises de leur fondation.
IV. Le nombre des paroisses va diminuant du XIIe siècle au XIe et au XVe
V. Circonscription exacte du décanat de Saint-André (ou de Savoie)
II ne comprend pas tontes les paroisses de Savoie faisant partie du diocèse de Grenoble. 11 en comprend quelques-unes de la vallée de Graisivaudan
Différence d'étendue entre le décanat de Saint-André et l'ancien comté de Savoie (pagus, ager, comitatus Savogiensis) ; enlse la province moderne de Savoie-Propre, et l'arrondisse ment actuel de Chambéry
CHAPITRE II . - Antiquité de Saint-André, de son Décanat.
I. La destruction de Saint-André fait disparaître les monuments de son histoire antique. Saint-André; chef-lieu d'un decanat du diocèse de Grenoble dès le XVe siècle, et peut-être déjà longtemps auparavant
II. Origine des diocèses. La cité devient évêché. et la métropole civile devient métropole ecclésiastique
Subdivision des diocèses en plusieurs districts. Création des chorévêques ; leurs attributions, leur suppression. Création des archidiacres, des archiprêtres, des doyens ruraux, des vicaires forains; leurs empiétements. Création des grands-vicaires et officiaux
III. Le diocèse de Grenoble érigé au iv' siècle, Son étendue déterminée, ses variations exceptionnelles
Sa division en plusieurs districts remonte au moins au IXe siècle, peut-être au VIe, peut-être même au moment de la création du diocèse. Ses districts ont toujours été au nombre de quatre ; limites de chacun d'eux,
IV. La situation du déeanat de Savoie exige que son doyen y réside. Résidence du doyen fixée à Saint-André, au XVe siècle, et sans doute aussi dans les siècles précédents, et des le moment de la création du doyen lui-même
Saint-André devait donc être le lieu le plus important du déeanat, dès avant le xIe siècle. Peut-être a-t-il eu un chorévêque dès les premiers temps de l'existence du diocèse de Grenoble.
Saint-André, contigu à un lieu qui avait conservé son nom romain ou latin de Gramrium, Grenier, a peut-être été, sous un autre nom, particulièrement connu et fréquenté par les Romains,
Chapitre III.
I. Ravages des Hongrois et des Sarrasins dans nos contrées, an Xe siècle. Les habitants et les voyageurs y sont rançonnés, pillés ou massacrés. Les églises y sont renversées; leur reconstruction après l'expulsion des barbares
Églises des Échelles et de la banlieue ; chapelle de Saint-Germain et Saint-Michel, sur la montagne d'Aiguebellette
II. Terres, dîmes, revenus et autres biens ecclésiastiques usurpés par des larques ; occupés par les princes, sous prétexte de droit comtal ou régalien ; transmis par eux à leurs descendants comme un héritage ordinaire
Réaction des papes, des évêques, des conciles contre ces usurpations. Restitution de ces biens à l'Église. L'église de Saint-André rendue en partie à l'cvôché de Grenoble par le comte Manassès et sa femme (901-10U) ; elle retombe entre les mains des laïques
ÏII. L'église de Saint-André rendue définitivement, avec ses terres, biens et revenus, à saint Hugues et au clergé de Saint- André par les principales familles du pays : les seigneurs de St-André, les chevaliers Morett, les Mainicr, les Dupré, les de Murs, les d'Arvey.'les de Myans, les Galerna, les de Cordon, les de Benonce, les d'Apremont, les d'Aix, les de Faverges, les de Beaumont, les de Goutefrey et les Alimar
IV. Pénurie du clergé et délabrement des églises durant la période de spoliation. Zèle et dévouement de saint Hugues, évèque de Grenoble; des doyens de Saint-André
L'Église de Saint-André reconstruite; elle est dotée par les habitants et consacrée par saint Hugues entre 1100 et 1111.
Saint Hugues améliore la situation matérielle* et morale de son clergé ; le clergé, devenu meilleur et plus nombreux, aide l'évêque à renouveler son diocèse
L'église nouvelle de Saint-André devait être la plus belle du décanat ; comme celle de Saint-Martin de Miséré, construite 20 ans plus tôt, devait être la plus belle du Graisivaudan. La destruction de ces deux églises romanes est une vraie perte pour les études archéologiques dans notre pays
CHAPITRE IV. - Saint Hugues obtient dans l'ensemble du décanat de Savoie le même succès qu'à Saint-André.
I. Restitution des églises et des dimes de chignin, de Saint- Jeoire. de Murs [des Marches) ; restitution de la dîme du Désert, près d'Arvillar ; des dîmes de Murs et de Francin ; de la dîme d'Albigny; des dîmes de la Thuile, de Cruet et de Puygros ; autre restitution des dîmes de la Thuile et autres lieux
II . Saint Hugues établit dans son diocèse les chanoines réguliers de Saint-Augustin. Il leur confie le soin d'un grand nombre de paroises. Plusieurs d'entre elles deviennent des prieurés
III. Fondation, près de Grenoble, du chapitre-prieuré de Saint-Martin de Miséré et, sous sa dépendance, des prieurés de Thoiry, d'Aix, de Bissy. d'Entremont et de Bassens.-situés dans le déeanat de Savoie : 1° Prieuré de Thoiry, fondé entre 1102 et 1110. Thoiry, résidence d'été des évoques de Grenoble, du XVIIe au XIVe siècle. L.'évêque Jean I de Sassenage se rend de Thoiry à la chartreuse d'Aillon, en 1203 Le prieuré de Thoiry. composé d'abord d'un novice et de six chanoines, y compris le prieur, le curé et le sacristain, ne renferme plas, au XVe siècle, que quatre religieux. Ce pcieuré uni a la Sainte-Chapelle, en 1467 ; les quatre religieux sont remplacés par quatre prêtres séculiers. La décadence du prieuré, suite de son union àla Sainte- Chapelle. Revenus et aumônes du prieuré; population de Thoiry, du xive siècle au XVIIe
2° Prieuré de Notre-Dame d'Aix, fondé entre 1102 et 1110. Il possède d'abord 1 église seule de Notre-Dame d'Aix ; il reçoit ensuite les églises de Tresserve, de Pugny. de Tréiignin, puis celles de Saint-Pol ou Saint-Hippolyte, de Saint-Sigismond ou Saint-Simon, et celle de Monxy. il renferme six religieux jusqu'au commencement du xvi" siècle. En 1513. il est élevé au rang de collégiale et se compose dès lors de douze chanoines et un doyen. Ses constitutions en 1518 ; ses démêlés avec les éveques de Grenoble. Un monastère de filles à Aix, au XIIIe siècle. Reliques de la vraie croix au prieuré d'Aix, en 1491. En 1594, les pénitents noirs d'Annecy, sous la conduite de saint François de Sales, et ceux de Chambéry, sous celle du président Favre, viennent vénérer ensemble ces précieuses reliques. Revenus du prieuré d'Aix, ses aumônes ; population de la paroisse
3° Prieuré de Bissy. Le même personnage est tout à la fois prieur et curé de Bissy. Le prieur n'a sous sa dépendance que la paroisse de Bissy. Revenus du prieuré de Bissy ; population de la paroisse
4° Le prieuré de Saint-Pierre d'Entremont, situé en Dauphiné, appartenait au déeanat de Savoie ; il devait avoir un prieur, un sacristain, un simple religieux et un curé qui était commensal du prieur. Il n'avait sous sa dépendance que la paroisse de Saint-Pierre d'Entremont, comprenant soixante-dix feux en 1399, et cent dix en 1497
5° Prieuré de Bassens. Il avait sous sa dépendance les trois paroisses de Bassens, de Saint-Alban et de Verel. Le prieuré était composé d'un prieur, d'un curé ou vicaire perpétuel et de deux religieux chargés de desservir les paroisses de Bassens, de Verel et de St-Alban. Le prieuré est uni. en 1467, à la SaintePaçes. Chapelle ; et. à la place des deux religieux, on établit deux prébendiers chargés de faire le service à Verel et à Saint-Alban. Population de Verel, du XIV au XVIIIe siècle. La chapelle de St- Salurnin, dans la paroisse de Verel, desservie par le curé de St-Alban au XVe siècle et au XVIIe. Dévolions et offrandes à Saint- Saturnin. Chapelles de Saint-Alban au XVIIe siècle. Population de celte paroisse, du XVe siècle au XVIIIe. Dassens ; sa population, du xiv* siècle aux XVIIIe. Revenus du prieuré. Chapelle de Notre-Dame du Mont, sur Bassens
IV. Prieuré de Sainl-Jeoire. Il est fondé en 1110, et reçoit en dotation les cinq paroisses de Saint-Jeoire, Chignin, Triviers. Barby et Curienne. 11 comprend trois chanoines au XVIIe siècle, quatorze au xiv°, seize au XVe, et de nouveau quatorze, puis treize et douze chanoines aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Il doit une pension annuelle à l'évêque de Grenoble, et un plait de 20 sous, ou un faucon, à. chaque mutation de seigneur
Bonne tenue du prieuré jusqu'au XVe siècle. Une partie de ses édifices tombe en ruines. Il devient commendataire. Accord entre le prieur commendataire et les chanoinesau XVIe siècle 143-150 Le chapitre-prieuré uni, en 1559, à la Sainte-Maison de Thonon. Revenus du prieuré en 1729. Ses aumônes. Population de Saint-Jeoire du XVe siècle au XVIIIe
Chapelle domestique pour les chartreux à l'obédience de Favraz, hameau de St-Jeoire. Le couvent de la grande Chartreuse à Favraz en 1562. Missel cartusien imprimé à Favraz en 1679, et chants cartusiens gravés en 1680
Triviers ; sa population du XVe siècle au XVIIIe ; son église desservie par un chanoine de Saint-Jeoire.
Barby ; sa population du XIVe siècle au XVIIIe ; pénurie de ses habitants; chapelle du château delà Bâtie
Curienne ; sa population du XVe siècle au XVIIIe. L'évêque de Grenoble y possède une tour ou maison forte et divers biens féodaux. L'official du décanat y tient sa cour d'ofûcialité. Mislralie de Curienne. La tour brûlée par les habitants ; famille du nom de Curienne; revenus de la cure ; chapelle de Saint-Michel sur la montagne de Curienne ; dévotions et offrandes à cette chapelle
Église de Chignin ; lieu où elle est située ; elle est pourvue de fonts baptismaux, mais n'a point de cimetière. Les défunts de Chignin ensevelis à Saint-Jeoire. Claude de Chignin fonde une chapelle à Saint-Jeoire. Population de Chignin de 1551 à 1781. Maison ou famille de Chignin. Ses nombreux rejetons ; positions qu'ils occupent. Saint Antelme, le plus illustre d'entre eux; date de sa naissance, de sa mort; ses diverses fonctions, sa naissance dans la tour appelée la Biguerne. l'une des nombreuses tours du château de Chignin; chambre où il est né, visitée par le cardinal. Le Camus au XVIIe siècle
Importance du prieuré de Saint-Jeoire avant son union a la Sainte-Maison de Thonon ; ses archives, son trésor, ses précieux reliquaires
2° Prieuré de Clarafont; il comprend deux chanoines de Saint-Augustin, outre le prieur et le curé; il possède les deux églises unies de Clarafont et de Méry. L'église de Mouxy lui est encore unie en 1344. Mouxy rétrocédé au prieuré d'Aix. Population de Mouxy; sa chapelle de Saint-Victor a la montagne du Revar. Union du prieuré de Clarafont à la Sainte-Chapelle. Ses deux chanoines remplacés par deux prébendiers. Le prieuré tombe en ruines. Le curé de Clarafont-Méry va résider à Méry. L'église de Méry dés unie de celle de Clarafont. Revenu du prieuré. Population de Clarafont, de Méry. Aumônes du prieuré de Clarafont
3° Prieuré d'Arvillar. II se compose de deux chanoines de Saint-Augustin, d'un sacristain et d'un prieur-curé. Il possède l'église d'Arvillar, celle de Saint-Maurice, prés de la Rochette, et celle de Détrier unie à la précédente. Ses revenus; ceux des églises de Saint-Maurice et de Dêtrier ; ses redevances annuelles à la mense épiscopale de Grenoble. Population d'Arvillar, de Saim-Maurice, de Détrier. La chapelle de Sainte-Marguerite, fondée en 1298. Les Carmes de la Rochette, situés sur la paroisse de Saint-Maurice, dans le diocèse de Grenoble. Visite à leur chapelle en 1340. L'église de Saint-Maurice tombe en ruines ; ses paroissiens se font ensevelir aux Carmes do la Rochette, et vont aux offices à Détrier. Chapelle bâtie à la place de l'église de Saint-Maurice. La paroisse d'Arvillar comprend : 1° la chartreuse de Saiut-IIugon ; 2° un hermitage situé au hameau de Montpesard
Les prieurés fondés en Savoie par saint Hugues y produisent un grand bien. Affection singulière du saint évéque pour le décanat ; elle est payée de retour
V. Le pape saint Grégoire VII ; son iufluenec, sa mort; son esprit lui survit. Croisades ; vigueur et diffusion des ordres monastiques en Occident. Multitude de saints personnages en Savoie et en Dauphiné au XIIe siècle
Les habitants du décanat prennent part aux croisades ; ils concourent de leur fortune et de leurs personnes à fonder, à doter et à peupler les monastères du déeanat et des environs. La famille do Chignin se distingue entre toutes les autres
CHAPITRE V. - Prieurés du Décanat, fondés avant l'episcopal de saint Hugues.
I. Prieuré de Lêmeuc; il relève de l'abbaye d'Aynay ; églises ou paroisses de sa dépendance. Séjour de Pascal II ' a Lérnonc (1107). Séjour et mort de saint Concord (1176) ; cultes, chapelles et confrérie de saint Concord
Séjour d'Innocent IV à Lémenc (1245). Mer Jean de Chisséy fait les ordinations générales en 1340; Mer Syboud-Allemand y ordonne l'abbé d'Ainay en 1458. État du prieuré en 1356, en 1399. Le clocher brûlé en 1445 ; ses six cloches en 1729.
Crypte de Lémene, son baptistère, son église baptismale. Cimetières de Lémene, de Sainl-Pierre-sous-le-Chàteau, de Saint- Sébastien, de l'Hôpital de Paradis
Religieux de Lémenc, leur nombre, leur situation, leur relâchement
Les églises de Saint-Girod, de Jacob, de Sonnaz et du Viviers, les églises paroissiales de Chambéry, de Saint-Pierre de Lémenc, de Saint-Léger et la chapelle du Château dépendent du prieuré de Lémene
La chapelle du Château cesse d'être paroissiale ; elle est remplacée, à ce titre, par la nouvelle église de Saint-Pierre-sous-le- Chàtcau. Deuxième chapelle privée au Château. Troisième chapelle seigneuriale; elle devient la Sainte-Chapelle à cause du Saint-Suaire; elle est érigée en collégiale en 1467. Composition de son chapitre
L'église de Saint-Pierre-sous-le-Chateautransférée a Mâché; confrérie pour les âmes du Purgatoire ; population de la paroisse de Mâché
Paroisse de Saint-Léger ; son patronage cédé au duc de Savoie ; elle est unie a la Sainte-Chapelle en 1514 ; son clergé, du XIVe au XVIIIe siècle. Projet d'érection d'une église paroissiale au faubourg Montmélian. Testament de Favre de Marnix. Population de la paroisse de Saint-Léger. Chapelles et hôpitaux de Chambéry. Église de Saint-Léger démolie ; ses offices transférés à la Sainte-Chapelle en 1760, à saint-François en 1777.
La chapelle du Château cesse d'être paroissiale ; elle est remplacée, à ce titre, par la nouvelle église de Saint-Pierre-sous-le- Chàtcau. Deuxième chapelle privée au Château. Troisième chapelle seigneuriale; elle devient la Sainte-Chapelle à cause du Saint-Suaire; elle est érigée en collégiale en 1467. Composition saints Maurice et Lazare. Ses religieux et prieurs marquants.
II. Prieuré de Saint-Philippe ; il dépend de l'abbaye de Saint- André-le-Bas, à Vienne; il est désigné sucessivement sons les noms de Saint-Ours, de la Porte, de Saint-Philippe de la Porte et de Saint-Philippe tout court. Sa fondation dans la première moitié du XIe siècle ; donations de la reine Ilermengarde, des seigneurs de Miolan, d'autres bienfaiteurs. Les de Miolan essayent vainement de le transporter à Saint-Pierre d'Albigny, où ils établiront des Ermites de Saint-Augustin, au XIVe siècle
Les paroisses de Saint-Jean de la Porte, de Saint Pierre d'Albigny, deSaint-Germain et de Miolan dépendent du prieuré de la Porte. Motifs des changements de nom du prieuré. Chef de Saint-Philippe dans l'église prieuralc. Cette église reconstruite au XVe siècle Population des paroisses de Saint-Jean de la Porte, de Saint-Pierre d'Albigny et de Miolan.
Tombeau des seigneurs de Miolan, au couvent des Augustins de Saint-Pierre d'Albigny. Le château de Miolan devient château ducal ; il sert de prison d'État. L'église paroissiale de Miolan construite en dehors du fort. Le curé de Miolan, aumônier de là garnison. Parcelle de la vraie croix, épines delà sainte couronne au château de Miolan, puis au couvent des Augustins de Saint-Pierre. Une partie des saintes épines cédées à la famille de Saint-Chaumont; l'autre conservée dans l'église de Saint- Pierre 255-260 iterùm, sur les saintes épines,
Chapelles particulières et chapelles rurales à Saint-Pierre d'Albigny, â Saint-Jean de la Porte. Le prieuré de Saint-Philippe uni, avec ses dépendances, au collège des Jésuites de Chambéry. Son église démolie, les matériaux employés à la reconstruction de l'église de Saint-Jean de la Porte
III. Le prieuré de Saint-Nicolas d'Arbin fondé en 1011 ; il relève de l'abbaye de Savigny, il a sous sa dépendance les églises paroissiales do Saint-Véran d'Arbin et de Notre-Dame de Montmôlian. Pierre le Vénérable â Arbin. Nombre des religieux du prieuré. Il est uni a la Sainte-Chapelle en 1467 ; ses religieux remplacés par des prêtres séculiers. Le curé fixé d'abord â Arbin, puisa Montmélian. Les deux cures désunies en 1683. Etat du prieuré au XVIe siècle. Les offices paroissiaux transférés de l'église paroissiale de Saint-Véran â l'église prieurale de Saint- Nicolas. L'église de Saint-Véran abandonnée au xv* siècle, interdite au XVIIe, brûlée en 1691, recouverte et rendue au culte après 1694. Le prieuré et son église brûlés en 1691, rasés en 1704, rétablis en 1719. Revenus du prieuré, ses charges, ses aumônes. Population de la paroisse d'Arbin
L'église de Notre-Dame do Montmélian visitée en 1340, brûlée en 1630 et 1691. Couvent de Dominicains des lexin* siècle, rebâti avec son église au \iv", ses religieux en 1729. Couvent de Capucins bâti en 1600; 6 religieux en 1600; 16, en 1729. Hôpilai de Montmélian, son cimetière, ses revenus, ses aumônes; il renferme 9 lits garnis en 1495. La Maladrerie ou Maladière. Fort de Montmélian, sa chapelle, ses aumôniers. Population de la paroisse de Montmélian
IV. Le prieuré de Notre-Dame des Échelles, fondé en 1042; il dépend de Saint-Laurent de Grenoble et de l'abbaye de Saint-Challre. Commanderie de Saint-Jean de Jérusaiein, fondée au château des Échelles, en 1200, par Béatrix de Savoie. Sa chapelle dédiée à saint Jean ; ses revenus augmentés en 1262 et 1263 ; ses religieux, prêtres, diacres et simples clercs ; son hôpital ou hôtel-Dieu Le prieuré de Notre-Dame des Échelles cédé à la commanderie par l'abbaye de Saint-Chaffre. Le commandeur, seigneur temporel des Échelles et des environs. Possessions delà commanderie. ses revenus insuffisants ; ses a u mônes en 1729. Le nombre de ses religieux réduit à 9 en 1551, à 4 de 1673 à 1781. Béatrix de Provence, fondatrice, est eusevelie dans l'église de la commanderie ; son mausolée de marbre blanc. L'église do St-Jean détruite vers la fin du XVIe siècle. Le mausolée transporté à l'église paroissiale des Échelles. Population des Échelles.
Saint-Pierre de Genebroz cédé à la commanderie au XVIIe siècle par la Grande-Charlreuse. La paroisse de Saint-Christophe cédée en partie avec Saint Jean de Couz, son annexe. Précieux reliquaires de la chapelle de Saint-Jean des Échelles
V. Le prieuré du Bourget, de l'ordre de Cluny, fondé vers 1030. 11 possède les églises paroissiales du Bourget et de Bordeau. Sa dotation augmentée par divers princes de Savoie. Il tombe en ruines durant le XIVe siècle, est reconstruit, avec son église, vers le milieu du XVe, par des prieurs du nom de Luyrieux, et transporté de l'éminence de Saint-Jean, près du hameau de Matassine, au chef-lieu du Bourget. Nombre de ses religieux. Il est uni, en 1582, avec ses dépendances, au collège des Jésuites de Chambéry. Prêtres séculiers substitués aux Bénédictins de Chny. Maladrerie, château, hôpital, population du Bourget. Revenus, aumônes et autres charges du prieuré. Paroisse de Saint-Vincent do Bordeau, annexe du Bourget; sa population, son château ; les paroissiens accusés de sorcellerie.
VI. Le prieuré de Voglans dépend de l'abbaye de la Novalaise, devient simple cure, au XIVe siècle, sous le patronage des ducs de Savoie, puis du baron du Bourget, puis des RR. PP. Jésuites. Population de Voglans
VII. Prieuré de Saint-Ilippolytc ou Saint-Poi sur Aix. Il dépend de Saint-Just de Suse, possède les églises de Saint-Hippolyte, Saint-Simon et Mouxy. Nombre de ses religieux. Il est cédé à Amé V, tombe en décadence et ne s'aquitte plus de ses charges. L'église de Mouxy unie au prieuré de Clarafont. Pauvreté croissante du prieuré de Saint-Pol. II est uni au prieuré de Notre-Dame d'Aix (1515). Son église et celle de Saint-Simon unies au même prieuré en 1729. Reliques de l'église de Saint- Pol; indulgence pour les centenaires. Population de Saint-Hippolyte et de Saint-Simon
VIII. Prieuré de Saint-Jean-Baptiste de la Motte, de l'ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Nombre de ses religieux. Il dépend du chapitre de Belley, lui est uni en 1274. Le prieur du chapitre de Belley est aussi prieur de la Motte. Curé, vicaire perpétuel et simple clerc de la Moite. Procureur du chapitre en deçà du Mont-du-Chat ; ses obligations à 1 égard du chapitre, du curé et de ses aides, du visiteur episcopal, du collecte ur ou nonce apostolique. Revenus du prieuré, ses aumônes ; population de la Motte
IX. Prieuré de Frêterive ; il dépend de l'abbaye de la Cluse, en Piémont; ses religieux. 11 est uni à l'ê\êché de Maurienne. L'evéche cède la dîme au prieur-curé et conserve le droit de patronage. Vicaire résidant, pour une deuxième messe le dimanche. Reliquaires do Fréterive. Maladrerie de Sainte-Marie- Madeleine, fondée par les seigneurs de Miolan: sa chapelle; ses revenus dissipés en 1356 par le recteur Jean d'Arvey. Ses charges er obligations ; 2 lépreux en 1491. La chapelle de Saint- Marie-Madeleine transférée des bords de lTsère et reconstruite au XVIIe siècle par le baron de Cardé, seigneur de Miolan, dans un hameau « proche le grand chemin. » Population de Frêterive
X. Prieuré de Montailleur; il dépend aussi de l'abbaye de là Cluse. Il y a un prieur commandataire, un curé, et un prêtre prébondé pour dire une deuxième messe le dimanche. Revenu du prieuré ; population de là paroisse
XI. Le prieuré de Barraux, situé eu Dauphiné, fait partie du déeanat de Savoie ; il dépend de l'abbaye de Saint-Chaffre. Nombre de ses religieux ; ses dépendances, ses revenus. Chapelle du fort de Barraux. Population de la paroisse en 1497. Les prieurés énuméres dans ce chapitre sont antérieurs à l'épiscopat de saint Hugues. Autres monastères et prieurés antérieurs a saint Hugues
Chapitre VI. - Chapitre et Doyens de Saint-André.
I. Les clercs des cathédrales astreints à la vie de communauté vers le IXe siècle ; leur sécularisation vers le XVe. Il sont rappelés à la vie régulière depuis le dernier quart du même siècle. Chanoines réguliers êta.lis à Beauvais par Yves de Chartres (1078); établis par saint Hugues à Saint-Martin de Miséré (1082), à Saint-Donat de Joviniieux (1105), à Saint-Jeoire, près de Chignin (1110), et probablement aussi à Saint-André de Savoie
II. Chapitre de Saint-André ; son ancienneté présumée : son accroissement et sa prospérité sous saint Hugues, sous lequel il embrasse la règle des chanoines réguliers de Saint-Augustin ; son concours probable pour le service des paroisses et la tenue des écoles
III. Doyens de Saint-André ; leurs attributions sur le chapitre de Saint-André, sur le décanat du même nom, ponu le temporel et pour le spirituel Attributions du for gracieux, du for contentieux
Les usurpations de certains droits èpiscopaux par les archidiacres, archiprêtres ou doyens, sont réprimées par la création des grands-vicaires et officiaux. La ville et le chapitre de Saint- André, ensevelis sous lés débris du Mont-Granier
CHAPITRE VII. - Quelques Doyens de Saint-André.
I. Bernard 1er (... 1100 à 1101 ou 1102). Il sert de témoin . 1* dans divers actes stipulant la restitution, à saint Hugues, de l'église de Saint-André et de ses dîmes ; 2° dans la charte par laquelle Guilfred de Baumont donne a la Grande-Chartreuse la montagne de Bovines ou Bovinant
II. Ayrald (... 1101 ou 1102 à 1131 ou 113?) Ses differents noms. Il est ami, collaborateur et archiprêtre de saint Hugues, ou doyen de Saint-André, de 1101 ou 1102 à 1132. il devient évéque de Maurienne en 1132 ; son intimité avec saint Hugues, Hugues II, Guigues le Chartreux et Bernard de Portes. Son savoir, ses vertus, sa maturité dans les conseils ; vénération dont il est entouré; ses fréquentes relations avec le Dauphiné. En 1135, il visite la chartreuse de Portes. En 1138, il se rend à l'ahbaye de Saint-Maurice en Valais. Il fonde un anniversaire avec procession â son tombeau ; on en a conclu à tort qu'il était mort en 1138. En 1139, il confirme un accord passé entre le chapitre de sa cathédrale et celui de Saint-Georges de Chevino ou Chcnino (peut-être Saint-Jeoire, près de Chignin). En 1143, il reçoit l'acte par lequel Amé III de Savoie renonce a la prévôté de Saint-Maurice d'Agaune. Sa mort en odeur de sainteté le 2 janvier 1146
Discordance des auteurs sur son état de vie avant son épiscopat. Les uns soutiennent qu'il était chartreux de Portes avant de devenir évêque ; les autres, qu'il était chanoine régulier et doyen de Saint-André. Il y a pour nous, entre les deux opinions, une différence pratique essentielle. Les obituaires de Meyria, d'Arrières, de l'église de Lyon, pas plus que l'épitaphe d'Ayrald, ne disent qu'il ait été chartreux avant son épiscopal ; les textes qui l'affirment sont, ou trop récents, ou contredits par des documents contemporains d'Ayrald. Comment a pris naissance l'opinion de ceux qui font Ayrald chartreux avant son episcopal
L'opinion contraire démontré par deux textes de Guigues le Chartreux, son contemporain et son ami, et par plusieurs chartes des Cartulaires de Saint-Hugues. Les textes de Guigues et les chartes qui les confirment n'ont point été interpolés.
Ayrald avait été chanoine régulier, et non charlreux. avant son episcopal. Il n'a été chartreux de Portes qu'après avoir abdiqué l'épiscopat. Il n'y a eu sur le siège episcopal de Maurienne qu'un seul évêque du nom d'Ayrald, entre 1132 et 1146. Le même personnage a donc été successivement chanoine régulier, doyen de Saint-André, évêque de Maurienne et chartreux de Portes. Si Ayrald est mort à la chartreuse de Portes, il n'y est entré qu'après 1143, et ses restes ont dû être transférés de Portes à Saint-Jean de Maurienne. S'il a été replacé sur le siège episcopal de Maurienne après avoir abdiqué, il n'a pu rester à Portes qu'entre 1139 et 1143, ou entre 1143 et 1145. Culle immémorial rendu a Ayralddans le diocèse de Maurienne Pieuses instances, à Rome, de l'ordre des charlreux et du diocèse de Maurienne, pour obtenir sa béatification. Elles sont couronnées de succès. Avantages et motifs do bénéficier des rés allais obtenus, pour le diocèse de Chambéry, qui représente et continue le déeanat de Saint-André (ou de Savoie) dont notre Ayrald fut le doyen et l'apètre pendant près de trente ans. Pourquoi il n'est rien resté, dans le déeanat, de son culte et de ses reliques ; tout a péri avec Saint-André, en 1248
III. Cérald (1132-1135..) Il accompagne Hugues II à la chartreuse de Portes, en 1135. Il avait été longtemps chanoine et compagnon d'Ayrald au chapitre de Saint-André
IV. Burnon (...1199...) Il assiste à l'accord passé à Chambéry en 1199, entre les hospitaliers et les religieux de Lémenc, au sujet des sépultures
V. P. [Pierre?] (. 1216-1218...) II assiste, en 1216, à une sentence rendue à la Grande-Chartreuse, par son évêque, entre les chartreux et plusieurs seigneurs des Échelles : et, en 1218, il est témoin de l'acte de libéralité fait par le meme évêque, Jean 1er de Sassenage, en faveur des chartreux
VI. Bernard II ( ..1220-1221...) Il assiste, en 1220, à l'acte de foi et hommage prêté, à Aiton, par le comte de Genève, à l'archevêque de Tarentaiso, pour la vallée d'Ilauleluce ; et, en 1221, au testament de Guillaume Ier, à la Grande-Chartreuse
VII. G. Bonivard ( . 1247...) Il assiste, en 1247, à l'acte passé a Montmélian, par Aîné IV de Savoie pour confirmer le privilège de la justice au prieuré du Bourget. C'est le dernier doyen dont on retrouve le nom avant la catastrophe de 1248, dans laquelle il a sans doute péri
CHAPITRE VIII.
I. Heureux état du décanat au XIIIe siècle ; cet état changé par la chute dn Mont-Granier et la destruction de la Tille et du chapitre de Saint-André en 1248. La catastrophe racontée par des chroniqueurs ou historiens de tous les siècles, depuis le XIIIe inclusivement jusqu'au XIXe
II. Nicolas Trivecth, Palmieri, Verner Rollevinck, Hartman Sehedell, Trithème, Nauclerus, Gcnebrard, Simon Majori, Lancelioti et le Père Gauthier la mentionnent en pou de mots ; ils en indiquent diversement la date, le lieu et les nombreuses victimes. Elle est représentée dans une gravure sur bois de la Chronique de Nuremberg imprimée au XVe siècle
III. Au récit sommaire des autres précédents, Plalina, Sahellicus, Jacques-Philippe de Bergamo, Gioffredo, Paradin, Dorlandc, Bohic, Nicolas Molin, Le Vasseur, un chartreux anonyme, Trombi, Le Coulteux, nn Pouillé de 1497 et Thomassin ajoutent - de courts développements; quelques uns de cesderniers auteurs essaient d'indiquer la cause morale ou matérielle de la catastrophe ; d'autres en précisent un peu mieux, le lieu, l'étendue et les résultats
IV. Mathieu Paris, suivi par Henri de Spondo, fixe le terrible événement à l'année 1248 et le place en Maurienne. Il exagère à dessein le nombre de ses victimes, et les dit coupables des crimes les plus atroces ; il attrihne ensuite la catastrophe à un miracle delà colère divine et non à une cause naturelle. Exact et véridique dans les sujets où il est désintéressé, le chroniqueur . anglais devient le moins croyable de tous les historiens» dans les questions où sa passion est engagée. Ses exagérations expliquées par la haine qu'il nourrisait contre nos compatriotes du XIIe siècle, dont quelques-uns occupaient des postes importants a la cour d'Angleterre
V. La chronique des dominicains de Montmélian, Pierre II de Tarentaise et Etienne de Bourbon, contemporains de la catastrophe, en ont laissé uu récit authentique, mais un peu succinct. Ce récit transmis jusqu'à nous, a\ ce des additions plus ou moins importantes, par les archives de la bibliothèque nationale de Paris, de l'hôtel-de-ville de Chambéry, de Saint-Just do Lyon ; par les archives de cour de Turin, et surtout par les archives du couvent des franciscains de Myans et par les auteurs qui les ont compulsées ou ceux qui les ont suivis ; Thomassin, de Pingon, Picquet, Fodéré, Gonon, Gumpemberg, Menestrier, Philippe de la Sainte-Trinité, etc
VI. Les auteurs qui ont tiré, de première ou do seconde main, leurs narrations du couvent de Myans, ont accepté le récit authentique d'Etienne de Bourbon et de Pierre de Tarentaise, auquel ils ont ajouté des détails semi-légendaires sur l'intervention des démons dans l'écroulement du Mont-Granier, et sur la préservation de la chapelle do Notre-Dame de Myans ; et des détails historiques sur la date de la catastrophe, et sur le nombre des paroisses, des hameaux oRdes personnes qui on ont été les victimes
VII. Fodéré, religieux du couvent de Myans, est le plus complet des historiens qui ont raconté la chute du Mont-Granier et la formation des Abîmes. Il recueille toutes les données historiques, (traditionnelles ou légendaires répandues dans le décanat et aux environs, et il insèro tout dans son récit, histoire et légende. Il n'établit entre elles aucune distinction, et il y mêle parfois ses propres conceptions ou interprétations. Comment on peut distinguer les unes des autres
CHAPITRE IX. - Discordance des historiens sur le lieu et la date de la catastrophe.
I. Le théâtre de la catastrophe indique d'une manière exacte et précise par quelques-uns ; d'une manière vague par d'autres. Il est placé en Maurienne par Mathieu Paris et Spondanus; dans les Alpes-Maritimes par Sabellicus, Platina et Gioffredo ; dans les montagnes de Saluées par Jacques-Philippe de Bergame. D'où vient l'erreur de Mathieu Paris, celle de Gioffredo, celle de Jacques-Philippe de Bergame
II. Dates diverses assignées à la catastrophe: 1227, 1228, 1230, 1241,1247,1248, 1249,1250, 1251. Pourquoi toutes ces dates, à l'exception de celles de 1248 et 1249, doivent d'abord être successiment rejetées par les historiens. Motifs pour préférer la version des auteurs qui assignent à l'événement les dates de 1248 et de 1249. Ils étaient contemporains de l'événement; ils sont les seuls à en indiquer le mois etlejour, qu'ils fixent les uns au 24. les autres au 25 novembre. Comment la discordance sur le jour est une preuve du parfait accord entre ces auteurs.
III. Différentes manières de commencer l'année au moyen âge, en France, en Angleterre, en Dauphiné, en Savoie, etc. Si la différence entre les deux dates 1248el249peut s'expliquer par la diversité des computs adoptés par les historiens, ou s'il faut l'expliquer par une erreur échappée à quelques-uns de ces historiens, leurs copistes. Mathieu Paris indique la date de deux manières par le jour du mois et de l'année, et par le jour de la lune. Ni lui ni ceux qui l'ont suivi ne se sont trompés Fodéré donne aussi deux indications, l'une d'après la Chronique de Montmélian, dont les copistes ont pu se tromper; l'autre de sa propre autorité. Pourquoi l'opinion de Mathieu Paris doit étre préférée, et la date fixée au 24 novembre 1248. Cette opinion confirmée par les documents de l'évêché de Grenoble
CHAPITRE X. - Causes de la catastrophe. - Ses diverses circonstances historiques, légendaires.
I. Composition, aspect et étendue du Mont-Grauier avant son éboulement
II. Causes matérielles présumées de sa chute : fentes verticales, congélation des eaux, tremblement de terre. Au moment de la catastrophe, un tremblement de terre parcourt l'Europe du sud au nord, des Alpes aux côtes d'Angleterre. Effets d'autres tremblements de terre dans les temps anciens et modernes. La coïncidence entre les bouleversements produits en 1248 sur les côtes d'Angleterre et la chute du Mont-Granier, démontre que ces résultats son dus à un môme tremblement de terre.
III. Causes surnaturelles présumées : la colère du Ciel contre les habitants, contre Bonivard. Les détails relatifs au châtiment de Bonivard sont historiques
IV. Détails légendaires mentionnés pour la première fois dans des documents dn XVe siècle au XVIIe; représentés sur des gravures ou peintures dont les unes existent encore aujourd'hui, et les autres ont été vues à Myans par Menestrier au XVIIe siècle, et du temps de Besson et de de Saussure au XVIIIe
V. L'église ou chapelle de Myans (choeur de la chapelle souterraine d'aujourd'hui) existait déjà avant 1248. Elle avait alors son propre curé. La même chapelle existait encore après 1248, mais sans curé à elle, et sous la dépendance de l'église des Marches. Elle avait donc échappé à la ruine en 1248. A l'armée des franciscains à Myans, elle leur fut cédée après avoir été désunie de l'église des Marches
VI. Si la chapelle de Notre-Dame de Myans avait échappé, miraculeusement ou non, au désastre de 1248. Opinion de Menestrier. Coïncidence frappante: la montagne s'écroule juste au moment où sa chute doit épargner les religieux du prieuré de Granier et écraser Bonivard. Le sanctuaire de Myans préservé au milieu de circonstances où il semblait devoir etre détruit. Les éboulis s'accumulent devant son entrée et semblent se bifurquer à droite et à gauche pour la laisser debout. Cette ciicoustance frappante est notée par l'acte de fondation des franciscains à Notre-Dame de Myans, par le Pouillé de Grenoble de 1497 et par les visites pastorales du XVe siècle au XVIIe
VII. Les religieux expulsés par Bonivard échappent au désastre. Ils étaient probablement réfugiés aux pieds de Notre-Dame de Myans
VIII. Prétendue intervention de démons dans la catastrophe Elle n'est pas mentionnée avant le VXIe siècle Récits légendaires : voix supposées des démons s'ecriant Pousse jusqu'à Chagnun. Ce qui a pu donner naissance à la légende populaiie au lendemain do la catastrophe
CHAPITRE XI. - Dévotion à Notre-Dame de Myans. - Son origine. - Ses progrès.
I. Opinions diverses sur l'ancienneté de cette dévotion Les uns la font remonter à l'arrivée des franciscains à Myans eu 1458. On procès-verbal de visite pastorale de 1673 la fait remonter à 1248 ou 40 ; Fodéré la fait remonter bien au defi.
II. Elle est antérieure à l'arrivée des franciscains a Myans en 1458: un ermite a Myans en 1430
III. Offrandes à Myans en 1452-58; la part du curé des Marches s'élevant a 30 florins. Précieuse charte de 1466; elle confirme plusieurs points du récit de Fodéré. Montmayeur fonde un couvent de franciscains à Myans. Myans préservé des abîmes en 1248; depuis longtemps célèbre par ses pèlerinages et parles miracles qui s'y opèrent ; le couvent de Myans bien situé pour faire prier pour les morts ensevelis sous les abîmes et, aussi, pour le président de Fésigny,
IV. Les princes, les évéques et autres grands personnages visitent le sanctuaire de Myans. Yolande de France, le comte Louis de Sales, Laurent I et Laurent II Allemand, évêques de Grenoble, Aymar du Rivait
V. Les peuples y affluentde toutes parts. Les diocèses de Maurienne, de Tarentaise, de Belley, fournissent, comme ceux de Grenoble et de Genève-Annecy, leurs contingents de pèlerins. Processions générales à Myans de toutes les paroisses des alentours dans un rayon de quatre ou cinq lieues. Pèlerinages plus fréquents au printemps et vers le 8 septembre. Piété de nos ancêtres. Triduums, neuvaines, processions. Dépenses des municipalités pour les processions générales
VI. Comptes rendus des syndics de Chambéry. Dépenses faites pour les processions générales de la ville en 1456, 1458, 1459,1460, 1461, 1463, 1473 et du XVe siècle au XVIIe
Peste de 1630. Voeu de la ville d'offrir â Notre-Dame de Myans une vierge d'argent de 200 ducatons, et d'aller au plus tôt en procession générale à Myans. Description de la statue d'argent. Le voeu accompli solennellement en 1632 et depuis ; omis en 1726 par le fait du Juge de police ou Vicaire, refusant d'autoriser la dépense de 100 livres annuelles occasionnée par la procession. Réclamations des habitants ; supplique des syndics au Roi. S. M. fait droit aux réclamations des syndics et des habitants
VII. Abus inévitables constatés dans des visites pastorales du XVIIe siècle; cas d'ivresse, rixes. Les évéques menacent d'interdire les processions a Myans. Plaintes et réclamations des fidèles. Les pèlerinages et'processions à Myans se maintiennent jusqu'à la Révolution
VIII. Résumé. Les pèlerinages recommencent après la Révolution ; inauguration d'une statue monumentale de Notre-Dame de Myans en 1855
CHAPITRE XII. - Nombre des personnes écrasées ; nom, population et situation des paroisses détruites en 1248.
I. Nombre des personnes victimes de la catastrophe.
II. Nombre des paroisses détruites : cinq au moins
III. Leur nom Ces paroisses Saint-André, Cognin, Vourey, Cranier et Saint-Pérange, inscrites au Poudlé de Saint-hugues (1132), ne figurent plus dans les documents postérieurs à 1248. Elles furent toutes anéanties, sauf peut-être Cognin, en 1248.
IV. Leur population approximative déduite de leur taxe de procuration
V. Leur position présumée. St-André devait être près de la butte portant le hameau actuel de Saint-André; Granier, sur le penchant de la montagne, indeclivo montis, entre Saint-André et Apremont ; Vourey, entre Saint-André et Chapareillan, au sud ou à l'ouest de Saint-André ; Saint-Pérange, entre Apremont, l'église de Myans et Chacusard ; légende du Mollard du Clocher. Cognin était ou en dehors des abîmes ou très haut sur le flanc du Mont-Granier
VI. Paroisses environnantes atteintes peut-être en partie par les éboulis. L'église de Chapareillan préservée : peut-être quelques habitants atteints. Celle d'Apremont aussi préservée, et quelques habitants atteints par les débris du Mont-Granier. Celle de Myans préservée d'une manière surprenante. La paroisse perd la majeure partie de ses habitants Celle dos Marches, appelée d'abord église de Murs, du nom du hameau ou elle était située, détruite par les abîmes. Elle est reconstruite ailleurs, puis transportée là où elle est aujourd'hui ; elle ne conserve que le nom d'église des Marches
VII. Hameaux anéantis ; ils sont au nombre de seize, parmi lesquelles Genlian, Reculât, la Combe-d'Arébold, Hauteville (on Chatvillar), Jardine, Puscis et Villar-Géralt Hauteville faisait partie de la paroisse de Saint-André
VIII. L'emplacement de Murs, peu profond et seul facile à déterminer. Richesses archéologiques présumées de Saint-André. Ancienne vallée de Saint-André obstruée par les abîmes. Sol accidenté des abîmes. Diverses méthodes possibles pour rechercher l'emplacement et les ruines de Saint-André : puits v e r ticaux, galeries couvertes, tranchées à ciel ouvert. Difficultés et inefficacité de ces méthodes. Possibilité et utilité de l'ouverture d'une voie ferrée à travers les abîmes. Saint-André serait situé sur son parcours entre le lac des Marches et le lac de Tirobuche, ou peut-être au nord-ouest de la butte et du hameau actuel de Saint-André. Recherches provisoires faciles à Murs. Objets découverts par hasard aux environs : cuve baptismale, mosaïque, croissant doré, dessus de reliquaire, chapiteaux ouvragés, statuette de bronze, et enfin, cloche, « belle et bonne » replacée au clocher des Marches
IX. Etat des abîmes après la catastrophe. Leur région supérieure subit peu de transformations ; la région inférieure est rendue à la culture dès le XVIe siècle, du côté de Dauphiné. La partie de Savoie n'est rendue à la culture que plus tard, après la division du territoire des abîmes entre les communes limitrophes, et le partage des communaux entre les habitants. Principaux lacs des abîmes. le lac Dubet, le lac des Pères ou de Tirebuche, le grand lac des Marches ; ils étaient profonds et poissonneux. Le lac des Marches donné en 1337 pour trois mille ans aux Dominicains de Grenoble ; cédé par ceux-ci en 1491 aux familles de Fusier et de Salvaing, de la Buissière. Il appartient aujourd'hui à la famille Costa des Marches
CHAPITRE XIII. - Prieuré de Granier,... de Saint-Baldoph.
I. Le prieuré de Granier ou de Grenier et le chapitre de Saint- André confondus l'un avec l'autre par les historiens. Différence entre les deux, l'un de l'ordre de Saint-Benoît, dépendait de l'abbaye de Saint-Rambert en Bugey ; l'autre, de l'ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin, avait pour chef le doyen du décanat de Savoie
II. Le prieuré de Granier mentionné dans deux chartes de Maurienne, l'une de 1080 à 1100, l'autre de 1103, et dans une charte de 1233 du Cartulaire d'Aillon. 11 est encore mentionné dans quatre passages des Carlulaires de Saint-Hugues de Grenoble, savoir: dans la première partie de son Pouillé; dans la deuxième partie; dans une charte de 1111 où figure un chapelain ou desservant de Granier, nommé Benedactus ; d'où il suit qu'il y avait à Granier un prieuré-cure ; enfin dans une charte qui nous montre saint Hangues conduisant le faussaire Sigibodo au pied de l'autel de Granier. dédié à Notre-Dame
III. Existence du prieuré de Cramer des le VIe siècle. Il avait sous sa dépendance les églises d'Apremont, do Saint-Baldoph, de St-Pierre-de-Soucy et de Mognard; preuve tirée de la comparaison d'une bulle de Callixte III , datée de Rome 1191. avec le procès verbal d'une visite pastorale a St-Baldoph en 1729.
IV. Le prieuré de Granier dans la détresse ; il en est tiré par la générosité de Pierre Pinet, chanoine de Die. Pierre Pinet paye les dettes du prieuré de Granier, et lui impose l'obligation de servir une pension annuelle, ou procuration, à la Graude- Cliartreuse. En quoi consiste cette pension en nature; elle est changée contre une rente annuelle de 40 sous, dont le payement est garanti par Jean de Sassenage, êvêque de Grenoble
V. Noms de quelques-uns des religieux de Granier; les prieurs Artald, Jean et Guyffred; les moines Berardus et Ârdecius. Piété des derniers religieux de Granier (avant 1248) et de son dernier prieur, élève des écoles de Paris
VI. Le prieuré de Saiiit-Baldolph remplace et continue le prieuré de Granier après 1248. II possède les mêmes églises; ses religieux sont ornés des mêmes vertus; il dépend comme lui de l'abbaye de Saint-Rambert; il est chargé de servir la môme pension de 40 sous à la Grande-Chartreuse. De quelle manière aura eu lieu cette substitution. Le prieuré de Saint- Baldoph a sous sa dépendance les quatre églises ou paroisses de Saint-Pierre-de-Soucy. de Mognard, de Saint-Baldoph et à Apremont. Les deux dernières font seules partie du déeanat de Savoie. Population de Saint-Baldoph du XVe au VXIIIe siècle. Son prieurécomniandataire; ses principaux prieurs; ses revenus et ses charges. Reliques, église et chapelles de Saint-Baldoph, revenus de la cure. Église d'Apremont; ses précieuses reliques; population de la paroisse ; revenus et charges de la cure ; ses principaux curés. Chapelle de Saint-Vil ; chapelle du château; les seigneurs d'Apremont
VII. L'église paroissiale et prieuria'e de Granier sous le vocable de Notre-Dame ; l'image (tableau ou statue) du saint patron d'une église placée au-dessus et en arrière de l'autel. Le faussaire Sigibodo conduit par saint Hugues devant l'autel de Notre-Dame de Granier. Dévotion particulière à Notre-Dame de Granier. Si les religieux de Granier, expulsés par Bonivard, ont pu emporter avec eux l'image de; Notre-Dame, l'apporter a Myans et l'y laisser. Si la statue noire de Myans, de nos jours, pourait être l'ancienne statue de Notre Dame de Granier. Coup d'oeil rétrospectif: sujet de tristesse et de consolation
CHAPITRE XIV.
I. Paroisses du décanat de Savoie sur lesquelles l'évêque de Grenoble percevait les dîmes intégrales et avait le droit de patronage: 1° St-Thibaud de Couz ; son nom. sa population, ses curés, leurs* revenus, leurs redevances à l'ëvëché ; château du Mollard; Pie VII à Sainl-ïhibaud dans son voyage de Savone en France, en 1812
2° Vimines; état de son église en 1340, 1356, 1470, 1551 et 1700 ; un de ses vicaires en 1399 ; un des ses curés cause prétendue de la grêle en 1428 : part des dîmes afférente au curé au xIIIe siècle. Quelques curés et vicaires de Vimines; nom eau curé cause de la grêle en 1678 ; population de Vimines du XVE siècle, au XVIIIe
3° St-Sulpice; état de l'église aux XIVe et xv* siècles ; les fonts baptismaux recouverts d'une peau de cerf ou de chamois, surmontée d'une croix rouge, en 1458. Chapelles dans l'intérieur de l'église; chapelle de Saint-Michel sur la montagne d'Aiguebelletle, partage de la dîme entre l'évêque et le curé après le XVIe siècle ; revenus et charges du curé ; quelques-uns des curés et des vicaires de Saint-Snlpice; population de la paroisse.
4° Cognin; son église, dédiée à saint Pierre, dépourvue de l'image du patron, en 1340 ; en quoi devait consister cette image. Deux chapelles fondées dans l'intérieur de l'église par des paroissiens notables. Chapelle de Notre-Dame, bâtie en 1450 près du pont de Cognin par Anne de Chypre, duchesse de Savoie; richement dotée d'ornements en 1494 ; cédée aux PP. Capucins au XVIe siècle. Population de Cognin. L'évêque abandonne une portion de la dîme au curé. Quelques-uns des curés de la paroisse. Le curé Etienne Saintiaz indignement calomnié en 1678
5° Saint-Ombre ou Chambéry-le-Vieux. L'église dédiée à Notre- Dame de l'Assomption; son état au XVIe siècle. Revenus du curé aux XVe et XVIe siècles. L'évêque lui cède un tiers de la dîme avant 1678 et la moitié avant 1729. Pèlerinages et offrandes des personnes peureuses ou ombrageuses à Notre-Dame de SaintOmbre; des paroisses entières y viennent en procession. Les offrandes jointes au revenu des terres de la cure font de Saint- Ombre un des plus riches bénéfices du décanat ; charges du curé. Noms de quelques curés et vicaires de Saint-Ombre. Population successive de la paroisse
6° Barberaz (église de Saint-Didier de;, visitée en 1340 et 1399; les paroissiens doivent se pourvoir, en 1458, d'une ampoule d'étain à trois compartiments pour les saintes huiles; ouvrir une armoire dans l'épaisseur du mur du choeur, à droite de l'autel, pour y placer le Corpus Domini que l'on conserve décemment dans une custode de bois, et peindre sur l'armoire une grande croix rouge pour en indiquer la destination. Population de la paroissa; quelques-uns des ses curés. L'évêque abandonne une partie de la dîme au curé, qui perçoit, on outre, de bons revenus des terres du bénéfice. Chapelles de Saint- Grat, de Notre-Dame de Pitié et de Saint-André dans l'intérieur de l'église; chapelle de la Madeleine dans la plaine de la Madeleine du cöté de Chambêry ; c'était une ancienne maladerie. Les religieux Antonins en faisaient le service aux XVIIIe et XVIIIe siècles
7° La Ravoire (Saint-Étienne de), ses divers noms anciens ; sa population successive ; ses dîmes, toutes perçues par l'évêque jusqu'au XVIE siècle, sont ensuite cédées on partie au curé qui jouit, en outre, des biens fonds du bénéfice. Charges du curé ; il doit 5 florins de procuration en 1340, et 9 sous de droit synodatique en 1497. Mauvais otat de l'église, de la cure, des livres, des fonts haptismaux et du Saint-Sacrement en 1340. En 1399, le Corpus domini, suspendu à une petite corde sur l'autel, n'est point fermé sous clé. Curés et vicaires de la Ravoire. Chapelles situées à l'intérieur de l'église
8° La Thuile (Saint-Pierre de), ses noms anciens. L'église de la Thuile appartient à des seigneurs d'Arvey au XIIe siècle ; elle est restituée avec ses dîmes aux évêques de Grenoble. Ces dîmes affermées 52 florins d'or en 1410. Charges de l'évêque décimateur. Il abandonne un tiers des dîmes au curé, qui jouissait des terres du bénéfice et percevait en tout 600 florins en 1678. Ses redevances annuelles à la mense épiscopale. Divers curés et vicaires la Thuile. Mauvais état de l'église en 1678. Elle sert de logement â un corps de garde irlandais pendant la siège de Montmélian (1690-1691). Aumône de 20 pots de vin fondée en faveur de ceux qui assistent aux processions des Rogations ; sa destination changée. Population de la paroisse. -Terre de la Thuile appartenant aux princes de Savoie. Ils cèdent le droit de pêche sur le lac au Bénédictins de Bellevanx en 1090. puis aux Chartreux d'Aillon en 1178. En 1590, ils aliènent la terre de la Thuile, qui passe aux Cartagnéry au XVIIe siècle, et aux Chartreux d'Aillon en 1713
9° Grésy-sur-Islre (Saint-Pierre de), ses noms divers. Revenus de la cure du XVe siècle au XVIIe. L'évoque perçoit toutes les dîmes en 1497 ; il les abandonne plus tard au curé, moyennant une somme convenue. Droit cathédratique. Quelques-uns des curés et vicaires de Grésy ; population de la paroisse. État de l'église et de son mobilier en 1356, 1399,1470. 1551, 1700 et 1729. Trois confréries dans la paroisse et 4 cloches au clocher en 1634. Chapelles à l'intérieur de l'église en 1497. Hôpital et chapelle du Saint-Esprit a Grésy, en 1551 ; ils tombent en r u i nes an XVIIe siècle. Chapelle de Sainte-Anne et de Saint-Roch au hameau de Fontaine. Processions de Grésy, à Bellevaux on Bauges, défendues en 1694. Les évêques de Grenoble possèdent un palais à Grésy au xv* siècle. La enre de Grésy est le meilleur bénéfice du décanat au XVIIIe siècle
10° Francin (Saint-Biaise de) : dîmes de la paroisse entre les mains des seigneurs de Faverges, achetées par saint Hugues au XIIe siècle ; possédées par les évêques jusqu'au XVe siècle ; cédées en partie à la Grande-Chartreuse et a la cure qui en possèdent chacune un tiers en 1667. Le curé jouit, en outre, des biens-fonds du bénéfice. Population de Francin ; quelques-uns des curés et vicaires de la paroisse. Les fonts baptismaux sont sans clé en 1340 ; sans couverture de laine ou do lin en 1356 ; le Corpus Domini, les livres et l'église mal tenus en 1399 ; poutre entre le choeur et la nef pour supporter un Christ en 1450 ; balustrade entre la nef et le choeur pour préserver les joyaux de l'église en 1470 ; calice d'archemi » (sic) en 1600. État pitoyable de l'église, de la cure et des maisons de la paroisse pendant le siège de Montmélian (1690-1691) et les années suivantes. Absence de chapelles dans l'église
11° Marches (Saint-Maurice des) ; noms successifs de la paroisse ; ses dîmes rendues par des laïques à saint Hugues au XIIe siècle ; conservées par l'évêché jusqu'au xv" siècle ; accordées en partie, avec le droit de patronage, à l'archidiacre de la Ste Chapelle, en 1476. Discussion, à ce sujet, entre les archidiacres et l'évêché de Crenoble dans les siècles suivants ; revenus de la cure aux XVE et XVIe siècles ; redevances du curé a l'évêché ; quelques-uns des curés et \icaires de lu paroisse; chapelles dans l'intérieur de l'église ; chapelles de Saint-Joseph au hameau de Chacusard; de Saint Michel au château des Marches; hôpital des Marches. Chapelle a Myans. État de l'église en 1340, 1356,1399, 1470, 1494,1667
12° Éperney (Notre-Dame d'), ses noms anciens et modernes. Dîmes perçues par l'évéque ; revenus de la cure. L'église en mauvais état en 1399 ; bien munie, en 1457, d'ornements et de vases sacrés : encombrée, en 1457 et en 1469, par les greniers et les arches du seigneur du lieu. Curé tombé en enfance en 1551 ; église incendiée eu 16353. Chapelles diverses. Population d'Éperney ; ses curés ; ses .confréries
13° Chapareillan (Notre-Dame de), paroisse située en Dauphîné, mais dans le décanat de Savoie ; ses noms divers. L'évéque, patron et décimaleur, laisse une portion des dîmes au curé pour sa congrue. Revenues charges du curé; population de la paroisse en 1497
14° Bellecombe (Saint-Biaise de), située aussi en Dauphiné. mais dans le décanat de Savoie ; l'évéque nomme à la cure et perçoit les dîmes, dont il laisse une partie au curé, qui finit par les affermer toutes, pour le prix annuel de 10 florins nets de toutes charges de décimateur. Revenus et charges du curé ; population de là paroisse en 1497
II. Paroisses sur lesquelles l'évéque de Grenoble percevait des dîmes partielles : 1" Bissy (Saint-Valentin de) ; ses noms anciens. Dîmes de la paroisse partagées inégalement entre le prieuré de la Motte, le prieur-curé du lieu, l'évèché et le curé de Saint-Sulpice. État de l'église de Rissy et de son mobilier en 1340, 1356,1399, 1458. 1470, etc. Noms de quelques prieurscurés de Bissy, et de quelques vicaires. Fondation pour le chant de la prose Gaude flore virginali.
2° Cruel (Saint-Laurent de); ses noms divers; état de l'église et de son mobilier en ¿356, 1370, 1399 et 1458. Population de la paroisse en 1399. Chapelle dans l'intérieur de l'église; chapelle domestique au château do Verdun ; chapelles rurales de Notre-Dame de Pitié à Cruet-Ferroud, de Notre-Dame des Grâces au hameau de la Chapelle, où il s'opérait des prodiges au XVIIe siècle. Divers curés et vicaires de la paroisse; dîme du vin au prieur de Thoiry, celle du blé partagée entre le même prieur, l'évéque et le curé ; revenus et charges du curé. Les évëques ont une maison à Cruet au XIVe siècle. Horloge et nombre des idoches. Population de la paroisso aux XIVe et XVIIe siècles
3° Puygros (Saint-Etienne de) ; ses noms divers. Dimes de la paroisse perçues par le prieur de Thoiry, l'évêque et le curé du lieu ; droit de patronage exercé par le prieur de Thoiry. Charges du curé. Tonsure conférée à Puygros en 1340 ; absence du curé en 1356. État de l'église et plaintes contre le curé en 1399. Excellent curé en 1470; l'évêque vient de Curienne à Puygros poury consacrer le maître-autel ; la rigueur du temps le retient à la cure où il est pauvrement logé. En 1494 il ordonne de recouvrir le choeur et paye 7 florins et 4 gros pour son tiers de la dépense, proportionné à son tiers do la dîme. Divers curés et vicaires de Puygros. Un paroissien de Puygros qui se dit de Thoiry pour y avoir part à l'aumône; il est condamné par l'official. Revenus du curé en 1497 : 83 florins, outre les 25 florins que la chapelle de Sainte-Catherine, annexée à la cure, possédait sur une portion de dime à Aillon. Reliques de la vraie croix à l'église de Puygros en 1634 et 1729
III. Paroisses du décanat de Savoie dépendantes de prieurés ou monastères situés en dehors du décanat et desquelles on n'a presque rien dit encore: 1° Corbel (Saint-Jean-Baptiste de), et 2° La Ruchers (Saint Michel de). Ces deux églises unies; leurs noms anciens ; leurs revenus en 1497 et 1600 ; les charges du curé ; la Grande-Chartreuse a droit de présenter a la cure et de percevoir les dîmes des deux paroisses ; elle abandonne au curé le quart des dimes en 1567 et. le tiers, en 1673. Les deux cures désunies et pourvues chacune d'un desservant sous Mer Le Camus (1671-1707). Divers curés avant la désunion.... après la désunion. État de ces deux églises en 1390. Population de chacune des deux paroisses
3° Servolex (Saint-Étienne de) dépend du prieuré de l'Épine (diocèse de Belley), qui dépend lui-même du chapitre de Saint- Chef (diocèse do Vienne). Patron et décnmateur le prieuré de l'Epine. Dîme cédée au curé au XVIIe siècle. Autres revenus du curé ; ses redevances à l'évêque visiteur. Églises, chapelles, population de Servolex. Quelques-uns de3 curés de la paroisse
IV. Paroisses du diocèse de Grenoble situées en Savoie, mais hors du décanat, et dont on n'a presque rien dit : 1° La paroisse des Molettes (Saint-Maurice) dépend du prieuré de Sainte-Hélène du Lac, qui perçoit les dimes et présente à la cure. Revenus du curé ; procuration en 1310. Bancs dans l'église, chapelle de bois ; les paroissiens bons catholiques en 1399. Calice d'étaiu, custode de bois ouvragée, tabernacle sur l'autel en 1502. Dimension de l'église en 1732 ; chapelles rurales en 1667. Population de la paroisse; quelques-uns de ses curés
2° La Chapelle Blanche (Noire-Dame de) ; 3' Villan-Roux (Saint-Pierre de), unie à la précédente ; elles dépendent l'une et l'autre du prieuré d'Avalon. L'évéque de Grenoble présente à ces deux cures; le prieur d'Avalon en perçoit la dîme. Mer Le Camus les désunit en 1672. Plusieurs curés des deux églises unies, de chaque église séparée; population de chacune des deux paroisses, État de l'église de la Chapelle-Blanche en 1399; elle menace ruine en 1672. Louis Allemand, cardinal d'Arles; son portrait peint dans l'église. En 1457, les habitants des deux paroisses, ruinés et exaspérés par la guerre entre la Savoie et le Dauphiné, excommuniés pour avoir chassé leur curé, qui était dauphinois ; plusieurs meurent sans sacrements
V. Prieurés de l'ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin, dont dépendaient certaines paroisses de Savoie sur lesquelles on â glissé trop rapidement au chapitre iv. 1° Trois paroisses dépendantes du prieuré de Thoiry: 1° Thoiry (Notre-Dame de) ; ses noms anciens. Revenus de la cure en 1497. Quelques curés de Thoiry. Étal de l'église de Thoiry aux XVIIIe et XVIIIe siècles. Quelques chapelles de la paroisse.
2° Déserts (Saint-Michel des) ; le prieuréde Thoiry, puis, à sa place, la Sainte-Chapelle, patron et décimateur de la paroisse. Revenus du curé ; son droit de dépouille. Etat de l'église en 1340, 1356, 1399. Notre-Seigneur et les quatre évangelistes peints dans le choeur en 1470. Vicaire gyrovague en 1494. Procession à Myans, et abolition de la procession à Bellevauv en Bauges en 1684 ; Mre de Caulet, visitant les Déserts en 1729, approuve plusieurs curés des Bauges pour le décanat. Chapelles à l'intérieur de l'église, chapelles rurales. Quelques curés des Déserts.
3° Saint-Jean d'Arvey ; ses noms anciens; revenus de la cure. Pauvre état de l'église en 1310 ; très mauvais état en 1355 et 1399 ; le cimetière pollué en 1493 ; défense d'y danser. Reconstruction de l'église avant 1667. Chapelle de Sainte-Catherine et do Saint-Théoodule rétablies ; elles appartiennent aux seigneurs d'Oncieu de Chaffardon ; autre chapelle appartennant aux Pavy on 1551. Chapelles domestiques aux châteaux de Chafïardon et de Salins. On essaye de fonder un vicariat pour avoir une deuxième messe. Première place dans l'église à la famille d'Oncieu ; deuxième à la famille de Salins ; troisième à l'avocat Bavoux. en 1729. Quelques curés de Saint-Jean d'Arvey.
2° Églises dépondantes du prieuré d'Aix : 1° Église d'Aix ; ses dimensions en 1729. Chapelle des marquis d'Aix, aujourd'hui Noire-Dame des Eaux. Chapelle domestique à Marlioz. Hôpital d'Aix en 1494 ; sa dotation accrue par un étranger en 1685. Quelques prieurs d'Aix, quelques curés et quelques vicaires. Les bains d'Aix au XIVe siècle
2° Pugny (Saint-Maurice de) ; ses noms divers. La paroisse desservie par un vicaire inamovible, puis par un chanoine d'Aix, amovible jusques vers l'an 1673. Quelques-uns des curés de Pugny ; population de la paroisse. État de l'église en 1310, 1399. 1551. Elle est transportée, d'au dessous, au dedans du village de Pugny en 1729. Revenus et charges de la cure en 1494 et 1673
3° Tresserve (Sainte-Madeleine de) ; ses noms anciens. L'église desservie par un chanoine, vicaire inamovible jusqu'en 1513 ; amovible de 1513 à 1678 environ. Le desservant réside à Aix jusqu'en 1684, a cause du défaut de presbytère à Tresserve ; et même après, malgré la construction d'un presbytère. Chapelles dans l'église de Tresse, ; chapelle domestique à Bomport. État de l'église aux XIV et XVe siècles. Quelques desservants de Tresserve ; revenus de la cure
3° Paroisses dépendantes du prieuré de Bassens : 1° Bassens (Saint-Barthelemi de) ; ses noms divers. État de l'église, de ses ornements, vases sacrés et bâtiments en 1399 ; état de l'église en 1470. Quelques curés et vicaires de Bassens. Revenus et charges des trois églises de Bassons, Verel et Saint-Alban au XIIe siècle. Congrue du curé de Bassens en 1667. - Offrandes le jour du patron
2° Saint-Alban ; 3° Verel. Reliques de la vraie croix â Saint-Alban. Chapelles rurales de Notre-Dame du Carmel à Leysse, de Notre-Dame de Lorette (et non Lovelle) au Villaret. Quelques curés de St-Alban ; leur congrue. Curés de Verel.
4° Paroisses placées sous la dépendance du prieuré de Saint- Jeoire ; paroisse de Saint-Cassien, sur laquelle il avait un simple droit de patronage : 1° Église de Saint- Jeoire, ses reliques aux XVe et XVIIe siècles ; sépulture des chanoines de Saint- Jeoire. En 1235. Humbert de Chignin, prieur de Saint-Jeoire, accorde la permission de bâtir le couvent des Carmes de la Rochette ; en 1298, un autre prieur du même nom accorde la permission de bâtir la chapelle de Sainte-Marguerite, près d'Arvillard
2° Église de Saint-Pierre de Chignin ; ses noms divers ; son état en 1340, 1399, 1457 ; chapelle à Torméry, démolie, réparée, puis brûlée. Chanoines-curés de Chignin
3° Triviers (Saint-Vincent de) ou Barberaz. État de l'église en 1340, 1399. Sacrement d'exlrême-onclion négligé en 1457 et 1470. Chanoines-curés do Triviers
4° Darby (Saint-Jean-Baptiste de) : ses noms divers. État de l'église en 1340 et 1399. Curés de Barby ; curé tavernier en 1399
5° Curienne (Saint-Maurice de) ; son état en 1340 et 1399. L'official tenant ses assises â Curienne. Curés de la paroisse.
6° Saint-Cassien ; chapelle seigneuriale et église paroissiale, dédiée à saint Jean-Baptiste ou à saint Cassien. Le prieur de Saint-Jeoire, patron de Saint-Cassien ; curés de Saint-Cassien ; dîmes perçues par le seigneur du lieu qui, en 1678, en passait reconnaissance à S. À. R. Revenus de la cure : procuration. État de l'église en 1340,1399 ; curé cause de la grêle en 1494 ; curé sans clerc en 1684. Chapelles domestiques : au château de Saint-Bonnet, à celui de Saint-Claude. La chapelle de Saint- Claude debout au milieu des ruines du château en 1729. Population de Saint-Cassien
5° Paroisses relevant du prieuré do Clarafont : 1° Clarafont (Saint-Maurice de) ; ses noms divers. État de l'église en 1340 et 1356 ; le Corpus Christi suspendu à une petite corde en 1399. Quelques prieurs de Clarafond ; curés du lieu. Chapelle de Saint-Sébastien, â Drumettaz
2° Méry (Saint-Jean-Baptiste de) ; ses noms divers : Méry a le même curé que Clarafont jusqu'au XVIIe siècle
3° Mouxy (Saint-Jacques de) ; ses noms divers ; dépend de Saint-Hippolyte sur Aix avant, et de Clarafont après 1344. État de l'église eu 1340, 1356 et 1399 ; fruits et charges de la cure en 1494. Part de dîmes pour le curé ; ses aumônes et obligations diverses du XVE siècle au XVIIIe Reliques de la vraie croix â Mouxy. Curés de la paroisse
6° Églises relevant du prieuré d Arvillar : 1° Arvillar (Saint- Maurice d') ; ses noms divers. Le Corpus Domini en 1340 et 1414. Quelques prieurs d'Arvillar, quelques curés de 2" Saint- Maurice du Désert et de 3° Saint-Martin de Détrier
VI. Paroisses placées sous la dépendance de prieurés autres que ceux de l'ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin, et sur lesquelles on a glissé trop légèrement au chapitre v. 1° Paroisses rurales sous la dépendance du prieuré de Lémene. Noms divers de Lémene (Saint-Pierre de) 1e Sainl-Girod (du diocèse de Genève). 2° Jacob (Saint-Maurice de). Quelques-uns de ses cures ; revenus de la cure au XVIIIe siècle ; état de l'église en 1340 ; custode de bois en 1399
3° Sonnaz (Saint-Donat de) ; ses noms divers ; état de l'église en 1340 ; ses biens dissipés en 1356 ; quelques curés de la paroisse
3° Le Viviers (Saint-Vincent de) : ses noms divers ; état de l'église en 1340 ; le Corpus Domini dans une cassette sans serrure en 1356. Le saint chrême suspendu à une cheville ; curé buvant le vin sans eau en 1399 ; reconstruction du choeur en 1551 ; église reconstruite eu 1876-77 : viviers disséminés dans la paroisse, qui en tire son nom ; curés du Viviers
2° Églises relevant du prieuré de Saint-Philippe ; ses noms divers ; quelques-uns de ses prieurs ; l'église de Saint-Philippe, d'abord paroissiale, devient et reste seulement prienrale ; chapelles dans l'église du prieuré ; revenus du prieuré
1° Saint-Jean de la Porte ; congrue du curé en 1667. Etat de l'église en 1356, 1370 et 1399 ; reliques de la vraie croix en 1458 ; l'êvèque visiteur logé à l'auberge. Cloches en 1634 et 1729 ; chapelles domestiques en 1684 et 1730 ; confréries en 1673 ; revenus de la confrérie du Saint-Esprit en 1684 et 1729 ; leur destination successive. Curés de Saint-Jean de la Porte.
2° Saint-Pierre d'Albigny ; ses noms divers. État de l'église en 1356, 1399, 1470, 1551, 1694 et 1729. La Majesté, les quatre évaugélistes et les douze apôtres peints dans le choeur en 1458 ; enve baptismale octogone en 1458. Chapelle de Notre- Dame annexée à la manécanterie en 1399 ; celle de Saint-Jean, fondée par Hugues do Revel ou Hugonet du Châtelard ; chapelle rurale de Saint-Michel, sur le Frêne. Carême fondé en 1728 ; défense aux marchands de vendre les dimanches et fêtes, et surtout le dimanche do la Passion et, aux barbiers, de raser sans nécessité. Revenus de la cure ; quelques curés. Les Augustins fondés à Saint-Pierre en 1381 ; ils portent leurs reliques sous le même dais que le Saint-Sacrement, refusent d'ouvrir une porte sur le passage de la procession, prennent l'étole a la procession du Jeudi-Saint. Récalcitrants cités a comparaître. Douceur du climat de Saint-Pierre
3° Miolun (Saint-Élienne de) ; église paroissiale et chapelle seigneuriale. Quelques curés de Miolan ; congrue
La descendance masculine des de Miolan s'éteint au XVIe siècle ; leurs titres et biens passent par les femmes aux familles Miolan-Cardé et Miolan-Mite de Chevrières. Le château cédé aux princes de Savoie par Claudine de Miolan, femme de Guillaume de Poitiers
Claudine de Miolan se relire à Saint-Pierre chez les Augustins, y dépose les trois saintes épines apportées d'Orient par ses ancêtres et conservées d'abord au château de Miolan. Le marquis de Saint-Chamond, muni d'un bref d'Urbain VIII, d'une lettre du duc de Savoie, se rend à Saint-Pierre avec l'official général de Grenoble. Il donne lecture des pièces aux Augustins en présence des saintes épines déposées sur l'autel de l'église. Le prieur se saisit des saintes épines ; lutte entre lui et les deux réclamants ; le reliquaire brisé ; une épine enlevée de force par l'official et le marquis. Un religieux sonne le tocsin et frappe les gens du marquis ; la population accourt, menace de s'opposer à l'enlèvement de la sainte épine' ; les explications de M. de Saint- Chamond la calment ; l'épine enlevée est emportée au château de Saint-Chamond, et déposée dans une nouvelle chapelle renfermant déjà d'autres reliques
Le marquis, irrité, poursuit la réparation de l'injure, et la restitution des deux autres épines. Grand embarras des Augustins ; ils délèguent leur prieur pour aller offrir les excuses convenables à M. de Saint-Chamond qui se laisse toucher, promet de les aider à réparer leurs bâtiments menaçant ruine, et leur fait don des deux saintes épines restantes. Ces épines renfermées dans un reliquaire de vermeil, placé dans leur église en une armoire fermant à deux clés ; elles y restent jusqu'à la Révolution
Précautions pieuses prises par la municipalité de Saint- Pierre, forcée d'expédier â Chambéry le reliquaire de vermeil. Il dépose les saintes épines dans une boîte en fer-blanc qui est scellée, puis enfermée dans une brèche de mur pratiquée dans la maison de Georges-Antoine Voisin. Elle y reste dix ans. En 1803, elle en est retirée solennellement, puis transportée à l'église en présence de nombreux témoins qui attestent l'identité de la boîte et la parfaite conservation des sceaux. Mer de Mérinville commet le curé de Saint-Pierre pour entendre, sous la foi du serment, de nombreux témoins, parmi lesquels le curé de Saint-Jean de la Porte, qui attestent l'identité des saintes épines. L'évêque permet de les exposer de nouveau à la vénération des fidèles. En 1829, Mer Martinet les renferme dans un reliquaire plus riche, et en permet de nouveau la vénération publique
2° Églises relevant du prieuré de Saint-Nicolas d'Arbin : 1° Arbin (Saint-Véran d') ; ses noms divers. 2° Montnelian (Noire-Dame de). Ces deux églises unies jusqu'en 1683. Leurs curés pendant leur union, après leur désunion. Quelques prieurs d'Arbin. État des églises d'Arbin et de Montmélian en 1356 et 1399. Quatre cloches à Arbin en 1634. Le curé fixe sa résidence à Montmélian et députe un vicaire à Arbin. Processions d'Arbin à Montmélian et à Notre-Dame de Myans
4° Églises placées sous la dépendance dn prieuré des Échelles remplacé, au XIIIe siècle, par une commanderie. Quelques prieurscommandeurs des Échelles : 1° Église de Notre-Dame de l'Annonciation des Échelles. Quelques-uns de ses curés. Ofllciature pontificale aux Échelles le 25 mars 1340 ; custode trop petite pour contenir des hosties entières en 1399 ; corporaux troués et sordides brûlés. Abus à la porte de l'église en 1493 ; l'église à demi brûlée en 1684. Responsions payés à l'ordre de Malte par la commanderie en 1667
2° Saint-Pierre de Genébroz ; ses noms divers ; état de l'église en 1340 et 1399 ; chapelle de la Madeleine en 1729 ; revenus de la cure ; quelques-uns de ses curés
3° Saint-Christophe ; ses noms divers ; patrons en peinture seulement en 1340 ; mauvais état de la custode et des fonts baptismaux en 1399
4° Saint-Jean de Couz, annexe de Saint-Christophe, désunie en 1673, à la sollicitation des habitants. Curés de Saint-Christophe et de son annexe pendant leur union ; de Saint-Jean de Couz après la désunion. Danger couru par les habitants servant de guides aux hérétiques fugitifs. Chartreux décimateurs ; congrue du curé en 1729
5° Paroisses placées sous la dépendance du prieuré de Saint- Maurice du Bourget : 1° Paroisse de Saint-Laurent du Bourget. Procuration en 1340. Prieur étudiant à Paris en 1399. Le Corpus Domini suspendu comme une lampe ; l'étoffe placée sur les nouveaux baptisés employée à des usages profanes ; état des fonts baptismaux ; étoffes pour les couvrir en 1458; l'évéque logé à l'hôtel de la Croix-Blanche en 1470. Archives du prieuré ; quelques prieurs du Bourget ; quelques recteurs des P P . Jésuites, curés primitifs du Bourget
2e Bordeaux (Saint-Vincent de) ; ses noms divers ; les habitants se plaignent des empiétements commis autour de l'église et du défaut de messes chantées, les dimanches et fêtes. Quelques curés des deux paroisses unies du Bourget et de Bordeaux. Revenus du curé et de ses trois prêtres auxiliaires en 1673. Mission des P P . Capucins au Bourget en 1690
6° Prieuré de Voglans devenu simple cure au XIVe siècle ; état de l'église, et curé lisant mal en 1340 ; grave négligence du curé, et plaintes des habitants en 1356 ; quelques curés de Voglans
7° Prieuré de Saint-Pol ou Saint-Hippolyte-sur-Aix ; il a sous sa dépendance les deux églises unies de Saint-Pol-sur-Aix et de Saint-Simond ; quelques-uns de leurs curés ; ils sont chanoines d'Aix après l'union de Saint-Pol à la collégiale d'Aix.
8° Prieuré de Saint-Jean-Baptiste de la Motte. Bon état de l'église en 1340 et 1356 ; parcelles d'hosties non enveloppées d'un linge en 1399 ; église bien munie de vases sacrés. L'église et le clocher tombent de vétusté ; ils sont refaits à neuf en 1458 ; la cure menace ruine en 1493 ; tous les bâtiments sont en bon état en 1673 ; les ornements nombreux, mais fripés en 1684 , mission des capucins à la Motte en 1696. Chapelle au hameau du Trembley ; les habitants offrent 100 florins pour avoir une messe les dimanches et fêtes. Revenus de la cure, de la vicairie. Quelques curés et vicaires de la Motte ; un curé de la Motte officiai forain pour la part du diocèse de Belley située en Savoie.
9° Prieuré de Fréterive. Quelques-uns de ses prieurs-curés. Un vicaire accusé d'avoir voulu empoisonner son curé
10° Prieuré de Montailleur. Le prieur fait fermer les portes au visiteur, en 1356 ; .prieur dont on attendait plutôt la mort que la guêrison en 1399 ; femmes de la paroisse qui prennent place dans le choeur en 1458. Quelques prieurs-curés de Montailleur
11° Églises de Sainte-Marie du Mont, de Sainte-Marie d'Alloix