M. Raverat ne peut reporter son Puy d'Ainay au-delà de 1284. Déplorables raisons qu'il essaie de faire valoir. Il. L'identité prétendue de Saint-Just et de Saint-Irénée jusqu'à la fin du XI° siècle, autre invention de M. Guigue, malheureusement patronnée par M. Meynis. Réponse : les deux églises eurent toujours une existence indépendante. Car, 1° la basilique construite par saint Patient, vers 480 sur le tombeau de saint Irénée fut appelée non basilique de Saint-Just, mais basilique...
de Saint-Jean l'Evangéliste, jusqu'en 1562. — 2° La préexistence des Machabées à partir du IV° siècle est absolument certaine. — 3° Les Machabées et Saint-Just sont une seule et même église. Si les Machabées n'avaient pas existé au IV° siècle, les chrétiens de Lugdunum n'auraient eu pour lieu de prière qu'une grotte obscure jusqu'en 480, ce qu'il est impossible d'admettre. L'objection qu’on pourrait faire au sujet de Saint-Etienne ne soutient pas l'examen...
Les deux chartes qu'allègue M. Meynis pour défendre sa thèse n'ont pas le sens qu'il leur prête, et ne prouvent rien contre l'antiquité de Saint-Just. Habileté des néo-archéologues à se faire, de chartes sans valeur historique, une arme contre les traditions de l'Eglise lyonnaise. Au résumé, l'œuvre anti traditionnaliste de M. Martin-Daussigny et de ses disciples n'a jusqu'à ce jour apporté que le doute et les ténèbres dans les questions scientifiques ; au point de vue historique et religieux...
elle ne peut être qu'une œuvre de démolition et de ruine.